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Couverture du roman Ma femme se trouve être une millionnaire secrete

Ma femme se trouve être une millionnaire secrete

Lauren, orpheline devenue chercheuse de renom et actionnaire secrète, retrouve sa famille biologique, les Bennett. Mais elle subit aussitôt la haine de Sally, leur fille adoptive. Malgré une agression orchestrée, les Bennett protègent la coupable, exigeant le pardon de Lauren. Lors d'un banquet, elle déjoue leurs pièges avec brio grâce à son intelligence. Soutenue par son grand-père, elle s'impose face à l'hypocrisie ambiante. Sa rencontre avec le puissant Charlie Frank et son fils Léo dévoile alors sa profonde humanité.
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Chapitre 1

À peine eut-elle franchi le seuil de sa chambre qu'un cri de stupeur lui échappa. « Mon Dieu... qui êtes-vous ? » Sa voix se brisa sous la surprise et la peur, car déjà une poigne immense s'abattait sur elle. Avant même qu'elle ne comprenne ce qui se passait, une main puissante la happa et la tira brutalement à l'intérieur, refermant l'espace comme une trappe.

L'homme la cloua contre le mur sans lui laisser le temps de réagir. D'une main, il lui écrasa la bouche pour étouffer tout appel à l'aide ; de l'autre, il la maintint fermement par la taille, son corps massif l'empêchant de se dégager. L'odeur étrangère de cet inconnu, la pression de son bras contre sa poitrine, tout contribua à figer Lauren dans une terreur glaciale. Elle sentit son dos heurter le mur, le choc lui arrachant un souffle rauque.

Il ricana d'une voix basse, tandis que ses gestes devenaient plus insistants. Dans la confusion, Lauren comprit qu'il avait déjà fait tomber une partie de ses vêtements, agissant avec une assurance écœurante, comme s'il se croyait chez lui. Ses mots, prononcés avec un sourire tordu qu'elle devinait plus qu'elle ne le voyait, furent comme une lame : il lui ordonnait de ne pas résister, prétendant qu'il saurait la « mettre à l'aise » pour la nuit. Cette certitude obscène balaya les derniers doutes de Lauren.

À cet instant précis, la réalité s'imposa à elle avec une clarté brutale : cet homme était venu pour la détruire. La peur, loin de l'anéantir, se mua en une colère brûlante. Puisant dans un instinct de survie farouche, elle rassembla toutes ses forces et frappa. Son pied se leva et s'abattit violemment là où elle savait que le coup ferait le plus de dégâts. Le cri de douleur de l'homme retentit dans la pièce, et sa prise se relâcha.

Profitant de cette seconde inespérée, Lauren se dégagea et recula en titubant. Son regard balaya la chambre à toute vitesse, s'arrêtant sur le petit couteau à fruits posé non loin. Elle s'en empara sans hésiter, les doigts serrés autour du manche comme si sa vie en dépendait - et c'était le cas. La lame pointée vers l'intrus, elle se redressa, le dos toujours plaqué contre le mur, prête à frapper de nouveau.

« Qui vous a envoyé ici ? » lança-t-elle d'une voix tendue mais ferme, ses yeux rivés sur lui avec une intensité farouche. La peur tremblait encore dans ses veines, mais elle refusa de la laisser transparaître. Dans son esprit, les événements récents se bousculaient : elle avait grandi sans parents, orpheline depuis l'enfance, et voilà qu'à peine la veille, la famille Bennett lui avait révélé une vérité bouleversante - elle était leur fille biologique. Ils avaient exprimé le désir de la ramener chez eux, de réparer les années perdues. Il était évident que cette révélation n'avait pas fait que des heureux.

L'homme se redressa lentement, une main pressée contre son entrejambe, puis leva vers elle un regard chargé de mépris. « Personne », répondit-il avec un sourire narquois, comme si la situation l'amusait encore. Il ne semblait ni inquiet de la lame ni impressionné par sa détermination, pas même effrayé à l'idée d'être livré à la police. Cette assurance insolente fit monter la rage de Lauren d'un cran.

Elle pinça les lèvres, le fixa longuement, puis demanda d'un ton calme, presque doux : « C'est vraiment votre réponse ? » Ce calme n'était qu'une façade, une tension prête à se rompre. L'homme hésita une fraction de seconde, puis hocha la tête avec un rire bref. « Oui... oui. »

Il n'eut pas le temps d'en dire davantage. Le couteau fendit l'air et s'enfonça dans son épaule avec une précision implacable. L'homme hurla, son corps secoué de spasmes incontrôlables, la douleur le faisant chanceler. Le sang commença à tacher ses vêtements, et toute l'arrogance qu'il affichait quelques secondes plus tôt s'évapora aussitôt.

Lauren ne recula pas. Elle avança d'un pas, le regard glacé, et parla d'une voix étonnamment posée, chargée d'une menace implacable. Elle lui expliqua sans détour la gravité de ses actes : intrusion par effraction, tentative de viol. Elle ajouta que, dans un tel contexte, même si elle venait à le tuer « par accident », cela relèverait de la légitime défense. Ses mots, choisis avec soin, résonnèrent dans la pièce comme une sentence. « Alors, allez-vous enfin me dire qui vous a envoyé ? »

La panique se peignit aussitôt sur le visage de l'homme. Ses épaules s'affaissèrent, et sa voix trembla lorsqu'il lâcha précipitamment qu'il parlerait, qu'il dirait tout. La résistance avait disparu, remplacée par une peur animale.

Peu de temps après, la voiture luxueuse de la famille Bennett attendait déjà devant l'immeuble de Lauren. Elle y monta sans un regard en arrière, les preuves soigneusement rassemblées avec elle. Le trajet se fit dans un silence lourd, chargé d'anticipation. Chaque kilomètre la rapprochait d'un foyer qu'elle n'avait jamais connu, mais dont l'ombre pesait déjà sur elle.

À son arrivée dans la vaste demeure des Bennett, des sanglots lui parvinrent avant même qu'elle n'entre. Dans le grand salon, une scène soigneusement composée s'offrit à elle : un couple d'âge mûr et un adolescent grand et élancé entouraient une jeune fille en pleurs, la réconfortant avec des gestes et des paroles doucereuses. La jeune fille sanglotait au centre, comme une victime inconsolable.

« Sally, ne pleure pas », disait Mme Bennett d'une voix tendre. Elle assurait à la jeune fille que, quoi qu'il arrive, elle resterait leur priorité, celle qu'ils aimeraient plus que tout. M. Bennett renchérit, rappelant que Sally avait été leur fille pendant plus de dix ans, et que même si le sang racontait une autre histoire, leur affection ne changerait pas. Il alla jusqu'à qualifier Lauren d'étrangère, quelqu'un qu'ils connaissaient à peine.

Le jeune homme, présenté comme le frère cadet de Lauren, se montra encore plus catégorique. Il déclara que Sally ferait toujours partie de la famille et que, si Lauren osait l'intimider, il n'hésiterait pas à la chasser sans ménagement. Ces paroles, prononcées avec une assurance cruelle, révélèrent sans détour la place qu'ils avaient déjà attribuée à chacune.

Lauren observa la scène avec un sourire intérieur amer. Sans faire de bruit, elle entra dans le salon. Aussitôt qu'ils la virent, les expressions changèrent comme par magie. Les visages empreints de sollicitude se tournèrent vers elle, les sourires se firent accueillants, presque exagérés.

Mme Bennett s'approcha, les yeux brillants d'émotion feinte. « Tu es Lauren ? Maman t'a tellement manqué », déclara-t-elle en ouvrant les bras, comme si des années d'absence pouvaient être effacées en une phrase. Lauren, cependant, ne répondit pas à cette effusion. Son regard resta froid, distant.

Elle sortit calmement un document de son sac. Ce simple geste fit naître une confusion visible sur le visage de Mme Bennett. « Qu'est-ce que c'est ? » demanda-t-elle, déstabilisée.

Lauren leva les yeux vers Sally, puis, sans détour, annonça que ce papier constituait la preuve irréfutable que la jeune fille qu'ils chérissaient avait engagé quelqu'un pour se rendre chez elle et tenter de la violer. Sans la moindre hésitation, elle lança le document au visage de Sally. Le papier claqua contre sa joue avant de glisser au sol, brisant d'un coup le fragile équilibre de la scène et révélant, enfin, la vérité qu'ils s'efforçaient tous d'ignorer.

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