
Ma vie, mon histoire
Chapitre 3
Chapitre 3.
Je restais fige devant cette porte et me demandais si j’étais en plein rêve.
Moi Jessica me marier ? Mais pourquoi ? Me demandais-je déconcerté.
J’étais tellement perdu dans mes pensées que je ne sus pas à quel moment maman ouvra la porte.
-tu fais quoi la ?
-je…
-donc comme ça, tu écoutes maintenant aux portes ?
Je baissais mon regard vers le téléphone que j’avais en main me souvenant que Mme Beauchamp avait appelé…elle avait dû raccrocher car son nom n’était plus affiche sur le l’écran
-non maman, c’est Mme Beauchamp qui a appelé. J’étais venue dans le but de te donner le téléphone quand je vous ai entendu parler.
-d’accord. Elle se porte bien ?
Je fronçais les sourcils surprise par son calme et sa question mais répondis tout de même car elle avait horreur de se faire répéter
-oui
-okay, bon mais là, il est l’heure de passer a table dit-elle en s’en allant
-maman l’interpellais-je
-oui ?
-j’ai … j’ai écouté votre échange avec papa tout a l’heure
-oui je n’en doute pas une seule seconde vu que je suis venue te trouver devant la porte. Maintenant on passe a table, je ne suis pas d’humeur a trop bavarder ce soir.
Je la regardais qui s’éloignait après avoir dit ça. Ne pensait-elle pas que j’avais droit a des explications ?
-papa dis-je en donnant un léger coup a la porte pour prévenir que je rentrai
Ce dernier leva juste un regard triste vers moi
-j’étais a la porte, je vous ai entendu parle maman et toi
-je sais, je vous écoutais parler…
-c’est quoi cette histoire de mariage lui demandais-je effrayée
-ce n’est qu’un petit malentendu, c’est tout.
-un malentendu ? Tu es sur papa ?
Il se passa nerveusement la main sur la tête. Un geste de lui qui ne me rassura pas du tout.
-ne me dis pas qu’elle est sérieuse avec ça papa, mais pourquoi ? N’est-ce pas elle qui dit que je suis trop jeune pour aller étudier toute seule à l’étranger ? Que je devrai d’abord grandir un peu ? Et là pour un mariage avec quelqu’un que je ne connais même pas elle me trouve prête ?
-tu ne vas pas te marier maintenant dit-il d’une voix peu convaincante
Je pris place près de lui.
Connaissant maman, j’étais sûr que c’était possible bien que j’ignorais la raison pour laquelle elle agirait de la sorte.
-papa s’il te plait promets-moi que tu ne laisseras pas maman le faire.
-………
-promets le moi insistais-je sous son silence tandis qu’il me regardait tout simplement
Il prit ma main dans la sienne puis me dit tout bas
-je te le promets
Mon père et moi n’étions pas si proche que ça, mais je me sentais un peu plus libre avec lui qu’avec maman car lui se montrait quelques fois compréhensif bien qu’à la fin souvent, c’est maman qui avait le dernier mot. Je me demandais toujours pourquoi il en était ainsi, car l’homme est le chef de famille et celui à qui la décision finale revient.
-maintenant allons-y dit-il
On se rendait donc au salon avec mon père ou nous retrouvèrent les autres. Nous passâmes comme d’habitude quelques minutes devant la télévision puis à table.
Pendant le repas je n’avais pas cesse de regarder maman, je n’avais pas cesse de me demander pourquoi elle se comportait de la sorte et était si dure avec nous ses enfants.
Petite, je me disais que c’était pour nous former, nous donner une bonne éducation, mais une fois assez grande je ne voyais plus les choses sous cet angle. J’avais tout remis en question et trouvais ma famille à part.
-man mais t’es vraiment dingue toi… pauvre Carmela, et elle ne se doute de rien
Je m’arrêtais sur les marches et regardais en direction de Xavier qui était de dos. Je compris par ca phrase qu’il était au téléphone avec William.
Ca faisait moins de dix minutes que l’on avait fini de manger et qu’on avait laissé Xavier au salon en train de regarder une émission.
-c’est vrai ? Ahahaha rit-il. Faut croire que ce n’est pas toutes les filles qui ne te résistent pas, soit disant que le fait que tu me la présente, que je lui montre que je l’apprécie et fasse des commentaires sur combien tu es dingue d’elle allait la mettre en confiance …
Je pris une grosse bouffée d’air puis allait dans la cuisine ou je prenais une bouteille d’eau pour Juliana qui faisait le choix du film que l’on allait regarder parmi ce qu’elle avait apporté, car bien sur moi je n’en ai pas les films.
Je n’avais pas dit un mot à Juliana sur la conversation des parents.
Quand je revenais dans la chambre elle était toujours dans sa sélection.
-film d’horreur, film romantique, fantastique…j’ai du mal à me décider entre ces trois… Jessica ?
-oui ?
-tu préfères quoi comme film?
-pourquoi ne pas regarder un film comique a la place ? J’ai bien envie de rire un peu
Oui, il me fallait rire un peu, il me fallait me détendre et ne plus penser à quoi que ce soit. Ma soirée fut riche en émotion, un film comique ne pouvait que me faire du bien.
Plusieurs mois s’écroulèrent, des mois ou je me disais que cette histoire de mariage n’était en réalité qu’un simple malentendu entre les parents ou plutôt que pour une fois ce fut papa qui eut le dernier mot car pas une fois maman vint me voir pour en parler ou me donner des explications, mais je me trompais, le silence de maman ne voulait aucunement dire cela mais ça je ne le sus qu’un samedi matin alors que je faisais ma petite lecture dans la chambre…
-Jessica ? Maman a besoin de toi m’avait dit Magalie
-maman ? N’est-elle pas allée au boulot ce matin
-non, elle était bien sortie avec papa après le petit déjeuner mais elle est de retour
Avant midi ? Ce n’est pas dans ces habitudes pensais-je en me redressant
-elle est ou ?
-dans sa chambre
Je quittais donc ma chambre pour celle de maman. Je la trouvais allonge sur le lit.
-maman ça va ? M’inquiétais-je
-oui
-mais pourquoi es-tu donc à la maison demandais-je surprise
-c’est quoi toutes ces questions ? Je n’ai pas le droit de rentrer chez moi peut-être ?
-euh si, mais c’est inhabituelle, a pareille heure tu…
-passe t’asseoir ici me coupa-t-elle l’air agace
J’exécutais
-tiens c’est pour toi me dit-elle en prenant un paquet déposé a terre juste au coin du lit
-c’est quoi lui demandais
-une robe que j’ai achetée pour toi…
-aww merci maman dis-je en ouvrant le paquet ou je faisais sortir une belle robe violette
-……
-elle est très belle
-je sais. C’est ce que tu vas porter cet après-midi
Je la regardais sans trop comprendre. Une telle robe était celle que l’on portait pour des grandes sorties ou cérémonies mas pas a la maison.
-nous allons recevoir des invites aujourd’hui. C’est une famille qui nous revient droit des états unis mais qui venait souvent à Londres. Je veux donc que tu te montres gentille et polie envers elle car ce voyage c’est pour toi qu’elle la effectuee.
-pour moi ? M’étonnais-je
-oui, le couple Onkiana vient avec leur fils David qui va t’épouser dit-elle aisément
-pardon ?
-tu as bien entendu, je ne veux pas me faire répéter et cesse de jouer a la surprise car tu m’avais déjà entendu parler de ca ce jour où tu écoutais a la porte. Dans moins de trente minutes la coiffeuse sera là. C’était tout, tu peux disposer.
-disposer ? Maman tu m’annonces un truc pareil et tu veux juste que je garde silence et exécute sans même me donner une quelconque explication ?
Elle me fixa. Elle avait un regard très sévère, un regard qui me faisait même peur mais je ne voulais pas me laisser intimider par ca.
-c’est quoi cette histoire de mariage maman ? En plus avec quelqu’un que je ne connais pas, que je n’ai jamais vu
-ça s’appelle un mariage arrange me répondit-elle
-je sais comment ça s’appelle, mais moi je ne veux pas …
-je m’en fous de ce que tu veux petite fille. Ton point de vue ne m’intéresse pas du tout. Maintenant tu sors de cette chambre et attend la coiffeuse.
-maman…
-dehors
-dis-moi au moins pourquoi tu fais cela, je suis ta fille. Je suis encore jeune…
Je la vis qui se leva dangereusement du lit et la connaissant je courus vers la sortie ou une fois dans la chambre je me jetais sur le lit…
J’avais envie de pleurer, hurler et demander pourquoi je devrais vivre une telle chose, pourquoi j’étais tombée dans une famille si étrange, mais même si je le faisais est ce que cela aurait servi à quelque chose ? J’avais bien envie d’appeler papa et lui demander pourquoi il avait laissé maman faire mais je ne retrouvais pas mon téléphone et Magalie refusa de me donner le sien car maman lui avait dit comme aux autres de ne pas me donner leur téléphone quel que soit la raison que je pouvais avancer.
J’avais mal, j’avais peur et je me demandais bien ce qui arriverait maintenant.
Dans exactement trente minutes Maryse vint toquer a ma porte pour me dire que la coiffeuse était là. Dieu comme j’avais envie de disparaitre.
Mes yeux étaient rouges tellement j’avais pleuré priant qu’un miracle se produise ou que maman change d’avis.
Je n’étais pas si chrétienne que ça mais souvent il m’arrivait de dire quelques mots au bon Dieu même si parfois je doutais de son existence.
4 heures plus tard.
Je croyais encore être dans un rêve ou je voulais que l’on me réveille, mais chaque fois que je me voyais dans cette robe violette j’avais envie de pleurer, je me retenais car mon maquillage pouvait fondre, le tout premier maquillage car je n’en avais jamais fait auparavant.
C’était la coiffeuse qui m’avait maquille. Maman était venue voir le résultat et n’avait pas cesse de me dire combien j’étais belle et irrésistible.
Je ne lui avais rien répondu et la regardais juste dégouté, mais elle s’en foutait pas mal de mon regard et me souriait avant de se mettre a me conseiller sur la manière dont je devrais me tenir et me comporter surtout avec ce Marc.
-il faudra le complimenter, lui dire que je t’ai beaucoup parle de lui et que c’est un réel plaisir de le rencontrer
Tout ce qu’elle me disait, je l’envoyais à la cathode. Je ne l’écoutais même pas bien que je répondais positivement a ce qu’elle me disait.
La table était déjà dresse pour sept. Je compris que maman avait tout planifie et que papa ne serait pas là. Nous étions donc tous au grand salon ou on attendait la fameuse famille.
Des minutes plus tard on entendit un klaxon puis le ronflement d’une voiture dans la cour.
-ils sont la fit maman toute contente
Je fixais le sol le regard vide, la porte s’ouvra des secondes après.
Je me refusais de lever le visage mais finis par le faire et je compris que c’était vrai…il était réellement la, juste à cote de ses parents...
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