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Couverture du roman MY TORRID STEPBROTHER !

MY TORRID STEPBROTHER !

Edenelle mène une vie paisible jusqu'au jour où sa mère décide de s'installer en Grèce avec un inconnu rencontré en ligne. Refusant ce départ, la jeune femme croise le chemin de James, un inconnu magnétique, lors d'une soirée intense. Le choc est total quand elle découvre, une fois sur place, que cet homme n'est autre que son futur demi-frère. Entre provocation et désir interdit, Edenelle lutte contre une attirance réciproque que sa famille ne doit jamais soupçonner.
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Chapitre 2

Edenelle

  Encore sous le coup de la vive émotion qu'ont suscitée les révélations de ma mère, je traverse à nouveau la salle de restaurant, pour rejoindre la sortie.

- Attention, chaud devant ! hurle un serveur venant en sens inverse.

Surprise, je me déporte brusquement sur la gauche, et heurte violemment une autre personne. Je pousse un petit cri étouffé en me retrouvant plaquée contre le corps d'un homme. Je perçois soudain la fermeté d'un torse musculeux sous mes mains et sa chaleur au travers de la chemise. Après quelques secondes d'etonnement, je lève la tête, lentement, pour rencontrer une bouche sensuelle aux lèvres pleines, une mâchoire carrée à la barbe de trois jours, des iris d'un vert incroyable.

Je crois n'avoir jamais approché d'aussi près un type si beau !

Et putain, ce qu'il sent bon.

Je me redresse en prenant appui sur ce torse qui me brûle soudain les doigts.

- Pardon, je...

Je devrais m'excuser davantage, mais là, tout de suite, j'en suis incapable. Je ne fais que me perdre dans ces iris qui continuent de m'observer intensément, mon cerveau envahi par les sensations que procurent ses doigts qu'il glisse subrepticement jusqu'à mon avant bras nu, qu'il caresse, de façon quasiment hypnotique, semblant lui aussi surpris et subjugué.

Jamais un homme ne m'a regardée avec autant d'intensité.

Mon cœur ne cesse de tambouriner comme un fou, mon souffle devient ardu, et j'ai de plus en plus de mal à aligner deux pensées cohérentes. Je devrais surtout m'éloigner pendant que je le peux encore.

- J'espère que vous ne vous êtes pas fait trop mal.

En percutant son torse aussi ferme qu'un roc, il veut dire ? Je crois que je survivrai !

Sa voix est grave, chaude, avec un léger accent.

- Non, ça va. je suis désolée, réitéré je.

Encore ce sourire enjôleur. Une petite fossette apparaît sur sa joue droite, le rendant encore plus irrésistible.

- Je vous en prie, c'était un plaisir. J'aime quand de jolies filles me tombent dans les bras.

Pardon ?

Ce n'est pas tout à fait ainsi que les choses se sont produites, mais malgré moi, je rougis. Intensément. Je me mettrais des baffes d'être si réceptive à ce que cet homme dégage. Ses doigts continuent de se promener sur ma peau, de haut en bas, puis de bas en haut, déclenchant des milliards d'agréables petits frissons. Mais si agréables qu'ils soient, je ne suis pas du genre à me laisser draguer par un inconnu, surtout avec ce genre de phrases faciles.

- Est ce que je peux vous offrir un verre ? Ou... autre chose ?

Il sait jouer de sa voix, et sa technique d'approche est bien rodée !

Je me raidis et échappe à sa main ainsi qu'à son regard de feu où est né, au fil des secondes, un désir mordant qui me bouscule, bien malgré moi. Je pourrais l'envoyer se faire voir, mais son sourire, son charisme et son extrême beauté, je dois bien le dire, m'en empêchent.

- C'est gentil, mais non. D'ailleurs, je dois y aller. Excusez moi !

- Est ce qu'au moins je pourrais connaître votre nom ?

- Je n'en vois pas l'intérêt. Bonsoir !

Je tourne les talons, enfile ma veste et franchis la porte. J'ai hâte de rentrer chez moi, de retrouver la sécurité de mon appartement et de me blottir sous mon plaid, avec une tisane bien chaude, devant un bon film d'action qui me fera oublier le futur mariage de ma mère, son départ avec Nyria, et qu'un inconnu a mis mes hormones en ébullition à un niveau jamais atteint.

Je dois être en manque, je ne vois que ça.

Je ne suis pas sortie depuis des mois. Je n'en ai pas le temps, avec les révisions des examens de fin d'année, donc... je n'ai pas eu des rapports depuis des mois ! La dernière fois remonte à si longtemps que je ne me souviens même pas quand ni avec qui. C'est la seule raison, sinon, comment expliquer ce que je viens de ressentir ? Comment expliquer que ce type m'a fait vibrer des pieds à la tête, de façon tout à fait indécente ?

Après plusieurs centaines de mètres, je ralentis mon allure et m'oblige à respirer calmement pour faire le point, tout en resserrant mon perfecto sur ma poitrine. Je frissonne alors que l'air est encore tiède, la journée ayant été particulièrement chaude pour une mi-juin.

J'oblique à gauche pour entrer dans une bouche de métro, lorsqu'une main se referme sur mon bras.

- Attendez, mademoiselle !

Je me retourne, plus surprise qu'apeurée, car j'ai reconnu la voix. Sa voix !

- Vous ?

Un sourire me répond :

- Oui, moi !

Je ne sais pas pourquoi je lui souris, ni pourquoi et comment une bouffée de désir pour cet inconnu m'enflamme tout entière. Mon corps me trahit. De façon si soudaine que j'en suis la première étonnée.

Profitant de mon silence, l'inconnu de la brasserie s'approche.

Et plus il approche, plus je recule face à son regard impérieux dans lequel je me noie, jusqu'à me retrouver coincée entre lui et le muret de la bouche de métro. Il y a foule autour de nous, les gens nous contournent tout en nous ignorant. Nous sommes à Paris, tout le monde se fout de tout le monde. C'est comme être seuls au monde, dans une autre dimension, ni plus ni moins. Une dimension créée uniquement pour nous, où il n'existe que lui, moi, la formidable attraction qui nous pousse l'un vers l'autre et ce désir aussi soudain qu'inattendu.

Je lève les yeux, à nouveau happée par son charme évident auquel je n'ai plus aucune envie de résister. Il ne dit rien, il n'en a pas besoin, ses iris brillants, ardents, brûlants me dévoilent tout ce que j'ai besoin de savoir. Il me veut. Il me désire tellement que son souffle accélère, au diapason du mien.

Et soudain, après ce que je pense être un juron, puisque prononcé dans une langue étrangère gutturale, et comme s'il luttait contre lui même et son désir, ses mains sont autour de mon visage et ses lèvres sur ma bouche. Son baiser est incroyable. Si incroyable qu'un petit gemissement m'échappe.

Jamais ! Jamais je ne me suis laissé embrasser en pleine rue de cette manière, comme si.. comme si nous allions baiser, ici et maintenant. Non, je ne l'ai jamais fait, mais c'est... Ce que je suis en train de vivre dans les bras de cet inconnu est... tout ce dont j'ai toujours rêvé sans le savoir : un pur moment d'excitation avec un grand E. Un moment d'extase d'autant plus intense que, justement, il est inattendu. Un moment d'un érotisme insoutenable, où seule parle la passion des corps.

Un moment d'égarement.

Il est là, maintenant, ce pur moment d'égarement, il me foudroie, tandis que nos baisers s'intensifient, deviennent encore plus passionnés, encore plus passionnels, encore plus incroyables. Nos gémissements se répondent, incontrôlables, nous enflamment : nos corps se frottent l'un contre l'autre, également incontrôlables, comme s'ils étaient mus par une vie propre, par quelque chose qui nous dépasse totalement. Je réponds presque farouchement à ses baisers, mes mains partout sur lui. Les siennes glissent sous mon perfecto, puis à la rencontre de ma peau, sous mon pull. Ses doigts sont glacés, son corps bouillant.

Je frissonne à nouveau. J'ai froid, mais je brule en même temps. Son plaisir est

é

vident, et quand il gémit, mon excitation grimpe encore d'un cran. Je l'attire à moi, plaque son bassin contre le mien, effarée de découvrir à quel point nos corps s'harmonisent à merveille. Jamais je ne me suis aussi bien « imbriquée » dans le corps d'un homme. Ni n'ai éte autant soumise à mes instincts primaires d'accouplement, avec un petit quelque chose d'animal et de totalement jouissif. Cet inconnu me fait littéralement perdre la tete, et c'est bon !

Merveilleux. J'oublie tout le reste. C'est de ça, exactement, que j'avais atrocement besoin, de ce genre de moment dans les bras d'un inconnu, dans les bras de cet homme dont je ne sais rien, pas même le nom. Ce dont je me fous, car je ne le reverrai jamais ! Ce moment qui, j'en suis sûre, restera gravé dans ma mémoire comme le plus fou que j'aie jamais vécu.

- Je te veux. Sa voix, chargée de désir, me fait redescendre sur terre.

Il aurait dû se taire. Ne pas énoncer une criante réalite. Oui, il me veut, il a envie de moi autant que j'ai envie de lui, mais nous sommes en pleine rue ! Il nous est impossible d'assouvir ce désir. Et je ne me vois pas, mais alors absolument pas, le suivre quelque part pour coucher avec lui.

Le charme est rompu.

Je pose mes mains sur son torse, contre son cœur que je sens battre comme un fou, tout comme le mien, et je le repousse. Fermement.

- Je suis désolée. Je ne peux pas.

Ses yeux marquent la stupéfaction la plus totale, et je pourrais m'en amuser, si un sentiment assez proche du regret n'était pas en train de me submerger.

Il est si beau, putain !

Pourquoi je ne peux pas accéder à son désir, à notre désir, encore si vibrant d'intensité ? La magie s'est enfuie. Je ne peux pas prendre le métro, l'emmener chez moi, ou le suivre je ne sais où. Après tout, j'ignore tout de cet homme, même s'il est super beau et me plaît infiniment. Il y a des tordus plein les rues ! Et je peux encore moins le laisser me baiser dans une ruelle sombre. Je ne suis pas ce genre de fille, et je ne couche pas le premier soir !

Il repousse une mèche derrière mon oreille, caresse ma joue. Il est si tendre, si respectueux, si... bien élevé, en tout cas à mille lieues du connard arrogant qu'il pourrait être avec une plastique comme la sienne. Il plonge ses magnifiques prunelles émeraude dans les miennes, m'observe ardemment, son souffle toujours irrégulier.

- Pourtant... tu l'as senti toi aussi, susurre t-il de sa belle voix rauque. Tu as senti qu'il y avait quelque chose de spécial entre nous.

Je me laisse encore envoûter par sa voix mélodieuse.

- Oui, je l'ai senti. La mienne se réduit à un souffle.

- Mais cela ne change rien. Je ne coucherai pas avec toi ce soir. Une autre fois, peut être.

Je lui fais un sourire mystérieux.

- Je saurai te le rappeler, rétorque t-il, joueur, conscient comme moi qu'à moins d'un miracle nous ne nous reverrons jamais.

Il passe son pouce sur ma joue.

- Laisse moi au moins t'offrir un verre.

- Non, je.. je vais rentrer chez moi, c'est mieux !

Je ne suis plus très sûre de ne pas lui céder si je passe du temps avec lui. Hormis le fait que je ne couche jamais le premier soir, je ne peux pas me permettre de penser à un garçon et à la façon dont il m'a embrassée et serrée dans ses bras avec passion. Ce type si parfait ne peut être qu'un super coup ! L'essayer, c'est l'adopter ! En moins de deux, je deviendrais accro. Il est hors de question que je prenne ce risque. Je n'ai pas le temps, j'ai mes études, mon avenir à construire...

Oh... et puis merde ! Je n'ai pas à me justifier ! C'est non, point !

- C'est vraiment ce que tu veux ?

- Oui, c'est ce que je veux !

- On aurait pu...

Quoi ? S'éclater ? S'envoyer en l'air ? Prendre du bon temps ? Oui, OK ! Mais après ? Je ne rêve pas du grand amour, enfin... pas dans l'immédiat, mais je pense mériter mieux qu'un coup à la va vite !

- Oui, je sais. Et je suis sûre que ça aurait été merveilleux !

Je me hausse sur la pointe des pieds et lui fais un baiser sur les lèvres. Mais au moment où je me détache de lui, il attrape ma nuque et m'embrasse encore passionnément. Si passionnément que mon cœur est transpercé de milliards d'aiguillons et mon corps parcouru de longs frémissements. Puis il quitte mes lèvres subitement pour ensuite me dévisager, comme pour graver mes traits dans sa mémoire. Est-il conscient, lui aussi, que nous ne nous reverrons jamais ? En éprouve t-il des regrets ? Il est beau gosse, les filles doivent toutes être folles de lui, il m'oubliera vite.

Sans un mot, je m'éloigne.

Nos doigts s'effleurent jusqu'au dernier moment, refusant de se quitter. Nos corps continuent de se désirer encore de longues secondes, jusqu'à ce que notre contact se rompe. Je descends d'un pas rapide l'escalier menant au métro. Je fuis. Je fuis ce que cet homme m'inspire. Je fuis ce que je serais capable de faire ou de lui demander de me faire si je restais et lui permettais d'encore m'embrasser. Je fuis ce que crie mon corps, et ce désir qui hurle dans ma tête.

Arrivée en bas, je m'arrête.

Je tourne la tête, et regarde vers le haut. Il n'a pas bougé. Nos regards se croisent une dernière fois, une toute dernière fois. Mon cœur fait un ultime bond dans ma poitrine. Je me détourne, emportant avec moi l'image de son si beau visage et de ses yeux encore chargés de désir.

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