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Couverture du roman Mouna et Cheikh : Deux cœurs liés

Mouna et Cheikh : Deux cœurs liés

Face à la maladie de Sidy, son père retraité, et aux revenus précaires de sa mère Sadya, la jeune Mouna, 17 ans, voit son destin basculer. Malgré les craintes de sa mère, qui redoute de la voir souffrir auprès d'une tante cruelle, la décision paternelle est sans appel : Mouna doit s'installer chez Oulimata. Entre pauvreté et déchirement familial, l'adolescente quitte son frère étudiant pour affronter l'hostilité de cette nouvelle demeure où elle n'est pas la bienvenue.
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Chapitre 2

Les jours passaient ainsi à la vitesse de l'éclair. Mouna avait de moins en moins de temps pour réviser. Mais

elle trouvait toujours le moyen de le faire soit à l'école, soit quand elle partait en weekend chez ses parents. Elle vivait une vie très compliquée chez sa tante mais elle ne disait jamais rien à son père, de peur de le faire souffrir ; papa sidy l'aimait tellement qu'il n'aimait pas la voir souffrir.

À l'école elle faisait tout son possible pour récolter les meilleures notes. Son intelligence aidant, elle était admirée de tous ses professeurs.

Mouna ne fréquentait aucun garçon par rapport à ses amies. elle ne voulait pas avoir de petit ami pour la simple raison qu'elle voulait d'abord attendre d'avoir son bac. C'était sa priorité se disait-elle. Elle avait eu à fréquenter des garçons pendant les années passées mais cela ne s'était pas bien terminé. Elle connaissant l'humeur de sa tante, mieux valait ne pas l'énerver...

Pourtant dieu sait qu'elle est belle. En effet elle avait hérité des traits maures de sa mère mais aussi de la beauté de son père ainsi donc, mouna ne passait jamais inaperçu avec son teint clair et surtout ses formes généreuses. Elle était très jolie et désirable et cela, elle n'en était pas consciente.

Cependant elle n'avait pas complètement la tête à ça. Tout ce qu'elle voulait c'était réussir sa vie, construire son avenir et avoir une existence meilleure que celle qu'elle était en train de vivre et pour cela elle se battrait bec et ongles...

*

*Chapitre 2

*

*

*

Moustapha avait fini son travail depuis 17h mais il n'avait pas envie de rentrer chez lui. Oui il n'avait pas envie de subir une nouvelle fois les sautes d'humeur de sa femme raison pour laquelle il préférait rester à son bureau et travailler encore et encore. Il ne regardait pas l'heure passer et quand il avait entendu des pas dans le couloir, il se rendit compte qu'il était presque 20h.

Comme il prenait le bus d'habitude, il décida alors de prendre le taxi pour aujourd'hui. Il se sentait fatigué et n'était vraiment pas d'humeur à aller se casser la tête pour trouver un car à cette heure.

Quelques minutes plus tard, il arriva chez lui et à son plus grand bonheur, tout le monde était dans leur chambre. Il se dirigea tout doucement dans la sienne espérant que sa femme dormait mais à son plus grand désarroi, il l'avait retrouvé en train de regarder la télévision.

Moustapha : bonsoir bb

Adja : bonsoir... je peux savoir où tu étais ?

Moustapha : j'étais à mon bureau adja. S'il te plait ne commence pas. Je peux avoir à manger ?

Adja : vas dire à celle avec qui tu étais de te faire à manger...

Moustapha n'en revenait pas que sa femme la traite d'infidèle. Il était en colère et en même temps amusé de cette situation. Il décida donc de jouer avec ses nerfs...

Moustapha : tu sais elle au moins elle ne me boude pas quand je vais la voir. Elle est toujours souriante et tu sais quoi, ELLE EST LARGEMENT PLUS BELLE QUE TOI.

Adja : MOUSTAPHA !!!

Sans même un autre regard de plus pour elle, tapha entra dans la salle de bain, satisfait de son exploit. Adja avait joué avec son humeur et bien elle l'avait cherché se disait-il sous la douche.

Une fois finit, il sortit tranquillement avant de s'habiller d'une légère djellaba et de sortir pour aller saluer ses parents, sans regarder sa femme, qui boudait toujours...

Moustapha était de nature très calme. Cependant il ne comprenait pas pourquoi adja se comportait de la sorte avec lui. Elle lui avait caché son vrai visage certes mais pourquoi ? Elle ne manquait de rien. Bien vrai qu'il n'était pas très riche, il arrivait quand même à subvenir à ses besoins démesurés.

Il l'aimait éperdument et avait espoir qu'elle changera un jour mais ce jour la viendra-t-il ? se demandait-il.

Après avoir salué ses parents, il la rejoint dans leur lit.

Tapha : bb ?

Adja : qu'est-ce que tu veux ?

Tapha : pourquoi tu es si agressive avec moi ? Qu'est ce qu'on t'a dit sur moi ? Qu'est-ce que je t'ai fait ?

Adja : ...

Tapha : quand on était ensemble on s'aimait beaucoup. Je faisais tout pour te faire plaisir et jusqu' à présent d'ailleurs. Je ne dis rien face à tes crises d'hystérie et maintenant tu me fais une crise de jalousie. Qu'est ce qu'il y a ? Tu me connais très bien et sais que je n'irai jamais voir une

autre femme. Je n'en veux pas et tu en es consciente. Qu'est ce qui se passe vraiment ?

Adja ne pouvait pas répondre à cette question. Bien sûr elle l'aimait mais au début elle ne savait pas que son mari n'était pas tellement riche. Et puis elle était déjà entrée dans ce mariage elle n'avait donc d'autre choix que d'assumer ses choix.

Oui elle aimait Moustapha mais elle avait envie de sortir de cette maison, vivre seul avec lui. Elle savait qu'il avait de l'avenir et que même si sa sera dans plusieurs années, Moustapha sera un grand cadre dans son entreprise. Mais pouvait-elle attendre tout ça ? ...

Tapha : tu ne m'aimes plus ?

Adja : bien sûr que je t'aime.

Moustapha : alors qu'est ce qui est à l'origine de tout ça?

Elle n'avait pas de réponse à cette question et quand elle avait regardé le visage meurtri de son mari elle avait envie de s'enterrer six pieds sous terre. Elle avait honte de son comportement mais bon elle allait se racheter se disait-elle.

Adja : tu blaguais tout à l'heure quand tu disais que tu as une maitresse ?

Moustapha : viens la !

Elle s'approcha et le laisse la bercer dans ses bras « tu sais bien que je ne t'échangerai avec personne »

Cette phrase avait eu le don de la rassurer. Oui elle connaissait bien son tapha pour savoir qu'il ne lui fera jamais de mal. Mais adja était une femme et de surcroit une femme très matérialiste ce que son mari ignorait ou ne voulait pas savoir. Aura-t-elle la patience d'attendre l'arrivée de jours heureux ? Pourrait-elle attendre sagement la promotion tant attendu dont Moustapha rêvait depuis des années ? Telles étaient les questions que tapha devrait se poser. Cependant il était aveuglé par l'amour qu'il avait pour elle. Et tant que cet amour existait rien ne pouvait lui faire ouvrir les yeux sur la véritable nature de sa femme.

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Mouna était très concentrée dans ses révisions. Elle avait fini toutes les matières et ne faisait que les relire. Heureusement qu'elle avait cheikh qui s'assurait tous les jours qu'elle avait fait tous ses devoirs. De temps en temps, il l'aidait avec les matières scientifiques. Et cela l'avait beaucoup aidé à réussir ses examens blancs. Elle avait eu une bonne mention à la grande satisfaction de ses parents.

Quant à sa tante, elle lui avait collé la paix depuis que son fils lui avait sommé de la laisser tranquille. Cependant, depuis ce jour, elle ne manquait jamais de lui lancer des pics de même que Bocar qui ne

cachait pas qu'il ne l'aimait pas. Enfin bref elle n'était pas la plus heureuse des filles mais elle arrivait quand même à vivre sa vie le plus normalement possible.

À l'école, elle trouvait du réconfort chez ses deux amies qui ne manquaient jamais de l'encourager et de la remettre d'aplomb. Elle avait préféré ne rien dire à sa famille mais comme elle voyait son grand frère presque tous les jours, elle lui avait tout dis jusqu'à l'humeur massacrante de leur cousin Bocar ; Alioune avait été compatissant mais impuissant face à la situation de sa sœur. Il lui promettait toujours qu'il fera tout son possible pour la faire sortir de cette maison...

Mouna savait que c'était quasi impossible. En effet Alioune était en train de préparer ses papiers pour partir en Europe. Un de ses amis qui avait des connaissances partout l'avait aidé avec les démarches tout en lui prêtant de l'argent pour les frais. À présent il ne restait que quelque jour pour qu'elle voie son frère partir loin d'eux, loin d'elle. Même si elle faisait tout pour ne pas y penser, elle savait que si Alioune partait, leur situation allait beaucoup changer et c'était un brin d'espoir qu'elle se permettait d'avoir intérieurement...

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La date du bac arrivait à grand pas. Mouna, Sokhna et Fatima était à fond dans leur révision. Elles voulaient avoir ce bac à tout prix et cela était une priorité pour elle. À chaque fois

qu'elle descendait tard, sa badiene la réprimandait. Mais comme à son habitude, cheikh prenait toujours sa défense. Il connaissait sa mère et savait à quel point elle pouvait être insupportable ;

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A quelques jours de l'examen donc, cheikh avait offert un téléphone à sa cousine tout en lui ordonnant de l'appeler tous les soirs pour qu'il vienne la chercher avec sa voiture. Bien sur sa badiene était contre cette idée mais n'y pouvait rien comme d'habitude car son fils ne l'écoutait jamais. Ainsi à chaque fois que mouna rentrait avec son lui, elle attendait que ce dernier entre dans sa chambre pour pouvoir réprimander sa nièce.

Maimouna avait maintenant l'habitude et à chaque fois que cela se produisait, elle attendait sagement qu'elle termine de parler pour pouvoir rejoindre son lit et dormir à poing fermé.

Le jour de l'examen du bac, maman sadya avait préféré que sa fille vienne de chez elle. Oui la famille Diagne

avait leur tradition et il fallait qu'elle le fasse pour sa fille. Mouna avait donc passé la semaine du bac chez elle, retrouvant ainsi le cocon familiale mais aussi la chaleur maternelle.

Son frère était parti en Europe à 3jours de l'examen. Elle était triste le jour de son départ certes mais elle commençait à s'habituer à cheikh qui faisait office de grand frère. Il l'appelait tous les jours pour voir comment elle avait passé ses épreuves et ne manquait jamais de l'encourager à faire des efforts pour réussir avec brio.

Maman sadya appréciait la peine que cheikh se donnait pour sa fille et ne manquait jamais de le remercier à chaque coup de fil...

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L'examen s'était bien passé pour les trois jeunes filles. Mouna avait de l'espoir sur son admission de même que ses amies. Mais au Sénégal l'examen sont des épreuves de chances car il y avait énormément de fraude et de corruption. Tout ce qui restait à présent c'était de prier Dieu tout en attendant les fameux résultats...

Son père était très fier d'elle. Oui il ne manquait jamais de le lui dire. Il savait que sa fille allait réussir et ne s'en inquiétait pas. Il priait tous les jours pour elle et cela allait droit au cœur de mouna. Elle était donc très confiante et attendait les résultats avant de retourner chez sa tante...

Elle était sagement en train de lire un roman dans son ancienne chambre quand son téléphone se mit à sonner : cheikh

Mouna : allo !

Cheikh : bonjour jeune fille alors on dit quoi tu as peur ?

Mouna : rire un peu oui.

Cheikh : tu es allé voir si c'est tombé ?

Mouna : hey cheikh faut pas me faire peur toi aussi. On est samedi aujourd'hui.

Cheikh : bon je passe te chercher pour qu'on aille voir. Il semble que votre centre proclame les résultats

dans quelques minutes. Je viens de l'entendre à la radio. Va prévenir tes amies...

Mouna ne savait plus quoi faire. Elle avait peur oui très peur. Quand elle se leva brusquement, sa mère à faillit faire tomber son commerce.

Mouna : maman je vais au centre avec cheikh voir si les résultats son sorti

Maman sadya, très calme soudain : vas-y ma fille tu reviendras me trouver ici avec ton bac en poche...

Mouna, amusée : maman je ne pense pas qu'il proclame aujourd'hui mais bon j'y vais quand même...

Ne voulant pas réveiller son père qui dormait encore, elle quitta la maison en trombe pour aller chercher ses deux amies. C'est ainsi que paniquées, elles avaient retrouvé cheikh sur la route qui était mort de rire

devant leur visage de stressé.

Cheikh : les filles qu'est-ce qui vous arrive ? Vous étiez confiante à 100% il y a deux jours. Et maintenant vous êtes à 0%

elles n'avaient pas la tête à répondre aux taquineries de cheikh qui avait fait moins de 30min sur la route. Arrivées à leur centre, elles se rendirent compte effectivement que les résultats devaient sortir dans quelques minutes. Heureusement que son cousin avait écouté la radio se disait mouna...

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L'attente avait été un peu longue pour elle mais finalement, les membres du jury leur demandèrent de s'approcher...

« Nous allons d'abord commencer par la liste des élèves de la série s1

1E du centre : 79867 MOUHAMADOU MOUSTAPHA NDAW MENTION TRES BIEN

2e du centre no 79876 MAIMOUNA DIAGNE MENTION BIEN

Mouna s'était littéralement jetée dans les bras de son cousin qui n'était pas surpris de ce résultat. Il savait que sa petite mouna était brillante.

Il restait maintenant ses deux amies qui avaient fini par être appelées quelques minutes plus tard au 1E tour elles aussi. Finalement tout s'était bien passé et mouna avait ainsi hâte de retrouver sa mère et son père qui s'étaient tant battu pour ses études....

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