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Couverture du roman Les Malheurs de Marie: Le Secret

Les Malheurs de Marie: Le Secret

Ancrée dans la réalité historique d'Avignon, cette œuvre mêle récit de terroir et passion romanesque. L'intrigue dépeint une histoire d'amour intense, marquée par des sentiments profonds, des doutes et une conclusion bouleversante. Au-delà de la romance, le texte explore la confrontation entre tolérance et intolérance, tout en illustrant la lutte des classes. Cette narration sensible s'impose comme un témoignage humain vibrant, porté par l'expérience et la culture de son auteur.
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Chapitre 1

À Michèle A, du bâton tordu

Du même auteur

- La splendeur assassinée Tome 1, Éd. Sekhmet, 1999 ;

- Napoléonidas / Bicentenaire de l’empire, Éd. Sekhmet, 2002 ;

- L’arc d’alliance/roman des âges oubliés, 7écrit, 2007 ;

- Le secret/roman du terroir, Éd. Persée, 2009 ;

- Le cygne de la Croix/roman biblique, 7écrit, 2013 ;

- Ank le marcheur/roman des origines, 7écrit, 2013 ;

- Comitissa/Roman Historique, 7écrit, 2013 ;

- Lettre ouverte d’un naïf à Mr le Président de la République, Edilivre, 2013 ;

- Sel fin sur la loi salique, 7écrit, 2013 ;

- Le vol du circaète Tome VIII La trajectoire cahotante de l’homme, Éd. Le Lys Bleu (2020) ;

- À la belette d’or, Éd. Le Lys Bleu (2020) ;

- Le passager de l’ombre, Éd. Le Lys Bleu (2020) ;

-Virez les premiers, messieurs les Anglais, la trajectoire cahotante de l’homme, Tome VI, Éd. Le Lys Bleu (2020) ;

- On dit... ou démolition, Éd. Le Lys Bleu (2020) ;

- L’étoile de Barnard, Éd. Sydnée Laurent (2020) ;

- Le Génocide, Éd. Saint-Honoré (2020).

- Les crimes d’Innocent III, Éd. Le Lys Bleu (2021) ;

Préface

Narrer l’histoire de ses ancêtres, de sa famille, est un exercice qui prend sa source dans les écrits du « for privé » où livres de raison et « journaux intimes » tiennent une place essentielle. Ce travail de mémoire, souvent ressenti par leurs auteurs comme un geste nécessaire à accomplir pour leurs héritiers ou successeurs, a pris depuis quelques décennies une importance nouvelle. L’extraordinaire développement de la généalogie familiale, née d’une société en mouvement, mais aussi en perte de repères, est à l’origine de l’une des plus formidables enquêtes conduites sur tout le territoire : la quête de ses racines, la réappropriation d’une mémoire collective perdue, mais dont les traces demeurent présentes bien que dispersées sur le terroir, dans le silence des dépôts d’archives, constituent en effet l’un des plus étonnants phénomènes culturels de notre époque.

Les foules de chercheurs de tous âges et de toutes conditions, peuplant les salles de lecture des services d’archives dont l’adaptation à ce nouveau public a du se faire rapidement, ont participé au retour en force du patrimoine écrit dans les préoccupations culturelles de la nation. Aujourd’hui, la préservation de ce patrimoine écrit, sa mise en valeur, son accessibilité par l’intermédiaire des nouvelles technologies sont plus que jamais à l’ordre du jour.

Au-delà de cet effet bénéfique du développement de la généalogie privée, demeure cependant une question : hors du cercle familial – public naturel et immédiat –, pour quel usage, dans quel but, cette énergie du plus grand nombre peut-elle donc être mise en œuvre ?

Il me semble que Guy Aymard avec ce roman, « Le secret », apporte une réponse partielle à cette interrogation. Pour la plupart de ceux qui se sont plongés avec délices dans les vénérables registres afin de constituer l’histoire des diverses branches de leur famille, la quête se limite le plus souvent à la constitution d’arbres faisant la fierté du groupe. D’autres cependant, au fur et à mesure de leurs recherches, ont ressenti de nouvelles aspirations, de nouveaux désirs. Ainsi des vocations d’historiens sont-elles nées, les exemples sont nombreux, mais aussi littéraires. Cela, afin de permettre, par un système d’écriture adapté à l’effet recherché, la restitution du résultat d’une partie de leurs travaux.

C’est cette voie, qu’avec bonheur, Guy Aymard a décidé de suivre. Infatigable chercheur, lecteur à l’âme bénédictine, il a, au cours de ces longues années consacrées à la quête généalogique, percé la plus grande part des mystères des origines pour finalement faire le choix d’une restitution d’un genre nouveau. Exploitant ses travaux sur une famille installée en Courtine, à Avignon, il nous propose de manière partiellement fictionnelle et romancée de lire les faits et gestes d’un petit groupe familial dont les héros principaux, Jean-Baptiste et Marie Aymard ainsi qu’Adrien Ducas, forment une intéressante représentation de la réalité sociale du temps. Mieux encore, il choisit de nous faire découvrir la ville, ses évolutions, les traditions des campagnes environnantes, les habitudes sociales, économiques, religieuses et culturelles de ses habitants en sachant mêler, avec adresse, ses personnages familiers et ces faits oubliés. C’est ainsi que le lecteur trouvera, au fil des pages, de multiples détails et précisions sur ce qu’était la vie dans notre ville il y a plus de cent cinquante ans, informations soigneusement contrôlées par l’auteur afin d’éviter les anachronismes qui pullulent bien souvent dans les romans historiques

Choisissant ce genre littéraire particulier et délicat, Guy Aymard s’efforce également de tenir son lecteur en tension par le développement d’une intrigue autant romancée que réelle et ce n’est pas là l’une des moindres qualités de l’ouvrage : en mêlant habilement les faits interprétés et les gestes réinventés, il nous offre un moment de plaisir, celui que l’on peut trouver à redécouvrir ce que l’on imagine avoir été la vie et l’environnement de nos lointains prédécesseurs sur ce sol.

Nul doute que « Les malheurs de Marie », en cette époque où les essais et les récits historiques continuent de connaître un véritable engouement, rencontre son public, lecteurs nombreux, qui découvriront aussi, au-delà de l’intrigue romanesque, l’hommage rendu à la mémoire d’une modeste famille avignonnaise, définitivement sortie de l’oubli grâce à l’un de ses descendants.

Sylvestre Clap

Directeur des Archives Municipales d’Avignon

Famille Aymard de Courtine

Jean-Joseph (1790 – 1868)

Vacqueyras + Avignon

Épouse en 1820 à Monteux

Marie Feuillet (1796 – 1876)

Monteux + Avignon

Enfants :

BrigitteMarie (1821 – 1900) ursuline

Jean François(1822 – 1865)

Jean-Baptiste Eugène(1824 – 1898)

Jean-Baptiste (1826 – 1903)

MarieMarguerite (1828 -- + ?)

Thérèse(1831 – 1889) ursuline

AugusteJean-Joseph (1833 – 1882)

Marie Louise Justine(1835 – 1904)

cistercienne

Les prénoms soulignés sont les prénoms usuels.

Naissance + Décès

Carte du quartier de Courtine – cadastre de 1819

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