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Couverture du roman Les Sœurs Rivales

Les Sœurs Rivales

La rivalité est un sentiment complexe qui naît parfois de futilités ou de conflits profonds. Personne n'y échappe, pas même les membres d'une même famille. Ce récit explore les tensions psychologiques et les affrontements amers entre deux sœurs consanguines. Plongées dans un environnement moderne, elles se livrent une lutte sans merci où les liens du sang ne suffisent plus à apaiser les rancœurs. Découvrez comment leur opposition transforme leur destin.
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Chapitre 3

Jim Carter ( après avoir adressé ses salutations à tous) : C'est un honneur pour moi de présider cette réunion spéciale. Depuis que j'occupe le poste de PDG je n'ai pas eu le temps de convoquer une réunion parce que j’avais des dossiers brûlants à gérer. Je vais être très bref pour aujourd’hui.

La salle était toute calme.

Jim Carter : Je vais permettre aux uns et autres de prendre la parole surtout s'il y a un souci particulier qui mérite l’attention de la hiérarchie n’hésitez.

Après un long silence, Personne n'osa placer un mot je ne savais pas si c’était par peur ou par respect.

Jim Carter : puisque vous êtes tous atteints du mutisme, je vais donner la parole au chef de personnel. Pour qu'il me fasse un briefing de l’état des lieux de son service.

Moi : monsieur je voudrais changer de poste de travail…

Sans finir ma phrase.

Jim Carter : stop mademoiselle. Quand il fallait parler vous n'avez rien dit. Je veux continuer avec l’ordre du jour.

Assistance : rire de moquerie.

J'eus la honte de ma vie, mais en même temps il avait raison. J'aurai dû me taire comme les autres.

Jim Carter : silence s'il vous plait.

Chef du personnel : merci monsieur de me passer la parole.

Je dirai que dans l’ensemble, tout va bien. Cependant, nous sommes dans une période sensible de nos activités, mais je constate que plusieurs se laissent aller et viennent à leur heure voulue.

Je pense que nous devons travailler plus dur pour atteindre nos objectifs préalablement fixés.

Comme j'avais baissé la tête et digérais encore ce qui venait de se passer, je me sentis du coup interpellée par les propos du chef de service du personnel.

J’étais venue très en retard les jours passés et ne pouvais même pas expliquer pourquoi je le faisais.

Jim carter : je voudrais voir les fiches de présence des deux dernières semaines.

Un remue-ménage eut lieu dans la salle.

Jim Carter : si vous pensez que le changement de PDG est synonyme de recréation, vous vous foutez le doigt dans l'œil. De toutes les façons, nous aurons une réunion plus importante la semaine prochaine .

Chef de personnel : c'est noté monsieur.

Jim Carter : en outre, proposez des mesures disciplinaires pour de tels cas ou alors faites connaître le règlement intérieur à ceux qui l'auraient oublié ou ne le connaîtraient pas.

Chef du personnel : oui monsieur.

Après avoir épuisé son ordre du jour, il prit congé de nous.

Une collègue qui ne cessait de le regarder avec envie s’approcha de moi.

Elle : tu veux te faire remarquer ma fille ? Change de modèle car aux dernières nouvelles le PDG ne s’intéresse pas à ses collaboratrices.

Moi : je ne t'ai rien demandé . en plus tu n’es personne pour me dire ce que je dois faire.

Elle : si jamais il veut même sortir avec une fille ce ne serait pas une tête de mule comme toi. Je ressemble au moins à son genre.

Moi : va te faire voir ailleurs ?

Elle me toisa et continua son chemin.

**Jim Carter**

Je suis Jimmy Carter mais les gens ont pris l'habitude de m'appeler Jim Carter. J'ai une petite sœur de 24 ans. Je suis Camerounais résidant à Douala avec mes parents.

J’ai 35 ans, après mes études secondaires, j’étais très engagé pour aller en Europe mais mon père s’y était opposé en insistant que je reste au pays veiller sur les affaires familiales.

J'avais de ce fait poursuivi mes études au pays tout en essayant de m’imprégner du monde des affaires.

Ayant reconsidéré mon point de vue j'avais donné raison à mes parents au fil des ans.

Il avait ainsi décidé de faire de moi le PDG de l'entreprise quelques temps après mes etudes, Je l'avais remplacé au poste de PDG.

A mon arrivée il y avait beaucoup de dossiers en instance qu'il me fallait gérer.

Pour ne pas paraître indifférent face aux employés, j'avais Improvisé une petite réunion juste pour avoir un bref aperçu de ce qui se passait dans l'entreprise.

Franchement la demoiselle appelée Liza non seulement elle était nulle mais me faisait des charmes.

Je savais faire la part de choses, je ne mélangeais pas business et sentiments je n'avais pas le temps a perdre avec des filles.

Avec le peu de temps que j'avais mis à la tête de l'entreprise, je trouvais le travail très demandant. Curieusement certains employés se contentaient de blaguer avec leurs missions ne mesurant même pas l'impact de leur comportement sur le rendement de l’entreprise.

Le cas de Liza était le plus flagrant.

Je ne savais même plus quoi faire d'elle. D’après son CV elle était titulaire d'un Bepc. Lorsque je l'avais vu mépriser une cliente du 3e âge j' avais eu le cœur très serré.

Dans les rues on entend plusieurs jeunes se plaindre du manque d'emploi mais que font -ils du travail qui est à leur disposition ? Me demandais-je.

Beaucoup d'entreprises subissent ce genre de choses de la part des employés et sont souvent étonnés que certains clients disparaissent sans crier gare.

Après l'avoir averti je veillais désormais au grain. Je ne pouvais pas rester indifférent face à de tels dérapages.

Après le réunion, j’étais rentré au bureau pour communiquer avec ma petite sœur qui me disait que sa camarade de classe était rentrer de l’étranger et devait passer à la maison en soirée.

Échanges sur watsapp.

Kelly Carter : grand frère si tu pouvais rentrer tôt tu me gardais des friandises pour mon amie recevoir.

Moi : si tu ne veux pas te sacrifier pour ta copine ne compte pas sur moi. Bouge ton corps et va lui chercher des friandises.

Kelly Carter : tu crois que si tu prends un petit temps pour te distraire l'entreprise va chuter mon frère ? Tu pouvais même profiter pour voir mon amie.

Moi : n’exagère rien je ne la connais même pas.

Kelly Carter : pourtant je te parle souvent d'elle. Tu es trop accroché au travail.

Moi : ce n'est pas ça je n'aime pas remettre à demain ce que je peux faire aujourd'hui. Les loisirs ont leur place mais il ya un temps pour ça.

Kelly Carter : tu exagères !

Moi : quand tu as besoin d'argent tu oublies que je fais un travail exagéré qui rapporte cet argent.

Kelly Carter : hahaha à plus tard alors !

Moi : je vais vite finir aujourd'hui et au trop tard à 19 h00 je serai là. Passe du bon moment avec ta copine.

Kelly Carter : okay monsieur le PDG.

Moi : A plus petite!

Fin échange sur WhatsApp.

Après avoir communiqué avec Kelly, je me mis à finaliser certains dossiers.

J’étais à fond dans mon travail lorsque ma secrétaire m’annonça la venue d'une actionnaire de l’entreprise.

je voulais d'ailleurs la voir pour échanger avec elle mais les circonstances n’étaient pas du tout favorables.

Elle ouvrit la porte et s’ introduisit dans mon bureau avec assurance. C'était une femme d’âge mûr mais ça se voyait qu'elle chassait la vieillesse avec les soins de beauté ( rire)

Moi : Bienvenue madame Tella.

Dame Tella : merci monsieur Carter.

Moi : Asseyez- vous et surtout sentez- vous libre.

Dame Tella : merci !

Moi : je vous offre quelque chose ?

Dame Tella : oui un verre d'eau me ferait du bien.

Je lui servis de suite un verre d'eau minérale sans déranger la secrétaire.

Dame Tella : je voudrais aller droit au but.

Moi : tout à fait nous savons tous que le temps c'est de l'argent. J'aime également être expéditif.

Dame Tella : vous êtes le portrait craché de votre père. Quand je traite affaire avec lui c'est direct.

Moi : ah bon ? ( en tournant sur ma chaise de bureau de gauche à droite)

Dame Tella : vous savez que je n'ai jamais exigé mes droits dans cette entreprise en tant que l'un des actionnaires majoritaires.

Moi : je le sais.

Dame Tella : très bien ! Sachez que ma fille vient de finir ses études et je voudrais qu'elle occupe un poste en attendant de voir ce que l'avenir lui réserve .

Moi : je ne saurai décidé seul ; le cas sera porté au conseil d'administration et on procédera par vote selon le poste que vous aurez choisi. Je connais bien cette clause.

Dame Tella : ça marche. J'attends votre retour. ( en se levant du canapé).

Elle retourna chez elle et moi je continuais à communiquer avec quelques clients.

Vers 19 h00, je décidai de rentrer à la maison. La circulation était un peu dense et je voyais déjà que mon arrivée a plus de 19h00 comme promis à Kelly.

Je roulais en pensant à ce que pouvait être ma vie si je me mariais. Honnêtement, à mes 31 ans et je faisais encore tout pour ne pas tomber dans le piège des filles. Le travail était d'ailleurs pour moi un grand allié dans ce genre de combat. Occasionnellement je pouvais me divertir mais je n’étais pas fan.

Je n’avais pas encore été impressionné par une fille et n’étais d'ailleurs pas intéressé. Je sais que c'est rare chez les garçons mais je faisais l’exception.

Une fois j'ai flirté avec une fille et au moment où je voulais m'accrocher elle avait quitté le pays.

Je conduisais au ralenti car les embouteillages me bloquèrent au point où j'arrivais vers 20 h00 à la maison.

Je garais ma voiture et fis mon entrée à la maison.

Mes parents étaient au salon et suivaient des débats à la télé.

Dame Carter : mon fils tu es bien rentré tard aujourd'hui.

Moi : oui ! Il y avait des bouchons interminables.

On aurait dit que toutes les voitures et motos du monde étaient versées dans la ville.

Mr Carter : hahaha ! c'est dû au fait que tu sois rentré aux heures de pointe.

Moi : Kelly est où ?

Dame Carter : elle est allée accompagner sa copine.

Moi : ah oui ! J'oubliais. Elle vient donc de partir ?

Dame Carter : oui oui !

Moi : okay ! Je vais me changer.

Vingt minutes plus tard ! Je m’apprêtais à sortie de ma chambre.

Kelly Carter : tu n'es plus venu à 19 h00 comme prévu ?

Moi : trop d’embouteillage petite sœur.

Kelly Carter : Si tu voyais ma copine, tu allais tomber sous son charme. Cette fille est trop belle.

Moi : Ma petite sœur adorée laisse moi aller manger. Je rencontre des belles-filles tous les jours.

Kelly Carter : sauf que tu n'as pas encore trouvé une qui va faire chavirer ton cœur.

Moi : on verra bien. En attendant mon cœur est à 37 degré Celsius.

Kelly Carter : tu es terrible !

Moi : va Plutôt me servir à manger.

Kelly Carter : allons y !

Elle me servit à manger puisque tout le monde avait pris son repas.

Plus tard, je fis part de ma conversation avec Dame Tella à mon père et il prodigua des conseils.

**Jemima Tella**

Ça faisait quelques semaines que j’étais rentrée de l’étranger. J'y ai passé 3 ans. Je m’étais dite qu'il me fallait visiter ma copine Kelly. On s’est connu 2 mois avant mon voyage pour la France lors d’une fête. Grâce aux réseaux sociaux on était resté connectés jusqu’à mon retour.

Lorsque je lui avais rendu visite elle n'avait pas cessé de m’admirer en me faire des éloges.

Kelly Carter : ma chérie tu es une fille exceptionnelle. Je me disais qu’à ton retour tu ne vas plus me gérer.

Moi : loin de moj la pensée de vantardise.

Kelly Carter : tu as un petit ami ?

Moi : pas du tout et c'est le dernier de mes soucis.

Kelly Carter : j'ai mon fiancé mais notre relation bat de l’aile et je suis tentée de rompre avec lui.

Moi :ces histoires d'amour tournent toujours au vinaigre . Je préfère rester seule ma chérie.

Je vivais dans le luxe mais il y avait toujours en moi un petit manque que je ne parvenais pas expliquer.

Parfois je faisais des rêves étranges où on me disait que j'avais une sœur. Je racontais à ma mère et cette dernière me précisait toujours que c’était juste un cauchemar. Mon grand frère avait décidé de rester en Europe alors que mes parents voulaient qu'il gère les affaires de familles.

Évidemment il avait refusé, ce qui causait profondément la tristesse chez ma mère.

Mon frère était très insensible aux problèmes d'autrui.

Après mon retour de chez les Carter, j’étais entrée à la maison toute triste.

Je n’étais pas très heureuse malgré le luxe dans lequel j’étais plongée. Parfois

Ma mère vint dans la chambre et déclencha comme toujours une conversation.

Dame Tella : ma fille quand on vient de l’Étranger on ne visite pas beaucoup de peur d’être jalouser. Tous n’aiment pas notre progrès.

Moi : c'est vrai mais je sors de chez Kelly Carter. Elle est différente des autres filles que j'ai connues.

Dame Tella : tant mieux. Tu sais que je suis actionnaire dans la compagnie de son père ?

Moi : je crois que tu m'as déjà dit un truc du genre.

Dame Tella : alors prépare-toi à aller bosser dans cette entreprise, en attendant trouver mieux.

Moi : mama pourquoi tu prends des décisions sans me consulter ? Que vais-je faire dans une telle entreprise ? Mon CV est celui d'une pharmacienne.

Dame Tella : ne commence pas. Je ne vais pas te laisser vadrouiller alors que tu as une opportunité d'emploi.

Moi : mama je veux bosser pour obtenir mon autorisation de fonctionner. Fait venir ton fils et il fera mieux le travail.

Dame Tella : tu agis comme si tu ignores qui est ton frère.

Moi : en tout cas je ne veux pas que ce travail endorme ma vision.

Dame Tella : tu veux aussi me faire souffrir comme ton frère ?

Moi : tu sais que je n'aime pas te voir souffrir. J’accepte mais ne m'oblige pas à rester là-bas pour longtemps. Je commence quand ? Je ne veux pas me précipiter.

Dame Tella : dès que ce serait possible tu vas démarrer.

Entre temps, je vivais ma vie et ne cessait de faire des rêves qui me troublaient. Je sentais que quelque-chose clochait dans ma vie.

1 mois plus tard.

Je n'avais plus fait cas du travail chez les Carter avec ma mère et espérais même qu'elle ait oublié.

Un jour elle vint dans ma chambre pendant que je communiquais avec Kelly sur WhatsApp.

Dame Tella : Jeminah. Demain nous irons dans l'entreprise pour que tu prennes service.

Moi : vite comme ça mama ? Donne-moi encore un mois. Je ne suis pas prête. En plus quel poste devrais-je occuper ?

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