
Mariée au Roi de la Mafia
Chapitre 5
« Oh, rien. Je viens juste d’entendre une histoire… Un homme a caché à sa petite amie qu’il allait se marier avec la meilleure amie de celle-ci. »
« Ma copine vient de dire que cet homme était vraiment ignoble… La pauvre fille a été trahie sans même le savoir. »
Contre toute attente, Félix a explosé :
« Votre discussion est vraiment stupide ! »
« Et si cet homme avait ses raisons ? Et si ce mariage n’était qu’une mascarade pour exaucer le dernier vœu d’une personne mourante ? »
En le voyant parler avec autant d’émotions, j’ai eu envie de rire.
Je me suis dit qu’en fait, même après toutes ces années passées ensemble, je ne l’avais jamais vraiment connu…
Et comme toujours, Félix a ressorti son vieux stratagème.
Il m’a prise dans ses bras et a embrassé mon front.
« Sylvie, qu’est-ce qui t’arrive ces derniers temps ? Tu es toujours froide avec moi… »
« Arrête de douter pour des broutilles. On a passé tant d’années ensemble, tu sais à quel point je t’aime, non ? »
« Dès que Liliane sera prise en charge correctement, on se marie, d’accord ? »
En disant cela, Il a mis sa main sur mon corps, cherchant à caresser ma poitrine :
« Chérie, ça fait longtemps qu’on n’a pas fait l’amour… »
« Désolée, j’en ai pas envie. Et ce soir, je préfère dormir seule. »
Face à ses gestes affectueux, je n’éprouvais plus que du dégoût.
Donc, Je l’ai repoussé sans hésiter.
Je me suis retournée et j’ai refermé la porte de la chambre derrière moi.
Le lendemain matin, j’ai été réveillée par un bruit strident.
Un camping-car, familier, était garé dans la cour. Le soleil brillait sur sa carrosserie flambant neuve, la faisant étinceler.
C’était ma voiture, celle que j’avais moi-même montée, et qui appartenait désormais à une autre.
Liliane était au volant, lunettes de soleil sur le nez.
Elle a agité les clés en souriant, puis m’a dit avec un air triomphant :
« Sylvie, est-elle belle, cette voiture ? C’est un cadeau de Félix ! »
En la regardant, je ne comprenais plus comment mon amie d’autrefois avait pu devenir aussi dégoûtante.
Elle est descendue du véhicule, perchée sur ses talons aiguilles, et s’est approchée de moi pas à pas.
« Tu sais, » m’a-t-elle dit, « Félix trouve que cette voiture me convenait mieux. »
Elle a passé sa main sur la carrosserie lisse, comme si elle caressait un trophée de luxe.
Je regardais ce camping-car.
Ce véhicule, je l’avais conçu et assemblé. Il portait mes rêves.
Et maintenant, Liliane voulait me voler cela.
En y pensant, j’ai ricané intérieurement.
C’est alors que Liliane m’a fourré soudain les clés dans la main.
Puis, elle a poussé un cri et s’est écroulée au sol comme si je l’avais poussée.
Au même moment, une voix familière a surgi derrière elle :
« Sylvie ! Pourquoi tu lui fais ça ?! »
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