
Le vendeur
Chapitre 2
Léo tremblait. La nouvelle que venait d’annoncer Yves lui avait donné une certaine foi et une confiance extrême. En courant vers l’hôpital qui se trouvait à 2 km de sa position, il répétait sans cesse « Ma fille n’aura rien ».
Ils sont arrivés à l’hôpital, Chloé était inconscient couché sur une chaise à la salle d’accueil. Elle était recouverte de sang au point où ses habits étaient tous rouge de sang. Il l’a pris dans ses bras en pleurant. Puis il a demandé à l’infirmière pourquoi on ne l’avait pas hospitalisé
INFIRMIERE : nous ne prenons pas charge d’un malade s’il y’a pas l’argent pour les premiers soins.
LEO : (nerveux) Quoi ? Ma fille est là, gisant dans du sang et inconsciente et tout ce que vous pouvez me dire c’est que vous ne pouvez pas la toucher s’il y’a pas d’argent ? Mais pourquoi cette méchanceté ?
INFIRMIERE : Monsieur, je ne veux pas perdre mon boulot. Vous êtes là maintenant on peut prendre soin d’elle.
Léo l’a transporté dans une salle libre et l’a étendu sur un lit. Les infirmières ont commencé les soins sur elle. Léo est sorti pour demander ce qui lui est arrivé.
LEO : Yves qu’est ce qui s’est passé ? S’il te plait je veux savoir ce qui est arrivé à ma fille ?
YVES : je ne sais pas trop je ne prêtais pas attention mais c’est un accident.
LEO : Comment ça ?
YVES : Bien, j’ai vu la foule rassemblé et je me suis approché pour voir c’était Chloé couchée au sol. J’ai demandé on m’a dit qu’une moto l’a renversé et a pris la fuite. J’ai couru la déposer ici avant de venir te voir.
Léo a courbé la tête et il s’est mis à pleurer. Sa fille sa seule fille. La prunelle de ses yeux. Il n’en revenait pas. Son état était vraiment critique.
YVES : Je dois te laisser Léo, je dois rentrer. Tiens fort ça va aller. Elle va se rétablir. Dieu n’est pas un mythe. Il existe et il prendra soin de ta fille.
LEO : (pleurant) Yves qu’est-ce que j’ai pu faire au bon Dieu pour qu’il multiplie les malheurs pareils dans ma fille. D’abord ma femme agonise pendant 3 années et meurt en fin, je me bats avec la seule que j’aime et voilà, je ne sais pas si elle survivra que vais devenir Yves… Seigneur ! Pourquoi ces épreuves ? Pourquoi ces maux Seigneur ? Est-ce une malédiction ? Où simplement je récolte le fruit de mes pèches ? Pourquoi cela ne retombe pas sur moi Seigneur.
Léo criait de pleurs comme un enfant. Yves est parti le laissant seul là. L’infirmière est revenue 30 mn après. Léo était un peu calme. Elle lui a présenté une fiche qu’il devait remplir et signer. Les premiers soins valaient 30 mille. Chose que Léo a payé. Il lui restait 5 mille franc dans la poche.
INFIRMIERE : Grâce à vous l’état de votre fille est stable pour l’instant. Mais ici nous n’avons pas les appareils nécessaires pour continuer les analyses. Il faut faire vite.
LEO : Maintenant ?
INFIRMIERE : Oui bien sur son état est stable mais pas pour longtemps. Il faut faire un scanner pour voir si l’intérieur de son corps n’a pas de problème. Mais sans vous mentir j’ai peur de son Etat.
Léo est sorti en courant chercher une moto pour l’aider à transporter Chloé. Ils sont arrivés autours de 19h. Comme toujours les infirmières ne se préoccupaient pas de lui. Il a fallu faire un scandale pour qu’on s’occupe de lui. On lui a trouvé une chambre et elle fut mise dans le coma. Léo a passé la nuit près d’elle. Le lendemain il a payé pour le scanner. Aux environs de 13h les résultats finaux étaient sortis.
DOCTEUR : Monsieur Léo, la situation de votre fille, est vraiment critique. Beaucoup d’examen sont positifs. Pour prendre soin d’elle dans notre hôpital il faut une somme de 853 600f
LEO : Quoi ? (surpris)
DOCTEUR : C’est ce que nous pouvons faire pour vous. J’ai dû soustraire beaucoup d’autres examens pour l’instant.
LEO : Doc je vais trouver cette somme où ? Je vais voir près d’un million où ? Je fais quoi ? Je travaille quoi ? Doc ?
DOCTEUR : Je suis désolé mais au lieu de pleurer il fallait sortir et commencer à vous battre pour avoir cet argent. Elle est dans le coma. Et franchement les soins intenses sont nécessaires. Battez-vous vraiment
Léo s’est levé il ne savait par où commencer. A la maison il ne lui restait plus que 140 mille franc. Ou allait-il trouver le reste ? Il n’avait pleuré que cette fois si les larmes se faisaient rares. Il marchait en tremblant en rentrant chez lui. Il était comme un homme perdu. Titubant et allant dans tous les sens en route. Il a pris une rue et là derrière lui venait une voiture. Il était devenu sourd. Les klaxons de la voiture ne lui parvenaient pas. C’est après plusieurs klaxons qu’il a sursauté et a libéré la route. C’était une jeune dame au volant. Très class. Elle s’est arrêtée
LA DAME : Bonjour monsieur. Mais qu’est ce qui ne va pas vous êtes normal ?
Léo la regardait sans vraiment la voir. Son corps était présent mais pas son esprit.
LA DAME : Mais c’est à vous que je m’adresse. C’est quelle comportement de se placer au beau milieu de la route ? Si on vous a demandé de mourir ce n’est pas moi qui vais accepter de porter cette malchance. Vous marchez au beau milieu de la route et quand je vous interpelle vous ne répondez pas, vous ne faite que me regarder sans rien dire. Qu’est ce qui se passe ?
Léo regardait ailleurs. Il avait vraiment la mine d’un malade mental. Il était tout sale. Cette dame l’a insulté et a continué son chemin. Léo est rentré se doucher et prendre l’argent qu’il avait.
Cette dame s’appelait Andréa. C’était la fille d’un bourgeois du village. Elle vivait à l’étranger et était venue passer les vacances au pays. Elle est arrivée chez elle toute furieuse. Son papa était assis à la véranda lisant un journal. Il s’appelait Robert
ROBERT : comment tu vas ma fille ? Tu as l’air très énervé qu’est-ce qu’il y’a ?
ANDREA : Papa les gens de ton village si, je ne les comprends pas
ROBERT : Comment ça ?
ANDREA : j’ai failli écraser un type avec ma voiture.
ROBERT : Quoi ? (enlevant ses lunettes)
ANDREA : je t’assure. J’étais chez Juliette. Elle m’a appelé qu’elle est au village alors je suis allée la voir
ROBERT : Qui est Juliette ?
ANDREA : La fille de Bernard. Le milliardaire Bernard
ROBERT : Ah oui.
ANDREA : Alors au retour j’ai pris la rue des goyaviers, et là un homme était en plein milieu de route. Je klaxonne mais il ne quitte pas il a fallu faire beaucoup de bruit pour qu’il revienne dans ses esprits et quitte la route. Je lui demande ce qui ne vas pas il ne répond pas. Il avait l’air d’un malade mental.
ROBERT : Ah ! C’est ça le village. C’est bien que tu aies esquivé. Ton fiancé m’a appelé il dit que ton portable ne passe
ANDREA : Oui mon portable est éteint. Qu’a-t-il dit ? (buvant le vin de son père)
ROBERT : il sera au Cameroun dans 2 semaines
ANDREA : Waouh il s’est décidé en fin. Ok papa. Je vais me reposer
ROBERT : Ok ma chérie
Elle est allée dans sa chambre et son père a souri. Elle était la fille unique à son père. Et comme dit plus haut, elle vivait à l’étranger et venait constamment voir son père.
Après s’être lavé, Léo est allé chez son ami moussa qui avait une grande boutique au village pour lui demander un peu d’argent.
LEO : Moussa si je viens chez toi c’est parce que j’ai un problème vraiment urgent. Ma fille que tu connais là est dans le coma, elle a eu un accident hier et l’hôpital me demande plus de 800 mille. S’il te plait mon frère je sais que les temps sont dures mais s’il te plait aide moi. Je te supplie ma fille est entre la vie et la mort. Si je ne fais rien je ne pense pas qu’elle vivra. Je te supplie
MOUSSA : aïe ! Chloé est dans le coma ? Oh la pauvre ! Vraiment la vie si… je te comprends mon frère. Mais vraiment le marché est dur maintenant hein, walaï. Je n’ai pas grand-chose pour toi mon ami.
LEO : Tout ce que tu as pour moi ça peut aller.
Moussa est entré dans la chambre et est ressorti avec un billet de 5 mille qu’il tendit à Léo
MOUSSA : Voilà ce que j’ai pu trouver dans la chambre mon ami. Je n’ai pas plus. Dieu va l’aider mon ami. Elle ne va pas mourir mon ami.
LEO : Merci Moussa. Ça va quand même nous aider.
Léo déçu est tout de même rentré. Il est allé chez les parents de la feu Rosa. C’était au moins leur petite fille qui était hospitalisé
MERE DE ROSA : j’avais dit l’affaire si. Maintenant tu veux tuer tous mes enfants ? Nguë yia nkôlé ! werr Seigneur ! (claquant les mains)
PERE DE ROSA : Depuis quand une petite fille de 12 ans vend la banane ? C’est toi-même qui as voulu sa mort
LEO : Papa, maman, vous pouvez m’accuser de tout après pour l’instant Chloé a besoin de votre aide. C’est votre petite fille. Il faut l’aider
PERE DE ROSA : Je n’ai pas d’argent. J’ai commencé la construction de ma maison il y’a un mois. Je n’ai pas l’argent pour elle. C’est ta faute si elle y est. D’ailleurs même je vais me coucher.
MERE DE ROSA : En tout cas… attends-moi là
Elle est entrée dans sa chambre et est ressorti avec 15 mille franc qu’elle tendit à Léo
LEO : Mais maman ; 15 mille franc feront quoi ? La facture s’élève à plus de 800 mille.
MERE DE SANDRA : Ne m’énerve pas. Si tu veux dormir ici, voilà le canapé. Au cas contraire moi je vais dormir.
Léo s’est levé et est rentré. Il a cherché un truc à manger puis est retourné à l’hôpital dormir auprès de sa fille.
Le lendemain Léo est allé au champ chercher les plantains qu’il est allé au marché vendre. Il était tout désespéré mais il n’avait pas abandonné.
Andréa s’est levée le matin avec un désir de manger du plantain mûr. Elle a envoyé la bonne achetée du plantain mûr. Mais après 2h de fouille, elle est rentrée sans avoir trouvé.
ANDREA : Comment ça tu n’as pas trouvé ? Je ne peux pas passer cette journée sans manger du plantain mûr. Rentre chercher encore.
La bonne est retournée chercher le plantain mais jusque-là elle est rentrée sans avoir trouvé. Alors Andréa a pris sa voiture et est allée elle-même chercher. Elle se renseignait jusqu’à ce qu’on l’indique la maison de Léo. Elle y est allée et il n’était pas encore rentré du marché. Lorsqu’elle est remontée dans sa voiture et faisant marche-arrière pour rentrer chez elle, Léo est venu.
LEO : Bonsoir vous cherchez quelqu’un ?
Elle est descendue de la voiture.
ANDREA : Ah c’est vous l’homme que j’ai failli écraser l’autre jour ? Je suis venu acheter du plantain mûr. Depuis le matin ma bonne ne trouve pas et je suis sortie pour chercher par moi-même.
LEO : Heureusement pour vous il ne reste qu’un seul régime. Venez-vous assoir s’il vous plait je vais le chercher.
Elle l’a suivi et s’est assise sur un banc à l’entrée de la maison de Léo. Elle jouait au Candy crush dans son portable. Léo est sorti avec le régime de plantain et elle lui a demandé d’aller mettre à la mal-arrière. Chose que par humilité il l’a fait. Elle lui a tendu un billet de 2 mille franc et toujours concentré sur son jeu elle a démarré la voiture et est partie.
Léo s’est retourné et est allé dans la chambre garder l’argent. Après 15mn il est sorti pour puiser de l’eau et il a vu le porte-monnaie d’Andrea qu’elle avait oublié. Lorsqu’il a ouvert c’était rempli de billet de banque neuf craquant. Pouvant aller à plus de 500 mille avec les cartes bancaires et un lot de billet en dollar. Leo a ouvert les yeux. Cet argent était-il un don gratuit de Dieu pour sauver sa fille ? Il est allé dans la chambre pour réfléchir.
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