Suivre
Chapitres
Partager
Couverture du roman L'énigme de la porte-guillotine

L'énigme de la porte-guillotine

Lore de Courcelles meurt tragiquement à Gosselies, décapitée par l'unique porte-guillotine au monde. Cette célèbre colombophile cachait de lourds secrets derrière son succès planétaire. Pourquoi des experts internationaux et des espions fréquentaient-ils ses pigeonniers ? Quel lien unit son grand-père à son père biologique, l'officier allemand Werther Von Würzburg ? Les enquêtrices Marie Cardinal et Claire Berg plongent au cœur d'une énigme mêlant science et espionnage.
Chapitres
Partager

Chapitre 3

Ce ne sont quand même pas les pigeons

qui l’ont assassinée, mademoiselle !

Cette maison que je voyais de ma demeure, je n’y avais pénétré qu’à deux reprises, lors d’une interview de sa propriétaire, Lore de Courcelles, et une autre fois, parce qu’un de ses pigeons avait atterri dans mon salon en rentrant d’un concours. J’avais réussi à l’attraper et à le ramener à son pigeonnier, elle m’avait été très reconnaissante et nous avions discuté quelques heures de ses ouailles. Sinon, j’avoue que je ne connaissais rien d’elle. J’admirais béatement le manoir auréolé de légendes, de mythes, de mystères. Je n’avais jamais réussi non plus à percer l’énigme du carillon qui retentissait en une petite ritournelle, toujours la même, et que je n’entendais que lorsque je lisais dans mon jardin, en été surtout. Comme si une main invisible jouait de cet instrument dans la tour du colombier. Je m’étais imaginé... tellement de scénarios de films d’épouvante à des thrillers délirants, ou des romans à l’eau de rose, de cape et d’épée pour justifier ce que j’avais fini pas classer en « acouphènes », moins romantiques !

Claire introduisit une clé monumentale dans une serrure bancale qui ne demandait qu’à céder à l’intrusion. La porte se mit en branle comme mue par un mécanisme centenaire dans un fracas épouvantable qui nous laissa pétrifiées. Claire, accoutumée aux ambiances glauques de son boulot, ne sourcilla pas et poussa de toutes ses forces pour entrer. Ma première impression fut olfactive, je ne l’avais pas perçue lors de mes deux visites précédentes, mais c’était l’été et Lore m’avait reçue dans son appartement, je n’avais jamais eu droit à l’entrée principale. Une odeur de cantine scolaire me fit déglutir avec difficulté.

« Ça pue ici !

— Oui, une très vieille odeur doit imprégner les murs.

— Celle d’une école, la maison servit à cela pendant des décennies.

— Oui, quel gâchis, dis-je en lorgnant l’escalier monumental qui occupait presque tout l’espace d’accueil.

— C’est quand même très impressionnant, ajouta ma comparse condescendante.

— Je n’avais jamais vu l’entrée principale, je n’ai eu droit qu’à l’entrée des fournisseurs.

— Tu lui vendais des pigeons ?

— Combien de fois dois-je t’expliquer que je ne vends jamais de pigeons ? J’écris sur les concours, les performances, leurs prix, mais je n’en vends jamais un !

— Et, elle, la victime, elle en vendait ?

— C’est une bonne question, je n’ai jamais rencontré, dans ma carrière, de pigeons de chez elle, achetés par des adeptes. C’est étonnant, elle avait trusté pas mal de prix. Note qu’elle ne venait jamais chercher ses trophées, alors que les autres colombophiles viendraient plutôt deux fois qu’une ! Même lors de sa victoire spectaculaire sur la Route du Rhône et comme grande vainqueure du Marseille national et international, elle brillait par son absence. Elle m’avait demandé de lui fournir un certificat de résultats estampillé par l’organisateur qui est mon mari, comme tu le sais. La médaille, la coupe, elle n’en voulait pas, elle avait même insisté de lui envoyer l’attestation par la poste, sans doute pour bien marquer qu’elle ne souhaitait pas me voir chez elle. J’en avais été fort marrie. En général, les colombophiles aiment me voir arriver pour chanter leurs louanges, surtout quand ils cumulent tant de victoires qu’elle !

— Elle n’a pas voulu que tu mettes ton nez charmant dans son pigeonnier, on ne peut l’en blâmer !

— Mauvaise, va ! »

Elle me retint avant que ne je tombe dans les balises de la scène de meurtre ou de crime, je ne savais encore comment la qualifier.

« N’avance pas plus loin, les scellés sont apposés déjà, tu vois l’objet du délit ?

— Mazette, quelle porte, c’est une véritable guillotine ! »

Je frissonnais en me massant le cou.

« Tu développes un syndrome Marie-Antoinette ?

— Oui, je sens le couperet de l’engin », exagérais-je à peine.

J’avais en effet ressenti un froid intense s’abattre sur ma nuque.

« On n’a encore rien nettoyé, une spécialiste viendra.

— Une nettoyeuse de crime ?

— Oui, bien évidemment. Elle sait ce qu’elle doit préserver, ce qui est important ou pas. Je ferai examiner le mécanisme par un ingénieur aussi. Encore faudra-t-il trouver un expert judiciaire, spécialiste de ce type d’engin. »

Nous fûmes interrompues par une visite, une voix mal timbrée s’élevait devant la porte que nous avions laissée béante.

« Madame… »

Une tête dégarnie et blanchâtre apparut dans l’ouverture, je reconnus un colombophile du coin, Hippolyte Durinx, un vieux colombophile de Gosselies que j’avais déjà entrevu dans le jardin de la propriété. Je supputais qu’il venait aider Lore pour ses pigeons depuis qu’elle était devenue presque impotente.

« Madame Cardinal, vous ici ?

— Entrez Hippolyte, mais ne touchez à rien. Je vous présente Claire Berg. »

Je ne sus que dire pour qualifier le drame dans lequel nous baignions, Claire prit la parole :

« Monsieur Hippolyte, je suis en effet en charge de l’enquête (elle exhiba théâtralement sa carte de police) sur la mort de madame Lore de Courcelles. »

L’homme s’effondra d’un bloc :

« Elle est donc morte, mademoiselle ? Le journal n’a pas menti, je l’ai lu ce matin dans la Nouvelle Gazette.

— Oui, continua Claire. Vous la connaissiez bien ? Pourquoi êtes-vous ici ?

— Je suis son soigneur. »

Je rappelais à Claire que cela n’avait rien à voir avec un médecin ou un infirmier, mais qu’il était le soigneur des pigeons.

Elle me rabroua :

« Je sais, je connais quand même l’abécédaire !

— Vous travaillez pour madame de Courcelles ?

— Mademoiselle de Courcelles, précisa Hippolyte.

— Oui, mademoiselle. Vous veniez tous les jours, vous avez la clé ?

— Oui, tous les jours et parfois même deux fois par jour. Je rentre manger chez moi et je reviens faire les volées du soir. Je ne possède pas la clé de cette porte, cette aile n’est plus habitée depuis longtemps. Mademoiselle vit dans son appartement qui jouxte le pigeonnier, elle ne vient plus jamais ici, elle ne peut marcher que quelques pas par jour, 18 exactement, pas un de plus. Après cela, elle s’effondre, c’est spectaculaire, où qu’elle soit elle tombe en syncope et ne peut pas se relever, mais elle compte toujours ses pas, comme moi ma monnaie !

— HTAP, précisais-je.

« Une maladie très invalidante, l’hypertension artérielle pulmonaire. Une cochonnerie de première, héréditaire et incurable. Elle était au stade ultime, celui où l’on compte ses pas. C’est tout à fait exact ce qu’il te dit. J’avais oublié, elle m’avait confié cela lors de son interview et, comme je ne connaissais pas, j’avais investigué un peu, tu trouveras tout cela sur Wikipédia sans problème !

— Je verrai, comment entriez-vous dans le colombier ?

— Par la porte !

— De l’appartement de mademoiselle ?

— Non, seule Emma, ma femme, qui vient pour ses soins entre chez mademoiselle par la porte de son appartement ainsi que le livreur de chez Caddyhome, mais il n’a pas la clé. Elle possède un système d’ouverture qu’elle peut actionner de l’intérieur, elle commande toutes les issues par son smartphone.

— Le colombier communique avec son appartement ?

— Oui, mais je n’y entre jamais sauf pour ma paye. Je possède la clé du colombier, si je devais revenir pour un pigeon malade ou un retour de concours, ainsi je ne dois ni la déranger, ni passer dans son flat.

— Elle vous a payé anticipativement ?

— Oui, comme toujours !

— Vous viendrez donc soigner les pigeons jusque fin du mois ?

— Bien entendu et même après sans être payé. Je ne vais pas les abandonner, il y en a plus de 750 encore ! Et quels pigeons ! C’est comme un musée du pigeon ici, mais avec des jeunes, elle garde deux spécimens de chaque lignée belge. Elle a fait don de 500 pigeons à Jersey à la Durrell Wildlife Conservation Trust, il y a quelques années déjà, afin de garder la possibilité de recréer une race belge si certaines souches disparaissaient. Ajoutez 50 donnés à un club colombophile de Würzburg, la ville d’origine de son père. Mais, il en reste encore plus de 750, elle en avait aussi offert à un collectionneur chinois qui est venu en personne les quérir. Je me le rappelle, c’est le seul homme qui ait franchi son seuil, enfin avec Caddyhome, depuis la mort de son grand-père, il y a plus de 20 ans !

— Elle avait gardé des souches de pigeons des origines ?

— Oui, elle disait toujours qu’engendrer le pigeon belge avait été un exploit des colombiculteurs de l’époque. Pensez ! Sans tests ADN, sans appareillages, sans connaissances des lois de l’hérédité des pigeons, c’était un vrai Lotto.

— Qui a rapporté gros », commenta avec acrimonie Claire.

Hippolyte s’offusqua :

« Pas pour elle, elle n’en vendait jamais, enfin que je sache, elle avait des idées de ouf, comme dit mon fils, sur la colombophilie. Si je vous racontais, mais elle était une sommité dans les universités. Je voyais parfois les lettres, les rapports qu’elle recevait par la poste, toutes les universités qui travaillent sur les pigeons lui écrivaient, elle a été docteur hono…

— Honoris causa !

— Oui, c’est ça, elle n’a pas voulu aller à la cérémonie, mais une femme lui a remis son titre. Son grand-père vivait encore dans les années 1990. Il était tellement fier, je ne l’avais jamais vu comme ça, même quand ses pigeons avaient gagné le Barcelone en 1954 ! Il était fou de joie. Elle s’en fichait comme de tout, les honneurs, elle n’y était pas sensible. Sa mère aussi était sotte. Pour eux, c’était une consécration, une université allemande, Heidelberg, je crois, mais vous trouverez cela dans le livre qu’elle écrivait, sur son bureau, elle ne le lâchait jamais.

— Un livre ? Comme c’est passionnant, vous l’avez trouvé ?

Claire répondit :

— Pas encore, juste son ordi. que nous allons fouiller de fond en comble si nécessaire, j’attends quand même les conclusions du légiste avant de mettre la machine en branle. »

J’intervins :

« Hippolyte, si vous le souhaitez, je viendrai vous aider pour les pigeons. Nous trouverons une solution pour le mois prochain, ne vous inquiétez pas.

— Vous croyez ? C’est que, pour la paye, je m’en fiche encore, cela fait si longtemps que je travaille ici. Mais, pour les pigeons, je ne voudrais pas qu’on les abandonne, ce sont des têtes de lignées prestigieuses. Mademoiselle les vénérait comme des dieux, vous savez. Elle me disait toujours de ne pas m’inquiéter que si elle devait partir, elle me laisserait un pactole pour les pigeons. Elle prétendait aussi qu’ils n’iraient jamais à Halle, à la fédération, qu’elle avait tout prévu et même… qu’elle m’en laisserait certains en cadeau d’adieu. Je lui rétorquais toujours que nous avions le même âge, que les femmes vivent plus longtemps que les hommes et que ce serait sans doute moi qu’elle enterrerait. Elle souriait tristement et me rappelait tout le temps que ce qu’il lui restait de vie était compté, comme ses pas, mais qu’elle avait tout organisé pour les pigeons, pour la maison et même pour sa maman, madame de Courcelles qui est au home, il faut que j’aille la voir, elle sait ?

— Oui, nous venons de là, attendez demain pour passer, je crains qu’elle ne soit effondrée.

— Moi de même, puis-je monter au colombier ? »

Je pris la parole, témérairement, je l’avoue :

« Non, la commissaire et moi allons monter, je donnerai à boire et à manger, ils mangent au casier ?

— Bien entendu, des pigeons de cette valeur ! Mais elle a tout automatisé, vous savez. Elle a créé un programme avec chaque ration par jour pour chacun des pigeons. Il y en a encore plus de 750. C’est presque impossible à gérer sans sa fichue domotique, mais je suis quand même bien content, cela me soulage. Je dois encore gratter, mais vous verrez, les caillebotis bougent automatiquement et se lavent seuls, mais il faut mettre le système en branle, je peux le faire si vous voulez ?

— Non, il faut d’abord que je jette un œil sur le colombier », coupa Claire fermement.

Hippolyte se renfrogna, il paraissait évident que nous ne souhaitions pas qu’il pénètre seul dans le saint des saints, il avait compris, mais semblât s’y résigner à regret.

« C’est que, dit-il, ils vont être perturbés les pigeons, je dois faire les volées et…

— Ils attendront un jour, je veillerai à libérer les rations d’eau et de nourriture.

— De l’eau ! laissa-t-il tomber méprisant

— Ces pigeons-là ne boivent pas d’eau, des hydrolats, des thés, des décoctions, jamais d’eau, sauf quand ils se baignent, et je dois les baigner demain au plus tard. Vous savez, avec les pigeons tout doit être à temps et à heure. Mademoiselle y tenait par-dessus tout, même mourante, elle se serait traînée jusqu’au pigeonnier. Son grand–père l’avait bien formée et elle ne dérogeait à rien. Par ailleurs, lui est mort au pigeonnier, à 99 ans et son arrière-grand-père aussi, presque centenaire !

— Laissez-nous un jour, Hippolyte, et demain, je vous l’affirme, vous reprendrez possession de votre temple.

— Ce ne sont quand même pas les pigeons qui l’ont assassinée, mademoiselle !

— Qui parle d’assassinat ? Nous attendons les conclusions du légiste avant de nous prononcer, disons, mort violente à cette heure.

— C’était les pigeons qui faisaient vivre mademoiselle, certainement pas mourir. »

Il enfonça sa casquette sur sa tête, nous tourna ostensiblement le dos en haussant les épaules et s’en fut d’un pas déçu et titubant.

Continuez à regarder !
L'histoire devient intense ! Passez sur l'application pour continuer la lecture
Débloquer tous les épisodes
Ouvrir le site officiel

Vous aimerez aussi

Couverture du roman Génies jumeaux et leur mère
8.1
Issue d'une riche lignée, Lancy est cédée à une organisation d'agents secrets. Blessée lors d'une mission, elle perd connaissance et se réveille des années plus tard, mère de jumeaux de six ans. Son fils excelle en affaires tandis que sa fille maîtrise les arts martiaux. Bien qu'elle ignore tout de leur père et de son passé, Lancy choisit de savourer sa liberté avec ses enfants. Son destin bascule lorsqu'un homme mystérieux l'engage comme secrétaire personnelle.
Couverture du roman La Compagne de l'Alpha
8.0
« Qu'est-ce que tu veux maintenant ? » dit-elle en serrant les dents alors qu'il se rapproche de plus en plus à chaque seconde. « Je ne veux rien d'autre que toi, Angel... » murmure-t-il, sa bouche à quelques centimètres de ses lèvres. « Tu ne vois pas que je ne te veux pas ? Tu es un pervers, un monstre, une bête, un loup-garou pour l'amour de Dieu ! » hurle-t-elle, reculant jusqu'à toucher le mur. Elle se fige, réalisant qu'il n'y a plus aucun moyen de s'échapper. Prenant cela comme un avantage, il plaque ses mains de chaque côté du mur, la rendant presque immobile, et chuchote : « C'est pour ça que tu me repousses alors... Pourquoi ne peux-tu pas comprendre que tu es la seule fille que je veux ? Et tu résistes manifestement à tes sentiments envers moi. Je sais que tu en as envie, petite fille. » Il dit cela avant de poser ses lèvres sur les siennes, lui coupant le souffle et lui donnant son premier baiser. ____________________________________ Lorraine Queen, alias Lou, est une jeune fille de 17 ans, ordinaire. Elle se décrit en deux mots : ennuyeuse et moyenne. Elle est convaincue que personne ne tombera jamais amoureux d'elle à cause de son apparence banale et de sa personnalité fade. Elle pense aussi qu'elle ne trouvera jamais le bon gars. Mais que se passerait-il si une certaine déesse décidait de l'accoupler avec un certain Alpha puissant ? Ryan Ganzhorn, 23 ans, l'Alpha le plus puissant, le plus intrépide, le plus intimidant et le plus sexy de la planète, est connu pour ses actions sans cœur, ses décisions impitoyables et sa détermination à obtenir tout ce qu'il veut quand il le veut. Lorraine sera-t-elle une compagne facile ou une proie difficile ?
Couverture du roman La princesse de la Mafia
9.4
Maximo DiMarco, exécuteur impitoyable de la Cosa Nostra, est l'homme que cette princesse de la mafia devrait fuir. Pourtant, son protecteur et ami de la famille est le seul à percevoir sa force cachée derrière son image d'héritière insouciante. Entre loyauté et désir interdit, leur lien ébranle toutes les règles du milieu. Face aux secrets dévastateurs et à un passé sombre, leur passion menace d'éclater. Jusqu'où oseront-ils braver le danger pour s'aimer enfin ?
Couverture du roman L'AMOUR APRÈS LA HAINE.
9.8
Si le coup de foudre est courant, la passion surgit parfois d'un long passé de mépris. Un garde du corps dévoué s'éprend de la jeune femme sous sa protection, mais ses sentiments ne récoltent que dédain et humiliations. Pourtant, face aux épreuves de la vie et aux dangers, le cœur de sa protégée finit par s'ouvrir. Après avoir surmonté de multiples obstacles et tourments, leur hostilité initiale se transforme en un amour sincère, leur offrant enfin un bonheur durable.
Couverture du roman Le dernier péril: La quête de la Morge
9.6
La paix à Bel'Yan vacille alors qu'une menace inédite surgit de l'ombre. Malgré l'urgence, l'alliance entre humains, elfes et nains s'effondre, laissant place à une hostilité mutuelle. Le capitaine Falkor et son apprenti de lignée royale parcourent ces terres divisées pour tenter d'unir les peuples libres. Entre duels et révélations, leur voyage dévoile un péril bien plus terrifiant que prévu. Le succès de leur mission déterminera si leur monde survivra ou s'éteindra.
Couverture du roman L'Organisation - Première partie
9.7
Face à l'essor d'un culte inédit, l'humanité délaisse ses anciens dieux. Furieuses, les divinités abandonnent la Terre aux assauts démoniaques. Bien que ces fléaux restent imperceptibles pour le commun des mortels, une élite lucide perçoit la menace et se rassemble pour lutter : l'Organisation. Plongez dans une épopée sombre où nos héros tentent de sauver un monde au bord de l'abîme. Suivez leur combat désespéré pour la survie d'une civilisation qui semble déjà condamnée.