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Couverture du roman Ma vie, mon histoire

Ma vie, mon histoire

Découvrez les prémices d'une existence singulière à travers ce prologue captivant. Ce récit moderne nous plonge au cœur d'un destin en pleine construction, servant d'introduction aux événements majeurs qui s'apprêtent à bouleverser le quotidien du protagoniste. Entre réflexions personnelles et mise en place d'un cadre de vie réaliste, ce texte pose les jalons d'une trajectoire humaine authentique. Une immersion délicate qui prépare le lecteur au premier chapitre.
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Chapitre 2

Chapitre 2.

Cela faisait deux semaines que l’on était à Londres. On était loge chez le grand frère de papa comme toutes les fois où l’on se rendait ici. Il était marie à une femme douce, très gentille et avait cinq enfants tous aussi merveilleux qu’eux.

Certes l’idée de faire ce voyage ne me réjouissait pas car ce que je voulais c’était passe du temps avec les parents mais j’aimais bien être là, j’aimais bien être entoure de cette famille aimable qui rigolait a table et ne tenait juste pas des propos sur l’actualité, qui nous racontait des récits pleins d’anecdotes… j’aimais bien quand dans les après-midi on se rendait au restaurant et que les weekends on partait pour une promenade ou même tout simplement les soirs quand on jouait au jeu de carte et scrabble.

-alors Jessica, le bac c’est pour cette année scolaire n’est-ce pas?

On était aujourd’hui Samedi et j’accompagnais mon oncle au supermarché afin d’acheter des fruits/légumes.

-oui oncle Melphy répondis-je

-je ne crains rien car je sais que tu l’auras, je te sais très intelligente et bosseuse, donc tout ira bien.

Il n’avait en fait pas tort. Nous étions tous brillants à l’école, une chose assez compréhensive vu qu’on travaillait toujours comme des dingues afin d’occuper la première place avec une très bonne moyenne, sinon c’était des gifles qu’on recevait accompagnées d’une punition.

Une fois en classe de troisième je fus première avec treize de moyenne. Je me souviens de comment les épreuves étaient assez dures. Il n’y avait d’ailleurs eut que trois admis mais quand je montrais mon relevé de note a maman toute contente et assez fière car même les deux autres admis n’avaient atteints que dix de moyenne, elle se leva et me tira les oreilles en me demandant ce que c’est…

-c’est à cause d’une telle note que tu oses me dire avec un sourire que tu as bien travaille ? Non mais ça ne va pas ? On t’envoie à l’école pour faire treize de moyenne ? Hein Jessica ?

-mais maman je suis première…

-parce que vous êtes tous bêtes dans votre classe. On ne sort pas premier d’une classe avec une telle note dit-elle en me donnant une belle tape au dos avant de me frapper.

Pendant que mes camarades de classe et même les profs m’avaient félicité pour avoir eu une telle moyenne, ma mère elle me frappait comme si j’avais été la dernière de classe et me priva de voyage cet été. Magalie était donc allée en vacance seule et moi j’étais restée à la maison.

Comme j’aurai tout donne pour pouvoir fuir la maison, fuir cette famille, aller très loin d’elle et vivre ma vie mais c’était impossible…

-que comptes-tu donc faire après le bac ? Me demanda oncle Melphy

-maman veut que je fasse pétrochimie

-ça te plait ? C’est ce que t’aimerai faire plus tard ?

-elle m’a expliqué ce que c’est, ce n’est pas mal dis-je tout simplement.

Une fois les achats finis, nous quittâmes les lieux pour la maison ou on retrouvait tout le monde sauf Magalie qui était partie chez une de ses amies pour passer le week-end.

En parlant d’amie, je n’ai toujours pas rappelé Juliana. Cette dernière m’avait manqué hier nuit. J’avais complètement oublie…

Je lançais l’appel et elle décrocha à la deuxième sonnerie

-allo…Bonjour Juliana

-hum toi la! Tu étais avec qui hier ?

-comment ça j’étais avec qui ?

-je t’ai appelé toute la nuit d’hier mais tu n’as pas décroché…

-oui c’est parce que…

-tu faisais l’amour avec Pierrot ? Oh mon Dieu me coupa-t-elle d’une voix joyeuse

Pierrot était un dragueur parmi tant d’autres, sympas, attentionne mais vraiment pas mon genre. C’est elle qui me l’avait présente une fois qu’elle et moi fîmes connaissance a l’école en classe de troisième. Il était aussi ici pour les vacances depuis pratiquement deux mois…

Il commença à me courtiser en 1ere. Donc on va dire que ça fait pratiquement un an qu’il est derrière moi.

-bon d’accord fit-elle sous mon silence, c’était juste pour deconner. Je sais que tu n’aimes pas quand je dis ce genre de truc

-pourquoi tu insistes tant pour que je me mette avec ce type ?

-parce qu’il est quelqu’un de bien et t’aime beaucoup, mais toi tu ne veux pas n’est-ce pas ? Tu préfères l’autre bandit la

Je savais qu’elle parlait de William.

-ce n’est pas ce que j’ai dit. Je ne suis pas prête pour une relation c’est tout, et puis Pierrot je ne me vois pas avec lui

-Ouais puis que tu n’as d’yeux que pour le voyou que t’as laisse ici

Juliana n’aimait pas du tout William.

Le jour où je lui ai dit que c’était de lui que j’étais amoureuse et qu’il n’était apparemment pas sérieux et dans plusieurs relations, elle m’a carrément dit de l’oublier et ne pas développer des sentiments plus profonds pour lui car il n’en vaut pas la peine, mais le truc était que je l’aimais déjà bien fort.

Je m’efforçais a ne plus penser à lui, mais cela était impossible. Il venait fréquemment à la maison et le voir tout le temps comme ça n’arrangeait pas les choses.

-Juliana, je suis consciente que rien ne pourra se passer entre lui et moi et tu le sais. Ce que je ressens finira par disparaitre, c’est juste une question de temps. Maintenant, laissons là ce sujet et donne-moi plutôt de tes nouvelles.

Ce qu’elle fit. Nous parlâmes un bon moment avant que je ne raccroche.

Les autres deux semaines s’écroulèrent bien trop vite a mon gout. J’aurai voulu rester et profiter encore de l’ambiance qui régnait ici.

Nous arrivâmes à Pointe-Noire tard dans la nuit. Ce fut le chauffeur qui vint nous chercher à l’aéroport comme la plupart du temps…

-ouf ! S’exclama Magalie lorsqu’on eut franchi le seuil de la porte. Enfin à la maison. Je vais retrouver mon doux lit et pouvoir glisser dans mes draps bien frais. Bonne nuit à vous, je suis tellement épuisée dit-elle en baillant

Bien normal qu’elle le soit, Mlle avait fait les courses jusqu’à la dernière minute. Souvent je me demandais bien ce qu’elle faisait de toutes ses fringues la…

Xavier me souhaita a son tour bonne nuit puis s’en alla et moi je me dirigeais vers le réfrigérateur ou je prenais deux pots de yaourts avant de m’affaler sur le fauteuil une fois la télévision en marche…

25 Septembre

Plusieurs semaines s’étaient écroulées depuis notre arrivée.

On était aujourd’hui vendredi et on venait tout juste de sonner pour annoncer la fin des cours. L’école avait repris en début du mois.

-ce prof est vraiment ennuyeux… il me fait détester le jour de vendredi je te jure

-Juliana laisse le respirer s’il te plait

-mais c’est vrai, je ne l’aime pas, il est trop vieux, court et n’a même pas le sens de l’humour… il fait un cour de trois heures sans même faire une petite blague ou un truc du genre

-tu répètes toujours la même chose tous les vendredis. C’est un monsieur bien et je l’aime moi car il prend son travail au sérieux dis-je en rangeant mes affaires.

-vraiment n’importe quoi…

-dis tu viens toujours à la maison pour que l’on traite le sujet de Géométrie ensemble ?

-bah ouais, ou tu ne veux plus car t’as autre chose à faire

-bien sûr que non, les parents savent que tu devais venir pour le week-end

On arrivait devant le portail et j’aperçu la voiture de l’autre cote. Magalie était adosse contre la portière et papotait avec deux de ses copines.

Je n’aimais plus trop cette histoire ou on venait nous récupérer à l’école comme des petits enfants surtout que le chauffeur était toujours la quand on sortait des cours. Il arrivait toujours dix minutes avant la sortie des classes, ce qui ne nous donnait même pas l’occasion de trainer un peu dans la cour avec les autres et assister aux débats ou causeries qui avaient lieu le plus souvent sous la grande paillote.

-Mmmm ça sent bon ici… dit Juliana dès qu’on rentrait dans la maison

-toi c’est pas la peine, t’adore tellement manger que tu perçois l’odeur de la bouffe même a des kilomètres

Elle me fit un geste de la langue puis se dirigea directement vers la salle a manger ou je pouvais l’entendre ouvrir les couverts et les refermer en mentionnant combien elle allait se régaler...

-arrête un peu ce que tu fais, ce n’est pas correct. On ouvre les couverts qu’une fois installe à table

-ah pardon Jessica ! Ta mère n’est pas la hein. Oublie un peu ses leçons de morales

Oublier ? Comment oublier ? J’ai grandi dans ca…

Toujours prendre sa douche après l’école puis se mettre à table avec mon frère et ma sœur, ne pas ouvrir les couverts en étant debout et sans s’être installe à table, ne pas quitter la table tant que tout le monde n’a pas fini de manger et tous pleins d’autres choses, si bien que c’était devenu naturel chez moi…

Je la laissais donc continuer d’ouvrir les couverts et une fois qu’elle eut fini, on se rendait dans la chambre ou je pris ma douche tandis qu’elle m’attendait sur le lit en écoutant la musique.

Magalie, Juliana et moi regagnèrent la table près de dix minutes plus tard et attaquait.

-non mais je peux dead pour la graille de votre cuisinier la quoi ! Je jure …

-ouais mais sauf que si meurs, tu ne pourras plus manger ca Juliana

-oui c’est vrai… non mais sérieux je me demande bien ce qu’il met dedans pour que ça soit si bon. Tu me passes l’arôme s’il te plait ?

Ce que je fis.

C’était toujours un plaisir de bouffer avec Juliana, au moins ça me changeait un peu des discussions ennuyeuses avec les parents a table.

-Bonsoir et bon appétit

Nous nous retournèrent toutes les trois juste par reflexe car on savait par la voix que c’était Xavier mais il était accompagné d’une jeune fille qui nous salua à son tour avec un beau sourire

-merci, désolé d’avoir commencé sans toi dis-je. Maryse nous a dit que t’étais rentre a midi et allait revenir à la maison qu’aux environs de 20 heures.

-c’est exacte mais j’ai fini plutôt que prévu… dit-il avant de faire les présentations.

Les filles je vous présente Carmela, Carmela je te présente Jessica celle qui vient après moi et juste à cote d’elle son amie Juliana, et Magalie la dernière…

C’était bien la première fois que Xavier emmenait une fille à la maison et nous la présentait… j’en étais surprise.

-aww elles sont toutes mignonnes et vous vous ressemblez tellement dit-elle l’air émotionné. Je suis ravie de faire votre connaissance les filles.

-nous de même.

-Xavier ? Vous êtes par où ?

Oh mon Dieu ! Il est la pensais-je avant d’écouter la voix fine de la nommée Carmela qui se tenait près de Xavier dire ‘’on est par là mon chéri’’ …

Des pas se firent entendre des secondes plus tard. Je baissais juste ma tête devant mon plat et ne la relevait pas car je ne voulais pas croiser son regard.

-bonsoir dit-il de sa voix grave mais d’une sonorité douce

Ah cet homme ! Il est le fantasme en personne…

Nous répondîmes à peine à sa salutation que la fille prit la parole

-alors chéri tu l’as trouvé ?

Je levais mon regard vers eux mais sans pourtant regarder William.

-oui, dit-il en lui mettant la boucle d’oreille tout sourire et lui caresser la joue à l’aide de son pouce

-bon mais les amoureux on va s’attabler dit Xavier en regardant ce que je compris était un couple.

Ils prirent place une fois s’être nettoyé les mains et commencèrent à manger.

Tout le long du repas je ne parlais plus, j’avais qu’une chose en tête: disparaitre de la salle à manger ou William ne cesser pas de sourire a cette fille qui était sa petite amie ou plutôt l’une de ses petites amies.

Des minutes plus tard nous finîmes de manger et quittâmes la salle à manger. On regagnait la chambre Juliana et moi.

-ah rien n’est meilleur que faire une bonne sieste après avoir bien mange fit Juliana en s’allongeant sur le lit.

J’attachais mes cheveux que je recouvrais d’un filet puis m’allongeais moi aussi.

-on se réveille à 20 heures pour bosser me demanda-t-elle

-hum hum fis-je en guise de oui

-Jessica ça va ? Tu ne dis mot, t’es toute calme …

-ça va, je suis juste un peu fatiguée

Elle me regardait calmement puis soupira, je retournais légèrement ma tête vers la fenêtre puis fermais les yeux pendant de longues secondes.

-Juliana tu penses que s’il n’avait pas toutes ses meufs la, il aurait fait attention à moi demandais-je de but en blanc

Elle soupira avant de murmurer

-je savais bien que t’étais dérangé par ca…

Elle se redressa du lit puis vint mettre son visage près du mien

-écoute ma chérie, tu n’es pas la première personne à avoir aimé quelqu’un qui n’en vaut pas la peine ou qu’on ne devrait tout simplement pas aimer, mais on arrive à les oublier les gens comme eux. Tu sais comment ?

-comment ? Demandais-je tout doucement

-en pensant à quelqu’un qui t’aime

-arrête dis-je en voyant là où elle voulait en venir

-écoute si cette option ne te convient pas, je te conseille de te focaliser sur ses défauts. Etablis-en une liste et tu te rendras compte qu’il n’est pas extra…

-d’accord, d’accord… c’est compris, on ne va pas en faire tout un cour dis-je en souriant

-oui mais je suis sérieuse, je ne veux pas que tu puisses souffrir. Arrête de t'accrocher parce que le jour où il voudra profiter de cette situation, il te fera tellement mal lorsqu'il t'abandonnera que t'aura même plus envie de te regarder dans une glace...

Mes lèvres s’étirèrent en un léger sourire de reconnaissance. J’étais bien chanceuse d’avoir Juliana dans ma vie. Je déposais un baiser sur sa joue puis lui remerciait. L’on causa encore quelques minutes sur autre chose puis nous finîmes par nous endormir…

3 heures plus tard.

-vivement qu’on reparte dans la chambre me souffla Juliana une fois que les parents allaient en direction des escaliers.

Ils venaient d’arriver.

-ça ne va pas tarder …

-et voilà on a terminé ma biche

-ah bah dis donc c’était un exercice assez coriace, j’avoue que je ne me serais pas en sortie toute seule lui dis-je

-ouais je sais, je sais… sans moi tu ne peux rien faire mais ne me remercie pas tant, je risque de rougir

Je me mis à rire tout en lui demandant depuis quand les blacks rougissaient. C’est à cet instant que mon téléphone sonna… je décrochais donc.

C’était madame Beauchamp qui voulait parler à maman.

Je quittais donc le salon tout en expliquant a Mme Beauchamp qu’elle n’arrivait pas à joindre maman parce qu’elle avait oublié son téléphone au bureau quand j’entendis des voix depuis le couloir qui menait à leur chambre.

Je n’entendais pas exactement ce qu’ils se disaient mais ça ressemblait à une dispute…

-… je ne suis pas d’accord entendis-je mon père dire une fois que j’étais devant la porte qui était entre-ouverte

-mais je n’ai pas besoin de ton accord Maurisen. Je te faisais juste part de mes intentions et quoi que tu dises ce mariage entre eux aura lieu. Point final

Encore une discussion entre grande personne pensais-je en tenant la poignée de la porte

-elle n’a que dix-sept ans à la fin ! S’exclama-t-il

-Jessica l’épousera que tu le veuilles ou pas…

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