Suivre
Chapitres
Partager
Couverture du roman Lille et une nuit

Lille et une nuit

À quarante ans, Enzo, un auteur lillois en manque d'inspiration, voit les jours défiler. Sa compagne Sandra tente de l'extraire de son mutisme pour lui faire une révélation, mais il refuse de sortir. C’est pourtant de cet échange que jaillit l’étincelle créative : il imagine alors l'idylle entre Cassandra, une prostituée rêvant de liberté, et Andy, un homme agoraphobe. À travers ce récit, Enzo Kidiera livre un hommage vibrant à sa région natale et aux destins croisés.
Chapitres
Partager

Chapitre 3

En 2008, la crise des subprimes ainsi que l’industrie automobile américaine entraînèrent tel un effet domino, les banques européennes dans un gouffre financier. Jusque-là, les nations du vieux continent vivaient au-dessus de leurs moyens et face à cette négligence du capitalisme, les gouvernements respectifs s’unirent afin de sauver les banques et les bourses. L’Europe qui était jusque-là l’étendard de la démocratie et du multiculturalisme était face à la réalité de l’immigration. Cette crise qui était au départ une crise économique et sociale se transforma en crise identitaire. Mais le problème est que l’étranger était pointé du doigt, car on lui reprochait de s’approprier le travail d’un Occidental pur souche et la préférence nationale devint sans vouloir l’argument électoral de la facho sphère. Notre ami Francis sentait que le vent avait tourné, mais plutôt vers l’est ou l’Amérique latine chez les nouveaux riches, dont la croissance ne cessez d’augmenter et offrez ainsi aux pays émergeant un pouvoir d’achat qui leur permettaient de vivre au même rythme que les européens. C’est ainsi qu’avec 200 mille euros en poche et un billet d’avion pour Rio, que débuta pour lui une autre aventure. Il déposa le bilan de sa boîte de sécurité. Et son destin croisa celui des exilés.

Andy et Cassandra se plaisaient à Rio et ils avaient rapidement pris leur marque. Pour eux, Francis représentait une sorte de guide et à chaque fois qu’ils allaient dans son bar, ils en profitaient pour discuter avec cet homme fort sympathique, serviable et par-dessus tout jovial. Il leur donna conseil sur les endroits à ne pas fréquenter, et de ne pas porter de bijoux trop brillants et surtout de ne pas avoir l’air de touriste, car Rio reste malgré tout une ville très dangereuse. Le brésil n’est pas le pays que l’on croit, avec ses plages de sables fins et ces filles qui se pavanent avec leurs strings ficelles sur de la samba en longueur de journée. C’est aussi un pays qui baigne dans la corruption et le crime organisé. Il y a aussi des inégalités entre les noirs descendants d’esclaves, enfournés dans les favelas et qui n’ont que le football ou la musique comme ascenseur social. Les blancs vivent près des centres-villes avec des emplois honorables, comme avocats, notaires ou médecins. Même la plage de Copacabana n’est qu’une légende exotique, loin des cartes postales que l’on accroche sur nos frigidaires et qui nous font rêver. Mais les Cariocas sont des gens décomplexés, et peu importe leur corpulence, ou leurs statuts sociaux. Ils vivent et ils chantent.

Un soir, Andy et Cassandra se rendirent dans le bar de Francis. Il portait sur lui le maillot collector du grand Milan AC, qui correspondait aux mêmes couleurs que celui du Flamengo, le plus grand club de Rio selon les flamengistes. Un homme l’interpella et lui demanda d’où venait ce maillot, mais ils ne comprenaient toujours pas le portugais mélangeant l’espagnol et le français en finissant ces phrases par la lettre O. Cet homme était accompagné de sa fille qui heureusement chantait la langue de Molière.

— Il vous demande juste le club de votre maillot.

— Milan AC c’est un grand club italien.

L’homme qui l’interpella s’appelait Paolo et sa fille Jamie lui traduisait en français les mots de son père. Sachez qu’à Rio n’importe qui peut vous raconter n’importe quoi, et cela n’importe quand. Les Cariocas vous racontent leurs vies sans aucune gêne, car ils n’ont pas cette méfiance à l’égard de celui qui ne leur ressemble pas. Ce nouveau mode de vie convenait parfaitement à Andy et peut être que son agoraphobie s’estomperait dans ce nouvel environnement. Paolo avait dépassé la cinquantaine, c’était un homme fin et élancé avec une démarche légèrement bancale. Il y a cinq de cela, il avait fait un accident de moto et ce drame le handicapa à vie. Il se considérait comme un miraculé touché par la grâce de Dieu. Il était responsable d’un orphelinat et sa fille qui était pédopsychiatre l’aider régulièrement dans son travail. Andy n’était pas habitué à ce qu’on l’aborde de cette façon et il avait pour habitude de fuir le regard des autres et de couper court à chaque conversation. Jamie avait le regard de son père, un regard qui sourit et qui donne envie de faire de même et de rendre la politesse. Il fut séduit par l’approche de cette femme et par se regard qui ne le juge pas. Ils firent connaissance et au fur et à mesure du temps ils s’apprécièrent. Et c’est ainsi qu’un nouveau groupe se forma. Mais la proximité de Jamie envers Andy déplut légèrement à Cassandra. Les exilés malgré leur âge n’ont jamais connu l’amour et notre cher Andy n’est guère un homme délicat et pourtant il brûlait d’envie de lui exprimer quelque chose. Pendant cette période, ils ne s’étaient jamais rapprochés et dans leur demeure, ils faisaient souvent chambre à part. Andy émettait une certaine distance mais cela n’était rien d’autre que de la timidité avec la peur de la décevoir. Cassandra percevait cela comme une gêne, peut-être qu’à ses yeux, elle n’était encore qu’une prostituée. Une fille facile qui n’avait pas d’autres choix que de le suivre, afin de survivre. Ils étaient deux âmes parallèles attendant un signe ou un geste de l’autre. Et rien de tel qu’une rivale potentielle pour révéler un sentiment qu’elle n’avait jamais connu jusqu’à lors et ce fut la jalousie. De retour chez eux, Andy avait pour habitude de s’isoler dans un coin du jardin, essayant temps bien que mal de finir le roman de Tolstoï. Mais Cassandra l’avait suivi, déterminée à crever l’abcès.

— Elle vous plaît ?

— Qui ça ?

— Jamie !

— Non pas du tout.

— Pourtant vous avez passé toute la journée avec elle. Vous vous confiez à elle ?

— Non je ne me confie pas à elle. Vous remarquerez que je fréquente aussi son père. Qu’est-ce qui se passe Cassandra ?

Il se leva de sa chaise et posa son roman sur la table.

— Je ne sais pas… Vous ne me regardez pas, et je pense que c’est Jamie qu’il vous faut pas moi. Elle arrive à vous cernez, elle vous fait du bien avec sa sensibilité, son accent et sa culture générale, moi je ne sais pas y faire et d’ailleurs je me demande ce je fais ici.

Il s’approcha d’elle et lui prit la main.

— Quand vous m’avez rejoint à la gare de Lille, je n’en croyais pas mes yeux. Je pensais ne jamais plus vous revoir. Je m’en voulais de ne pas avoir été assez convaincant. Mais maintenant, vous êtes là et c’est le plus important.

— Vous souhaitiez que je sois votre auxiliaire de vie, mais vous m’évitez tout le temps. Je me sens inutile.

— Vous êtes ici parce que vous n’aviez pas le choix, parce qu’à Lille on vous aurait tué.

— Je crains que vous vous lassiez de moi, que du jour au lendemain, vous ne trouvez plus grâce en mes yeux et que votre proposition n’était qu’un moment d’euphorie passagère, parce que votre vie avait subitement changé.

— Parce que c’est notre destin Cassandra. Vous aurez beau me répéter mille fois la question, je vous donnerai mille fois la même réponse. Votre présence me procure un sentiment étrange, je ne ressens que de l’affection pour vous. Je sais que d’autres vous payaient en échange de galipette. Moi je vous paie en échange de votre compagnie. Vous êtes la seule personne avec qui je puisse être naturel. Je sais que ça à l’air insensé mais je vous avais prévenu Cassandra que je souffrais d’une pathologie et que je supporte très mal les lieux publics, les restaurants, les centres commerciaux. Et puis vous êtes apparue, sachez que votre regard Cassandra me canalise et vous m’avez envoûté. Je suis désolé de m’isoler, mais seulement j’ai peur de vous montrer ma vraie nature. Et moi aussi je crains que vous vous lassiez de moi.

— Alors je veux voir le vrai Andrew Kayser. Et j’aimerais savoir ce que vous attendez vraiment de moi.

— Que vous deveniez mon ami, ma partenaire, ma camarade. Je n’ai jamais eu d’amis car j’ai toujours été en décalage avec les êtres humains, et je suis parfois à contretemps, mais avec vous c’est différent. Les jours ne comptent pas et c’est tous les jours dimanche.

— Je l’entends mais je peux mourir à tous moments et une pauvre innocente à était sûrement tuée ma place. Il m’est impossible de retourner en France, car je suis condamné à l’exil et une fois de plus je dépends d’un homme.

Il saisit de nouveau ses deux mains, colla son front contre le sien et il effleura le bout de son nez, du bout de ses lèvres et vice versa.

— Cassandra.

— Oui Andy.

— J’ai quelque chose de très gênant à vous demander ?

— Vous voulez coucher avec moi ?

— Non… disons que c’est beaucoup plus subtil que cela.

— Dites toujours.

— Voulez-vous m’épouser ?

Cassandra se mit à rire aux éclats.

— Vous trouvez ma proposition absurde ?

— Non, je trouve cela surprenant, avec vous je peux vraiment m’attendre à tout.

— Vous avez maintenant un aperçu du vrai Andrew Kayser. Un homme marginal et parfois surprenant. Laissez-moi vous expliquer la raison de ma demande Cassandra, voyez cela comme une aventure.

— Mais vous ne m’aimez pas. Tout va si vite pour moi et vous savez ce que vous risquez si vous m’épousez ?

— Oui et nous ne sommes à l’abri de rien ma chère, raison de plus pour rester prudent et la prudence n’est pas une faiblesse. Je veux simplement vous protéger.

— Pourquoi voulez-vous me protéger ?

— Car si je ne le fais pas personne ne le fera pour vous. Et je m’en voudrais s’il vous arrivait la moindre chose. Si je vous demande de m’épouser… c’est que j’ai l’intention d’adopter un enfant.

— Pardon ?

— Vous m’avez bien entendu. Paolo m’a dit qu’en étant marié, il y avait plus de chance d’adopter un enfant.

— J’ai l’impression que vous vous servez de moi, cependant cela veut dire que je serais maman ?

— Oui.

— Ça en fait des évènements en si peu de temps. Ça fait combien de temps qu’on se connaît ?

— Je dirais cinq mois.

Elle se déchaussa et alla s’installer sur le canapé et Andy se mit à ces côtés.

— Vous avez des pieds magnifiques, un regard envoûtant et une voix captivante. Je vous aime Cassandra et j’en suis navré. Je sais que je ne suis pas le genre d’homme que vous avez l’habitude de côtoyer. Mon but est de m’assurer que vous ne craignez plus rien. À partir de ce soir. Je vous considère comme mon ami. Est-ce que vous vous débrouillez bien avec un ordinateur ? Car je ne comprends rien au wifi et toutes les installations qui vont avec et j’aimerais que vous vous occupiez des billets d’avion, des réservations d’hôtels et puis n’hésitez pas à faire du shopping ou du yoga, ou apprendre à jouer un instrument. Il faut vous réinventer. J’aimerais aussi faire le tour du monde, pas comme un touriste mais un comme un témoin de la vie. Mais seul je n’y arriverai jamais, parce que j’ai beaucoup de mal à me concentrer et j’ai ce besoin constant d’être captivé par quelque chose. Sachez aussi que je ne supporte pas l’ennuie, mais Dieu merci je vais beaucoup mieux depuis que j’ai changé d’environnement.

— Cassandra ?

— Oui Andy.

— Est-ce un crime d’aimer sans condition ? Sans rien demander en retour ? Vous m’offenseriez si vous doutiez de mon affection. Car je ne peux qu’être entier avec vous. Je vous l’ai déjà dit. Je me fiche complètement que vous ayez été un désir tant partagé. Croyez-moi sur paroles Cassandra, vous méritez d’être heureuse.

— Mais j’ai tellement peur. Je n’ai pas le droit de vous mêler à tous cela. Et s’il me retrouve que feriez-vous ?

— Il ne vous retrouvera pas. Ici, vous êtes en sécurité. Quand nous serons bien installés, ma mère nous rejoindra. Je pense que nous étions destinés à nous rencontrer. Vous n’allez pas me croire mais la veille de notre départ, Tony Cassera s’était rendu dans le bar de mes parents.

— Ah bon, mais comment est-ce possible ? Comment le connaissez-vous ?

— Le soir de notre rencontre, je vous avais dit que Sabri voulait acheter le commerce de mes parents. Mais mon beau-père refusa son offre, ensuite Tony leur fit des menaces pensant qu’ils auraient pris peur. Mais ce soir-là, ma mère fut plus déterminée que jamais et il prit congé.

— Alors indirectement vous êtes…

— Mêler à votre destin. En revanche, il y a une question que je n’arrête pas de me poser. Où étiez-vous quand vous avez quitté l’hôtel ?

— J’ai essayé d’aller voir Sabri.

— Pourquoi ?

— Afin de lui démontrer que je n’avais rien avoir avec tout ça et que jamais je ne le dénoncerai.

— Et vous l’avez vu ?

— Non j’ai eu très peur. Alors je suis rentré chez moi, je me suis teint les cheveux en blonds. J’ai préparé ma valise en espérant vous revoir le lendemain. Une des escortes girls disait que Victor me chercher.

— Qui est Victor ?

— C’est l’homme de main de Sabri, un homme hyper dangereux, un ancien soldat serbe, qui a combattu aux côtés de Milosevic, d’après ce que j’ai entendu. Andy, je pense sincèrement que vous n’êtes pas de taille face des gens comme Victor. Et je m’en voudrais s’il vous arrivait quelque chose. Vous… vous êtes à part, inconscient. Vous êtes aveuglé par votre philanthropie, comme un innocent… dans ce monde brut.

— Non… je vous arrête tout de suite, la question n’est pas de savoir qui est de taille ou non. Pour moi, tout est une question de conviction et de détermination. La question serait. Êtes-vous à tout pour survivre, sans une goutte de sang, sans égratignure et sans cadavre ? Moi je peux vous aider, mais seulement il va falloir me laisser faire et me faire confiance et arrêtez de douter de tout.

— Je suis désolée, je peux être parfois ingrate. Mais je ne fais confiance à personne. Pour une fois dans ma vie, j’aimerais être autonome et libre.

— Mais vous l’êtes, une fois de plus si vous voulez partir, je ne vous retiendrai pas et je me ferais une raison.

— Oui parce qu’il y a Jamie avec vos yeux qui arrivent à décrypter les intentions d’autrui, elle pourra largement compenser mon départ.

— Je n’ai que de la sympathie pour elle et ce n’est qu’une amie. Vous… vous me plaisez, mais je sais que je ne suis pas votre genre, vous préférez peut-être les hommes virils comme Francis. Car la première fois c’est bien à vous qu’il s’est adressé et pas à moi. Ensuite, vous avez parlé de la Belgique et de pas mal de choses que vous avez en commun.

— Il est comme un ami pour moi et j’ai de l’affection pour lui.

— Vous pourrez très bien le rejoindre dans son bar et travailler pour lui et remplacer Almeida.

— Et pourquoi je ferais ça ?

Cette petite phrase laissa un malaise.

— Je suis désolé, je n’ai pas le droit de vous parler ainsi, c’est indigne de moi. Je suis sûrement jaloux et quand je suis contrarié, je deviens impulsif. C’est dur de ne pas vous aimer.

— Alors vous m’aimez vraiment ?

— Oui mais à ma manière.

— Sachez que je ne voulais pas vous contrarier, mais j’ai ce besoin constant d’être rassuré. Tout comme vous, j’ai aussi mon tempérament, nous avons sûrement envie l’un de l’autre, mais j’ai juste besoin de m’habituer à cette situation. Car tout cela est venu si rapidement que je ne réalise pas encore que je suis à Rio. C’est dingue non ? Je peux vous demander quelque chose à mon tour ?

— Oui ! tout ce que vous voudrez.

— Est-ce que vous pouvez me prendre dans vos bras ? Ça fait un bon moment qu’on ne m’a pas enlacé.

— Vos désirs sont des ordres.

Il l’enlaça chaleureusement sans dire un mot, comme s’il découvrait pour la première fois le corps d’une femme. Un mélange de désir et d’amour et ce besoin inconditionnel de la chérir et de la posséder et de faire qu’un avec son corps. Pendant ce court instant, plus rien n’aura d’importance. Elle oubliera soudainement ce qu’elle fut autrefois. Une gourme sans attache, un corps que l’on pénètre et que l’on jette une fois que le désir n’est plus et que l’on ne regarde plus. Ce fut la première fois que quelqu’un l’a considéré ainsi. Elle lui prit la main et l’entraîna dans sa chambre et il comprit tout de suite ce qu’elle souhaitait. Ce n’était rien d’autre que de la tendresse. Et toutes ces caresses qui parcouraient le long de son corps lui font prendre conscience de ce qu’elle est devenue pour cet homme qui la chérissait. Elle ne pense plus à ce qui pourrait lui arrivait, si jamais on venait à la retrouver. En fermant la porte, elle tourne aussi une page sur son passé. Et sans plus attendre, elle s’abandonna à lui, laissant sa propre vie entre ses mains. La fille de joie fut libérée par un pauvre fou qui l’aimera à la folie. Ils n’étaient plus des exilés mais des amants sans frontière en quête d’amour et de liberté.

— Je ne sais pas d’en quoi je m’embarque, mais je vous demande tout simplement de ne pas me lâcher, mais j’accepterai de vous épousez que si vous m’aimiez. Car je ne peux plus me passer de vous.

— Voulez-vous m’épouser ?

— Oui Andy.

— Mais à partir de maintenant, on se tutoie et je veux plus te voir regarder une autre femme que moi.

— Je te le promets.

— Je suis sérieuse Andy.

— Je te promets d’être à tes côtés quoi qu’il advienne.

Continuez à regarder !
L'histoire devient intense ! Passez sur l'application pour continuer la lecture
Débloquer tous les épisodes
Ouvrir le site officiel

Vous aimerez aussi

Couverture du roman ENTRE DOMINATION ET DÉSIRE
8.8
Secrétaire investie, Charnelle noue un lien de soumission intense avec son patron charismatique. Cette liaison est vite menacée par les manœuvres d'une collègue arriviste, plongeant la jeune femme dans l'incertitude. Face à ce chaos, le père de son supérieur, un veuf influent, la demande en mariage. Ce choix radical bouleverse l'équilibre familial et force Charnelle à arbitrer entre ses désirs profonds, sa quête d'indépendance et la promesse d'une liberté nouvelle.
Couverture du roman La senteur de matcha de sa trahison
9.4
Mon mariage de dix ans reposait sur une prophétie de succès, non sur l'amour. Le jour où Hugo m'a délaissée pour Anaïs, sa stagiaire, j'ai compris l'ampleur de sa trahison. Malgré ses excuses lors d'un gala, je l'ai surpris en train de l'embrasser. J'ai alors demandé le divorce. En fuite dans le Vercors, il m'a traquée et agressé mon guide, Cédric, m'accusant d'infidélité. C'est alors qu'Anaïs l'appelle en larmes : elle est enceinte et ses parents exigent un mariage immédiat.
Couverture du roman L'aube de son amour, mon sol froid
7.9
Après trois ans à sauver l'empire familial malgré l'infidélité de Damien Chevalier, je sature. Alors que je réclame le divorce, mon mari me fait chanter : je dois jouer l'épouse parfaite trois mois de plus, incluant l'intimité du lit. Entre humiliations publiques et crises de jalousie, il me force à dormir au sol. Pourtant, une nuit, il me serre avec tendresse avant de courir rejoindre sa maîtresse à l'aube. Cette ultime trahison signe la fin de notre mascarade. Je reprends ma liberté.
Couverture du roman Le Voile Brisé
8.7
Prête à épouser Marc, j'ignorais que ma meilleure amie Chloé et mon fiancé préparaient ma chute. Devant l'autel, l'horreur éclate : Marc embrasse passionnément Chloé au lieu de moi. Humiliée, je fuis cette mise en scène cruelle. La trahison se confirme à l'hôtel quand je découvre Chloé parée de ma propre robe de mariée. Face à cette machination préméditée, ma douleur se mue en une rage salvatrice. Je décide de les affronter et de briser leurs mensonges pour enfin me reconstruire.
Couverture du roman Les Larmes du Milliardaire
8.6
Aaron Tolle, un PDG aussi charismatique qu'impitoyable, dissimule une profonde vulnérabilité et une addiction derrière son arrogance. Sa rencontre avec Serena Will, sa nouvelle assistante à l'apparence paisible, bouleverse sa vie au point de le transformer en un homme dévoué. Pourtant, cette douceur est un leurre. En découvrant la véritable identité de celle qui est liée à son passé, le milliardaire verra ses secrets et ses larmes éclater au grand jour. Il est déjà trop tard.
Couverture du roman Les secrets de l'épouse négligée : Rayonne maintenant
9.0
Mariée en secret depuis trois ans, j'ai vu mon époux me nier publiquement pour s'unir à ma pire ennemie. Tandis que ma mère s'éteignait, trahie, il exposait mon traumatisme le plus intime en plein mariage. Ils pensaient briser une femme faible, ignorant que je suis le génie de la tech qui a bâti son empire. Ils cherchent à m'impressionner sans savoir qui je suis réellement. Ma vengeance sera totale. J'ai donné l'ordre à mon bras droit : tout réduire en cendres.