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Couverture du roman L'humaine et l'alpha possessif

L'humaine et l'alpha possessif

Au sein d'un univers dominé par les loups-garous, un Alpha impitoyable et redouté règne par la force. Déterminé à protéger sa meute, ce leader possessif obtient tout ce qu'il désire, jusqu'au jour où son chemin croise celui d'une humaine d'une beauté rare. Douce et naïve, elle subit soudainement l'obsession de ce guerrier dominant. Malgré sa timidité, elle tente de s'opposer à l'arrogance de ce protecteur tyrannique qui exige son appartenance totale, sous peine de mort.
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Chapitre 2

~ Parfois il est préférable de ne rien dire et de laisser le silence s'occuper des choses~

Rose

Lorsque j'ouvre les yeux, la première chose que je vois est le plafond. Depuis quand a-t-on changé les lattes en bois pour un plafond blanc ? Je m'étire longuement. C'est alors que les évènements de ce matin me reviennent. L'alpha !

J'observe la grande chambre devant moi. J'ai été capturé par l'alpha ! J'ai été enlevée putain ! Je dois partir d'ici.

En voulant me lever, quelque chose me retient. Je lève la couverture et reste bloquer en voyant un bras sur mon ventre. Oh mon dieu ! Je tourne lentement la tête, craignant d'avoir raison.

Je fixe l'homme étendu sur son ventre, un bras sur le mien. Qu'est-ce qu'il s'est passé bon sang ? Pourquoi dort-il ici, avec moi ? Je dois partir d'ici. Profiter de la situation pour déguerpir.

Je touche délicatement son bras pour le retirer, mais à mon contacte, il resserre son emprise. Alors je change de tactique. Je bouge pour me coucher sur le côté.

- Arrête de bouger ! ordonne-t-il sans bouger

- Lâche-moi alors.

Il soupire en enlevant son bras. C'était aussi facile que ça ? Il suffisait de demander ?

Je ne m'attarde plus là-dessus et me lève d'un bond. M'étant levée trop vite, je suis prise de vertige. Je m'assois sur le bord du lit en fixant le sol. C'est alors que je remarque que je ne porte plus mon jean noir ni mon haut blanc d'ailleurs. Je porte un grand t-shirt blanc qui semble m'arriver à mi-cuisse. Un t-shirt d'homme surement.

Je ne me souviens pas m'être changé. Ni être venu ici. Je ne me souviens de rien, excepté le regard triste de Julia.

Je fixe l'alpha qui dort toujours. Serait-il possible que ce soit lui qui m'ait changé ? J'espère que non.

- Comment se fait-il que je ne porte plus mes vêtements ? le questionnais-je perplexe.

- Pour que tu dormes plus tranquillement, répond-il endormit.

- Je ne me souviens pas m'être changée.

- Je l'ai fait pour toi, admet-il simplement.

Je reste bouche bée. Comment a-t-il pu se permettre de me changer ? Pour qui se prend-il ? J'ignore la gêne et me concentre sur la colère qui nait en moi. Je me lève et le regarde.

- On ne déshabille pas une personne sans son accord ! On appelle ça de le...

- Pour commencer, je ne suis pas PERSONNE, mais TON âme sœur ! me coupe-t-il en s'asseyant sur le lit. Et pour finir, je n'ai pas de comptes à te rendre.

- Pardon ? Je te signale qu'il s'agit de mon corps alors oui, tu dois me...

Quelqu'un toque à la porte, me coupant. Je me tourne vers la porte. Une femme rentre avec un plateau en main. Elle m'ignore et le dépose sur la table de nuit sur ma droite.

- Désirez-vous autre chose ?

- Non, sors.

Elle hoche la tête et quitte la chambre. Je le regarde choquer. Un merci serait de trop ?

Il me tourne le dos et s'étire. Malgré moi, mes yeux parcourent rapidement son dos musclé. Je me rends compte que je ne sais rien du tout de cet homme. Je me retrouve dans la chambre d'un homme, dont je ne connais même pas son nom.

- Tu devrais manger au lieu de me mater.

Mes joues rougissent instantanément. Je détourne les yeux et fixe la nourriture qui se trouve sur le plateau. Dire que je n'ai pas faim serait mentir. Mais...manger reviendra à accepter cette situation. Or, ce n'est pas le cas.

- Non, merci.

- Ce n'était pas une question.

Il contourne le lit et ouvre une porte derrière moi. Une salle de bain. J'examine le plateau. Ces pancakes semblent très appétissants. Et puis merde, il va me falloir de la force pour m'échapper d'ici. Un ventre vide ne m'aiderait pas.

Je m'assois sur le lit et commence à manger. Je prends le petit sachet et l'observe. Du paracétamol.

L'alpha finit par ressortir les cheveux mouillés. A-t-il déjà pris sa douche ? Si vite ?

- Pourquoi y a-t-il du paracétamol ?

- Pour ton mal de tête.

- Je n'ai pas mal à la tête, le contredis-je.

- Tu devrais, dit-il en fronçant ses sourcils.

- Pourquoi devrais-je avoir mal à la tête ?

Ma question est répondue par un souvenir. La douleur au bras. La seringue. Ils m'ont injecté quelque chose. J'arrête de manger et me lève d'un coup, paniquée.

- Qu'est-ce que vous m'avez injecté ?

- Un calmant alors tu vas vite redescendre d'un cran. Sinon, c'est moi qui vais en avoir besoin et crois moi, tu ne voudrais pas voir ça.

Son regard noir me glace le sang. Je m'assois et continue de manger sans rien ajouter. Une fois fini, il me fait signe de le suivre.

- Je ne vais pas sortir de cette chambre dans cette tenue, refusais-je.

- Dommage, j'avais une belle vue. Se moque-t-il en désignant ma poitrine.

Je baisse les yeux et remarque qu'effectivement mon soutien-gorge noir était plus que visible. Par réflexe, je croise les bras devant ma poitrine et le regarde énerver. Il est culoté quand même !

Toujours avec son sourire moqueur, il me désigne la porte à côté de la salle de bain. Je me dirige vers celle-ci en espérant retrouver mes vêtements de la veille.

Je reste bouche bée en voyant l'immense dressing. Un grand comptoir sous lequel sont placées une centaine de chaussures est placé au milieu de la pièce. Le côté gauche est rempli de vêtements pour homme alors que le côté droit de vêtements pour femme. Le tout éclairer par des lumières LED qui pendant au-dessus. C'est fabuleux !

J'ignore à qui appartiennent ces vêtements pour femme, mais je n'ai pas d'autre choix que de les emprunter. Je prends les premières choses qui me viennent en main, un jean bleu clair ainsi qu'un pull fin noir. Ils me vont parfaitement en plus. Cette femme met la même taille que moi.

On quitte la chambre et marchons dans un long couloir. J'observe attentivement les lieux. J'en aurais besoin pour m'enfuir.

On descend des escaliers nous retrouvant ainsi dans un salon immense. Une baie vitrée sur ma droite donne une vue époustouflante sur la forêt qui nous entoure. Le décor est en bois, mais reste très moderne. Une grande cheminée brûle derrière moi. J'aurais voulu vivre ici, mais dans d'autres conditions. J'ai l'impression d'être dans un des salons des magazines d'architecture que je lisais tant.

Il s'assoit sur le grand fauteuil rouge et je fais de même en veillant à laisser assez d'espace entre nous. Avant qu'il ne puisse parler, je prends la parole :

- Laisse-moi partir. On ne se connait même pas.

- Ce n'est pas un problème, on aurait tout le temps pour.

Je soupire en fixant le sol. Cela s'avère plus difficile que ce que je pensais. Pourquoi tient-il tant à ce que je reste ? Il ne peut quand même pas me forcer à rester ici ? C'est aussi ce que j'ai pensé avant qu'il me ramène de force ici...

- Pourquoi vouloir que je reste ? lui demandais-je. Pourquoi ?

- Parce que tu es mon âme sœur et que ta place est à côté de moi.

Il est hors de question que je reste ici avec cet homme impoli. J'ai encore des études à terminer.

- Je m'appelle Damien, commence-t-il, Justin et Brad sont mes bêtas. Ce sont les seuls que tu dois connaitre pour l'instant.

Je me souviens des deux hommes à côté de lui.

- Je suis l'alpha le plus puissant qui existe, alors méfie-toi. Maintenant qu'on doit vivre ensemble, j'ai des règles. Un : tu ne tentes pas de t'enfuir, on est entouré par la forêt, cela sera débile de ta part. Je sentirais ta présence dès l'instant où tu mettras les pieds dehors. Deux ; tu ne te mêles que de tes affaires. Trois : évite de me poser trop de questions. Quatre : tu ne me désobéis JAMAIS. Sauf si tu es suicidaire.

- Tu me tueras ? osais-je demander.

- Bien sûr que non, répond-il comme si c'était évident.

Je hoche la tête. J'ai cru un instant qu'il me tuerait. C'était bête.

- Je te torturerais jusqu'à ce que tu me supplice de te tuer. Mais je ne le ferais pas.

Me torturer ? J'avale difficilement. La peur refait surface. À quel genre de psychopathe ai-je à faire ? Comment peut-il me promettre de me torturer avec une expression si détachée ? Cette fois c'est sûr, je dois quitter cet endroit.

Julia ne plaisantait pas en disant qu'il était le plus cruel. Je n'en doute plus. J'ai l'impression qu'il s'agit d'une mauvaise blague. Qu'ai-je bien pu faire pour mériter cela ? D'abord les problèmes avec ma famille et maintenant ce psychopathe. Je me demande si mon père a remarqué mon absence ? Je doute que non.

Damien quitte le salon sans rien ajouter d'autre. Il a été clair, si j'essaye de m'échapper, il me torturera. Je ne doute pas de ses intentions. Des larmes de haines coulent le long de mes joues. Ce n'est pas possible de devoir vivre ça ? Ma vie est fichue. J'ai été malheureuse pendant 18 ans avec l'espoir de pouvoir m'enfuir et être heureuse. Et me voici capturée par un homme qui pense que le monde lui appartient ! Je voulais simplement être heureuse. Finir mes études !

Mon regard se pose sur la porte d'entrée. Je la fixe longuement. Si je sors, ça sera ma fin. Mais si reste, ça sera aussi ma fin. Rester enfermer ici est une torture mentale.

Peut-être que je suis suicidaire, ou que j'en ai simplement marre que la vie me mette des bâtons sur les roues. J'ouvre la porte, essuie mes larmes et cours vers la forêt. Si j'ai une petite possibilité de m'enfuir, alors je la tenterai.

Je ne m'arrête pas et continue de courir. Mes jambes me hurlent d'arrêter. Mon cœur ne supporte plus une telle cadence. Les arbres défilent rapidement. Mes poumons brûlent.

Je m'apprêtais à ralentir lorsqu'un gémissement bestial retentit. Je continue ma course jusqu'à ce que mes jambes finissent par me lâcher. Je tombe violemment au sol.

Je sens une grosse masse sauter par-dessus mon corps pour se mettre devant moi. Tremblante, je relève lentement la tête. Je retiens ma respiration devant l'immense loup noir. Mes yeux fixent les siens, d'un bleu azur. J'essaye de reculer, mais il sort ses crocs et je m'arrête, effrayée.

- Je ne bougerais pas, tentais-je de le rassurer d'une voix tremblante.

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