
Ma belle mère m'a coépouse
Chapitre 2
Aimé et moi vivions dans un quartier résidentiel l’un des plus huppés de la ville de Douala, la maison était très grande, construite sur deux étages, elle regorgeait de: six chambres avec chacune une douche, deux salons un grand salon familial, et un moyen pour recevoir ses invités de marque, l’extérieur était tout aussi magnifique que l’intérieur il y’avait un grand jardin bien entretenu, une belle piscine avec une belle mezzanine…. La maison de rêve le tout clôturé par un immense portail. Une maison qui était devenue tout au long des années une prison pour moi.
Les premiers années de mariage furent les plus beaux. Le jour de notre arrivée dans la maison, Aimé m’installa dans nos appartements je rangeais mes vêtements et les cadeaux reçus de ma belle famille j’avais pris possession des lieux, j’avais très peur à l’idée de partager un lit avec un homme moi qui sortait d’un village lointain je ne connaissais rien des hommes tous ceux qui s’aventuraient à me dire bonjour je courais aussi vite que je pouvais je ne voulais surtout pas finir comme ma cousine Virginie qui alignait les enfants dans la concession de Paa Tchafack, mes parents étaient très strictes et prenaient son cas pour me conseiller, à la première grossesse ils n’auraient pas hésiter à me mettre dehors.
J'appréhendais ma première nuit avec mon mari. Je priais pour que le soleil ne se couche pas, mais malheureusement la nuit était tombée, j’avais arboré un Jeans et un gros pull pour ne rien laisser transparaître à Aimé qui puisse le pousser à me toucher. J’étais au salon familial regardant les programmes télé, (mes parents étaient tout de même les rares habitants du village à avoir une télé, petite quelques enfants venaient regarder les programmes chez nous) Aimé lui travaillait sur sa machine dans la chambre depuis des heures ça m’importait peu tant qu’il était loin de moi mon anxiété diminuait vous penserez certainement que mon mari n’était pas un bel homme ! Pas du tout au contraire du haut de ses 27 ans il était grand de taille, une carrure imposante et un teint noir très proche, Aimé était l’homme que toute femme rêverait d’avoir physiquement il en jetait et il m’intimidait je baissais les yeux en sa présence.
Je suivais des pas derrière moi ce qui me fit sursauté je regardais l’horloge et il se faisait tard.
-Oh désolé de t’avoir fait peur ! Qu’est ce que tu fais là ?
-Je…je…avais-je balbutié...
-Il se fait tard, va te coucher !
-Je n’ai pas sommeil !
-Tu es certaine de cela ? Je t’ai trouvé endormie…
-Euhh c’est que...
Aimé avait sourit du coin de la bouche…
-Tu me prends pour qui au juste ? Quand tu parles lève la tête s’il te plaît.
-Tu es mon mari et je ne dois pas te regarder dans les yeux.
-Haha !(rire) Elle est bonne celle là, cette règle d’où la sors-tu ? Je parie que c’est encore l’une de vos bizarreries que vos parents vous apprends au village. Regarde moi !
Je levais la tête et le fit face. Il a un très beau sourire, il m'avait regardé longuement comme s’il recherchait quelque chose aux fonds de mes yeux.
-Tu es plutôt magnifique comme fille, ma mère ne s’est pas trompée sur son choix.
-Merci !
-Pourquoi tu t’habilles ainsi ? La chaleur de Douala si ne te dit rien.
-Non ! Je me sens bien ainsi.
-Si tu le dis! Il avait sourit comme s’il avait compris mon petit jeu.
-Ça ne sert à rien de mettre tous ses vêtements sur toi dans le but de cacher ton corps, tu es ma femme maintenant et ton corps m’appartient.
-Mais je ne suis pas un objet je suis une femme.
-Je ne te chosifie pas, mais on devra bien passer à l’acte tôt au tard, je verrai bien si tu n'as pas menti à ma mère sur ta prétendue virginité, vous les filles du village vous êtes très frivoles.
Les mots d’Aimé m’avait profondément blessé, j’étais une personne très sensible, la virginité était quelque chose de sacré moi qui avait si peur de me donner à un homme, ma peur se décupla.
-On dirait que tu aimes bien chialer !
-Je veux retourner chez mes parents !
-Tu n’es plus un bébé à présent mais une femme mariée, tu n’y retourneras plus .
Aimé s’était éclipsé me laissant sur le canapé en pleurs, je m’étais assoupie là le sommeil avait eu raison de moi.
Le lendemain je m’étais réveillée dans notre lit, j’avais toujours mes vêtements je me demandais comment j’y étais arrivée, ça ne pouvait être que lui qui m’avait porté jusqu’au lit conjugal, je me retournais aucune trace de lui. Je descendis du lit et regarda dans les autres pièces toujours rien, je me dirigeais à la cuisine pour boire un verre d’eau, je trouvais un papier posé sur la petite table à manger aménager dans la cuisine.
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J’étais une as de la cuisine, ma mère m’avait appris à faire tous les mets, je savais très bien tenir une maison, mais est ce que je savais m’occuper d’un homme ? Avais-je le choix !
Je pris rapidement une douche, la douche regorgeait d’une multitude de huiles essentielles de savons et gels douches que je n’avais jamais vu de ma vie j’utilisais quelques unes et je sentais agréablement bon, je portais un petit kaba(robe en tissu) et me rendit en cuisine, après avoir pris mon petit déjeuner, je me posais devant les programmes télé. Liliane vint plutard et je fis connaissance avec elle une dame de la quarantaine très aimable, elle me félicita pour mon mariage son patron lui avait certainement dit. Je retournais à mes programmes tandis qu’elle faisait le ménage, vers 18 heures de l’après-midi elle rentra après avoir fini, elle m'informa que mon mari ne tardera pas à venir une façon de me dire de faire la cuisine pour lui.
Je me rendis en cuisine, le réfrigérateur était très bien garni je disposais de tout, je me décidais à préparer un bon repas pour Monsieur mon mari. Je finis la cuisine une heure plutard.
Je montais dans ma chambre pour prendre une douche pour être propre à son arrivée, même si je ne l’aimais pas je pouvais au moins faire des efforts je ne voulais surtout pas qu’il me répudie auprès de mes parents, ils allaient me renier à coût sur…
Cette fois si je pris le temps de me relaxer dans la baignoire, j’avais mis une musique américaine du style RNB des années 2000, plongée dans de l’eau tiède mélangée à des huiles essentielles j’éprouvais un sentiment de bien être, mes soucis s’envolaient pour quelques instants, je n’avais pas conscience que j’y étais depuis plus d’une demie heure et que Monsieur mon mari était rentré.
J’ouvris les yeux et le trouva là adossé à la porte de la douche arborant un short et un t-shirt blanc qui dessinait son torse…je sursautais face à cette surprise ce qui lui arrachait un fou rire.
-Tu t’es enfin réveillée ?
-Qu’est ce que tu fais là ? Tu n’as pas le droit de faire irruption dans la douche sans frapper. Aimé regardait longuement mes courbes dans l’eau, je pris mes bras et cacha mes parties les plus intimes.
-Depuis le jour où je t’ai mis une bague au doigt j’ai eu tous les droits sur toi ! Dans ma propre maison tu dois me dire quoi faire maintenant ?
-Mais…
-Je voulais juste te dire que j’ai une faim de loup tu vas te dépêcher de sortir de là où bien c’est toi que je mangerai…
Il s’était retourné vers le salon. Je sortis rapidement de la douche et m'essuya. Je portais une longue robe qui m’arrivait après le genou dans le but de cacher à nouveau mon corps malgré mes formes assez généreuses, j’attachais mes longs cheveux avec un foulard.
Je passais devant aimé qui était à la salle à manger manipulant son téléphone. Il attendait patiemment son plat, il baissa son téléphone à ma vue.
-Hey arrête-toi là !
Mon cœur fit un bond dans ma poitrine, il se leva et vint vers moi…Il enleva mon foula et mes cheveux tombèrent j’en avais sur le visage je voyais absolument rien, je sentais son souffle circulé sur mon cou, il posa sa main délicatement sur mon cou, jamais un homme n’avait été autant proche de moi, je ressentis quelque chose d’assez étrange en moi, sa main était presque électrisant son mon cou.
-Détend-toi je ne vais pas t’étrangler tout de même.
Il arrangea mes cheveux et les noua, mon visage était dégagé.
-Retourne toi !
Je m’exécutais et lui fit face tête baissée. Il saisit mon visage et le souleva vers lui.
-Voilà qui est mieux, ne baisse plus les yeux en ma présence ils sont mignons…
Je lui souris bêtement pour la première fois, pourquoi riais-je avec lui pourtant mes parents m’avaient donné en mariage forcé à lui, je devais me ressaisir….
-Va y maintenant !
Je me retournais et il me toucha l’une de mes fesses, je trouvais cela écœurant je le regardais pour lui c’était une façon de m’en rager il souriait du coin de l’œil…
Je déposais le repas à table ainsi que les couverts, tout était bien dressé comme mes parents me l’avaient appris…
-Pourquoi n’as-tu pas mis un plat pour toi ?
-Je n’ai pas faim !
-Va chercher un plat pour toi
-J’ai dit que je n’avais pas faim tu vas me forcer à manger ?
-Va chercher un plat tout de suite. Avait-il haussé le ton, je pris peur et me leva rapidement ,j’allais à la cuisine et revint avec un plat il m’invita à m’assoir près de lui.
-Sers moi s’il te plaît, je me levais et le fit il ne cessait de me relooker.
-Comment était ta journée ? M’avait-il demandé… à qui le demandait-il après m’avoir crié dessus comme un animal, j’étais très fâchée mais le connaissant c’était mieux que je réponds.
-Bien.
-Ok ! Tu ne me demandes pas comment s’est passée la mienne ?
- Et la tienne ?
-Très épuisant, j’avais Beaucoup de dossiers à faire signer et des réunions qui s’enchaînent...
-Ok !
Nous continuions notre repas dans le silence, Aimé mangeait avec appétit, il devait apprécier mon repas.
-Merci le repas était délicieux, tu es une bonne cuisinière pour une fille de la campagne.
-Encore des préjugés, mais c’est cette fille que tu as épousé, j’aurai aimé que tu ne le fasses pas et ta mère et toi me laissiez poursuivre ma vie …
-Qui t’empêche de continuer à vivre ?
-Toi !
-Dis moi donc tout !
-Tu m’agaces, tu es odieux te voir m’énerve au plus haut point, je te déteste…
-Tu penses que je l’ai fait de guetter de cœur ? Avec toutes les belles femmes qui sont en ville toi une villageoise telle que toi tu devrais te sentir privilégier, elles sont nombreuses qui rêveraient être à ta place.
-Moi je n’ai jamais rêvé une telle chose, c’est plutôt un cauchemar que je vis…
Aimé s’approcha de moi je pris peur et fis quelques pas en arrière .
-Pourquoi fuis-tu ?
-Pour rien ! Ne t’approche pas de moi !
-Je ne cesserai de le répéter, tu es ma femme tu m’appartiens.
Aimé se rapprocha et me fit face, il saisit ma robe et se mit à la déchirer sous mes yeux je ne cessais de pleurer j’avais la peur au ventre.
-Je ne voudrais plus te voir avec ce genre de vêtements demain je t’en rapporterai d’autres.
Je me retrouvais juste avec mes dessous j’essayais de cacher mon corps avec mes mains.
Je hochais la tête en larmes en signe d’approbation. Il me regarda longuement je voyais les mouvements de sa main comme s’il voulait me prendre dans ses bras pour s’excuser, je le vis se retourner et fermer la porte du salon derrière lui, j’étais soulagée qu’il ne m’est rien fait.
Je montais dans notre chambre je mis une robe et me coucha les larmes ruisselaient à nouveau dans mes yeux et je maudissais mes parents pour ce qu’ils m’avaient infligé, j’étais retournée tout au fond du lit et j’entendis la porte s’ouvrit quelques minutes plutard c’était aimé je fis semblant de dormir, il monta se coucher près de moi, je le sentais se rapprocher et je priais qu’il ne me fasse pas de mal. Il posa sa main sur mon visage et recula les mèches de cheveux.
-Henriette Je...je suis désolé ! Je n’aurais pas du t’humilier ainsi, je te le promets je ne le referai plus jamais. Je sais que tout ceci est nouveau pour toi pour moi également, je ferai tout mon possible pour être le mari que tu mérites, pardonne moi. Il me fit une bise sur le front puis il s’endormit près de moi.
Ces quelques mots avaient atténué l’amertume et le chagrin qui me rongeaient…
Le lendemain je m'étais réveillée aimé était déjà parti au boulot, des heures plutard j’avais reçu des cadeaux de la part de mon mari : un bouquet de roses avec une petite carte, un smartphone des vêtements et des chaussures de marque. Sur la carte était inscrite << À ma tendre épouse Henriette, j’aimerai que nous repartions sur de bonnes bases et essayons de construire quelque chose de bien, insère ta puce dans le téléphone et allume le…>>
Je m’étais exécutée…c’était un beau smartphone je n’en avais jamais eu jusqu’à présent, seule notre camarade Émilie en avait un dans notre salle de classe, nous regardions parfois des films….
Un numéro m’appela et je décrochais.
-Allô !
- Prépare toi ce soir nous irons dîner au restaurant. C’était le voix de mon mari.
-Merci pour les cadeaux ils sont très beaux.
-Tu mérites bien plus, je suis désolée Henriette je sais que jusqu’ à présent je ne suis pas le mari le plus exemplaire mais je ferai des efforts, tu es ma priorité maintenant et je me dois de te protéger.
J’étais touchée par ses mots…
-D’accord je t’ai pardonné, je ferai également des efforts.
-Merci, à ce soir… je soupirais attendant patiemment le soir.
La journée fila, je m’apprêtais pour le dîner, revêtue d'une belle robe fluide émeraude avec des talons aiguilles ouvertes. J’étais une fille de la campagne mais je connaissais quelques astuces beauté. Parmi les nombreux cadeaux de ma belle famille il y’avait un kit à maquillage, un cadeau de la cousine d’Aimé c’était elle qui m’avait maquillé pour mon mariage, je revoyais encore ses gestes et quelques astuces que je connaissais, j'apprenais très vite, je fis à mon tour un maquillage très soft. J’avais lavé mes cheveux et après les avoir sécher je les avais lissé et réuni au bout en une queue de cheval ils étaient plus longs et très beaux, je mis un beau bijou au cou et sur le bras, mon alliance était le seul que je portais à mon doigt. Je me regardais dans le miroir et me trouvait magnifique.
J’entendis des pas des escaliers, aimé était en avance. La porte s’ouvrit j’étais toujours face au miroir, il s’arrêta derrière moi, je me retournais et le lui fit face. Il me regarda longuement.
-Tu es belle !
-Merci Mr mon mari !
Il sourit avant de rétorquer.
-Très original ce nom rire(haha)
Je le rejoignis dans son fou rire.
-Laisse moi juste quelques minutes pour me débarbouiller et on n’y va.
-D’accord je t’attends au salon.
-Pourquoi tu pars ? Reste
-Mais…
-De quoi as -tu peur ?
-Euhh…de rien !
-Met toi à ton aise c’est ta chambre ta maison également, tu devrais pas avoir peur de moi je suis ton mari et jamais je ne te ferai du mal Henriette.
Il me disait ces mots tout en me caressant le visage je prenais confiance. Je m’assis sur l’un de nos sofa pour l’attendre, Aimé entrepris de se déshabiller devant moi, je baissais la tête et cela le faisait bien marré, il était très bien bâti, avec une serviette autour du cou il se précipita à la douche et en ressorti quelques minutes plutard mais je n’y étais plus je ne voulais surtout pas assister à cette scène je n’étais pas encore préparé à voir mon mari totalement nu devant moi. Après quelques minutes il descendit me trouver dans le salon familial vêtu d’une chemise, d’un jeans et des baskets différent de celui que je voyais en costume veste cravates.
Il me fit monter dans sa voiture et conduisit le trajet se déroula dans un bonne ambiance, nous dînions ce soir là dans un restaurant très chic, nous avions passé un bon moment j’apprenais à connaître mon mari, celui à qui j’avais été donné en un mariage forcé.
Des jours passaient et Aimé gagnait de plus en plus mon estime entre les sorties malgré son emploi de temps serré et ses nombreux cadeaux j’étais la femme la plus comblée j’étais tombée amoureuse de l’homme là que je détestais autre fois, mais nous n’avions toujours pas consommé notre nuit de noces…
Un soir il rentra avec une surprise à nouveau.
-Nous irons à Kribi ce week-end ! Nous allons nous amuser.
-J’ai hâte d’y être !
Kribi était la ville balnéaire, Annie me parlait parfois de cette ville car son mari et elle y allaient parfois pour passer du bon temps, je restais parfois des heures à l’écouter relater ses vacances au bord de la mer, et les sites touristiques qu’ils avaient visité et je me m’étais à rêver…..
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