
Les Sœurs Rivales
Chapitre 2
Moi : merci monsieur au moins vous voyez que je suis une demoiselle.
Jim Carter ( en secouant sa tête) : mais non je ne note pas à vue d'œil que vous êtes une demoiselle (en hésitant parce qu'il ne connaissait pas mon nom)
Moi : je suis Liza Monsieur( en souriant)
Jim Carter : Oui mademoiselle Liza ! On ne saurait vous voir et déduire que vous êtes célibataire ou mariée.
Moi ( j'aquiessai par le mouvement de ma tête). Comment le savez-vous alors?
Jim Carter : j’ai jeté un coup d’œil sur certains CV et sur le vôtre il est mentionné célibataire.
Moi : c'est bien que vous sachiez quel est mon statut matrimonial.
Jim Carter : Vous n’êtes pas d’ailleurs la seule célibataire de l’entreprise.
Moi : silence
Jim Carter : bien ! Je ferai un toilettage du fichier du personnel si nécessaire. Ça pourrait commencer par vous si vous ne me donnez pas une raison convaincante pour laquelle vous vous êtes adressée mal la dame tout à l'heure.
Moi : j'ai reçu plusieurs dames aujourd’hui monsieur ! ( en bagayant)
Jim Carter : mademoiselle vous blaguez avec tout apparemment ?
Moi : il me souvient qu'une dame s'est permis de…
Jim Carter : je vous stoppe. Cette dame est une grande partenaire et aussi une personne du 3e âge méritant tout votre respect.
Moi : je vois que cette commère n'a pas hésité à me charger devant vous ?
Jim Carter : Personne ne vous a chargé, j'ai vu la scène à partir des caméras de surveillance par hazard et me suis rapproché d'elle à temps pour m'en quérir de la situation et blanchir l'image de l’entreprise.
Mes espoirs venaient de tomber à l'eau et dire que je rêvais déjà qu'il m'invite à un dîner.
Jim Carter : je vous écoute ne me faites pas perdre mon temps !
Pour ne pas perdre mon poste je me mis à m'excuser.
Moi : je suis désolée monsieur. C'est parce que pendant ma période je suis souvent très nerveuse.
Jim Carter : ça m'est égal ! quand vous venez au bureau garder vos humeurs dans votre chambre.
Vous ne connaissez pas mes problèmes. Si tout le monde étale sa souffrance au lieu de service ce sera la catastrophe.
Moi : un homme comme vous peut avoir quel genre de problèmes ?
Jim Carter : de toutes les façons, je ne veux plus de tels écarts de conduite devant les clients. Me suis-je bien fait comprendre ?
Moi : (d'une voix de pitié) : oui monsieur !
Jim Carter : vous ne savez pas combien la perte d'un client peut coûter à une entreprise comme la nôtre ?
Moi : silence
Jim Cater : Ici c’est la recherche du gain au travers toutes sortes de stratégies y compris la courtoisie et c'est ça qui permet qu'on vous paie voyez-vous?
Moi : j'ai compris monsieur.
Jim Carter : le poste d'accueil est la vitrine de l'entreprise il faut y faire bonne impression. Je pense que vous avez besoin d’être formée. Déjà votre habillement n'est pas très catholique. Je vais revoir le dress code de cette entreprise.
Moi : silence
Jim Carter : je n'aime pas virer les collaborateurs mais si vous ne changez pas, je le ferai pour le bien-être de l' entreprise. Vous pouvez retourner à votre poste.
J’étais rentrée ce jour comme une poule mouillée. Je n'avais pas reconnu le PDG. Il était dans une colère noire et parlait d'un ton très ferme.
Trente minutes après notre échange, je me mis en route pris une moto pour rentrer à la maison c’était l'heure de clôture.
Y étant, je trouvais mon père qui était en pleine discussion avec ma mère.
Un couple de fous ! ils ne pouvaient pas faire 2 jours sans se faire entendre dans le quartier et tout cela pour des bêtes discussions. Au départ ça dérangeait les gens qui venaient pour les calmer mais aujourd’hui même s’ils bagarrent personne ne les gère.
Ma mère était championne dans les ddisputes.mon père ne faisait pas souvent plus de 3 semaines à la maison mais dès qu'il était de retour c’était le feu. J’intervenais très souvent pour les calmer mais ce jour, je décidais de ne pas me mêler car j’étais énervée.
Pas à cause des menstrues ( période) bien sûr. En fait j'avais mentionné ce fait devant le PDG juste pour me tirer d'affaires Il n'en était rien en réalité.
Je ne les calculais même pas et allais me coucher dans la chambre où je repassais dans mon esprit toutes les paroles du PDG.
On l'appelait même encore quoi ? Me demandais-je. Mon vilain défaut avait toujours été l'oubli et la mère me disait que je lui ressemblais en cela.
Je méditais sur mon sort quand ma mère vint toquer à la porte.
Moi : une porte est ouverte tu viens toquer pour dire quoi ?
Jezabel : tu ne parles pas comme ça à ta mère okay ?
Moi : vous avez fini avec vos disputes ?
Jezabel : je ne suis pas venue ici pour ça. Tu aurais pu me défendre mais tu as choisi de venir te coucher.
Moi : chacun gère son couloir. J'ai aussi mes soucis que je dois gérer.
Jézabel : je ne sais même pas pourquoi je suis encore avec ce Tintin qui me sert de mari . Il ose même m'accuser d’infidélité. Si je suis infidèle à qui la faute ? Il n’est jamais là.
Moi : mama je ne suis pas d'humeur à gérer vos problèmes laisse-moi en paix.
Jézabel : Qu’est ce qui s'est passé au bureau aujourd’hui ? tu m'as l'air très agressive.
Moi : il y a une sorcière qui est venue me mettre les bâtons dans les roues aujourd'hui alors que j'avais entamé avec mon plan de séduction numéro un.
Jézabel : comment ça ?
Moi : Pendant que je discutais avec elle pour lui faire le reproche de m'avoir appelé madame, le PDG l'aurait vu à travers des caméras de surveillance de l'entreprise.
Jezabel : tu dois faire plus attention désormais. Elle t'appelait même madame pourquoi ?
Moi : c'est un oiseau de mauvais augure. Cette situation m'a valu un avertissement au travail.
Jézabel : ne prends pas ça au premier degré, ça va aller il faut rester concentrer sur ta cible. Ton boss ne résistera pas longtemps face à une bombe comme toi.
Moi : le type est trop indifférent.
Jézabel : Étudie ses centres d’intérêts et le piéger sera comme un jeu d'enfants.
Moi : Il est prêt à me mettre dehors si je refais la même chose. Je suis foutue car je m'emporte très vite.
Jézabel : je te comprends. Moi-même je ne supporte pas certaines choses.
Moi : Je ne sais même pas si celui la voit bien ? Peut-être qu'il a les problèmes de vue pour rester indifférent face à une femme comme moi.
Jézabel : Hahaha !l y a un adage populaire qui dit que qui danse mal accuse son pantalon. Tu penses maintenant qu'il ne voit pas. C'est toi qui ne sait pas comment te prendre. Je te croyais plus futée que ça !
Moi : n’exagérons rien mama. C'est la première fois que je tombe amoureuse d'un homme.
Jezabel : tu dois multiplier tes stratégies.
Moi : il est trop difficile à cerner ce type de Jim Quartier ou Jim … en tout cas demain je vais bien me renseigner. Tu sais qu'il vient d'arriver.
On dirait qu'il n'aime pas les femmes ou alors il a une petite amie qui a pris son cœur en gros et en détail.
Jezabel : hum ! Il faut chercher à découvrir et agir en conséquence.
Ma fille tu oublies aussi trop. Comment tu peux oublier le nom de ton boss.
Moi : on l'appelle plus PDG. Demain je vais chercher à réciter ce nom pour ne plus oublier.
Entre temps, mon téléphone se mis à sonner. C'était un de mes dragueurs que je barre depuis 1 an.
Jézabel : je serai dans la chambre si tu as besoin de moi.
Je n'entendais plus la voix de mon père. Il était sûrement sorti pour digérer les propos enflammés de ma mère.
Je n’étais pas trop proche de lui mais parfois je me demandais comment deux personnes aussi incompatibles pouvaient vivre aussi longtemps ensemble.
Le téléphone continuais de sonner et je décidais de répondre après un petit temps.
Au téléphone !
Moi : parle vite Louis!
Louis : Liza ! Pourquoi tu es agressive comme ça ?
Moi : c'est pour ça que tu m'as appelé ? Je ne suis pas d'humeur à répondre aux questions.
Louis : qui t'a énervé ma chérie ? On peut se voir ?
Moi : pourquoi ?
Louis: juste pour causer un peu, je peux même t'amener manger du chawarma qui sait si ça peut te calmer ?
Moi : si tu as de l'argent fais-moi plutôt un dépôt : les chawarma, machins trucs là ne m’intéressent pas?
Louis: tout ce qui t’intéresse c'est de l'argent la fille ci ?
Moi : qu'est ce que tu crois ? C'est le nerf de la guerre. Cependant, si ça te gêne tu peux toujours faire comme tu veux personne ne t'oblige tsuip ! (en raccrochant le téléphone)
Je savais qu'il va réagir positivement. C'était l'un de mes financiers que je menais par le bout du nez. Il croyait qu'il pouvait une jour voir ma nudité ? Me posais-je la question.
1 Minute après il rappela.
Au téléphone !
Moi : Quoi encore ?
Lui : je viens de t'envoyer 10 mille francs vérifie.
Moi : okay !
Lui : dis même merci te dépasse Liza? On t'a gâté au village ou quoi ?
Moi : pour un petit montant de 10 milles francs tu exiges les merci . C'est l’argent ça ? Les vrais hommes donnent des iphone, voitures et autres objets de luxe aux femmes. Pour 10 milles francs je dois courir pour te voir ?
Lui : tu vas me détruire le cœur un jour. Est-ce que tu sais que je t'aime à la folie Liza ? Tes paroles me font mal.
Moi : si tu m'aimes c'est normal ! La bible nous recommande de nous aimer les uns les autres.
Louis : tu lis trop la bible ? Quelqu'un croirait que tu connais la route de l’église. On peut se voir tout l'heure ?
Moi : non je me repose pour mieux bosser demain.
Lui : je savais que tu allais trouver un alibi du genre. On se voit quand alors ?
Moi : je te ferai signe Louis.
Fin conversation téléphonique.
#Écrit_par_Poliandine
Je ne faisais même pas cas de lui. C’était un garçon qui se battait dans la téléphonie mobile.
On s’était rencontré quand je voulais acheter mon téléphone. Après l'avoir repoussé en vain, j'avais décidé d'accepter ses présents.
A un moment donné il avait tellement pleuré que je voulais même céder côté sexuel juste pour compenser.
Ma rencontre avec notre nouveau d PDG m'a fait changer d'avis.
Ma mère m'enseignait davantage à me servir de ma beauté pour faire de l'argent et je trouvais l’idée géniale.
Après le coup de fil, je fis un petit tour sur les réseaux sociaux et lu quelques posts en mode sous-marin.
Certains posts me firent rirent au point où j’oubliais mon chagrin.
Après avoir pris un bon bain, je m’endormis sans manger car je n'avais pas faim.
Un mois plus tard !
C’était le même train quotidien je partais au boulot tout en s’efforçant d’être agreable face aux clients même les plus odieux. Monsieur le PDG ne me gérait pas. L'entreprise connaissait davantage du succès et les témoignages étaient connus de tous.
Je ne voyais jamais ce PDG avec une femme. S'il avait une petite amie je pensais qu'il devait avoir une médaille du PDG le plus discret de la ville de Douala.
Je me mis à réfléchir au point d'avoir les céphalées parce que je voulais une astuce pour lui mettre le grappin dessus.
Un jour il convoqua une réunion du personnel.
Nous étions une trentaine de personnes venant de plusieurs services.
Assis à la salle de réunion tous attendaient le Boss avec impatience. C’était un monsieur qui aimait beaucoup bosser et voulait voir tout le monde au travail.
Lorsqu’il fit enfin son entrée, il prit la place qui lui était réservée.
Tous les regards étaient rivés sur lui. Suspendus à ses lèvres nous attendions son discours.
Toutes les filles le regardait comme s'il s'agissait d'un hamburger qu'elles voulaient avaler.
J'en étais même jalouse. Je venais de réaliser que je n’étais pas la seule à baver lui. Sincèrement il était d'une beauté et d'un charisme irrésistibles.
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