
Levi, you are my...
Chapitre 3
Le lendemain matin, je me réveillai aux côtés d'Eren, toujours endormi. Je me surpris à penser qu'il était vraiment mignon, lorsqu'il était aussi calme. Je caressai doucement sa joue de ma main et il ouvrit lentement les yeux. Je m'empressai d'enlever ma main de son visage et de reprendre mes distances. "Putain! Mais qu'est-ce que je fous?!!, pensai-je".
-Eh gamin!, lançai-je, en me levant.
-Oui?, répondit-il.
-A partir de demain, je veux que tu me réveilles et non l'inverse!
-Bien, répondit-il.
-Et en douceur!, ordonnai-je. Tu passes ta main sur ma joue, tu m'appelles doucement, tu me secoue légèrement, je m'en fous, tu te débrouilles. Mais si tu me réveilles brutalement, tu vas voir à quel point je peux ne pas être du matin, compris morveux?
-Oui, à vos ordres, Caporal-Chef Levi!
-Et va me faire un thé, après t'être préparé. A l'avenir, veille à ce qu'il soit prêt à mon réveil!
-Tout de suite! Mais, Caporal-Chef...
-T'as quelque chose à redire à mes ordres, peut-être, gamin?
-Euh... Eh bien... C'est-à-dire que... Euh..., commença-t-il, paniqué.
-Sujet, verbe, complément, ordonnai-je. MAINTENANT!
-Eh bien, si on ne peut pas dormir dans des chambres séparées, est-ce qu'aller seul à l'autre bout du château est vraiment autorisé?
En réalité, je n'avais pas à dormir ici. J'avais même une chambre bien à moi, au deuxième étage. Mais, pour une raison inconnue, j'avais envie de dormir ici. Le problème était que si Eren l'apprenait, il ne voudrait sans doute jamais me revoir. Et ça, c'était inconcevable. Déjà parce que j'avais pour ordre de le surveiller et surtout et par dessus tout, parce que je l'avais décidé et puis c'est tout!
Eren se rendit dans la pièce voisine pour se changer. Je le suivis, prétextant que je devais constamment le surveiller, même lorsqu'il se changeait. En réalité, c'était surtout l'occasion parfaite pour contempler ses abdos, dont j'avais rêvé toute la nuit durant. Je me demandais un peu pourquoi ce gosse hantait mes pensées, comme ça. Mais la vérité était que je m'en foutais royalement.
Jäger me fit dos et commença à se déshabiller. Il avait un dos parfait: des muscles finement ciselés, un léger creux au niveau de la colonne et une peau pâle et sans le moindre défaut.
-Eren, tourne-toi et fais-moi face, ordonnai-je.
-P... pourquoi?, demanda-t-il, tournant légèrement la tête vers moi, laissant entrevoir des joues rosies.
-Fais ce que je te dis, c'est tout. Ce... C'est l'autre folle d'Hansi qui m'a demandé de vérifier si tu avais encore toutes tes... caractéristiques humaines et si ton corps s'était complètement régénéré.
J'aurais pu m'en vouloir d'utiliser l'autre binoclarde comme excuse, mais il n'en était rien. Je voulais VRAIMENT voir ces abdos. De plus, cette espèce de garce avait déjà réussi à salir le château (ce qu'elle avait d'ailleurs fait en un temps record). Je n'avais donc plus aucun scrupules.
-M... mes "caractéristiques humaines"?, répéta-t-il.
-Oui, pour vérifier que ton corps est ENTIÈREMENT celui d'un humain, confirmai-je. Tu sais, qu'il manque pas des trucs par endroits.
Il se tourna, rouge pivoine. Il était vraiment adorable, quand il était gêné. Le spectacle qui s'offrait à mes yeux dépassa toutes mes attentes. Son corps était juste parfait: des abdominaux finement et nettement tracés, une peau blanche sans boutons ou marques de bronzage, des épaules ni trop large, ni trop étroite et des bras tout aussi parfaits.
Tandis que j'étais en pleine contemplation, il décrocha sa ceinture et baissa pantalon et caleçon, se retrouvant complètement nu, en face de moi. Je me demandais pourquoi un tel geste, lorsque je compris. Il pensait que je faisais référence à ça, lorsque je parlais de ses "caractéristiques humaines". Enfin, ce n'était pas pour me déplaire, bien au contraire.
Mon regard se posa instantanément sur la partie inférieure de son corps, elle aussi, parfaite. Il n'y avait pas d'autres mots pour la décrire. Ses jambes, à la fois fines et musclées, sa peau, aussi impeccable que sur sa partie supérieure, mais surtout, la meilleure partie restait... son entre-jambes. Il avait une belle couleur, une belle forme et était énorme, colossal, tita... oui bon, j'arrête. Sans même y réfléchir, Je m'approchai d'Eren et pris son sexe dans ma main. Je sentis mon érection, déjà forte, se durcir. A mon grand étonnement, le membre du gamin, dans ma main, fit de même. Je fis glisser ma main doucement, caressant sa queue et arrachant un léger gémissement de plaisir au gamin.
-Ca... Caporal-Chef Levi? Qu'est-ce que vous fait-Aah!?, la respiration de plus en plus saccadée.
-Vérification, me contentai-je de marmonner.
Je fis aller ma main de plus en plus vite et de plus en plus fort, jamais lassé d'entendre Eren gémir de plaisir. Il s'accrocha à mon torse, tremblant.
-Caporal... aah... Caporal-Chef... a... arrêtez... je vais finir par éjaculer... si vous continuez... aah...
-Si t'as envie de juter, fais-le, répondis-je. Je me changerai.
Il finit par éjaculer entièrement sur ma chemise, que je m'empressai d'enlever. Eren sembla figé un instant devant mon torse, mais ce fut certainement une impression.
-C'est bon, mes vérification sont faites, déclarai-je, en enfilant une chemise propre. Mini-énorme-Jäger a encore des sensations et de quoi faire des gosses. Pas de doutes possibles, tu es bien humain, Eren.
-"M... mini-énorme-Jäger"?!, répéta-t-il, perdant complètement ses moyens.
-T'as mal entendu!, m'empressai-je de répondre.
Voilà que je faisais du harcèlement sexuel sur une nouvelle recrue... C'était nouveau, ça. A vrai dire, ce mioche me faisait tellement bander que ça en devenait très inquiétant. Pourtant, je décidai de ne pas m'en préoccuper.
Je regardai Eren finir de se changer et l'envoyai faire du thé. Une fois dans la cuisine, je lui fournis quelques explications rapides sur la préparation d'un thé digne de ce nom et le regardai faire. Il apprenait tellement vite que ça faisait presque peur. Il se mit aux fourneaux et entama la préparation d'un petit-déjeuner complet, en plus du thé.
Discrètement, je me levai du siège sur lequel je m'étais installé pour rejoindre Eren qui cuisinait, à quelques pas de moi. Je passai mes bras autour de son ventre chaud et posai mon menton sur son épaule.
-C... Caporal-Chef? Qu'est-ce que vous faites?, demanda-t-il, rougissant.
-C'est évident, non?, répondis-je. Je vérifie que tu ne foutes pas le feu et que tu ne te blesses pas. Ce serait con qu'il soit mit sur ta tombe: "Eren Jäger ~ Mort après s'être transformé en titan, parce qu'il a réussi à se blesser en faisant des œufs brouillés, ce fragile". C'est pour toi, si je fais ça.
-D'accord... Même si c'est un peu méchant... Mais... Pourquoi sur mon épaule?
-Je vois mieux d'ici.
-Et pourquoi avez-vous vos bras enroulés autour de ma taille?
-Ça fait beaucoup de questions, gamin. Mais t'avais qu'à être moins grand! J'aurais pas eu à me soulever pour voir au dessus de ton épaule.
Evidemment, c'était faux. Mes pieds étaient étonnement bien à plat au sol. Je voulais simplement l'enlacer, allez savoir pourquoi. Ça ne m'était pourtant jamais arrivé, avant. Bizarrement, je me sentais vraiment bien, au creux de l'épaule de ce gosse. Mais ça, je ne pouvais pas lui dire. Il risquerait de me regarder avec dégoût ou même de ne plus me regarder du tout. Il perdrait toute estime pour moi, ne me voyant plus que comme un vieux pervers. Aucunes chances que je laisse cela arriver!
Il continua de préparer le petit déjeuner, qui sentait rudement bon et une fois mit à tables, tout le monde nous rejoignit et commença à manger.
-Ta cuisine est pas si mauvaise, pour un gamin, lançai-je.
-C'est vrai que c'est délicieux, Eren!, renchérit Petra, un sourire aux lèvres.
Toute l'équipe commença à complimenter la cuisine d'Eren (excepté Auruo qui répéta plus ou moins ce que j'avais dit... ce qui avait le don de royalement me les briser) et pour cause: elle était vraiment délicieuse.
Après le repas, on se rendit sur le terrain d'entraînement, où je pus observer les capacités du mioche. Effectivement, il était doué. Très doué, même.
Et c'est ainsi que débuta notre quotidien. Tous les jours, Eren venait inlassablement me réveiller en m'appelant doucement et en me secouant légèrement. Et je le regardais inlassablement se changer (en même temps, comment pourrais-je me lasser de son corps si parfait ?). Il préparait le petit-déjeuner. Ce faisant, je l'enlaçais, prétextant le surveiller. Nous mangions et nous entraînions. Jusqu'au jour où Erwin me traîna à un gala ou je ne sais quel truc de bourges, organisé par un de ces gros porcs qui me séparaient de mon Eren. Si le Major m'avait forcé à y aller, c'était pour récolter des fonds pour la prochaine expédition. Je devais tout faire pour y parvenir et pouvoir rentrer au plus vite pour... surveiller... Eren.
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