
Mariage éclair avec le milliardaire secret
Chapitre 2
Le serveur posa un latte chaud devant Kittie. Elle saisit la tasse en céramique à deux mains, laissant la chaleur s'infiltrer dans ses paumes glacées. Elle en but une grande gorgée, laissant le liquide brûlant chasser le goût amer que Preston avait laissé dans sa bouche.
Connor était assis en face d'elle. Il se pencha en avant, sa large poitrine pressée contre le bord de la table. Il ne toucha pas son café. Il se contenta de la regarder, sa posture parfaitement immobile, lui offrant un espace silencieux et ouvert dans lequel elle pouvait se laisser tomber.
Kittie laissa échapper un long soupir tremblant.
« Ma mère », commença Kittie, les mots jaillissant avant qu'elle ne puisse les retenir. « Dolores. Elle pense que je suis un produit défectueux sur une étagère de soldes. Chaque semaine, c'est un restaurant différent, un type en costume différent qui me dit comment réparer ma vie. »
Le regard de Connor s'assombrit. Son index tapota une fois la table.
« Quel autre genre de déchet t'a-t-elle présenté ? » demanda-t-il.
L'intérêt sincère dans sa voix ébrécha les défenses de Kittie. Sa poitrine était lourde, alourdie par des mois de colère refoulée.
« Ce ne sont pas seulement les rendez-vous arrangés », dit Kittie, un rire amer s'échappant de ses lèvres. « Ce sont aussi mes propres choix terribles. Mon ex, Eben Richardson. Je l'ai surpris dans mon lit avec ma meilleure amie. Alors maintenant, je suis complètement immunisée au concept de romance. Je veux juste qu'on me laisse tranquille. »
Le regard de Connor s'assombrit une fraction de seconde, un détail si fugace que Kittie le manqua complètement. Sa posture resta parfaitement compatissante, bien que les muscles de sa mâchoire se contractèrent avec une tension soudaine et violente.
« Quel est ton plan, alors ? » demanda doucement Connor. « Tu ne peux pas continuer à jeter du café sur les gens. »
Kittie se frotta les tempes. Un mal de tête sourd pulsait derrière ses yeux.
« Si seulement je peux survivre au dîner de Thanksgiving le mois prochain sans ramener un désastre à la maison, je ferai n'importe quoi », marmonna-t-elle.
Le doigt de Connor cessa de tapoter. Thanksgiving. La chronologie se mit en place dans son esprit comme un chargeur plein.
« Et s'il y avait un moyen de régler ça de façon permanente ? » demanda Connor.
Kittie leva les yeux, les sourcils froncés.
« Je n'ai pas l'argent pour engager un escort de luxe pour jouer mon faux petit ami, Connor », dit-elle en agitant la main en l'air.
Connor laissa échapper un petit rire grave. Le son vibra dans le petit espace entre eux, profond et magnétique. Kittie sentit un soudain et étrange papillonnement au creux de son estomac. Elle déglutit difficilement, s'agitant sur sa chaise.
L'air entre eux s'épaissit. Le bruit de fond du café sembla s'estomper.
Puis, son téléphone vibra contre la table en bois.
Le bourdonnement brisa l'instant de calme. Kittie baissa les yeux. L'écran s'illumina du nom de Dolores.
Toutes les couleurs quittèrent le visage de Kittie. Sa peau devint pâle et moite.
Elle appuya sur le bouton rouge pour refuser l'appel. Une seconde plus tard, une série rapide de notifications de SMS retentit bruyamment.
Kittie prit le téléphone. Ses yeux balayèrent la conversation de groupe de la famille.
Dolores : Preston vient de m'appeler en hurlant. Qu'est-ce qui ne va pas chez toi ?
Aunt Mary : Kittie, tu ne rajeunis pas.
Dolores : Tu es une honte.
Connor regarda ses épaules s'affaisser. Il vit le moment exact où son moral se brisa. Le timing était parfait.
Kittie claqua le téléphone, écran contre la table. Elle pressa la paume de ses mains contre ses yeux.
« Tu as aussi des problèmes avec le bail de ta boutique ? » demanda Connor à voix basse.
Kittie baissa les mains. Elle le dévisagea, sa poitrine se soulevant et s'abaissant rapidement.
« Comment savais-tu ça ? » demanda-t-elle, sa voix à peine un murmure.
« Juste une supposition », dit Connor. « Ton café et ton commerce de fleurs... ils ont des difficultés. Et si on faisait un marché ? »
Kittie fronça les sourcils. Le mal de tête martelait plus fort.
« Un marché ? » répéta-t-elle. « Tu es programmeur. Quel genre de marché ? »
Connor sourit. C'était un petit sourire pincé qui n'atteignait pas ses yeux.
« J'ai mon propre problème », mentit Connor avec aisance. « Je suis en plein audit d'une fiducie d'actifs à l'étranger, très complexe. Le conseil d'administration exige que je maintienne un statut marital pour atténuer certains risques juridiques et éviter une lourde pénalité pour les cadres célibataires. Les auditeurs me soufflent dans le cou. »
Kittie le fixa. L'idée était insensée. Mais le téléphone sur la table se remit à vibrer, résonnant contre le bois comme une sirène d'alarme.
Elle pensa aux avis de loyer impayé qui traînaient sur son comptoir. Elle pensa à la voix tranchante et cruelle de Dolores.
« C'est de la folie », souffla Kittie.
Connor vit l'hésitation dans ses yeux. Il vit le désespoir.
« Sortons d'ici », dit Connor en se levant. « Trouvons un endroit calme pour parler d'un véritable arrangement commercial. »
Kittie regarda sa main tendue. Son estomac fit un bond nerveux. Elle se leva, les jambes lourdes comme du plomb, et le suivit par la porte.
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