Couverture du roman L'épouse aux mille masques

L'épouse aux mille masques

8.8 / 10.0
Dans ce billionaire romance novel, L'épouse aux mille masques cache sa véritable identité. Mariée à un homme puissant après lui avoir sauvé la vie, elle infiltre ce milieu pour venger sa mère. Lisez ce modern novel captivant où les secrets d'une femme redoutable ébranlent tout un empire.
Résumé de L'épouse aux mille masques
Après un accident tragique, un milliardaire influent décide d'épouser sa mystérieuse sauveuse. Ce mariage choque l'élite, qui méprise cette femme jugée insignifiante et sans beauté. Pourtant, derrière ce masque de simplicité se cache une vérité fascinante. En quête de justice pour sa mère défunte, elle dissimule une puissance insoupçonnée. Alors que ses secrets éclatent, le monde réalise avec stupeur que cette épouse effacée est bien plus redoutable que son mari.
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L'épouse aux mille masques Chapitre 1

L'île était déserte.

 La pluie tombait en rafales, comme des balles déchirant l'air, tandis que les vagues s'écrasaient contre les rochers avec la puissance de tambours de guerre.

 À genoux sous ce déluge, Arielle Moore taillait péniblement un morceau de bois à l'aide d'un poignard. Les gouttes ruisselaient sur son visage, mais elle ne semblait rien sentir. Dix ans... cela faisait dix longues années qu'elle avait perdu tout contact avec sa famille. Et juste au moment où elle avait enfin retrouvé la trace des Southall , au moment où elle touchait du doigt la vérité sur la mort de sa mère et son propre enlèvement , ceux qui prétendaient la « ramener chez elle » avaient tenté de la tuer.

 Elle s'en était sortie.

 Eux, non.

 Mais son navire avait sombré, et elle s'était échouée ici, sur cette île oubliée du monde.

 Sept jours s'étaient écoulés depuis. Aucun signe de vie, aucune embarcation à l'horizon.

 Heureusement, la nature lui avait offert de quoi survivre : du bois, des plantes, et assez de force pour se construire une petite barque de fortune. Elle venait à peine de commencer à travailler sur les rames quand le ciel s'était brusquement déchaîné.

 En se redressant pour s'étirer, son regard accrocha une tache sombre près des rochers.

 Son cœur se serra.

 Elle s'approcha avec méfiance... et découvrit un homme.

 Son visage, d'une beauté presque irréelle, était livide. À sa taille, une plaie béante laissait s'échapper du sang, se mêlant à l'eau salée dans un tableau rougeoyant, semblable à un coucher de soleil sanglant.

 Arielle posa deux doigts sous son nez : il respirait encore. Sans hésiter, elle le saisit par les épaules et le traîna jusqu'à la grotte où elle dormait depuis plusieurs nuits.

 Elle alluma un feu, puis ressortit dans la pluie battante pour cueillir quelques herbes.

 En revenant, trempée jusqu'aux os, elle murmura en posant les feuilles sur une pierre :

 - Tu es chanceux... d'être tombé sur moi.

 Sans perdre de temps, elle entreprit de lui retirer sa chemise. Une rapide observation confirma ses craintes : la blessure était profonde, peut-être même interne. Elle attrapa son poignet pour prendre son pouls mais une main glacée se referma brusquement sur la sienne.

 - Q... Qui êtes-vous ?

 Sa voix était à peine un souffle, mais sa poigne, elle, était ferme.

 Arielle leva les yeux, son expression dure.

 - Qui je suis ? Ta sauveuse. Et si tu ne me lâches pas tout de suite, je vais devoir te creuser une tombe. « Ici repose l'Inconnu ». Ça te convient ?

 L'homme fronça les sourcils sans répondre. Ses yeux glissèrent sur les herbes qu'elle tenait.

 - Qu'est-ce que tu attends ? Enlève ta chemise, je vais t'aider.

 Elle tendit la main, mais il la repoussa sèchement.

 - Je m'en charge.

 Son ton tranchant fit naître un léger sourire sur les lèvres d'Arielle. L'homme déboutonna lentement sa chemise, ses yeux noirs ne la quittant pas un instant, méfiants.

 Quand le tissu tomba, Arielle resta figée.

 Sous la lumière du feu, son torse sculpté révélait huit abdos parfaitement dessinés, et cette ligne en V qui descendait dangereusement sous la ceinture.

 Bon sang... ce corps est presque indécent.

 Elle déglutit malgré elle avant d'appliquer les herbes sur la plaie, les joues légèrement roses.

 - C'est quoi, ça ? demanda-t-il d'une voix grave, sans émotion apparente.

 - Des plantes antiseptiques. Ça stoppera le saignement.

 - Où suis-je ?

 D'abord un peu intimidée, Arielle leva finalement les yeux vers lui, exaspérée par la pluie de questions.

 - Si je savais où on est, tu crois que je serais coincée ici depuis sept jours ? Garde donc ton énergie et repose-toi au lieu de parler.

 - Ce n'est pas ainsi qu'un médecin devrait parler à son patient, marmonna-t-il.

 - Pardon ? répliqua-t-elle, incrédule. Et c'est comme ça qu'un mourant parle à celle qui vient de lui sauver la vie ?

 Leurs regards se croisèrent, tranchants.

 - Femme, tu es insolente.

 - Mec, tu es impoli.

 Le silence tomba dans la grotte, lourd de tension.

 Les flammes crépitaient, reflétant sur leurs visages deux âmes méfiantes... et une tempête prête à éclater.

 Finalement, ce fut Arielle qui céda.

 Inutile de perdre son temps à se disputer avec un blessé. Elle se redressa et déclara calmement :

 - La pluie ne faiblit pas. Il fera encore plus froid cette nuit, je dois rallumer le feu. Ne bouge pas.

 Elle s'éloigna vers le coin de la grotte, mais la voix grave du blessé retentit derrière elle.

 - Hé.

 - Quoi encore ? soupira-t-elle en se retournant. Si je ne rallume pas ce feu maintenant, on va tous les deux geler avant l'aube.

 Il ouvrit la bouche, hésita... puis finit par dire :

 - Rien.

 Arielle leva les yeux au ciel avant de reprendre son ouvrage.

 Sur cette île humide, il n'existait qu'un seul moyen de faire du feu : frotter le bois.

 Après plus d'une heure d'efforts, une minuscule flamme apparut enfin.

 Mais une bourrasque s'engouffra soudain dans la grotte, soufflant la flamme avant même qu'elle n'ait eu le temps de vivre.

 - Hé, dit à nouveau l'homme.

 - Quoi ?! s'écria-t-elle, exaspérée.

 Au même instant, un bruit métallique retentit sur le sol. Arielle baissa les yeux... et aperçut un briquet à ses pieds.

 - Hein ?

 Trois secondes de silence. Puis un juron lui échappa :

 - Espèce de sale type ! Tu te moques de moi ?!

 Le blessé ferma lentement les yeux, un léger sourire effleurant ses lèvres.

 La nuit tomba, lourde et froide.

 Ils s'endormirent chacun d'un côté de la grotte.

 Au milieu de la nuit, Arielle fut réveillée par des gémissements.

 Elle ouvrit les yeux et découvrit le visage de l'homme : livide, couvert de sueur. Il se recroquevillait, tremblant.

 - Hé, idiot... ça va ?

 Elle le toucha du bout des doigts, mais il ne réagit pas.

 Paniquée, elle posa sa main sur son front brûlant.

 Sa blessure s'est infectée...

 Deux comprimés d'amoxicilline auraient suffi. Mais sur une île déserte ? Autant espérer un miracle.

 Sans autre option, Arielle fit ce qu'elle pouvait : elle retira ses vêtements pour faire baisser sa température.

 Mais bientôt, il se mit à frissonner encore plus, murmurant faiblement qu'il avait froid.

 Alors elle le rapprocha du feu, en vain.

 - Merde...

 D'un geste brusque, elle retira sa propre chemise, se glissa contre lui et le serra dans ses bras pour lui transmettre sa chaleur.

 Peu importe qu'il soit insupportable. Je ne vais pas le laisser mourir. Sauver une vie, c'est une bonne action. Peut-être que Dieu me permettra de retrouver la vérité sur ma mère en retour.

 Ses pensées dérivèrent vers les Southall.

 Si ceux qui prétendaient me « ramener à la maison » ont voulu me tuer, c'est que quelque chose cloche...

 Et si c'est mon père le responsable, je ne lui pardonnerai jamais.

 Blottie contre l'homme, Arielle finit par s'endormir, épuisée.

 Lorsqu'elle se réveilla, des voix résonnaient à l'extérieur de la grotte. Des pas.

 Elle se redressa d'un bond.

 Des gens ? Ici ?

 Son regard tomba sur la veste de l'homme, posée sur elle.

 Mais lui... avait disparu.

 Enfilant rapidement ses vêtements, elle s'avança prudemment vers la sortie.

 Et si c'étaient eux ? Ceux qui avaient tenté de me tuer ?

 Ils ne perdent pas de temps, ces professionnels...

 Mais à la sortie, ce qu'elle vit la figea.

 Une ligne de gardes du corps vêtus de noir se tenait là, et plus loin, un hélicoptère les attendait.

 Leur chef parlait avec l'homme qu'elle avait sauvé.

 À cet instant, il se retourna.

 Pour la première fois, Arielle vit son visage clairement, baigné de lumière.

 Toujours aussi séduisant, mais intimidant. Sa pâleur s'était estompée ; il tenait debout avec une prestance glaciale.

 Il a récupéré vite, celui-là...

 - Toi... commença-t-elle.

 Mais il l'interrompit, impassible :

 - Que veux-tu ?

 - Pardon ?

 - Tu m'as sauvé. Je peux exaucer un vœu.

 Arielle resta bouche bée.

 - Sérieusement ? Pas même un "merci" ?

 Les gardes tournèrent vers elle des regards stupéfaits, comme si elle venait de blasphémer.

 Lui, resta impassible.

 - Tu regretteras de laisser passer ta chance.

 Elle fulmina intérieurement, mais se força à réfléchir.

 Ma barque ne tiendra jamais jusqu'à la terre ferme...

 Les dents serrées, elle lâcha :

 - Ramène-moi chez moi.

 Le regard de l'homme se durcit, surpris.

 - C'est tout ?

 - Quoi d'autre ? Je veux juste quitter cette île maudite.

 Il la toisa, comme si elle était idiote, puis se tourna vers l'hélicoptère.

 Trois heures plus tard, l'appareil survolait Jadeborough.

 - C'est bien ici ? demanda-t-il, désignant le manoir en contrebas.

 - Je crois, oui... murmura Arielle.

 Elle n'avait que peu de souvenirs de son enfance, mais elle avait mené sa propre enquête avant de revenir.

 Ce domaine appartenait autrefois aux Moore.

 Désormais, il était la propriété de l'homme qui ne l'avait jamais cherchée durant sa disparition de dix ans : son père.

 - Descends, ordonna l'homme.

 Le pilote acquiesça aussitôt.

 - Bien, monsieur.

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Table des matières de L'épouse aux mille masques

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