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Couverture du roman Mon dernier jour de fiancée

Mon dernier jour de fiancée

Dans le sombre roman romantique Mon dernier jour de fiancée, Roch Martin commet l'irréparable. Manipulé par les mensonges d'une amie d'enfance, il séquestre sa future épouse dans un sous-sol. Atteinte d'un trouble de la coagulation, elle est condamnée à une agonie lente après avoir eu les bras tranchés. Alors que sa mère succombe au chagrin face aux calomnies d'infidélité, la jeune femme s'éteint dans l'ombre. Mais la découverte de sa dépouille va plonger son bourreau dans une folie destructrice.
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Chapitre 1

Mon fiancé Roch Martin m'a séquestrée dans son sous-sol pendant dix jours pour venger son amie d'enfance. Il m'a tranché les bras, condamnant mon corps, déjà fragile à cause de mon trouble de la coagulation, à une lente hémorragie.

Le jour de notre mariage, il a maudit mon « retard », croyant aux calomnies de cette même amie qui m'accusait d'adultère. Ses mensonges ont tué ma mère, morte d'infarctus sous l'outrage.

Pourtant, quand il a découvert mon cadavre desséché, c'était lui qui a sombré dans la folie...

Le jour où je devais épouser Roch devenait celui de ma mort.

Parce que je n'étais pas arrivée à l'heure, il a épousé dans un accès de colère Lucille, son amie d'enfance, et a déclaré devant tout le monde : « Aline m'a trahi et a renoncé à m'épouser. »

Ma mère, terrassée par les rumeurs, a fait un arrêt cardiaque sur place et est morte.

Il avait oublié que c'était lui qui, pour venger Lucille, m'avait tranché le bras et m'avait enfermée dans le sous-sol pendant dix jours et dix nuits. À l'époque, je l'avais supplié en vain, il s'était contenté de me lancer froidement : « Reste ici quelques jours et ressens un peu la douleur que tu as infligée à Lucille. Ça te calmera peut-être, espèce de vipère ! »

Pourtant, quand il a découvert mon corps dévoré par les vers, il a sombré dans la folie.

...

Lorsque ma conscience est revenue peu à peu, j'ai entendu Roch hurler de rage : « Où est Aline ? Elle est morte ou quoi ? »

« M. Martin, nous l'avons cherchée partout, mais personne ne l'a vue… Vous ne pensez pas qu'il lui soit arrivé quelque chose ? » a murmuré son assistant Néo, hésitant.

Roch a fracassé alors un verre contre le sol : « Et quoi, il lui serait arrivé quelque chose ? Elle veut juste me faire passer pour un con ! Elle m'en veut parce que je lui ai donné une leçon pour Lucille, c'est tout ! »

Sa poitrine se soulevait violemment, son visage déformé par la fureur.

Une voix douce s'est approchée depuis l'entrée : « Roch, je crois que je viens de voir Aline ! J'ai même pris une photo ! »

Lucille a brandi son téléphone sous ses yeux comme un trophée. Sur l'écran, on distinguait clairement mon ami Javier et moi.

Roch a fixé la photo, les dents serrées : « Aline ose me trahir ? Elle me pose un lapin le jour de notre mariage pour courir avec ce type ? Elle a du cran ! »

En le voyant prêt à me « tuer », je n'ai ressenti plus qu'un vide glacial.

Il était toujours comme ça : il croyait tout ce que disait Lucille, mais jamais un mot de ma bouche.

Il voulait sûrement ma mort à cet instant, et il avait déjà obtenu ce qu'il voulait.

Quelques jours plus tôt, dans le sous-sol sombre et étroit, il m'avait attachée à un pilier. Claustrophobe, je tremblais et le suppliais : « Roch, je t'en prie ! Je reconnais mes torts ! Je n'aurais jamais dû faire du mal à Lucille ! Tout est de ma faute ! Désolée... »

Mais il s'est contenté de ricaner, glacial : « Aline, tu as failli tuer Lucille ! Et maintenant, tu joues les victimes ? »

Terrifiée, je n'étais même plus parvenue à articuler : « Non… c'est pas… je… je… »

Agacé et impatient, il avait collé brutalement du ruban adhésif sur ma bouche. Sous mon regard implorant, il avait sorti un couteau et avait taillé trois entailles profondes dans mon bras : « Tu as fracturé la main de Lucille ? Alors je te donne trois coupures. T'inquiète pas, je ne te tuerai pas. Mais tu paieras pour ce que tu as fait. »

C'étaient ses derniers mots pour moi. Puis, la porte du sous-sol avait claqué derrière lui...

Je savais qu'il était cruel, mais pas à ce point.

Une douleur aiguë avait déchiré mon bras. Je pouvais sentir le sang suinter lentement avant de goutter sur le sol.

Roch ne me tuerait pas ? Non, il avait tort !

Je souffrais d'un trouble de la coagulation depuis ma naissance. Ces trois blessures, et cette hémorragie, suffisaient à m'achever.

Dans les ténèbres absolues de ce cachot improvisé, chaque minute était devenue une éternité de souffrance. Mon cœur se déchirait comme si mille lames s'y enfonçaient. Chaque inspiration apportait son lot de douleur atroce.

Mes gémissements étouffés « Mmmph... Mmmph... » résonnaient étrangement dans ce tombeau de béton.

Puis était venu le moment où mes paupières, lourdes comme du plomb, s'étaient fermées pour ne plus jamais se rouvrir...

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