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Couverture du roman Ma vie apres ton depart

Ma vie apres ton depart

En 2020, Haïti devient le théâtre d'un récit moderne aux apparences trompeuses. Si l'intrigue semble débuter comme une romance classique, elle bascule vite dans un suspense haletant mêlant meurtres et sombres complots au sein d'hôpitaux psychiatriques. À travers une narration alternant entre présent et passé, le récit multiplie les scènes sanglantes. Cette œuvre complexe transcende son genre pour offrir une réflexion philosophique profonde sur la vie après un départ tragique.
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Chapitre 1

Le scalpel a la main, il n'hésite pas comme toutes les autres fois à me l'enfoncer en plein centre du cœur, tout de suite après il me regarde droit dans les yeux m'écrouler sur le sol noirâtre marbré pigmenté de blanc, d'un long sourire aux lèvres, je ne puis me garder de commenter sur sa bouche, les plus belles lèvres jamais vu sur la terre, je crois être obsédée de lui. Depuis plus de trois mois, c’est ainsi qu’il hante mon esprit a travers ce rêve si étrange. Les rêves ont toujours une portée significative m’a t’ont répété, interprétation plus que simple, un jour il me brisera le cœur comme personne ne l’a jamais fait et cela me tuera, peut-être pas le sens littéral du terme (QUI SAIT ?), mais sûrement psychologique et malgré que je le sache, je n’arrête et n’arrêterais sûrement jamais de l’aimer. Avant donc de

dévoiler par mégarde son nom, commençons donc par le commencement afin de comprendre pourquoi je suis autant attachée, liée, éprise de sa personne. Lui qui n’as rien de si exceptionnel et don’t l’esprit laisse à désirer, lui que je méprisais tant dans le passé et moi qui ne suis jamais tomber amoureuse. Je m’appelle Lorianna Lancaster, mais tout le monde m’appelle Lorie, j’ai 17 ans et cette année enfin, je me retrouve en dernière année : la terminale, une classe pour laquelle on m’a autant fait l’éloge, franchement me déçois, moi

qui croyais me retrouver à travers cette année philosophique, je crois que je suis plutôt que je suis en train de me perdre, et vous saurez pourquoi tantôt. Mes parents ne sont pas très présents pour moi, je me suis donc construite une personnalité très forte car depuis bien des années, c’est moi qui gère mes affaires seule et en amour n’en parlons pas, ils ont tous été des catastrophes ; Steevy, Max, Christian, Samuel, Liam... C’est comme si une malédiction prônait sur moi, attention à ne pas confondre, je suis une assez belle jeune fille, je peux faire tourner la tête de nombre de garçon de par mes formes abondantes, ma chevelure mi longue, mon un mètre soixante-sept, mes yeux d’un vert noir luisant, ma belle couleur caféau lait. Je n’ai jamais passé une journée sans recevoir de compliments d’un quelquonque

garçon, mais pas de lui, pour lui c’était comme si je n’existais pas, malgré toutes mes tentatives pour attirer son attention, il n’a jamais réagi et cela me rend folle. Il me rend complétement dingue.

-‘’Descends de la tout de suite ‘’ aboya ma mère de la salle à manger. Son cri percutant me

fit sortir brusquement du nuage sur lequel j’étais, je n’arrive pas à croire que j’étais entrain

de penser a lui encore, en plus il ne le mérite même pas. Enfin je crois.

-‘’J’arrive tout de suite’’ lui dis-je, comme pour prétexter que je me dépêchais.

Je tire un chignon vite fait avec un peu de gel et le tour est jouer, me voilà prête pour l’école,

prête à le regarder de loin a chaque fois que je le verrais. On dirait une vraie psychopathe.

-‘’Tu me disais arriver tout de suite, ton père est en retard et ne pourra donc pas

t’accompagner à l’école ce matin. Appelle donc Rodolphe afin de savoir si vous pourrez y

aller ensemble’’

Lorsqu’elle a cité son nom, mon cœur c’était mis à battre a mille à l’heure, je ne veux plus

me retrouver seule dans une voiture avec lui. La dernière fois j’ai failli rougir par ces

questions embarrassantes, son regard accrocheur sur toi, ne te laisse même pas le temps

d’y réfléchir. Et au ciel, qu’il est mignon.

-‘’D’accord maman’’ assurai-je en la regardant courir vers son véhicule déjà en marche, une

tasse de café a la main. Je l’ai déjà vu en action a la cour, c’est une très bonne avocate, elle

a su défendre un jeune criminel du 85 de Filou, une grande patriote me direz-vous.

Le klaxon assourdissant d’une Volvo quatre-vingt dix venait de me faire renverser la tasse

de chocolat chaud sur le parquet. Comment oublier ce klaxon, c’était lui. Rodolphe E.

Weither, un sportif qui fait tomber toutes les filles de l’école grâce a sa façon de draguer et

bien sûr, ces biceps. La raison pour laquelle, il n’a pas pu me charmer, c’est parce que mon

cœur appartient à un autre, et il ne le sait pas, personne ne le sait d’ailleurs.

-‘’Tu étais ou beauté ? Entrain de te faire une beauté ?’’ Tout en riant a sa propre blague, il

me touche les cheveux prétextant m’enlever une céréale qui se serait accrocher, non mais

franchement une céréale. Il faudra trouver mieux Weither pour avoir mon cœur.

-‘’Ta mère m’avait appelé, nous irons en cours ensemble aujourd’hui’’ continua-t-il. Comme

vous l’avez deviné, nous sommes dans la même classe, il a eu 18 ans le mois dernier et il

s’en vante tout le temps, je ne sais pas pourquoi.

-‘’Non, mais c’est super, merci qu’est ce que je ferai sans toi...’’ appuyai-je afin de briser ce

silence gênant.

Et voilà, c’est comme s’il était né pour cela, ses yeux s’illuminaient à la rencontre des rayons

du soleil, ses mâchoires se serraient, ses sourcils s’affaissaient, il avait donc cette faculté de

toucher la sensibilité du cœur des filles. Même moi je n’étais pas épargnée.

-‘’Hum...qu’est-ce que tu as ?’’ demandai-je

-‘’C’est toi... ‘’

-‘’Comment ça moi ?’’

-‘’C’est toi qui me mets dans cet état-là’

-‘’Oh, quelle accusation’’ criai-je, comme pour faire semblant de ne pas comprendre ou il

voulait en venir précisément

-‘’Touche mon cœur’’ dit-il d’un sérieux

Une main sur le volant, les yeux fixes sur la route, il m’attrapa la main et la posa directement sur son pectoral de gauche. Comment ne pas réagir au contact d’une poitrine si ferme, si masculine. Je tirai ma main, et rougis la tête baissée. Satisfait de son acte, Weither souriait

du coin des lèvres en croyant que je ne le remarquerais pas. Nous passions le reste de la route à préserver un silence de cimetière, ses yeux restaient fixes sur la route, et les miens étaient plonger dans un roman que j’ai relu plus de cent fois déjà, « Nos étoiles contraires », je ne cesse de m’imaginer à la place d’Hazel et lui (ce n'estpas Rodolphe) celui d’Augustus, malgré la triste fin de ce si beau roman, je ne refuserai pas deux jours dans ses bras, les lèvres entremêlés et son souffle chaud sur ma poitrine tout en me caressant avec ses délicates mains mes...

-‘’Lorie !’’ aboya Rodolphe

-‘’Oui, excuse-moi’’ répondais-je d’une voix suave, presque inimaginable, surement dû à ma

gêne de tout à l’heure.

-‘’Nous sommes arrivés princesse’’

-‘’Oh, déjà’’ acquiesçais-je comme pour montrer que je ne comptais pas les secondes dans

mon cœur pour le revoir.

-‘’Merci beaucoup’’ continuais-je en descendant du véhicule

-‘’Je t’en prie’’ s’écria celui-ci en me regardant m’éloigner

Comme a mon habitude afin d’attendre le son de cloche qui se fera entendre à 8 heures, je

m’assis sur le banc rouge grenat se trouvant en face de l’infirmerie générale, mon téléphone

à la main et mes airpods bien enfui dans mes oreilles, répondant à quelques textos tantôt

sur Instagram, tantôt sur WhatsApp. Tout d’un coup, je ressentis une présence a cote de

moi, n’osant même pas tourner le regard, je priais intérieurement pour que ça soit lui ;

retirant une oreillette de l’écouteur, le jeune inconnu commença.

-‘’Pourquoi es-tu si jolie’’

Je ne pouvais plus patienter et tourna vite fait mon visage, le lançant quelques mèches en

plein œil. Je le savais, ce n’était pas lui, c’était Alex Y. Sylvester, un jeune populaire de la

Terminale C, vous savez, cette filière dans laquelle vous avez 4 heures de maths, 2 heures

de physique et 2 heures de chimie par jour. En y repensant j’avais bien fait de choisir la

filière A, non seulement je fais ce que j’aime à savoir la littérature, la philosophie, le droit, la

communication... mais en plus, c’est la filière de l’homme pour lequel je suis complètement

obsédée, faut avouer que j’avais été étonner de savoir qu’il aimait la littérature, j’ai toujours

cru que les garçons préféraient les maths.

-‘’Non, je ne te ferais pas ta dissertation Sylvester, ça va faire la sixième fois comment

compte tu faire pendant les examens’’ redondais-je sèchement a ce profiteur, Alex était le

genre de garçon a qui il était difficile de dire non, il dégageait un charme naturel qui

enchantait toutes les filles a qui il s’adressait. C’était donc très difficile pour moi de le refuser

une telle chose.

-‘’S’il te plait’’ continua-t-il le regard enfoncer dans le mien, les sourcils affaissés et la main

sur ma cuisse.

-‘’Je ferai ce que tu voudras, je suis prêt à t’offrir mon corps et tout ce qui va avec’’

poursuivit-il, le sourire aux lèvres et les sourcils montant de haute en bas.

-‘’Garde ton corps pour toi, ça ne m’intéresse pas’’ mentis-je

-‘’Mais c’est la toute dernière fois que je le fais’’ poursuivis-je involontairement comme pour

les autres cinq dernières fois.

-‘’Je t’aime aussi’’ termina Sylvester en courant déjà trouver sa petite amie Eva en lui tenant

fermement les fesses. Je me demande comment une fille peut se laisser autant humilier par

un garçon (oui, parce que pour moi c’est une forme d’humiliation) Vive le féminisme.

8 heures ne se fit pas vraiment trop attendre, a peine j’étais sur le point de conclure la

dissertation de Sylvester, il était l’heure de commencer les cours, mais ce qui me rendant

aussi anxieuse c’était le fait que je ne l’avais pas vu passer, car ma place était stratégique,

de façon à voir tous les étudiants qui rentrent et qui sortent mais je ne l’avais pas vu et son

heure habituelle avait été griller depuis près de trente minutes. Où est-il ? Que fais-t-il ?

-‘’Venez donc nous lire votre essai mademoiselle Lancaster, vous qui suiviez si bien mes

dires’’ avait dit calmement monsieur Chester

-‘’Mais bien sur’’ appuyais-je, tout en jetant un regard vers sa place vide, car je l’avais rédigé

de tout cœur en pensant a lui.

-‘’ La littérature française des siècles passés et même la littérature moderne nous ont fourni

des expériences sentimentales où les personnages désirent aimer et être aimés. On citera à

cet égard la citation suivante : « plus que l’amour heureux, c’est l’amour malheureux qui

inspire les artistes et les écrivains ». La souffrance causée par un amour malheureux est-

elle donc la principale source d’inspiration et de création artistique ? Il est vrai que les

expériences amoureuses tristes et décevantes inspirent les artistes et les grands écrivains.

En effet, les plus beaux chefs d’œuvres ne sont qu’une expression d’un amour impossible.

Citons à titre d’exemple Roméo et Juliette de Shakespeare.’’ Interrompue par le claquement

de la porte, c’est ainsi que j’arrêtai la lecture de mon essai sur l’amour

-‘’Entrez donc monsieur Vincent, être à l’heure n’est pas un de vos points forts’’ insista

monsieur Chester

-‘’Je m’excuse monsieur, j’ai dû rebrousser chemin suite a l’abondance de pneu enflammés

dans ma zone’’ répondit David aussi clairement que possible. Et oui, son prénom était

David.

-‘’Continuons donc la lecture’’ persista monsieur Chester comme pour ignorer ce que David

venait de dire, il hésitait toujours à parler de politique avec nous, je ne sais pour quelles

raisons. Surement par pure crainte, la philosophie ne prêche-t-elle pas l’esprit critique ?

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