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Couverture du roman Ma femme se trouve être une millionnaire secrete

Ma femme se trouve être une millionnaire secrete

Lauren, orpheline devenue chercheuse de renom et actionnaire secrète, retrouve sa famille biologique, les Bennett. Mais elle subit aussitôt la haine de Sally, leur fille adoptive. Malgré une agression orchestrée, les Bennett protègent la coupable, exigeant le pardon de Lauren. Lors d'un banquet, elle déjoue leurs pièges avec brio grâce à son intelligence. Soutenue par son grand-père, elle s'impose face à l'hypocrisie ambiante. Sa rencontre avec le puissant Charlie Frank et son fils Léo dévoile alors sa profonde humanité.
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Chapitre 2

La pièce était saturée d'une tension palpable, comme si chaque souffle retenu pouvait déclencher une tempête. M. et Mme Bennett, figés, dévisageaient le morceau de papier que Lauren venait de leur tendre. Leurs yeux, larges d'incrédulité, glissèrent sur Sally, qu'ils fixaient avec une inquiétude feinte. « Tu vas vraiment faire ça à Lauren ? » demanda la mère, comme pour tester la réaction de sa fille biologique.

Sally, incapable de retenir ses larmes, balbutia quelques mots d'excuse avant qu'une voix glaciale ne la coupe net. Lauren, impassible, planta son regard dans le sien et déclara : « Cet homme m'a remis les captures d'écran de vos conversations et des transferts d'argent. Essayer de nier maintenant ne servira à rien. » Son ton ne laissait aucune place à la discussion. Elle ne voulait perdre ni son temps ni son énergie avec une enfant qui venait tout juste de montrer sa vraie nature.

Les sanglots de Sally redoublèrent, mêlés à des paroles précipitées : « Pardon... je... je ne voulais pas... j'avais peur que... papa et maman m'abandonnent... » Elle saisit le bras de Lauren, suppliante : « S'il te plaît, pardonne-moi... je sais que tu es leur fille biologique... tu peux tout avoir... » Mais derrière cette voix tremblante se cachait une manipulation habile. Lauren, dégoûtée, fronça les sourcils. La jeune fille semblait jouer la victime, rappelant subtilement aux Bennett qu'elle méritait leur compassion, tout en feignant d'offrir des excuses. Et, comme attendu, M. et Mme Bennett tombèrent dans le piège.

« Sally, ce n'est pas grave, nous comprenons », dit Mme Bennett d'une voix douce, caressant l'idée qu'elle défendait sa fille. « Tu es notre fille, Lauren ne te ferait rien, tu le sais », ajouta M. Bennett avec un ton rassurant. L'expression de Lauren se figea. Tout son espoir que ses parents puissent enfin faire justice pour elle s'effondra. Il apparut clairement que son bien-être importait peu à leurs yeux. La déception la frappa comme un coup de poing.

Avant même qu'elle ne puisse reprendre ses esprits, un jet d'eau glacée lui éclaboussa le visage et les épaules. Elle esquiva maladroitement, mais le liquide la trempa encore. Darren, son jeune frère, se tenait là, verre à la main, son regard empli de colère et de défi. « Puisque tu vas bien, pourquoi t'acharner ? Veux-tu vraiment chasser Sally de la famille ? » cria-t-il avant de jeter le reste du verre directement sur Lauren. La trajectoire aurait pu la rendre aveugle si elle n'avait pas reculé précipitamment. Malheureusement, l'escalier se trouvait derrière elle et, dans sa fuite désespérée, elle se tordit la cheville. Un cri de douleur perça ses lèvres tandis qu'elle s'effondrait sur le sol, le cœur serré, réalisant que tous ses espoirs pour cette famille venaient de s'évanouir.

Darren, frustré par son silence, s'avança pour lui relever la tête de force, mais une voix sévère s'éleva depuis l'étage : « Arrête ! » Le grand-père de la maison descendait, brandissant sa béquille avec colère. « Comment peux-tu faire du mal à ta sœur ! » lança-t-il, fulminant, son visage rouge de colère.

Voyant l'indignation du grand-père, M. et Mme Bennett se mirent aussitôt à défendre Darren. « Il est encore jeune, il ne voulait pas faire de mal », dit M. Bennett. « Oui, il tient trop à Sally, mais il n'avait pas l'intention de blesser Lauren », ajouta Mme Bennett. Les mêmes parents qui, quelques instants plus tôt, avaient laissé Darren lancer un verre sur Lauren, changeaient instantanément de posture pour protéger leur fils. Lauren, assise sur l'escalier, ignorait si sa douleur la brûlait davantage aux chevilles ou au cœur.

M. Bennett père tenta de recentrer la conversation, parlant de la situation de Sally avec un calme calculé. « Puisque Sally a demandé à quelqu'un de faire du mal à Lauren, comment comptez-vous gérer cela ? » Les mots tombaient comme une pluie de jugement sur la pièce. Même à l'étage, il semblait que le grand-père ait perçu l'échange, mais il ne s'exprima pas. Craignant une punition sévère, M. Bennett fils intervint : « Lauren va bien maintenant, laissons tomber. »

Mme Bennett acquiesça, minimisant les actes de Sally : « Elle ne voulait pas réellement lui faire du mal, juste lui faire peur peut-être... » Mais M. Bennett père, d'un ton glacial et méprisant, répliqua : « Absurde ! Elle doit répondre de ses actes, même si Lauren n'a pas été blessée. » Son autorité et son manque d'empathie pour Lauren étaient clairs.

Mme Bennett, craignant d'entrer en conflit avec son mari, se tourna alors vers Lauren avec un sourire forcé : « Puisque tu vas bien maintenant, pourrais-tu pardonner à Sally ? » Lauren leva les yeux, mesura la situation et baissa la tête. Ce n'était pas un sentiment de pardon, mais un mélange de douleur et d'amertume. « Cela ne me fait aucun bien », pensa-t-elle, réalisant à quel point cette famille n'avait jamais eu l'intention de la protéger.

M. Bennett fils poursuivit avec insistance : « Lauren, tu feras partie de la famille Bennett. Ne voudrais-tu pas que tout le monde vive en harmonie ? Ne devrais-tu pas pardonner à Sally ? » Les mots résonnaient comme un ordre déguisé en conseil. Lauren, abasourdie par l'absurdité de la situation, sentit la colère bouillonner. Ses parents la forçaient à excuser une enfant qui venait de tenter de lui nuire.

Elle se redressa brusquement, le regard vif, et s'avança vers Sally. Les yeux de cette dernière s'agrandirent, pleins de larmes et de faux repentir. « Lauren... je... je me suis trompée... pardonne-moi... » balbutia-t-elle. Lauren esquissa un sourire, mais ce fut un sourire glacial, chargé de mépris et de décision. D'un geste sec et précis, elle leva la main et gifla Sally avec une force qui fit retentir la pièce entière.

Le son de la gifle claqua contre les murs, un bruit sec qui marquait la fin de l'illusion. « Voilà, maintenant tu peux dire que je te pardonne », dit Lauren avec une ironie tranchante, laissant Sally sous le choc et rouge de douleur. Pour la première fois, Lauren reprenait le contrôle, imposant sa présence et son autorité, affirmant que sa voix, son corps et sa dignité n'étaient plus négociables, même au sein d'une famille qui prétendait l'aimer.

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