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Couverture du roman Les gladiatrices du XXIe siècle - Tome I

Les gladiatrices du XXIe siècle - Tome I

Les propriétaires du club sado-maso « Le Crotale » conçoivent un plan machiavélique pour s'enrichir. Leur projet consiste à kidnapper dix jeunes femmes afin de les transformer en combattantes d'élite. Entraînées brutalement, ces victimes doivent s'affronter dans une arène, ressuscitant la violence des jeux du cirque antiques. Entre suspense et brutalité, ce récit plonge le lecteur dans le quotidien périlleux de ces gladiatrices modernes luttant pour leur survie.
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Chapitre 1

L’ouvrage étant l’aboutissement de l’esprit de l’auteur, toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne serait que pure coïncidence.

1

Le projet fou

En région parisienne, au cœur de l’hiver, Jean Charles d’Avignon, cinquante ans, un mètre quatre-vingt-cinq, brun, avec une fine moustache surmontée par des lunettes cerclées d’or, erre dans le centre commercial Vélizy 2 dans les Yvelines. Il déambule lentement car il réfléchit au courrier des Finances Publiques qu’il a reçu ce matin. Un rattrapage sur trois ans qui représente une forte somme d’argent lui est demandé. Il faut dire qu’il avait espéré y échapper en maquillant les comptes de son entreprise, dans l’espoir de payer moins que prévu. Ils sont, avec son épouse, propriétaires du « CROTALE » un club sado-maso situé à quelques kilomètres de son domicile en forêt de Chevreuse.

Le « CROTALE » est leur bébé et ils y passent tous les week-ends. Ils y organisent des soirées spéciales où se côtoient de nombreuses personnes triées à l’avance. Il faut être membre pour recevoir les invitations et cela se fait par le parrainage de personnes déjà inscrites. Il cherche à faire rentrer de l’argent pour asseoir leur place dans la bonne société. Avec Marie Louise, sa femme, ils forment un couple en vue dans le monde un peu glauque du sadomasochisme de la région parisienne.

La somme demandée correspond aux sommes non déclarées et à l’amende qui va avec. Tout en marchand le long des magasins de la galerie commerciale, il pense au moyen de remédier à cette échéance qui le met mal à l’aise. Il faut à tout prix trouver une solution à ce problème de façon à se renflouer pécuniairement.

En passant devant un bar, il se dit que boire un café bien chaud lui ferait du bien. Il entre et s’assoit à une table derrière la baie. Le serveur vient s’enquérir de sa commande.

— Un café s’il vous plaît.

— Bien monsieur.

En attendant sa boisson, il s’efforce de ne pas réfléchir. Lorsque la consommation est là, il prend la tasse entre ses mains pour les réchauffer tout en soufflant pour refroidir un peu la boisson brûlante. Il savoure l’exquis breuvage et peu à peu, il se remet à songer à son problème. Que faire pour gagner de l’argent facilement et pouvoir le garder à l’abri des impôts ?

Le temps s’écoule lentement, il se lève et sort après avoir réglé sa consommation. Tout à l’heure, il est passé devant un cinéma et il se dit que ce serait un bon moyen de se vider la tête. Il retourne sur ses pas et s’arrête pour regarder l’affiche. « Gladiator » avec Russell Crowe ; Un bon film d’action au programme. Il entre, paye sa place et va s’asseoir dans la salle obscure où le film va commencer dans une quinzaine de minutes. Les yeux fermés, il attend. Ici, il fait chaud alors il ôte son pardessus et le plie sur ses genoux. La musique change, le film va débuter. Il ouvre les yeux et se concentre sur l’écran.

Deux heures trente-cinq après, les lumières s’allument et les spectateurs se lèvent pour gagner la porte de sortie. De retour à son véhicule, il s’empresse de déverrouiller les portes et s’engouffre à l’intérieur, à l’abri du vent froid qui souffle sur le parking. Là, dans l’habitacle, il essaye de mettre ses idées en place car le film lui a révélé une idée qu’il a encore du mal à organiser. Des combats de gladiateurs feraient de bons spectacles qui rapporteraient de l’argent. Mais ils existent déjà dans des parcs d’attractions, alors il faut trouver quelque chose qui ne s’est jamais déroulé. Et si on organisait de vrais combats du style qui vont jusqu’à la mort. Ce serait nouveau et rapporterait encore plus d’argent. Mais il faudrait maîtriser des garçons costauds et ça ne serait pas facile. Alors, à la place il faudrait prendre de jeunes filles, cela faciliterait les choses. Sur son visage, un large sourire fait place à la mine chagrine qu’il se traîne depuis le matin et il commence à voir se dessiner un plan d’action. Des combats de jeunes filles seraient plus faciles à mettre en place et au XXIesiècle, cela ne s’est jamais vu, et ce depuis presque deux millénaires, il tient son plan. Heureusement qu’il a eu l’idée d’entrer dans ce cinéma. Il est aux anges et a hâte d’en parler avec son épouse.

Au temps de l’Empire Romain, il existait des joutes entre des hommes mais aussi avec des femmes. Ce seraient «les gladiatrices du XXIesiècle ».

— Super !

Il vient de crier dans la voiture tant cette idée lui paraît excellente. Comment ne pas y avoir pensé plus tôt ? Enfin, l’essentiel est que l’idée est là et qu’il faudra la peaufiner.

Avant de quitter le centre commercial, il s’achète un téléphone à carte prépayée, un iPhone 4S noir à quatre-vingt-neuf euros, on ne sait jamais, cela évitera de laisser ses coordonnées derrière lui.

Il redémarre en direction de la maison et roule tout en savourant les bienfaits de cette sortie en solitaire. Son épouse qui l’a vu partir sur les nerfs sera ravie de le voir si guilleret. Tous les deux sont complices de tout ce qui se passe pour leur couple. Déjà, ils sont propriétaires d’un club sélect de rencontres très spéciales. Alors, il va lui révéler son incroyable idée et il en est convaincu, ensemble ils la réaliseront.

Le voilà arrivé devant le portail imposant de la propriété, et il s’engage dans l’allée bordée de gros arbres bien taillés au feuillage agité par le vent et qui conduit à la chaumière. Belle et grande demeure du début du XXesiècle, recouverte de chaume, elle incarne bien la bourgeoisie qui en impose aux yeux de monsieur tout le monde.

Après avoir rangé sa Jaguar Type E dans le grand garage à deux places dont les portes s’ouvrent et se ferment avec une télécommande, il pénètre dans la maison. Il fait chaud car la chaudière tourne depuis le début de l’hiver et la vaste cheminée crépite dans le salon. Il aperçoit sa femme qui fait des réussites sur la grande table en bois épais, elle est assise face à la cheminée et les flammes lui font briller le visage.

Henryk Polvosky, le major d’homme et serviteur zélé s’approche pour se saisir du manteau de son patron et va l’accrocher à une patère placée dans le vestibule. Son épouse, Maria, cuisinière et qui fait aussi le service, vient dans le salon pour s’enquérir des besoins des maîtres. Ils sont tous les deux au service des époux d’Avignon depuis leur mariage et leur sont totalement dévoués. Lui d’origine Polonaise, grand, brun avec de grosses moustaches et elle Portugaise, plus petite et brune aussi, ils assurent le service depuis que monsieur s’est porté garant pour Henryk à sa sortie de prison à la suite d’un cambriolage bien des années plus tôt.

Après avoir déposé un baiser sur la tête de sa femme, il va s’installer dans son fauteuil favori légèrement à gauche de la cheminée et commande un verre de whisky Glenfiddich de vingt ans d’âge à cent cinquante euros le flacon, et son épouse un thé à la menthe. Quelques minutes s’écoulent et après avoir été servis, il demande à son épouse, Marie Louise, quarante-quatre ans, brune, un mètre soixante-cinq, de venir le rejoindre dans l’autre fauteuil, situé lui à droite du foyer ouvert qui ronfle. Et là, durant vingt minutes, il lui relate son incroyable idée.

Il est allé se promener dans un centre commercial car il faisait froid, il a traîné, a bu un café, est allé au cinéma et là, après le film, l’idée géniale lui est venue. Il va monter un business qui consiste à faire combattre des filles entre elles jusqu’à la mort. Ce projet va leur rapporter beaucoup d’argent car il y a sur la planète énormément de gens assez barges qui vont être intéressés par ce programme.

Il lui explique ce qui devra être fait pour réaliser cette entreprise. Trouver des personnes pour enlever des filles qui seront entraînées pour combattre dans une arène jusqu’à la mort. Trouver un lieu et une personne qui financera le projet et qui recrutera des spectateurs capables de payer très cher pour assister à un pareil spectacle. Et, après les avoir entraînées, les transporter jusqu’au lieu où sera érigée l’arène. Cela devra être fait loin de France pour éviter les ennuis.

Tout cela va prendre quelques mois pendant lesquels il va être particulièrement pris afin de tout organiser et il s’en excuse auprès de sa femme. Elle l’a écouté sans l’interrompre et à la fin de l’exposé, elle prend la parole pour lui demander si cette aventure n’est pas trop risquée. Son mari la rassure, il prendra toutes les précautions nécessaires de façon à éviter les problèmes juridiques. La joie de son homme déteint sur elle et elle l’assure de son entière aide à la mise en place de ce nouveau défi.

Elle lui demande, puisqu’il est question de kidnapper de jeunes filles, s’il est possible d’en sélectionner une pour leur fils, Charles Édouard, qui a des problèmes psychiatriques et reste cloîtré à la maison malgré ses vingt-deux ans. Il la rassure, cela est faisable. Il en sélectionnera une lui-même avec son aide. Tous les deux sirotent leur breuvage en attendant l’heure du repas du soir. Ce faisant, ils devisent de la façon de mettre en place cette nouvelle affaire.

D’abord acheter un tableau et des feutres pour lister et mettre dans l’ordre les différentes étapes du projet. Il faudra être très rigoureux afin de ne pas commettre d’erreur dans le déroulement de l’opération. À ce moment, Maria vient leur dire que le repas va être servi dans la salle à manger.

Ils se lèvent et se dirigent vers la pièce attenante où la table est dressée, prête à les accueillir. Henryk est là, debout près de la porte, attendant les ordres. Monsieur lui demande de faire les courses le lendemain et lui tend la liste des achats à effectuer.

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