
Ma Parole M'a Condamnée
Chapitre 3
J’étais déjà au campus, j’étais anxieuse. J’attendais que Solange et Kameni arrivent pour qu’on parle.
Elles sont venues en retard comme d’habitude.
Le premier cours est fini, on attendait le deuxième. J’ai donc profité pour aborder le sujet.
Murielle : Dites moi les filles, vous faites quoi pour avoir tout ça ?
Kameni : Pourquoi tu poses la question ? Tu n’es plus sainte ?
Murielle ; Ça m’intéresse. Et j’en ai marre de cette vie de misère. Hier encore nous avons dormi affamé. J’en ai marre.
Solange : Voilà que tu parles bien.
Kameni : Tu es sûre de toi ?
Murielle : Très ! Peu importe ce qu’il faut faire je vais faire.
Kameni : Okay. Ce soir, Solange et moi on va passer te chercher à 21h. Sois prête.
Murielle : Okay les filles.
Solange : Tes parents ne vont pas déranger ?
Murielle : Eux ? Pardon qu’ils fichent le camp.
Solange : Haha ma copine !!
Kameni : Haha la Sainte nitouche a disparu. C’est très bien.
Solange : Et tu vas faire comment avec ton idiot de Julien ?
Murielle : Je suis avec lui. Je l’aime malgré tout. Mais ça ne va pas m’empêcher de vivre la vie que je veux. S’il veut faire un genre, je le mets sur le banc de touche. Je ne veux pas quelqu’un qui va freiner mon évolution.
Solange : Haha haha j’aime beaucoup ton nouveau toi !
Kameni : Maintenant tu parles comme une vraie personne ! Haha
Murielle ; Ah oui oui. Mon heure de gloire a sonné.
Bref nous avons terminé les cours de la journée, je suis rentrée chez moi attendre impatiemment 21h.
***
21h pile, Kameni m’envoie le message me disant qu’elles sont là. Je porte ma mini robe moulante rouge et ma talon et je sors.
Je croise mes parents au salon, je passe comme si je n’ai vu personne.
Pa Kevin : Murielle tu pars où habiller ainsi ? En plus à cette heure !
Murielle : Garde tes commentaires pour ta femme. J’en ai pas besoin.
Ma’a Angel : Murielle méfie toi. Tu parles comme ça à ton père ?
Murielle : Un père incapable de ramener de quoi manger pour sa famille ? Un père qui aime la pauvreté ? Il a même déjà tissé les liens de parentés avec la pauvreté et veut nous obliger à suivre son chemin. Tsuips pardon.
Pa Kevin : C’est parce que nous sommes pauvres ? Parce que je n’ai rien que tu me traites ainsi ? Murielle tu crois que c’est volontaire ? Tu crois que ça me plaît de vous faire vivre ça ?
Murielle : oui c’est ta faute. Quand les pères des autres bossaient pour avoir leur argent, toi tu faisais quoi ? Maintenant tu es là à me conjuguer les verbes. Tu avais le choix, mais tu n’as rien fait. Moi j’ai le choix, alors je vais en profiter. Restez avec votre pauvreté. J’en ai rien à faire. Ne m’attendez pas, bonne nuit.
Ma’a Angel : Murielle, comment tu peux dire ça ? Que vas-tu faire ? S’il te plaît ma fille, ne fais pas quelque chose que tu vas regretter après.
Murielle ; Économise tes salives, tu en auras besoin plus tard. Foutaise.
Je suis sortie et j’ai retrouvé les filles.
Kameni : Depuis là ? Moi je voulais déjà partir.
Murielle : Vraiment désolée les filles. Ce sont mes idiots de parents qui m’ont retenu. Vraiment désolée.
Solange : Tsuips. Les vieux là voulaient quoi ? Qu’ils ne dérangent pas les gens.
Murielle : Vraiment. Ils me disaient de ne pas faire ci.. bref les bêtises.
Kameni : Mdr quand on est pauvres on se tait. Ils savent quoi sur la richesse ? Qu’ils dégagent.
Murielle : Qu’ils aillent en brousse avec ça.
Solange : Haha
Kameni : Que ta vie commence !
Elle a mis la musique, on dansait en chantant, et Solange nous filmait aussi.
Quelques temps plus tard, nous sommes arrivées devant une grande boîte de nuit : BOSS.. rien que les boss( comme son nom l’indique) avaient accès à cette boîte.
La bouteille d’eau coûtait 10,000f. Imaginez le whisky.
Je n’y avais jamais mis les pieds.
Murielle : Waouh. Attendez.. c’est ici qu’on va passer la soirée ?
Kameni : Oui ma belle.
Waouh.. je regardais cet endroit comme le paradis, j’étais éblouie par la beauté des lieux, et j’avais hâte d’entrer.
Solange : Arrêtes de regarder ça comme une villageoise. Tu vas faire on va nous chasser. Comporte toi, ne nous fais pas honte.
Murielle : D’accord compris.
Je voulais sortir de la voiture quand Kameni m’a stoppé et m’a dit :
Kameni : Avant qu’on entre, sache que ton avenir est à l’intérieur. Si tu veux devenir riche, tu feras et accepteras tout ce qu’on te dira. Si tu veux continuer dans la pauvreté, tu pourras refuser et rentrer chez toi. La décision te revient.
Solange : On ne t’oblige a rien, tu as le choix : Devenir riche comme nous ou plus que nous, ou demeurer pauvre toute ta misérable vie.
J’ai médité sur les paroles qu’elles m’ont dites. Une partie de moi me disait de rentrer chez moi et attendre que Dieu me fasse grâce, et une autre partie de moi m’encourageait à entrer et de forcer le destin. Alors j’ai écouté cette partie de moi qui m’encourageait à forcer le destin.
Nous sommes entrées dans cette boîte.
J’aurais dû écouter la première partie de moi.
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