Suivre
Chapitres
Partager
Couverture du roman L'Honneur Bafoué, L'Amour Retrouvé

L'Honneur Bafoué, L'Amour Retrouvé

À Paris, l'adieu solennel à mon père, agent secret, est brisé par Chloé Lambert. En robe rouge, cette influenceuse prétend porter son enfant pour salir son honneur. Elle s'installe chez nous, exigeant luxe et argent, tout en menaçant de révéler un secret d'État : la stérilité de mon père. Entre preuves truquées et chantage médiatique, ma mère s'effondre. Alors que je me sens piégée par cette machination, le directeur des services secrets surgit pour affronter le chaos.
Chapitres
Partager

Chapitre 2

Les funérailles de mon père se déroulaient dans un silence de plomb, un silence si lourd qu'il semblait écraser les murs du funérarium. Dehors, une pluie fine et continue lavait les rues de Paris, mais ici, à l'intérieur, l'air était stagnant, chargé du parfum entêtant des lys blancs et de la tristesse non dite. Je me tenais droite, près de ma mère, Madame Dubois, sa main glacée serrée dans la mienne. Elle ne pleurait pas, son chagrin était une forteresse de dignité, mais je sentais les tremblements qui parcouraient son corps. Mon père, un homme qui avait consacré sa vie à la France, un agent secret dont la réputation était aussi impeccable que son costume trois-pièces, avait disparu. Mort en mission, nous avait-on dit. Pas de corps, juste une cérémonie pour honorer sa mémoire et un cercueil scellé, symbolique.

Les quelques invités, des collègues discrets de l'agence et de vieux amis de la famille, parlaient à voix basse, leurs mots se perdant dans le recueillement général. Tout était sobre, digne, exactement comme mon père l'aurait voulu.

Puis, la porte s'est ouverte à la volée, claquant contre le mur avec une violence qui a fait sursauter tout le monde.

Une femme se tenait sur le seuil, un défi dans le regard. Elle portait une robe rouge, beaucoup trop courte, beaucoup trop voyante pour un enterrement. Son maquillage était outrancier, ses cheveux blonds platine tombaient en cascade sur ses épaules. Je l'ai reconnue immédiatement, Chloé Lambert, une influenceuse de bas étage, connue pour ses scandales et ses photos provocantes sur les réseaux sociaux.

Que faisait-elle ici ?

Elle a balayé l'assemblée d'un regard méprisant, un sourire narquois aux lèvres, puis ses yeux se sont fixés sur le cercueil. D'un pas théâtral, elle a traversé la salle, ses talons aiguilles claquant sur le marbre avec une arrogance insupportable.

Elle s'est arrêtée devant nous, devant ma mère et moi. Sa main s'est posée sur son ventre, un ventre à peine arrondi mais qu'elle mettait en évidence avec une ostentation vulgaire.

« Je suis venue dire adieu au père de mon enfant. »

Sa voix, forte et claire, a brisé le silence comme un coup de poing. Un murmure a parcouru l'assemblée. Les téléphones portables sont sortis discrètement des poches, leurs petites lumières rouges clignotant dans la pénombre.

Ma mère a eu un hoquet de stupeur, son visage est devenu cireux. Je l'ai soutenue plus fermement, sentant ma propre colère monter, brûlante et glaciale à la fois.

« Qu'est-ce que vous racontez ? » ai-je sifflé, ma voix tremblante de rage contenue.

Chloé Lambert a eu un petit rire.

« Oh, ma chérie. Il ne vous a rien dit ? Votre père et moi, nous nous aimions. Et ce bébé, » dit-elle en caressant son ventre, « c'est la preuve de notre amour. C'est son héritier. »

Le mot "héritier" a explosé dans ma tête. C'était impossible. Totalement, absolument impossible. Un secret pesant, un secret que ma mère et moi portions comme une croix, a refait surface avec une violence inouïe. Mon père était stérile. Une vieille blessure de guerre, une grenade éclatée trop près, lui avait volé sa capacité à procréer. C'était un secret d'État, un secret de famille, le drame intime d'un homme qui servait sa patrie avec un corps marqué.

Je l'ai regardée, cette femme qui mentait avec un aplomb effrayant, et j'ai compris. Ce n'était pas une question d'amour ou de deuil. C'était une question d'argent, d'héritage, de scandale. Elle voulait tout détruire, l'honneur de mon père, la paix de ma famille.

« Vous mentez, » ai-je dit, ma voix plus ferme cette fois.

« Vraiment ? » a-t-elle répliqué, sortant son téléphone. « J'ai des photos. Des messages. Des preuves. Je vais tout donner à la presse si vous ne reconnaissez pas mes droits. Et les droits de son fils. »

Elle s'est tournée vers les invités, qui nous regardaient maintenant avec un mélange de pitié et de curiosité malsaine.

« Je suis Chloé Lambert. Et je suis la future mère du seul enfant de Monsieur Dubois. J'exige le respect qui m'est dû. Et ma part de l'héritage, bien sûr. »

L'humiliation était publique, totale. Je sentais les regards peser sur moi, sur ma mère qui vacillait. Je devais la protéger. Je devais protéger la mémoire de mon père. J'ai fait un pas en avant, me plaçant entre Chloé et ma mère, un rempart fragile contre le chaos qu'elle venait de déchaîner. La cérémonie était ruinée. La bataille ne faisait que commencer. Je devais rester calme, contrôler la situation, malgré le tourbillon de panique et de fureur qui menaçait de m'emporter.

Vous aimerez aussi

Couverture du roman Amoureuse de mon Kidnappeur
9.4
Kendall, une jeune adolescente de teint ébène avec une taille et une beauté époustouflante vient d'une famille immensément riche. Du retour des classes, avec son chauffeur personnel elle se fait kidnapper. Découvrons ensemble les raisons de ce kidnapping et ce qui se passera par la suite en lisant les différents chapitres de cette belle histoire d'amour.
Couverture du roman Consumée par la Bête de la mafia
9.0
Wendy Pichman vit dans l'ombre, fuyant toute affection pour protéger ceux qu'elle approche d'une mystérieuse malédiction. Sa solitude vole en éclats lorsqu'elle croise Madouk, un prédateur mafieux surnommé la Bête. Brutal et possessif, il impose sa présence et consume ses défenses dans un brasier de domination. De leur union violente naît un lien indéfectible : Wendy porte désormais l'héritier du monstre. Liée à cet homme dangereux, elle doit affronter un destin qui menace de l'anéantir.
Couverture du roman La vengeance du chef trahi
9.5
Au Saphir, le chef Marc Dubois fait face à l'arrogant critique Pierre Laurent, accompagné de Claire, sa compagne infidèle. Accusé à tort d'un scandale médiatique, Marc se souvient de sa fin tragique dans la Seine après avoir été ruiné par leur trahison. Mais le destin lui accorde un retour deux mois en arrière. Fort de ses souvenirs, l'ancien cuisinier naïf se transforme en un vengeur implacable. Prêt à tout, il orchestre leur chute avec une froide précision.
Couverture du roman Le Dernier Contrat
8.2
Pour les nés magiques, l'existence est une traque mortelle. Adoptés très jeunes par un sinistre tuteur, des enfants apprennent l'art du meurtre pour subsister. Au cœur de cette cruauté, un garçon s'évade et cherche refuge auprès de l'unique force capable de le protéger : l'individu le plus redoutable que son ancien maître n'ait jamais soumis. Entre épées et maximes sanglantes, il doit choisir entre tuer ou périr, car la moindre hésitation condamne le cœur à l'oubli.
Couverture du roman Les pélandrons: Les bons à rien
9.3
Un couple de retraités tranquilles se retrouve plongé malgré lui dans une spirale d'intrigues rocambolesques et dangereuses. Face à des lendemains incertains, ces époux obstinés refusent de reculer, transformant chaque obstacle en un moteur de détermination. Pris dans un engrenage de violence pour leur survie, ils n'ont d'autre choix que d'affronter l'inconnu. Entre fuite et combat, leur compte à rebours est lancé dans une quête éperdue pour exister et ne rien regretter.
Couverture du roman Les princes divins - Tome 4: Afonso et Ramsès
8.5
Fin 1248, Guenièvre, Morgane, Maya et Jeanne attendent simultanément un enfant. Tandis qu'Arthur cherche à renforcer ses troupes suite à d'inquiétantes visions, le roi Jean de Berry lui suggère une alliance avec un royaume voisin. L'arrivée des nouveau-nés coïncide avec des révélations de divinités extérieures, exacerbant les rivalités divines. Après un tournoi majeur, Arthur et ses alliés partent vers le Nil pour protéger ces terres d'une invasion de guerriers sanguinaires.