
Les destins flamboyants
Chapitre 3
L'apocalypse fut évidente aux yeux des deux amis, Léna s'interrogea en observant les gens qu'elle croisait sur la terrasse du pub.
Elle ne remarquait aucune terreur dans les yeux des inconnus l'ambiance autour d'elle était conviviale, elle pouvait entendre des éclats de rire juste à la table derrière elle, alors que le ciel était devenu rouge bordeaux depuis la pluie de plumes.
Elle s'imagina qu'il y avait comme un monde parallèle puisque personnes semblait dans l'urgence. Pourtant elle essayait de se ressaisir par un raisonnement plausible, car en cet instant elle se sentis simplement terrifiée. Sans réfléchir elle prenait la main de Damien dans la sienne. Il pouvait sentir le petit corps tremblant de Léna, sa respiration était saccadée.
- Veux tu que nous attendions quelques minutes, pour que tu reprennes tes esprits ? Demandait Damien à Léna. Elle lui bredouilla simplement :
- Je ne pense pas que ce soit la solution adéquate. Dit-elle simplement.
Enclin à de la culpabilité, il commençait à lui expliquer qu'ils allaient prendre la fuite et qu'ils allaient se rendre au jardin du thabor, là-bas ils seront en sécurités en attendant les parents de Damien.
Léna examina les yeux de Damien, ils étaient entrain de s'assombrirent. Le joli vert émeraude devenait presque d'un noir intense à cette constatation elle écarquillait ses yeux en étant éprise de panique.
Cependant elle continua à étudier son ami, elle pouvait reconnaitre comme des poils ressemblant à des plumes et elle ne pouvait plus garder l'assurance qu'elle affichait, elle émettait un cri de stupeur.
Damien comprit qu'il ne pouvait plus cacher indéfiniment ce qu'il était réellement.
- Qu'est-ce qu’il se passe ? Cria Léna.
- Qui est tu ? Continua-t-elle
- Je te promets de tout t'expliquer quand nous serons arrivés au jardin. Répondit-il d'un ton autoritaire et légèrement sur qui-vive
Léna acquiesçait car elle percevait toute la sincérité qui émergeait de Damien, même si elle savait qu'elle ne le connaissait pas autant qu'elle l'imaginait jusqu'à présent. C'est ainsi qu'ils partaient du pub en direction du thabor.
Depuis leurs départ, Damien pouvait entendre les corneilles qui criaillaient annonçant le commencement de la légende de L'oiseau et L'oiselle de feu. Le criaillement des corneilles étaient mêlés aux croassements des corbeaux. Damien pouvait voir de ses yeux aiguisés des faisceaux de fumées blanches apparaitre et disparaitre, c'était sorcières et sorciers invoquaient des sorts de protections perpétuellement depuis l'apocalypse.
Léna ne disait pas un mot, elle restait dans son mutisme. Elle marchait au côté de Damien, elle observait les changements qu'elle n'avait pas encore remarqué jusqu'ici.
Dans ce désordre elle s'étonna de ce semblant de tranquillité mais de courte durée. Elle sentit une chaleur diffuse la parcourir, elle commençait à se gratter l'extrémité de ses doigts, une sensation de pic-coti faisaient irruption. Elle vu venir le malaise se propager, ainsi des bruits méconnaissables aux bourdonnements dans ses oreilles la faisait trébucher.
Damien s'élançait vers elle, la rattrapant de justesse avant qu'elle ne tombe de tout son corps. Il examina son état, en posant sa main sur le front de Léna il pouvait sentir qu'elle avait une forte fièvre, elle suait à grosse gouttes et ses lèvres étaient déjà entrain de s'asséchées. Il savait que c'étaient les premiers symptômes d'une métamorphose.
Damien remarqua qu'il n'avait pas d'eau sur lui et qu'elle risquait la déshydratation, ils n'étaient plus très loin du jardin, mais trop loin pour qu'elle puisse marcher sans continuer à s'épuiser.
Au lieu de la portée, il décidait de s'envoler directement. Il observait Léna, elle était à demi consciente. Damien prenait les bras de son amie pour les mettre autour de son cou, il se sentait prêt pour le premier envole en compagnie de Léna.
Léna fit spectatrice de la mutation de Damien, elle restait en semi-conscience. Elle mit son hallucination sur le compte de sa forte fièvre, malgré cette logique imparable, elle fit en admiration par ce spectacle magnifique digne d'un film fantastique.
Léna était ébahie par la beauté du corbeau au plumage noir velours, elle y remarqua de magnifiques reflets bleuâtres sur la pointe des plumes. Ensuite elle glissait son regard sur les énormes pattes qui la gardait en sécurité, elle constata qu'il avait de majestueuse ailes, si grandioses et si pointues.
En toute discrétion, elle longea son regard amoureux vers ce qui était le visage de Damien, elle pouvait y voir son grand bec grisâtre en forme de poignard légèrement recourbé, elle s'arrêtait net, hypnotisée par des yeux noirs si intense et magnifiquement brillant.
Elle se disait chanceuse de l'avoir rencontré, s'endormant enfin sa tête posée dans le cou aux plumes ébouriffées.
Damien savait que Léna avait le vertige, lui qui adorait faire des figures de haute voltige, il savait que pour cette fois il devait rester en vol plané.
Il perçu le jardin, il cherchait un endroit où il y avait peu d'arbres, en deux, trois coups de battement d'ailes raides et vives et il atterrissait plein de grâce, il n'avait rien à envier au Quetzal, le plus bel oiseau du monde, sacré des Mayas et vedette national du Guatemala.
Une fois d'apparence humaine, il guida Léna sous de majestueux tilleuls. En s'installant sur un banc bleu ciel légèrement usé par le temps, il informa Léna qu'il allait aller au café que possédait le parc pour lui apporter de l'eau. Mais elle resta silencieuse, laissant Damien mené la danse et acquiesçait aux informations de son ami.
Pendant la courte absence de celui-ci, elle se permettra d'admirer le paysage. La fontaine blanche ornait une dune de cailloux portant des poissons qui jaillissaient de l'eau par leurs bouches.
Dans ce moment de quiétude, elle regarda les passants souriants la dépassée, des enfants jouer dans l'herbes même s'il est interdit de marcher dessus. Elle levait les yeux au ciel, constatant qu'il était encore rouge bordeaux mais le soleil y était présent elle imagina parfaitement que la fin d'après-midi aurait été ensoleillée.
Léna aperçue Damien revenant avec une bouteille d'eau à la main, elle remarquait que le vol avait ébouriffé ses cheveux noirs sa coupe courte n'avait plus aucune allure digne de ce nom, si elle en avait eu la force, elle aurait pu taquiner Damien. À cette distance elle remarqua à quel point il était grand, peut-être 1m80 si ces souvenirs étaient bons, son polo marine mettait sa carrure svelte et musclée en valeur.
La distance entre eux diminuait, elle pouvait enfin admirer son visage pâle, ses yeux vert émeraude un peu trop sérieux à son goût. Elle s'attarda sur la bouche charnue et bien dessiné, mais ce qu'elle trouvait le plus sexy chez lui c'était sa fossette sur son menton. Arrivé à sa hauteur il faisait un sourire qu'elle lui rendait poliment. Léna acceptait la bouteille que Damien lui tendait.
L'esprit clair elle engageait la conversation.
- J'ai eu une hallucination, je t'ai vu te transformer en un corbeau. Suis-je folle ? Demanda-t-elle à Damien.
- Non sûrement pas Léna. Répondit-il enclin de culpabilité.
- Peux-tu expliquer ce que j'ai vu ? Demanda-t-elle à demi-mots.
- Bien sûr mais je ne veux pas que tu me craignes par la suite, je veux que tu saches que je suis toujours celui que tu as connu. Répondit-il inquiet.
Elle acquiesçait timidement, cependant Damien décida de commencer son récit :
- Je suis un homme corbeau, mes parents et moi sommes venus au monde dotée d'une mission trouver et protéger l'élue. Les corbeaux de notre génération, nous sommes les descendants de L'oiseau et L'oiselle de feu. Commença-t-il doucement.
- Je vais t'expliquer une légende que ma mère m'a conté depuis mon plus jeune âge. L'oiseau de feu était décrit comme un grand oiseau dont le plumage majestueux irradiait une lumière rouge, orange et jaune. Ses plumes rougeoyaient de manière incessante, il possède un bec courbé mais plus petit que celui du corbeau contrairement à celui-ci les yeux de l'oiseau de feu est d'un rouge rubis.
- La raison de la mission des corvidés nous amène en 1542, L'oiseau et L'oiselle vivait paisiblement dans leurs habitats paradisiaques considéré comme le bien à l'abri du monde infernal considéré comme le mal. Continua Damien absorber par son récit.
- La reine Lamashtu régnait au côté de son roi Pazuzu moins puissant qu'elle. Elle était juchée sur un âne, elle avait une tête de lionne, des serres en guise de pieds et un serpent dans chaque main. Continua Damien.
- Pazuzu avait une apparence à peu près humaine avec quatre ailes dans le dos, son visage humain mais aux traits félins et des yeux globuleux. Il était de taille humaine mais avec un tronc d'apparence canine et sa peau était faites d'écailles de serpent et ses pieds des serres. Les deux mondes cohabitaient tant bien que mal grâce à un pacte signé : le couple ne devait en aucun cas venir semer la terreur sur terre. Continuait-il encore dans son monologue.
- Une nuit de Toussaint le couple infernal profitèrent de venir dans le monde paradisiaque, ainsi la reine étant stérile était venue tuer des femmes enceintes en les vidant de leurs sangs ainsi elle volait leurs progénitures. Quant au roi il voulait détruire l'oiseau de feu alors une bataille entre mâles a éclaté, ils se confrontaient jusqu'à ce que la mort s’ensuive pour l'un des deux. L'oiseau de feu survivait malheureusement la haine de Lamashtu à la mort de son roi l'amenait à tuer L'oiselle de feu. Le chagrin du roi fût de telle que l'oiseau demandait aux sorcières de l'aider à sauver le monde paradisiaque car sans sa femme, il ne pouvait plus avoir de descendance pour continuer à prospérer pour la paix. L'oiseau de feu donnait aux sorcières sa seule plume de couleur or en comparaison pour l'humain ce serait la moitié de son cœur, il pouvait continuer à vivre mais plus aussi longtemps mais assez avec l'aide d'un sortilège.
- Grâce à cette plume et un sortilège cela permettait aux sorcières de féconder d'ultimes œufs, le temps de trouver l'élue en qui l'oiselle de feu pouvait renaître de ses cendres. Seulement cela pouvait prendre des décennies ce n'était pas une science exacte mais la naissance se fera une nuit de Toussaint dans l'être féminin au cœur pur. Les œufs donnaient naissances aux corneilles qui avaient pour mission de protéger les sorcières de Lamashtu, les naissances de corbeaux avaient pour mission de protéger les corneilles, guider les sorcières mortes aux combats pour l'au-delà et en parallèles chercher et protéger l'élue de Lamashtu car si elle la trouvait avant les corbeaux la fin du monde paradisiaque serait assigné pour toujours. Damien termina timidement, il regardait Léna attendant une réaction de sa part.
Léna fut absorbée par le récit de Damien, malgré l'histoire irrationnelle.
- Si je comprends je suis l'élue ?
- Je pense que oui. Répondit Damien inquiet de la réaction de Léna.
- Je vois quelque chose de très bizarre autour de toi ! S'écria-t-elle
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