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Couverture du roman Les Sœurs Rivales

Les Sœurs Rivales

La rivalité est un sentiment complexe qui naît parfois de futilités ou de conflits profonds. Personne n'y échappe, pas même les membres d'une même famille. Ce récit explore les tensions psychologiques et les affrontements amers entre deux sœurs consanguines. Plongées dans un environnement moderne, elles se livrent une lutte sans merci où les liens du sang ne suffisent plus à apaiser les rancœurs. Découvrez comment leur opposition transforme leur destin.
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Chapitre 1

**Jezabel Njoukepouo **

Mon mari n'avait jamais voulu payer le prix pour me doter et faire un mariage digne de ce nom. On s’était rencontré dans une buvette et quelques mois après, il me supplia de venir m'installer chez lui.

En réalité on ne se connaissait pas mais je ne l’opposait pas à cette idée. Tres vite je l'appelais mon mari comme plusieurs le font d'ailleurs.

Avant de le rencontrer, je faisais comme je voulais et les plaintes de mes parents frères et proches ne me faisaient ni chaud ni froid.

Je vivais avec Maurice mais il était incapable de m'offrir le luxe dont j'avais besoin.

J’avais choisi de vivre avec lui en espérant qu'il m’épouse officiellement mais ce n’était pas une priorité pour lui.

En temps que matelot, il voyageait de temps en temps et passait parfois 2 mois hors de la famille.

Quand j’étais enceinte de Liza où alors de mes jumelles, je ne savais pas qu’elles étaient deux puisque je n’avais pas fait une échographie.

Je faisais des examens et me contentais des contrôles de battements de cœurs du fœtus, la prise de mes paramètres mais pas d’échographie.

J’avais un ventre qui ne présageait pas que je portais une grossesse des jumeaux. Quand arriva le mont d'accoucher, Maurice était en déplacement comme d'habitude.

Quel travail même !

Il croyait que j’étais le pot de fleur qui servait à orner sa maison ?

j'avais ma petite vie et mes petits secrets. Ça réussissait encore très bien parce qu'il n'avait jamais voulu procéder comme il se doit pour m’épouser.

Nous faisions ce qu'on appelle au Cameroun le « viens on reste » pour désigner le concubinage. Il ne connaissait pas tous les membres de ma famille et fe même sue je ne connaissais pas les siens.

J’avais profité de toutes ces circonstances pour le duper en ce qui concernait le bébé que j'avais vendu à cette femme riche.

Quand je mettais au monde Jemima et Liza il avait voyagé comme mentionné plus haut. Il y eut une femme qui vint me proposer une importante somme d'argent pour avoir l'une d'elle. Honnêtement je n'avais jamais touché une Somme proche de ce montant. Pour moi je croyais qu’avec cet argent je n’allais pluls jamais manquer de l'argent.

En complicité avec une infirmière qui devrait avoir sa côte part dans cette affaire, je pris l'une d'elle sans aucune préférence pour donner à cette femme qui me trouvait comme la providence de Dieu sur son chemin.

On s’entendit que j'oublie la petite et elle me donna le pactole.

J’étais très heureuse pour cet argent perçu et ne regrettais pas le départ de ma fille avec elle. Elle n’était qu’à un jour de vie du coul je ne m’étais pas attaché à elle.

Apres 3 jours d’observation à l’hôpital, j’étais rentrée à la maison où je devais vire seule avec ma fille Liza.

Après le retour de mon mari, je lui avais raconte les circonstances de l’accouchement. Il m'avait félicité et c’était tout.

Flask Back!

Maurice : Félicitations Jeza,

Moi : merci Maurice bon retour à la maison.

Maurice : je suis vraiment désolé pour mon absence lors de ton accouchement.

moi : je ne me plains pas puisque tu n'es jamais là de toutes les façons. Depuis que nous vivons ensemble, as-tu déjà passé un mois dans cette maison ?

Mautice : je suis sincèrement désolé, tu sais que c'est à cause du travail. Tu as fait quel sexe ? ( en regardant le bébé).

Jezabel : c'est une fille !

Maurice (s'approchant du bébé) : Elle est vraiment très belle.

Jezabel : comme sa mère !

Maurice : Hahaha ! Tu ne penses pas qu'elle me ressemble Plutôt ?

Jézabel : owoooh ! Ma fille me ressemble. La forme de sa tête n'est pas comme ta part.

Maurice : ma tête est comment ?

Moi : comment une patate avec les bosses partout.

Maurice : de toutes les façons je suis fière d'avoir ma fille.

Il alla ranger les provisions qu'il avait apprêtées et se baignait avant de revenir porter le bébé.

IIl était venu trois jours après mon retour et comme je n'avais pas encore utilisé les 2 millions perçu pour l' autre jumelle, je pris la peine de bien emballer puis gardai en lieu sûr.

Quand je pensais à cet argent, je souriais jusqu'aux oreilles, on aurait pensé que c'etait la joie que me procurait le bébé et pourtant c'est mon argent qui me réjouissait.

Il ne fallait surtout pas qu'il sache que je détenais une telle somme. Pour ce faire, je comptais l’utiliser subtilement sans que qui que ce soit le sache.

C'était mon secret et je comptais l’emporter dans ma tombe un jour. Ma famille ne me visitait pas du coup personne ne pouvait me soupçonner.

Deux semaines plus tard !

Je commençais à utiliser cet argent pour m’acheter des habits des lingeries de femme.

Il était surpris de me voir renouveler ma garde robe et m'acheter des petits trucs de beauté et à ses prix hors de portée.

Un soir il vint me demander d’où je trouvais autant d'argent, je lui répondis très calmement que c’était des dons venant de mes frères et relations Comme il ne les connaissait pas il crut bêtement à ce que je lui disais.

Maurice passa 2 semaines avec moi et ne découvrit rien . Il dût retourner en mer brusquement sous l'exigence de son chef.

Ma fille grandissait très bien et je n'avais plus de nouvelles de la dame qui avait pris sa soeur jumelle. Je savais qu'elle s'appelait Annah son nom même m’échappait.

J'avais commencé à regretter lorsque l'argent que j'avais perçu était fini sans que je ne touche du doigt une réalisation concrète

Fin flash-back.

Les mauvaises langues disent que j'ai un nom porte malheur mais ça ne me dit rien. Njoukepouo signifierait « mauvaise chose ».

En tout cas ces remarques m’étaient égales.

Mes parents n’avaient qu’à bien réfléchir pour me donner un nom.

Ma fille Liza était mon portrait craché. Je l’avais formé et elle en portait des fruits dignes. Je ne cessais pas de la féliciter.

Elle venait de décrocher un emploi dans une entreprise à Douala. Eh oui nous vivions à Douala au quartier Makepe Missoke. C’est une zone marécageuse.

Elle était au service d’accueil dans une grande entreprise commerciale.

Ne m'en voulez pas. J'avais tout fait pour qu’elle étudie mais elle ne s'y donnait pas. Finalement après l'obtention de son Bepc, elle avait décidé de chercher un job. Grace a une amie elle s'y retrouvait depuis quelques semaines.

Lorsqu'elle rentra un soir, je décidais de la pistonner pour savoir comment les choses allaient de ce côté.

Moi : Liza c’est comment avec ton boulot ?

Liza : je sais même que je fais quoi là-bas ? Ça ne paie vraiment pas. Si ce n’était mes amis qui me donnent de l'argent je ne sais pas où j'en serai.

Moi : au moins tu fuis la maison avec ce petit job.

Liza : c'est aussi ça.

Moi : il faut déjà que tu participes aux charges de la maison, à ton âge je prenais déjà soin de moi-même et de ma mère.

Liza : quelle mère que tu ne visites même jamais ?

Moi : tu ne peux pas comprendre. Je luis donnais des choses et elle s'en réjouissait même comme elle n'aimait pas ma style de vie.

Liza : humm ! Mama tu veux insinuer quoi par là ?

Moi : ne joue pas à la naïve avec moi, tu sais que ton père ne me donne pas grand-chose.

Liza : ça veut dire quoi ? Tu dénigres ce qu’il t'apporte souvent ici ?

Moi : c'est pas suffisant ma fille. Depuis je ne te vois même pas avec un homme. Ce sont eux qui doivent te financer pour que tu viennes à mon secours.

Liza : financer hein ! Ils vivent aussi la crise noor. Pour qu’on gars son argent il te fait chanter et veut tes services corporels en rretour.

Moi : ou es donc le problème ?

Liza : ils n'ont pas encore réussi mais si il est nécessaire je le ferai.

Moi : tu es belle ma fille mets en valeur ta beauté maintenant. A un moment donné tu ne vas plus attirer les hommes.

Liza : est-ce qu'ils me voient alors. Dernièrement on a même nommé un nouveau DG dans notre entreprise. Il me plaît bien mais il fait comme s'il ne me voit pas.

Moi : tel que tu parles j'ai l'impression que tu es amoureuse.

Liza : il est trop mignon mama. Je le veux.

Moi : s'il a déjà de l'argent c'est le plus important. On fou quoi avec la beauté ?

Je veux seulement qu'il me mette à un poste stratégique dans l'entreprise le reste viendra seul.

Moi : c'est maintenant que tu vas connaitre la valeur de l’école ma fille.

Liza : mama si c'est pour l’autre la laisse. Je vais utiliser mon charme pour obtenir ce que je veux. Si je rate, je vais utiliser d’autres voies. Je ne suis pas venue sur la terre accompagner les autres.

Moi : tu a alors compris la chose Liza. Je compte sur toi pour me sortir de cette galère.

Chaque jour Liza partait au bureau à 7h30 et revenait à 17h00 pour un salaire de 50 000 frs. Une autre aurait pu se contenter mais je voulais plus pour ma fille.

Une semaine plus tard !

**LIZA**

Eh ha ! Je travaillais dans une entreprise et je ne pouvais jamais causer avec le grand boss parce que j’étais à l'accueil : un poste sensible disait-on?

Je ne pouvais pas supporter ça plus longtemps. Ce PDG devait savoir que j'existais et qu'il me plaisait. J'entrepris donc de ficeler mes stratégies pour l'atteindre.

Un matin : quand le PDG Gara sa voiture, je décidais de passer au plan 1 pour qu’on se rencontre au couloir.

Il était encore jeune et pouvait avoir entre 28 à 30 ans : Les gens bien nés pensais-je.

La beauté, l'argent et le charisme et autres pour une seule personne. J’étais éblouie par cet homme. Il s'approchait de l’allée où je me trouvais : Malette en main, bien stylé avec un teint métissé, je me frottais presque à lui juste pour attirer son attention au couloir.

Mon mouvement créa presque un choc et j'avais failli tomber.

Jim Carter : désolé mademoiselle ! j’espère que je ne vous ai causé aucun tort.

Moi : sourire provocateur, je suis désolée monsieur c'est moi la fautive. Je…

Sans me laisser finir la phrase, il continua son chemin en répondant à un coup de fil. Il fallait voir la marque de son téléphone.

J’ espérais mieux mais mon plan n'avait pas fonctionné. Quel genre d'homme était-il pour ne pas s’intéresser au genre féminin ? M'interrogeais-je.

Moi : j’étais retournée à mon poste bien déçue mais contente d'avoir eu ce contact avec lui petit à petit j'allais obtenir ce que je voulais : pensais-je.

Le temps passait et je continuais de travailler au même rythme.

Un lundi, une dame que j’appelais désormais oiseau de mauvais, augure vint au poste d'accueil pour prendre surement des renseignements.

Cette femme pouvait avoir 60 ans et plus.

Dame : bonjour madame !

Moi : je suis une demoiselle au cas où vous ne l'aurez pas remarqué.

Dame : mais… on ne remarque pas les dames à vu d'œil. Je voulais juste vous marquer mon respect.

Moi : pardon ne tuez pas mon charisme, je suis une demoiselle. Si un homme qui pouvait s’intéresser à moi vous entend il va se décourager.

Dame : ça alors ! Vous êtes horrible comme personnel travaillant au poste d'accueil dans une entreprise d’une telle renommée.

Moi : ne m'insultez pas madame !

Déçue, la dame se fâcha et ne me posa finalement aucune question.

2 heures après je fus appelée au bureau du boss.

Vous ne pouvez pas savoir comment j’étais aux anges. J’étais sûre que mon plan pour l'impressionner avait marché.

Il était sûrement tomber sous mon charme. M'imaginais-je.

Je montais les marches comme une grande royale en me rendant dans son bureau.

J'avais une robe décolletée qui laissait voir la naissance de mes seins. Elle n'arrivait pas à mes genoux.

Je n'aimais pas trop couvrir mon corps en tout cas.

Son assistante me demanda de m'asseoir en attendant qu'il finisse avec un partenaire d'affaires.

Lorsqu'il eut fini de discuter avec le soi-disant partenaire d'affaires, je fus introduite dans son bureau. En entrant, je changeais aussitôt ma démarche et avec ma robe qui moulait tout mon corps, j’étais sure qu'il n'allait pas me résister.

Jim Carter : Asseyez-vous mademoiselle !

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