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Couverture du roman Les princes divins - Tome 4: Afonso et Ramsès

Les princes divins - Tome 4: Afonso et Ramsès

Fin 1248, Guenièvre, Morgane, Maya et Jeanne attendent simultanément un enfant. Tandis qu'Arthur cherche à renforcer ses troupes suite à d'inquiétantes visions, le roi Jean de Berry lui suggère une alliance avec un royaume voisin. L'arrivée des nouveau-nés coïncide avec des révélations de divinités extérieures, exacerbant les rivalités divines. Après un tournoi majeur, Arthur et ses alliés partent vers le Nil pour protéger ces terres d'une invasion de guerriers sanguinaires.
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Chapitre 3

2Présentation de la cité d’Atlantis

Au petit matin, Arthur descendit comme à son habitude se détendre aux bains chauds du palais. Ce ne fut pas sans surprise qu’il fut rejoint quelques minutes après par sa sœur.

— Bonjour Idrid. Tu es toujours resplendissante.

— Merci Arthur. Tu n’as pas changé avec le temps. Tes enfants sont des amours. Hier, ils se sont jetés dans mes bras en m’apercevant. Ils ont bien grandi depuis la dernière fois. J’ai remarqué que ton fils Atlas est bien étrange. Il dégage une puissante force pour son âge.

— Je suis content de te l’entendre dire. Tu seras surprise quand tu le verras faire ses prouesses divines. Gaïa et Zeus en sont aussi étonnés de ses facultés. Quant à Séverina, elle possède le niveau de notre ancêtre Atlas. As-tu trouvé ton bonheur ?

— Non Arthur, j’attends que me présente un homme beau et merveilleux. Tu as du goût pour t’entourer de belles et talentueuses femmes.

— Je ne cherche pas à me trouver une maîtresse et à tromper Guenièvre. Elle sélectionne les femmes qui peuvent me rejoignent aux bains car elle sait qu’elles veillent à ce qu’il ne m’arrive rien dans ce lieu.

— Que veux-tu exprimer par veiller ?

— Par moments, dans le bain principalement, mon esprit quitte mon corps et ce dernier risque de se noyer. Depuis, Zeus a conseillé à Guenièvre de ne plus me laisser seul aux bains.

— Donc, maintenant, tu restes en permanence avec une femme pendant le bain. Pourquoi pas avec un homme ?

— Je ne sais pas. Je crois que Guenièvre pense que les femmes sont plus à même pour ressentir ces instants de risques pour moi.

— Je comprends bien, l’instinct maternel. C’est une chose qui nous est naturelle et Zeus a bien fait d’avertir ton épouse.

— Quand je me plonge dans mes visions, c’est quand je suis seul au bain. Il est rare que cela se passe ailleurs. Ce n’est pas à tous les instants que je prends mon bain que cela se produit. C’est juste quand je suis préoccupé par un événement à venir, une visite, un combat.

— Si nous profitons de cet instant de bien-être.

— Oui, cela nous fera un grand bien.

Sur ces mots, Arthur et Idrid se mirent à l’aise en s’installant face aux bouches d’arrivées d’eaux chaudes. Se laissant se détendre, Arthur plongea dans une transe. Idrid était collée à son frère et elle lui avait mis un bras derrière la nuque. Quelques instants plus tard, elle ressentit sur son bras le relâchement d’Arthur. Elle sortit son bras de dessous la nuque et vint se placer sous son frère, lui calant ainsi la tête entre ses seins. Elle lui mit un bras autour de la taille soudainement, Mérida apparue et entra dans le bain en se dirigeant vers Arthur.

— Bonjour. Qui êtes-vous, demanda Idrid ?

— Je suis Mérida, fille du seigneur Ragnar le rouge, seigneur des Vikings. J’ai ressenti qu’Arthur était en danger. Je ne savais pas que vous étiez présente. Pouvez-vous me dire votre nom ?

— Je suis sa sœur, la reine Idrid Calafas d’Amazonie. Vous faites partie des femmes désignées à la sécurité de mon frère !

— Je ne sais pas de quoi vous parlez Votre Altesse, mais j’ai ce lien magique qui nous unit. Arthur est comme un frère pour moi et jamais je n’oserai prendre la place de Guenièvre. J’ai trop de respect pour eux. Je donnerais ma vie s’il le fallait.

— Mérida, appelle-moi Idrid et arrête ces principes diplomatiques lors ce que nous sommes ensemble. J’apprécie que tu te donnes pour venir en aide à mon frère. Je constate que la nudité devant un homme ne t’effraie pas.

— Chez nous, les Vikings, la nudité entre hommes et femmes n’est pas un tabou. Cela fait partie de nos mœurs comme je l’ai appris pour le peuple des amazones. Je crois bien que notre seul ancêtre commun soit le roi magicien Atlas. Arthur m’a dit que tu étais une très belle femme et je vois qu’il ne s’est pas trompé.

— Je pense être du même avis pour notre lien. Tu n’es pas si différent que je le pensais. Tu as un corps merveilleux qui doit ravir bien des hommes ! À ton âge, tu as dû goûter au plaisir charnel avec les hommes.

— Je suis très jeune et je n’ai pas encore eu besoin de rechercher ce plaisir. Je me voue plus à donner de mon temps aux dieux qu’aux hommes.

Mérida s’approcha d’Arthur et lui caressa le front. Arthur était absent et son visage avait les traits détendus ainsi qu’un petit sourire se dessinait sur ses lèvres. Indirectement, les deux femmes se regardaient en dessous du visage. Chacune observait le corps de sa voisine dans le silence. Les couronnes des seins de Mérida étaient plus claires que ceux d’Idrid tirant sur un rose très pâle, sur une peau blanche des seins. Idrid était intriguée cette blancheur plus claire que celle d’un nouveau-né et des seins. Avec le temps, Idrid se faisait bronzer le corps intégralement dans le bain privé d’été du palais. Elle passait de longues heures de l’après-midi au soleil, entrecoupé par quelques tours dans l’eau. Ses matinées étaient principalement réservées à régler les affaires du royaume. Pendant près d’une demi-heure, les deux femmes prêtaient attention à Arthur durant le décrochement de son âme du corps. Pendant la transe, chacune des deux femmes se glissait à tour de rôle sous Arthur pour le maintenir à la surface de l’eau, en lui apportant un confort. À son réveil, Arthur fut surpris de se retrouver allongé, dos sur le corps nu de Mérida et qu’Idrid se tenait à côté d’eux. En voulant se redresser, Arthur glissa le long du corps de Mérida et en essayant de se rattraper à la cuisse, sa main s’arrêta bloquée entre les deux cuisses et par la main libre de celle-ci. Avec l’autre main, il tenta d’attraper l’épaule de sa sœur mais elle lui saisit le bras en vol qui finit sa course, la main plaquée contre la poitrine d’Idrid. Cette dernière enlaça son frère et le plaqua contre son corps. Mérida se releva et vint étreindre les deux compagnons du bain. Il fut coincé entre les deux femmes nues. Il s’excusa du positionnement mal placé de ses mains lors de son déséquilibre. À chaque fois qu’Idrid enlaçait son frère dans le bain, il se sentait gêné car elle plaquait bien son bassin contre le sien en plaçant une main dans le haut du dos et l’autre sur les fesses de son partenaire. Elle n’arrêtait pas de bouger comme si elle cherchait un plaisir charnel plus profond. En se retournant, Arthur fut dans la même situation qu’avec sa sœur mais Mérida se tenait debout les jambes écartées et ce qu’il redoutait arriva sans. Mérida sentit comme un doigt à l’intérieur d’elle et en bougeant son bassin, elle avait l’impression qu’un liquide chaud coulait en elle. Arthur s’abaissa pour essayer de se dégager de l’étreinte faite par les deux femmes sur lui. Il fut gêné de ce qu’il venait de se passer avec Mérida. Il se retira du bain prétextant qu’il avait une envie pressante. Idrid comprit ce qu’il venait de se passer entre son frère et Mérida. Elle se sentait confuse de ce qu’elle avait provoqué et resta dans le silence pour ce qui risquait de venir avec le temps. Les deux femmes restèrent encore quelques instants dans le bain le temps qu’Arthur quitte les lieux

Une dizaine de minutes après, elles sortirent et allèrent s’habiller. Ils se retrouvèrent tous les trois dans les cuisines du palais pour prendre le petit-déjeuner. Cette fois-ci, ce fut dans le silence qu’ils mangèrent. En une demi-heure, le repas fut terminé et Arthur alla demander aux cuisiniers de préparer le repas pour son épouse ainsi que pour ses enfants. Les deux femmes étaient parties une fois que le plateau était prêt. Arthur se chargea de le prendre et de le monter à ses appartements. Une fois arrivé au pied de sa porte, il fut surpris de trouver Atlas devant la porte fermée, en train de l’attendre. Atlas posa une main sur le bras de son père et ils furent instantanément transportés dans leur chambre, au pied du lit. Arthur fut étonné de ne pas avoir renversé son plateau. Il déposa calmement le petit-déjeuner sur le lit. Guenièvre et les enfants prirent place autour du repas matinal. Une fois que tout le monde fut servi, Arthur s’éloigna de la pièce et se dirigea vers la chapelle du palais. Dès qu’il fut à l’intérieur, il referma la porte pour être tranquille. Avant qu’il pense à appeler Zeus, ce dernier se présenta devant lui par l’illumination de la statue de cette divinité.

— Arthur, je crois que tu as une question à me poser.

— Zeus, je pense avoir fécondé Mérida.

— Soit en paix dans tes pensées. Tu peux être assuré qu’elle n’enfantera pas de ce qui s’est passé il y a moins d’une heure. Son corps n’était pas prêt pour le devenir. Tu dois lui annoncer que ce qui s’est déroulé dans le bain est sans conséquence. Tu peux partir rencontrer le prochain peuple sans risque mais prépare des renforts pour la suivante. Je ne sens pas ce voyage que tu envisages de faire, après celui-là. Ton ami Ragnar le rouge a été sérieux dans la description de ces deux peuples qui se font la guerre depuis plusieurs générations.

— Zeus, je l’ai bien compris et je suis totalement confiant dans la préparation de cette expédition. Je suis conscient que je vais perdre des hommes et qu’il y aura aussi des blessés. Je ne suis pas inquiet pour les blessés car nous avons la possibilité de les soigner rapidement mais pas celle de faire revenir les morts. Je suis satisfait que je n’aie pas fauté avec Mérida. Je m’en serais voulu si elle devait enfanter si jeune à cause de moi.

— Cela n’aurait pas été de ta faute car ce n’était pas un acte volontaire des deux parties. Je sais que tu aurais assumé ton rôle de père car c’est de ta nature d’assumer tes responsabilités. Tu aurais perdu la confiance de Guenièvre si cela s’était concrétisé. Tu peux d’ores et déjà te préoccuper de la suite de ta mission.

Sur ces mots rassurants, Zeus disparu. Arthur sorti de la pièce et descendit les marches rejoindre son père qui l’attendait. En voyant Arthur en haut des marches, le roi Isidor attendait son fils au pied de l’escalier.

— Bonjour Arthur, tu as l’air contrarié !

— Non, père, tout va bien. J’avais eu un doute mais tout est clair maintenant. Guenièvre et les enfants sont en train de prendre le petit-déjeuner dans l’appartement quant à moi, je l’ai pris avec Idrid et la jeune Mérida aux cuisines.

— Arthur, quand tu nous fais un nouveau petit enfant ? Ta mère me pousse à te le demander.

— C’est à Guenièvre de vous le dire. Si ce n’était qu’à moi, il n’y a pas de souci mais c’est elle qui porte l’enfant, elle a son mot à dire. Nous ne nous sommes pas encore posé la question. Atlas et Séverina sont encore petits mais Atlas demande beaucoup de surveillance avec ses pouvoirs.

— Je n’ai jamais été confronté à ce problème et je comprends ta réaction. Ta mère m’a caché pendant toutes ces années ton existence. Ma confiance en toi ne m’a pas fait défaut en te prenant pour le fils que je souhaitais avoir.

— Je ne vais pas rester plus longtemps avec vous. Je t’accompagne pour aller dire un bonjour à mère.

— Elle sera ravie de te voir.

— Je n’en doute pas. Ne lui parle pas de notre conversation. Nous risquerons de la contrarier par ce refus immédiat. Ce principe maternel est propre aux femmes. Elles aiment ressentir les joies du chamboulement de leur corps et de se sentir dominer la vie.

Sur ces mots, ils se dirigèrent dans la salle à manger privée royale où ils retrouvèrent la reine Adriana Calafas.

— Bonjour mère. Je ne reste pas pour prendre le petit-déjeuner avec vous car des affaires concernant l’armée de l’alliance réclament mon attention

— C’est gentil Arthur de venir me donner de tes nouvelles. Je ne vais pas te retarder plus.

Adriana se leva et vint embrasser le front de son fils. Sur ces faits, Arthur quitta la pièce et prit la direction de la salle d’armes. Surpris de ne voir personne dans la salle d’armes, il espérait trouver Duncan à l’université. En quelques minutes, Arthur franchissait les portes du palais et se dirigea vers l’université. Il se dépêcha de gagner le bâtiment principal. Une fois sur place, il fut accueilli par le Maître magicien Gaïus.

— Bonjour Arthur. J’ai appris hier que j’aurai le privilège d’enseigner la magie divine à la fille du seigneur des Vikings.

— C’est bien cela et les dieux m’ont laissé toute la liberté pour son éducation. Ils ont été d’accord sur mon choix de te confier sa formation. Je sais qu’elle va aimer apprendre avec toi et qu’elle te fera connaître de nouvelles forces.

— Arthur, tu peux me faire confiance. Elle aura toute mon aide pour acquérir l’ensemble des connaissances que nous détenons Maître Izmir et moi-même.

— Si tu as besoin, n’hésite pas à prendre attache avec les dieux. Ils pourront te venir en aide. Je ferais en sorte qu’ils puissent t’apporter leur soutien. Ce sont eux qui m’ont chargé de lui enseigner tout notre savoir sur la magie et des connaissances divines.

— Je te remercie, mon cher Arthur. J’ai appris par ce peuple Vikingar qu’il te nomme « le prince divin ». Peux-tu me donner plus d’explications sur ce qui s’est passé pour qu’ils t’appellent ainsi ?

— Au petit matin, nous avons débarqué sous la protection d’un bouclier magique. Lors de l’offensive, j’ai lancé une boule de foudre sur le totem sacré en pierre situé au centre de la capitale. Ce lieu, je l’avais repéré lors de mes voyages hors de mon corps. Je savais tout de la configuration de la cité. En me rendant vers le centre de la capitale, sur mon cheval, je tenais d’une main mon épée et dans l’autre, une lance de foudre. Ragnar le rouge s’est agenouillé devant moi en me voyant. Ensuite, l’un des hommes qui avait procédé à le capturer, originaire du peuple Vikingar, lui a dit que j’étais le prince divin Arthur d’Atlante. Ragnar n’a cessé de m’appeler ainsi alors que je lui ai dit que je n’étais pas une divinité mais un homme comme lui, doté de pouvoirs magiques. Au fur et à mesure de la visite de son royaume, il m’a présenté à ses sujets avec ce nom. Après avoir voté, aucun d’eux n’a voulu changer car le nom qui m’avait été donné. Odin a même annoncé que j’avais mérité ce titre du fait que j’ai contré ses pouvoirs lors de la tentative d’invasion de ce peuple sur les terres du Berry. Malgré ma mortalité et par ma taille, j’avais tout d’un dieu. Je pense que mon fils Atlas deviendra plus proche d’eux que moi.

— Je le crois bien, mon cher Arthur. Avec les pouvoirs que Guenièvre et toi possédez, aucun homme, même le roi magicien Atlas ne sera l’égal de ton fil. Ta fille a des qualités, mais moindre que ceux de son frère.

— Maître Gaïus, veux-tu m’accompagner à la grotte sacrée ? J’aurai besoin que tu sois près de moi quand je m’entretiendrai avec les dieux. Je veux que tu sois témoin de ce qui sera dit.

— Je te remercie de la confiance que tu me portes. J’ai toujours été serein pour toi et tu étais l’espoir de ton père qui espérait trouver une femme et d’avoir un fils. Quand il a eu la confirmation, le jour de ton mariage que tu étais son fils, il n’était plus le même homme. Je le trouvais plus heureux que jamais. Les sujets de ton père ont vite constaté ce changement d’humeur. Déjà, quelques années après ta venue à Atlantis, tu avais apporté de la joie au palais.

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