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Couverture du roman Le vendeur

Le vendeur

Mariés depuis neuf ans, Léo et Rosa affrontent une épreuve déchirante. À seulement 28 ans, Rosa se meurt d'un cancer incurable, laissant son époux et leur fille Chloé, 9 ans, dans une détresse absolue. Malgré sa pauvreté, Léo lutte pour soigner sa femme, vendant ses maigres récoltes pour quelques pièces. Épuisée par l'agonie, Rosa aspire à la paix pour libérer les siens de ce fardeau. Entre espoir brisé et sacrifice ultime, le destin finit par frapper cruellement cette famille.
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Chapitre 1

« Seigneur pourquoi tant de souffrance ? Pourquoi me détester. Tu viens de me prendre la femme la plus chère au monde. Celle que j’aimais de tout mon être. Comment vais-je élever cette enfant sans ma femme ? Sans sa mère ? Elle est encore toute petite » c’était ainsi que Léo parlait chaque jour en pleurant depuis la mort de sa femme Rosa.

La famille de Rosa était venue pour l’enterrement et la mère de rosa ne cessait d’accuser Léo son mari de meurtrier.

MERE DE ROSA : C’est à cause de toi qu’elle est morte. Sorcier. Je lui avais dit de ne pas épouser un pauvre de ton espèce. Voilà elle est morte tu es fière de toi ?

LEO : Mais que dis-tu ? Pourquoi devrais-je tuer ma femme ? Ma propre femme ? La mère de Chloé notre fille ?

MERE DE ROSA : Qu’est-ce que tu veux que je réponde ? Tu l’as tué. Ma fille est malade et agonise sur le lit, tu ne peux pas l’amener à l’hôpital ?

LEO : Qu’est-ce que tu racontes ? C’était ma femme et c’était aussi ta fille ! N’oublie pas que tu l’avais chassé et renié. Je me suis battu au moins à la tenir pendant 11 Ans.

Ils se chamaillaient lorsque le père de Rosa est venu mettre fin aux disputes

PERE DE SANDRA : vous vous disputez pourquoi ? Ma fille est morte et elle ne reviendra plus jamais. Alors arrêtez ces discussions et laissez l’âme de ma fille reposer en paix. Mais dis donc !

Cela a duré quelques jours et la belle famille est partie. Léo restait inconsolable dormant sur le même lit où sa femme était morte. Son ami et voisin Luc passait constamment le voir et passer du temps avec lui

LUC : Frère je sais que c’est dur pour toi mais petit à petit ça ira. C’est ça la vie. Il y’a des moments de joie et les moments de tristesse. Il y’a les moments de rire et les moments de pleurs. Mais ne laisse pas cela t’affecter entièrement. Tout ira bien je te promets.

LEO : Gars comment veux-tu que je sois ? Je ne peux pas faire autrement que de pleurer cette femme. Et le plus énervant, sa mère m’accuse de l’avoir tué

LUC : Comment ça ? Elle ne savait pas que sa fille avait le cancer ?

LEO : sa mère est une femme très bizarre. Elle n’était pas d’accord que je l’épouse car pour elle, sa fille devait épouser un homme riche. Qu’elle n’était pas née pour perpétrer la pauvreté dans sa famille. Au début quand elle disait ça j’ai accepté mais sa fille a catégoriquement refusé. L’amour qui nous liait était vraiment fort. Très fort qu’elle a quitté pour venir vivre avec moi. Depuis je me dis que ce cancer est le résultat de notre désobéissance. Parfois je me dis que c’est à cause de moi qu’elle est morte. Luc (coulant les larmes), je t’assure que c’est vraiment dur pour moi.

LUC : Je te comprends mon pote. Je te comprends. Déverse cet amour dorénavant sur cette petite Chloé. Elle est une petite fille que j’aime beaucoup. En dehors de son intelligence elle est très jolie et ressemble vraiment à sa mère. Donne-lui une double affection. Celle de ta femme et celle de ta fille

LEO : Merci djo. J’aurai du mal à me remettre mais je sais que ça ira.

LUC : Le village si est vraiment limité. Je pense qu’il me faut aller en ville chercher du travail

LEO : C’est une bonne idée. Mais il faut avoir quelqu’un en ville chez qui tu vas loger pendant que tu chercheras le travail.

LUC : oui j’ai un ami en ville. Il s’appelle Isaac. Quand je vais rentrer je vais l’appeler pour lui dire que je vais venir.

LEO : cool bonne idée. Puisse le seigneur te donner un bon travail pour ne pas faire face à ma situation plus tard. Moi je ne peux pas aller en ville. Si j’étais seul je pouvais aussi y aller. Mais je suis le père et la mère de Chloé maintenant tu vois un peu (souriant)

Léo et Luc ont continué la conversation pendant que la petite Chloé jouait avec ses amies dans la cour. Elle était si mignonne que son père ne s’empêchait de la regarder en souriant.

Les jours passaient et Luc est venu dire au revoir à son ami. Léo n’avait plus qu’une personne dans sa vie. Sa petite prunelle. Léo vivait dans un village vraiment sous développé où les travaux du champ étaient la seule activité. Il avait une grande bananerai et ne vivait que de cela avec quelques cultures aussi qu’il faisait. Dans son quartier la plus part des gens le surnommait « le vendeur de plantain ». Il ravitaillait le village avec le plantain quand nécessaire. La vie devenait de plus en plus difficile pour lui sans la présence de sa femme. Il devait jouer double rôle ce qui n’était pas facile. Mais il le faisait quand même.

Trois années venaient de s’écouler. Sa fille grandissait en toute beauté et dans la sagesse divine. Quand elle rentrait du lycée, elle allait vendre la banane mûre au marché tandis que Léo allait au champ en journée et le soir il rentrait avec les régimes de banane et/ou les plantains qu’il vendait à son passage au retour. C’est en faisant ainsi qu’il parvenait à payer l’école de sa fille, se nourrir et gérer certaines choses de la maison. Un soir alors qu’il était dans la chambre avec sa fille, elle lui a dit

CHLOE : Papa je dis hein ?

LEO : Oui ma chérie

CHLOE : Pourquoi tu ne te mari plus ?

LEO : Euh Chloé qu’est-ce que tu dis comme ça ? Tu sors d’où avec cette pensée ?

CHLOE : je dis seulement. Mama est morte et c’est toi qui fais tout. Tu prépares, tu laves les habits, tu vas au champ… voilà pourquoi je demandais

LEO : Je te comprends. Bien tu dois savoir qu’épouser une femme n’est pas une chose facile. En plus depuis le décès de ta mère je n’ai plus eu cette pensée de chercher une autre femme. (La prenant dans ses bras). Ma fille tu ressembles tellement à ta mère que quand je suis avec toi j’ai l’impression qu’elle est là et sourit avec nous. J’ai aimé ta mère plus que tout. Et j’ai peur de la trahir si je me remets avec une autre femme. Tu comprends un peu ?

CHLOE : Je comprends papa. Donc nous allons seulement rester nous deux comme ça jusqu’à grandir ?

LEO : l’avenir nous dira. S’il faut que tu aies une belle-mère Dieu l’enverra. Pour l’instant tu dois étudier. Je veux que demain tu sois une grande femme. Ta mère et moi nous n’avons pas eu la chance d’être des grands mais toi tu dois non seulement réaliser nos rêves mais tu dois aussi réaliser les tiens. Tu dois être une grande dame. Je t’aime Chloé

CHLOE : Moi aussi papa.

LEO : Bon tu dois étudier maintenant. Demain est un autre jour. J’ai un gros travail demain et une grande livraison de plantain pour une dote au village.

CHLOE : donc l’argent va entrer. (Faisant un clin d’œil)

LEO : (riant) ma fille j’espère bien. Mais ce sera combien même ? Ça risque ne pas dormir. Demain c’est aussi le jour du marché donc il faut que je t’achète de nouvelle paire de chaussure. Bon je dois me reposer. Tu finis d’étudier tu éteins tu dors. Ne dors pas trop tard

Léo se coucha et le sommeil l’emporta. Chloé a fini son devoir et elle s’est endormi auprès de son papa.

Le lendemain comme d’habitude, Leo est allé au champ puis au retour il a coupé une dizaine de plantain pour la livraison au village. Il a parcouru une distance de plus de 4km avec ces plantains avant d’arriver dans la concession où devait se faire la livraison. Lorsqu’il est arrivé il a trouvé une petite fille dehors qu’il envoya appeler sa mère. Elle s’appelait Lisa

LEO : Eh la mère je suis venu avec les plantains là.

LISA : Olala... je voulais envoyer l’enfant le matin pour te dire que tu laisses j’ai encore oublié.

Léo qui était fatigué et essoufflé s’est assis sur un bion et a enlevé sa casquette. Il respirait comme un athlète qui venait de faire un parcours de 100 mètre. Contrarié suite à ce que venait de dire Lisa il n’a pas caché cette colère

LEO : comment je peux parcourir une distance pareille pour que tu me dises qu’il fallait laisser. Voilà 12 plantains mûrs que j’ai pris la peine de sélectionner pour vous et j’arrive et tu me dis qu’il fallait laisser. Je vais boire ça ?

LISA : Mais j’ai oublié de prévenir. En plus tu peux vendre aux autres

LEO : le jour du marché c’est dans 6 jours et ces plantains sont déjà mûrs. Ça ne peut plus faire plus de 3 jours à la maison. Comment un programme peut changer et vous ne m’informez pas ? C’est à 20h hier que tu es venue chez moi me mettre la pression pour ça. Je n’ai jamais poussé plus de 8 régimes seul. Voilà 12 tu peux imaginer les efforts que j’ai fourni ?

LISA : Et tu me parles fort ? C’est quoi ? Si j’ai oublié alors j’ai oublié c’est tout. En plus même tes plantains là sont même petits et maigres. Pardon ne viens pas crier devant ma maison.

Elle rentra à l’intérieur de la maison. Léo a secoué la tête puis a poussé ses plantains jusqu’à chez lui.

CHLOE : Papa tu n’as pas vendu ?

LEO : Laisse ma fille. Je suis arrivé elle m’a dit de laisser.

CHLOE : La mère de Franck là m’énerve même jusqu’à. Elle fait souvent comme une blanche alors qu’elle est toujours ici au village avec nous. Une voleuse comme ça

LEO : Non calme toi chérie. Un jour tous ces efforts que nous fournissons, Dieu nous récompensera.

CHLOE : Je partais comme ça vendre la banane.

LEO : Ok bon marché chérie et sois prudente. Je vais mettre ces plantains au magasin et me laver. Le soir je vais aller livrer 2 à la mère De Roger. Que le Seigneur te garde

Chloé s’est retourné plateau sur la tête elle est partie au marché. Aux environs de 17h, Yves un garçon du quartier est venu chez Léo en toute vitesse

YVES : Léo Léo tu es où ? (transpirant)

Léo est sorti de la chambre surpris et se demandant ce qui se passait

LEO : Yves ? Bonsoir. C’est quoi pourquoi tu respires si fort ? Pourquoi tu transpires ? Il y’a quoi ?

YVES : (se retournant pour partir) Pardon vient vite c’est Chloé

LEO : (ouvrant les yeux) Chloé ? Qu’est-ce qu’il y’a avec Chloé il y’a quoi ? (fermant la porte)

YVES : Fais vite. Elle est à l’hôpital. Je ne sais même pas si elle va survivre

LEO : Non ! Ne dis pas ça. Elle va vivre. Chloé va vivre. Chloé ne peut pas me quitter. Jamais (courant vers l’hôpital)

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