
Levi, you are my...
Chapitre 2
Après ma rencontre avec Eren, je me rendis avec Erwin au QG de Trost du bataillon. Sur le chemin, j'en profitai pour lui soutirer des information à propos de la jeune recrue.
-Et bien, commença-t-il. D'après son dossier, Jäger était un bon soldat, durant sa formation. Il a terminé cinquième au classement général, malgré qu'il n'ait rien de réellement exceptionnel. Il est, d'après les rapport, très travailleur et ne ménage pas ses efforts durant l'entraînement. En revanche, quelque chose m'intrigue à son propos... D'après les témoins, ce soldat se serait fait dévorer vivant, durant l'attaque d'hier. Et ce, bien avant de renaître sous la forme d'un titan.
-Il a du survivre à l'intérieur du titan qui l'a bouffé, répondis-je. Y a pas à dire, c'est vraiment immonde... Ce gamin, il a un truc dans le regard... J'ai envie de voir ce qu'il va devenir. Ça promet d'être intéressant.
L'image du mioche ne cessait de passer en boucle dans ma tête. Cela faisait longtemps que je n'avais pas vu quelqu'un d'aussi déterminé que lui. La rage qui bouillait dans ses yeux, cette aura à la foi pure et meurtrière... Ce gamin était définitivement très intéressant!
-Levi..., reprit Erwin. Je crois bien que c'est la première fois, depuis que tu as intégré le bataillon, que tu sembles vouloir prendre une nouvelle recrue sous ton aile... de la liberté...
-Erwin, ne refais plus jamais ça... Vraiment...
-Au fait, tu vas devoir repousser ta pause thé. Nous allons former une nouvelle escouade, qui sera sous ton commandement, ça va de sois.
-Je suppose que c'est en rapport avec Hélène?
-Il s'appelle Eren. Et, effectivement, ce n'est pas sans lien. Je suppose que tu as déjà compris qu'il faudrait un argument de choc pour convaincre le juge Zacharias de nous laisser sa garde.
-Un truc du genre "s'il fait un pas de travers, je le tuerai et mon équipe sera là pour que j'évite qu'il ne soit plus présentable du tout à ses funérailles"?
-Entre autres choses.
Arrivé à la base, je pris soin d'inspecter les capacités de chacun, afin de trouver les meilleurs. Mon attention se posa tout particulièrement sur quatre soldats avec qui j'avais déjà eu l'occasion de partir en mission: Petra Ralle, Auruo Bossard, Erd Gin et enfin, Günther Schültz. Je les appelai et leur fis un topo sur la situation actuelle.
-Erd!, lançai-je.
-Oui, Caporal-Chef!, répondit-il, immédiatement.
-Je t'ai déjà vu à l'oeuvre a de nombreuses reprises sur le terrain. Tu es un bon leader. En mon absence, tu auras la responsabilité de veiller sur Er... à ce que le travail soit effectué correctement, compris?
-Oui, Caporal-Chef Levi!
-Et détendez-vous, tous autant que vous êtes! Vous me stressez, à être aussi sérieux.
-A vos ordres, répondirent-ils, à l'unisson.
-Tch! On travaillera là-dessus plus tard. Retournez à l'entraînement.
Le lendemain vint avec le procès de Jäger. Voyant toutes les insultes que ces sales bourges qu'étaient les marchants lançaient à la figure d'Eren sans que celui-ci ne puisse se défendre, je perdis mon sang-froid. C'était réellement étrange. Jamais cela n'était arrivé auparavant (hormis avec Farlan et Isabel, mais je préférais ne pas trop y penser).
-Je trouve que tu parles beaucoup pour ne rien dire, gros porc!, lançai-je, sans même y prêter attention. Qu'est-ce qui te dit, que les titans vont attendre bien sagement que vous ayez renforcé les portes?
Mon regard se posa sur Eren et je la vis à nouveau. Cette flamme, qu'il avait dans le regard. Il hurla sur ces foutus religieux, sur ces foutus marchant et sur ces foutus soldats des brigades spéciales. Ce fut un spectacle magnifique, que je dû malheureusement interrompre. Je n'avais clairement pas envie qu'il se fasse disséquer et tuer, alors que je pourrais le côtoyer tous les jours et le forcer à rester constamment près de moi. Je ne savais pas ce qui provoquait en moi cet intérêt envers lui (ses yeux, peut-être?), mais le fait est que je voulais le garder près de moi. Je passai donc discrètement en dessous des barreaux de bois et frappai un grand coup de pied dans la figure du gamin en train de gueuler. Ce qui eu pour effet de lui faire perdre une dent et, certainement, de lui casser la mâchoire. "Faites qu'il puisse se régénérer comme un titan! Faites qu'il puisse se régénérer comme un titan!, espérai-je, tandis que je continuais de frapper."
-Je propose de le surveiller à plein temps... De manière privée!, lançai-je au juge, après avoir mis ma botte sur la figure d'Eren.
-Et qui s'en charger-
-Moi! Complètement et définitivement moi!, répondis-je, sans même lui laisser le temps de finir sa phrase.
Devant les moqueries non-dissimulées de l'autre binoclarde qu'était Hansi, je continuai.
-Après tout, s'il décidait de se transformer en titan et de nous attaquer, avec son intelligence, il serait redoutable. Mais moi, je n'aurai aucun problèmes pour l'arrêter, m'empressai-je d'ajouter. Alors, vous me le laissez?
-Bien, il est à vous, répondit le juge. A condition qu'il soit continuellement sous votre surveillance.
-Ça va de sois!
J'avais réussi. Eren était à moi. J'allais enfin comprendre ce qui m'intriguait autant chez ce gosse.
Le procès s'arrêta là-dessus et je détachai Eren moi-même. Je le soulevai et le soutins par les aisselles, pour l'aider à marcher. Je ne pu m'empêcher de palper ses muscles, sous son t-shirt, faisant mine de replacer correctement ma main. Ils semblaient fins et fermes. Je l'imaginai sans ce haut qui était, à mon humble avis, de trop, et sentis une légère bosse se former dans mon entre-jambes. Je continuai ma route, m'efforçant de cacher mon érection.
Une fois dans une salle plus propice à la discution, je m'excusai auprès d'Eren pour l'avoir autant amoché et il me repondit qu'il comprenait, un sourire légèrement effrayé sur le visage. Hansi nous fit ensuite remarquer que sa dent, tombée lors du procès, avait complètement repoussé. Ses petite plaies et sa mâchoire semblaient, elles aussi, avoir presque entièrement guéri. Je ne pu m'empêcher d'acquiescer un sourire à cette idée... Ce qui sembla effrayer Eren deux fois plus qu'il ne l'était déjà avant.
-Maintenant, gamin, à cheval, on a pas la journée, annonçai-je, bien plus froidement que je l'aurais souhaité.
On se rendit dans un vieux château qui fit, autrefois, office de base. Mais qui fut très vite abandonnée, car n'étant pas à un point stratégique, elle était difficile d'accès. Pourtant, c'est justement ce qui fut autrefois un problème, qui fut cette fois un avantage. Au moins, nous étions sûre qu'Eren ne pourrait pas s'évader et surtout, que personne ne viendrait mettre le feu pour tenter de le tuer.
Je le conduis dans la cave, où nous dormirions tous les deux et commençai le ménage avec lui par cette pièce beaucoup trop crasseuse à mon goût. Il n'y avait, dans cette sombre chambre étroite, qu'un lit simple. Il était déjà nuit, lorsque nous eûmes fini de nettoyer le sous-sols du sol au plafond et nous décidâmes donc de dormir.
-Eren, il n'y a qu'un seul lit, déclarai-je. Tu dors parterre.
Il obéit et se coucha à même le sol, fraîchement lavé, avant de prendre la parole.
-Caporal-Chef Levi, je tenais à vous remercier de m'avoir sauvé la vie, tout-à-l'heure, dit-il.
Je sentis mes joues rosir et répondis, encore une fois trop froidement, que j'avais juste suivi les ordres.
-Eren, j'ai froid, annonçai-je, après m'être couché. Viens ici, c'est un ordre.
Je l'entendis se lever et s'approcher, mais il resta debout devant le lit.
-Reste pas planté là! Couche-toi près de moi, ça me réchauffera!
Il s'exécuta et je posai ma tête contre son torse. La vérité était que je n'avais pas froid, mais plutôt besoin d'une excuse, pour le faire dormir avec moi. Je sentais son cœur battre la chamade, dans sa poitrine. Je pris son bras droit que je passait autour de moi, comme s'il s'agissait d'une couverture. Je ne savais pas si le cœur que j'entendais battre de plus en plus vite était le siens ou le miens, mais je m'en fichais éperdument.
Je commençai à dessiner ses muscles, au travers de son t-shirt et sentis son corps chauffer.
-Qu'est-ce qu'il y a, puceau? Ça te fais de l'effet?
-N...non... J'ai juste un peu chaud! Pardon.
La vérité était que j'espérais un "oui" de sa part. Même si je savais pertinemment qu'il ne dirait jamais un truc pareil, de peur de se faire castrer et tuer.
-Allez gamin, dors.
-B... bonne nuit, Caporal-Chef Levi.
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