Couverture du roman L'insaisissable

L'insaisissable

8.0 / 10.0
Diarra et Anta, amies d'enfance fusionnelles, partagent un goût immodéré pour le luxe. Expertes en séduction, elles manipulent les hommes fortunés pour leur soutirer de l'argent avant de disparaître. Cependant, la beauté supérieure de Diarra attire tous les regards, provoquant chez Anta une jalousie dévorante et secrète. Aveuglée par leur lien fraternel, Diarra refuse d'ouvrir les yeux sur la trahison qui couve, préférant ignorer les signes d'une rancœur devenue dangereuse.

L'insaisissable Chapitre 1

Au cours des années, l'amertume que Anta nourrissait chaque jour un peu plus envers Diarra devenait manifestement d'une grandeur énormément dangereux.

_Anta devines qui me fait la cours ces temps ci ? S'exclama Diarra en entrant dans l'appartement de cette dernière.

_Qui ça encore ? Cligne celle ci des yeux.

_Le beau et ténébreux Samba !

_Qui ça Samba le commandant de l'armée sénégalaise ? Le riche tu veux dire ?

_Oui exactement. Souria Diarra fièrement. Mais le problème c'est qu'avec lui les choses ne se passent pas aussi facilement qu'avec les autres. Il est très intelligent.

_N'oublie pas que c'est un commandant aussi, il est l'incarnation humaine de l'insensibilité et de la dureté. Tu ne le vois pas à la télé quand il parle ? J'ai des frissons. Il me plaît tellement.

_Anta revient sur terre. Il est à moi. La coupa cette dernière.

_Mais tu ne l'aimes pas et tu sais que je l'ai toujours décrit comme mon homme idéal.

_C'est toi qui va me parler de l'amour maintenant ? Rigola Diarra.

_D'accord. J'accepte ma chérie. Façon c'est l'argent qui nous intéresse. Tu as déjà quelques choses de lui ?

_Non. Cet homme est beaucoup trop pieux en plus d'avoir un gros caractère. L'armée a eut un gros impact sur lui et.......

_Diarra épargne moi ton baratin tu veux ? Abrége !

_D'accord. Il m'a demandé ma main. Il ne veut pas d'une relation hors mariage.

_NON ! Cria celle ci stupéfaite. Tu mens ?

_Pas du tout. Souria Diarra fièrement.

_Et tu vas accepter ?

_Oui. Certes je l'aime pas du tout mais je vais me marier avec lui, je vais avoir un enfant avec lui pour que je sois crédible et quand viendra le moment où j'aurais collectionner assez d'argent et que j'aurais marre de voir sa tronche bah je me barre.

-Oui. C'est une très bonne idée. Fit Anta avec une idée derrière la tête.

Deux années après le mariage convenu, Anta voulu passer à l'action. Elle voulait exécuter ce qu'elle a tant concocter pendant ces 24 mois: être la deuxième femme de Samba.

_Ton fils est très beau !

_Oh dis plutôt le fils de Samba car moi vraiment je ne le considére pas. Toi même tu vois que je ne m'occupe jamais de ce petit, c'est seulement quand je vois son père que j'essaie de jouer à la comédie.

_Oui au fait. Je profite de ce moment pour te dire que j'allais tout faire pour séduire Samba. Je veux être sa femme et je l'aime contrairement à toi.

_Ça ne te dérangerait pas de partager le même homme que moi ?

_Pourquoi cela me dérangerait combien de fois on a séduit le même homme afin que la somme augmente ?

_Il s'agit de mariage là c'est différent. Bref fais ce que tu veux, je sais que rien de ce que je peux dire ne pourra te faire changer d'avis.

_Tranquille ! Souria Anta.

Aussitôt dit, aussitôt fait. Anta était désormais la deuxième femme de Samba sans que ce dernier ne se doute absolument de rien du tout, bien qu'il l'ait déjà vu à son mariage avec Diarra.

Néanmoins même si elle était la deuxième femme de son homme idéal, Samba semblait développait plus d'affection envers sa meilleure amie. En réalité la jalousie ne faisait que s'empirait, elle n'en pouvait plus !

_Certes j'aime beaucoup Diarra mais là elle me bloque, elle n'aime pas Samba alors que celui ci n'a de yeux que pour elle. Ça m'énerve et je ne peux plus le supporter. Apart ça, il y aussi le fait qu'elle ait donné un fils à notre mari qui a toujours voulu en avoir un alors que moi j'ai une fille et pour couronner le tout, je ne peux plus avoir d'enfants.

_Hum.

_D'ailleurs elle m'a elle même avouer mot pour mot qui si elle ne vivait pas dans un luxe pareille avec autant d'argent, elle s'en irait. Alors je lui facilite simplement la tâche.

_Est-ce que vous êtes sûr de ce que vous faîtes ? Une fois que vous dites oui, il n'y aura plus de retour en arrière. Répéta le marabout pour une

deuxième fois.

_Qu'elle.meurt ! Dit Anta sûr d'elle.

_Est-ce qu'une soeur serait-elle capable de commettre des choses aussi dérisoires ?

_Vous m'avez demandé ma réponse n'est-ce pas ?

_En effet ! Affirma le marabout.

_Je veux qu'elle meurt. Je suis prête à tout donner. Votre prix sera le mien.

Une semaine plus tard, Diarra tomba lentement malade.

Une maladie que ni les médecins ni les marabouts ne pouvait soigner. Elle était en réalité condamné, il n'y avait plus d'issus pour elle.

Finalement, après quelques jours de souffrance incurable, elle rendit son dernier souffle en laissant derrière elle, un fils de 20 ans qu'elle n'a jamais aimé et qu'elle n'aimera jamais.....

Un fils que l'on appelera plus tard : Momo, l'insaisissable......

La question est : Pourquoi le surnomme t'on l'insaisissable ?

Découvrons le ensemble dans cette chronique.

******

Je venais de sortir de ma chambre royale qui ne manquait absolument de rien se trouvant au sous sol, des personnes pouvaient entrer et sortir de la maison sans se douter de mon existence parce que j'habitais le sous sol mais bon c'est Diarra qui a tenu à ce que j'y loge donc je n'ai pas vraiment eut le choix. Plus j'étais loin d'elle, plus ça lui allait.

Diarra était une femme très manipulatrice, mon père qui était absent plus qu'il n'était présent n'a jamais remarqué son jeu mais moi j'y ai vu bien claire. Elle était très belle et elle savait jouer de son atout physique pour avoir ce qu'elle désire. C'est pourquoi elle n'a jamais hésité à tromper son mari maintes fois sous mes yeux, en réalité elle me faisait honte et ne cesser de me donner le plus mauvais image qu'il soit de la femme. Son passe temps favori c'était se maquiller, s'habiller, se faire les ongles et faire du shopping. Elle n'était bien qu'en la beauté physique mais à l'intérieur elle était mauvaise, trop attiré par l'argent, elle en perdait ses valeurs. Pourtant mon père est un riche commandant de l'armée mais comment vous dire qu'à elle rien ne lui suffisait, il lui en fallait toujours plus, oui toujours. Cependant j'étais quelqu'un de très perspicace et de très attentif, rien ne pouvait m'échapper quand je voulais savoir quelque chose venant d'elle car il faut se l'avouer, elle m'a mise au monde même si c'est la seule chose qu'elle ne supportait pas d'entendre.

Jusqu'à mes 16 ans je lui trouvais une excuse valable de son comportement impassible avec moi puis vint le jour où j'ai enfin compris que tout cela n'était que manigance, que je n'étais qu'un pions de plus pour elle :

-Mets toi à table ! Dit Tante Anta alors que je venais de pénétrer la salle à manger.

Je les trouvais tous les 3 assis autour de la table, Tante Anta, Diarra et Salma, ma demie sœur de 9 ans. Mon père, lui, était en mission.

-Non Anta. Ça suffit, c'est un grand garçon maintenant laisse le manger par terre. Il m'énerve, il est con comme son père ! Fit elle en me toisant du regard avant de me donner un morceau de pain sec.

-Merci. Dis je simplement.

-Maintenant assis toi par terre et mange ce pain. Et quand tu auras fini, tu bois de l'eau ensuite tu déguerpis de ma vue.

-Est-ce que je peux avoir un croissant et du lait au chocolat ?

-Tu n'entends pas ? Me gifla celle qui à l'époque j'appelais Maman. Assieds toi par terre et mange ce pain. C'est tout ce que tu auras. Lorsque t'auras de l'argent, là tu pourras manger ce que tu veux mais d'ici-là tu n'auras droit qu'à ce bout de pain.

-J'en veux pas ! Boudais je avant de jeter le pain par terre.

Malheureusement c'était la chose à ne surtout pas faire !

-Mais qu'est-ce qu'il est indiscipliné ce garçon ! Dit Tante Anta en faisant mine d'être choqué.

Diarra se leva d'un bond de sa chaise avant de me tenir par les oreilles. Elle me pinçait tellement fort que je pouvais sentir ses deux ongles se toucher.

-Tu es vraiment un connard ! Je t'ai donné la vie au lieu de me remercier, tu me manques de respect. Et puis tu vas arrêter ces bouderies dont tu es entrain de prendre l'habitude alors ramasse immédiatement ce pain tout de suite ! Hurla t'elle à mon oreille.

Je me baissais docilement pour le ramasser avant de le lui tendre.

-Qu'est-ce que j'en ferais ? Mange le.

-Je veux pas le manger.

-Oh mais je ne te demande pas ton avis. Mange le je te dis !

Sans répondre, je me mis à forcer le pain dans ma bouche avant de l'avaler aussitôt.

-Que ce soit la toute dernière fois que tu me prends la tête. Je ne suis pas dupe avec tes crises d'adolescence moi ok ?

-Oui. Dis je en grimaçant de douleur.

-Allez dehors maintenant hors de ma vue et que je ne te vois plus. Lâcha t'elle enfin mon oreille.

Je ramassais mon sac à dos tombé au sol avant de prendre le chemin de la sortie mais une fois dehors, je ne vis pas le chauffeur qui devait me ramener à l'école. Perplexe, je retournais à la salle à manger pour demander après ce dernier.

-Maman où est le chauffeur ?

-Viens ! Me prends t'elle par la chemise pour m'amener dehors afin qu'on soit seul à seul. Pour débuter à partir d'aujourd'hui je veux que tu cesses de m'appeler ''maman'', je t'ai simplement donné la vie mais je ne joue pas le rôle. Est-ce que tu m'entends bien ?

-Oui.

-Oui qui ?

-Oui Diarra !

-Voila mis à part ça, le chauffeur a eut un imprévu. Il n'est pas venu aujourd'hui. D'ailleurs Momo, je sais que tu es très intelligent et que tu gardes un oeil attentif à tout mes entrées et sorties mais je veux que tu saches qui si jamais tu en parles à ton idiot de père, je te tue.

-Quoi ? Demandais je choqué de la façon dont elle était sérieuse.

-Je te tue si jamais tu en parles à ton père j'ai dit, fais pas le sourd.

-Comment peux-tu détester mon père alors que tu es resté autant de temps avec lui ?

-Ça, ça ne te regardes pas !

-Pourquoi tu ne m'aimes pas ?

-T'aimer ? Rigola t'elle. L'amour n'existe que dans la tête, il n'est pas réelle. Souria t'elle. Toi je t'ai conçu exprès pour l'argent, à la base c'est ce pourquoi le mariage avec ton père devait être crédible et grâce à toi, il l'est. En dehors de ça Momo, nous n'avons absolument aucun lien en commun toi et moi. Alors s'il te plaît, facilite toi la tâche, arrêtes de m'appeler Maman et soit un homme, un vrai. Dit elle avec dédain avant de s'éclipser.

Je n'ai jamais autant souffert que ce jour là mais j'ai fait comme elle me l'a demandé : me détacher d'elle et complètement. Si pour elle, être un homme signifier arrêter de l'appeler maman alors j'allais l'être. Ainsi donc, j'ai appris à nourrir les mêmes sentiments qu'elle a eut à mon égard : le dégoût.

Quatres années plus tard, Diarra décéda d'une maladie mystérieuse dont on a jamais pu mettre un mot. Je me rappelle encore de ces derniers instants, ce jour où je l'ai vu pour la toute dernière fois. Ce jour où j'ai vu son corps sans vie étalé sur le lit de l'hôpital.

-Je suis désolé ! Me dit le médecin en recouvrant le corps d'un drap blanc après avoir débranché les multiples fils auxquels elle avait était branché.

-Non. Ça va aller.

-Qui êtes vous ? C'est la première fois que je vous vois à l'hôpital depuis que Madame Ndiaye est là.

-C'est normale. Nous ne sommes pas en bon terme.

-Vous êtes un membre de la famille ?

-Oui. Elle m'a mise au monde. Hochais je la tête.

-Mes condoléances.

-Elle me haïssait. Elle n'aurait pas aimé que vous me présentiez vos condoléances alors éviter avant qu'elle ne vous hante. Dis je ironiquement.

-Quel genre de fils peut être aussi insensible à la mort de sa mère ?

-Le genre de fils conçut exprès pour de l'argent. Haussais je mes sourcils avant de sortir en vitesse de l'hôpital afin de ne pas être en retard à l'examen.

Continuer la lecture

Table des matières de L'insaisissable

Ch. 1 Ch. 2 Ch. 3
Ch. 4
Ch. 5
Ch. 6
Ch. 7
Ch. 8
Ch. 9
Ch. 10
Ch. 11
all

Vous aimerez aussi

Romans Nouvellement Sortis

Couverture du roman À LA RECHERCHE DE MA COMPAGNE
8.4
À trente et un ans, l'Alpha Kane Locus Black a perdu tout espoir de trouver son âme sœur. Depuis ses dix-huit ans, cette quête était sa seule priorité, mais l'échec l'a transformé en un chef de meute glacial, redouté et solitaire. Son cœur s'est fermé au monde jusqu'à sa rencontre imprévue avec Sora. Cette jeune humaine, fragile et délicate, s'avère être la compagne tant attendue, bouleversant alors l'existence de ce loup puissant et autrefois sans pitié.
Couverture du roman L'Alpha et sa Luna
9.1
Maltraitée par sa famille adoptive qui la réduit à l'esclavage, Annabelle décide enfin de s'enfuir. Sa quête de liberté la mène sur les terres de la meute du Croissant de Lune, où sa route croise celle de l'Alpha Jax. Cette rencontre bouleverse son existence et lève le voile sur ses origines. Entre mystères personnels et révélations sur la disparition de ses parents biologiques, la jeune femme découvre une vérité qu'elle n'aurait jamais pu imaginer.
Couverture du roman Le Millionaire Qui Vivait Dans Mon Salon
8.5
À vingt-quatre ans, Ada regagne Dublin pour restaurer son appartement familial, un lieu chargé de deuils. Sa solitude est bousculée par Brody Gallagher, un architecte d'intérieur audacieux. Il lui propose un pacte insolite : cohabiter durant le chantier et financer les travaux via de futurs colocataires. Entre mystères et attirance niée, Ada se livre peu à peu. Ce projet de rénovation devient alors une quête de reconstruction personnelle où abattre les murs libère son cœur.
Couverture du roman Les filles du Président
9.7
Henriette, la fille du Président, se distingue par une beauté exceptionnelle. Alors qu'elle mène sa vie sous les projecteurs, le destin provoque sa rencontre avec Michel Smith. Ce dernier est un homme brisé et profondément marqué par le deuil. Depuis la perte tragique de son épouse Sofia, qui a péri alors qu'elle portait leur futur enfant, Michel a fermé son cœur à toute émotion. Entre cette héritière influente et cet homme dévasté, une histoire imprévue se dessine.
Couverture du roman L'homme que je devais oublier
8.1
Autumn a longtemps souffert du rejet brutal de Julian, son premier amour et l'ami de son frère. Dix ans après cette trahison, elle s'est imposée comme une experte en relations publiques renommée. Pourtant, son passé ressurgit violemment quand elle doit gérer l'image de Julian, devenu un milliardaire arrogant. Entre rancœur et désir intact, un duel de pouvoir s'installe. Dans cette confrontation électrique, succomber à l'attraction pourrait les mener à leur perte.
Couverture du roman Ma paix par-delà son regret
8.8
Damien a choisi de s'envoler pour Ibiza avec Brandon, son ami toxique, brisant l'ultimatum de Cécile. Alors qu'elle subissait une crise d'angoisse aux urgences, il l'humiliait en ligne. De retour avec un cadeau de luxe, il la découvre déterminée : ses affaires sont déjà emballées. Face aux moqueries et au mépris de celui qu'elle aimait, Cécile reste de marbre. Entre la stupeur et la colère de Damien, elle met un point final à leur histoire, le laissant seul avec ses cartons.
Chapitres
Lire
Partager