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Couverture du roman Le Parfum De Ma Vengeance

Le Parfum De Ma Vengeance

Après trois ans à créer les succès de Dorian, Aveline découvre ses fiançailles avec sa demi-sœur, Précilla. Rejetée par son père et méprisée par son amant après une mise en scène cruelle, elle perd tout, sauf son carnet de formules secrètes. Humiliée mais déterminée, elle décide de s'allier à Maximin Montel, le rival de Dorian. En acceptant de l'épouser, elle s'apprête à bâtir un empire concurrent pour consumer ceux qui l'ont trahie et obtenir enfin réparation.
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Chapitre 1

Aveline POV:

Pendant trois ans, j'ai vécu dans l'ombre de Dorian, créant chaque parfum qui a fait sa fortune, attendant la bague qu'il m'avait promise.

La réalité m'a frappée en plein visage via un écran de télévision : Dorian annonçait ses fiançailles avec ma demi-sœur, Précilla, parlant d'une « fusion d'images ».

De retour à la maison, l'humiliation a viré au cauchemar.

Précilla a délibérément brisé la dernière fiole du parfum de ma défunte mère, mon héritage le plus précieux, avant de simuler une agression pour se poser en victime.

Aveuglé par ses mensonges, mon propre père m'a reniée. Dorian, lui, m'a regardée avec un dégoût glacial.

« Tu es devenue aigrie et jalouse, Aveline. Précilla est fragile, elle a besoin de nous. Si tu ne peux pas l'accepter, pars. »

Ils pensaient me briser, me laisser sans rien.

Ils ignoraient que j'avais emporté mon carnet de formules secrètes et, avec lui, l'âme véritable de leur entreprise.

Sur le trottoir, sous la pluie, j'ai composé le numéro de Maximin Montel, le grand rival de Dorian qui attendait ce moment depuis toujours.

« Je suis libre, Maximin. Je suis prête à devenir ta femme et à bâtir notre empire. »

Chapitre 1

Aveline POV:

Le jour où Dorian Fleurant, mon compagnon depuis trois ans, a annoncé publiquement ses fiançailles avec ma demi-sœur, Précilla, le monde n'a pas explosé. Le mien, si. Mais personne ne l'a vu.

Pendant trois ans, j'avais vécu dans son ombre, une ombre confortable et dangereuse, à la Maison Fleurant. J'étais le nez derrière chaque succès, chaque parfum vendu, chaque fortune amassée. Lui en récoltait les lauriers, et Précilla, mon éternelle rivale, servait d'égérie capricieuse, de "visage créatif" pour la marque. Mon travail, ma passion, ma vie. Tout lui appartenait, ou du moins, le monde le croyait.

Dorian m'avait toujours refusé la sécurité d'une bague. Il m'avait dit que le mariage était une prison pour les esprits créatifs, une entrave à l'amour. Ses mots étaient des caresses empoisonnées. Je les avais crus. J'avais attendu. Trois ans. Des mois passés à espérer qu'il me reconnaisse, qu'il m'aime comme j'aimais chaque molécule de parfum qu'il me demandait de créer.

Puis, la nouvelle était tombée. Pas dans l'intimité d'une conversation, mais sur toutes les chaînes d'information, les magazines de mode. Des flashes, des sourires forcés, et Précilla, à ses côtés, rayonnante dans une robe de créateur. Dorian avait parlé d'une "alliance stratégique", d'une "fusion d'images". Mon cœur n'avait pas éclaté. Il avait implosé, silencieusement, sans un bruit.

Ce soir-là, rentrée chez moi, j'avais vidé nos tiroirs, ceux qui contenaient nos "souvenirs". Une photo de nous deux, riant sur une plage. Sa cravate oubliée. Une carte manuscrite pour mon anniversaire. Je les avais jetés dans la cheminée sans hésitation. Le papier s'était recroquevillé, la cravate avait fondu en une tache noire. La douleur n'était pas celle que j'aurais imaginée. Elle était froide, clinique, comme un membre amputé dont on ne sent plus que le vide.

Ensuite, j'avais pris la petite fiole de verre que je gardais précieusement. C'était la première ébauche de mon parfum signature, celui que je rêvais de lancer un jour sous mon propre nom. Un parfum qui racontait mon histoire, mes aspirations. Je l'avais brisée sur le carrelage de la cuisine. Le bruit était sec, final. Le liquide précieux s'était répandu, son odeur douce-amère imprégnant l'air. Non pas une odeur de perte, mais de libération. C'était comme si je détruisais la dernière partie de moi qui croyait encore aux contes de fées. Les fragments de verre scintillaient faiblement, mais leur éclat ne me touchait plus.

Je l'avais décidé. Je partais.

Mon téléphone avait vibré. Un message de Dorian. "Où es-tu, Aveline ? Je t'attends pour le dîner. Ne sois pas idiote." Je l'avais lu. Un sourire amer avait étiré mes lèvres. Dix minutes plus tard, il m'avait renvoyé un message. "Ne fais pas la capricieuse, Aveline. On a des choses à discuter. C'est important pour l'entreprise." L'entreprise. Toujours l'entreprise.

J'avais tapé une phrase. "Je ne reviendrai pas." Je l'avais envoyée sans même relire. Mon doigt avait ensuite glissé vers l'option "bloquer". Un seul clic. Le silence. Une paix étrange.

C'était en fait il y a quelques jours que j'avais pris la vraie décision. Une nuit, au bord du gouffre, j'avais rappelé Maximin Montel. Maximin, le grand rival de Dorian, celui qui, à l'université déjà, reconnaissait mon flair. Il m'avait toujours soutenue, en secret. Il avait toujours cru en mon talent, en moi. Ce soir-là, il m'avait demandé de l'épouser. Une proposition d'alliance, pas seulement amoureuse, mais professionnelle. Une chance de bâtir mon empire à Grasse, loin de l'ombre des Fleurant. J'avais accepté.

Dans la glace, mon reflet ne me renvoyait pas l'image d'une femme brisée. Mes yeux étaient rougis, certes, mais une étincelle nouvelle y brillait, une lueur de détermination que je n'avais pas vue depuis longtemps. Mes joues étaient creusées, mais mon menton était haut. J'étais fragile, oui, mais pas cassée. J'étais sur le point de me réinventer.

Maximin m'avait appelée la nuit de sa proposition. Sa voix était calme, posée, empreinte d'une tendresse infinie. "Aveline, je sais que tu traverses une épreuve. Mais je t'ai toujours dit que ton talent était trop grand pour être confiné. Viens à Grasse. Deviens ma partenaire. Deviens ma femme. Crée ton propre empire, sous ton nom. Tu vaux bien plus que ce que cet homme t'a fait croire."

J'avais retenu mon souffle, les larmes brûlantes roulant sur mes joues. Mon cœur avait vibré, pas de douleur, mais d'une émotion nouvelle, une promesse d'avenir. J'avais murmuré un oui. Un oui tremblant, mais sincère.

Il avait répondu : "Je t'attendrai, Aveline. Aussi longtemps qu'il le faudra. Mon amour pour toi n'a jamais faibli." Son amour. Un amour qui ne demandait rien en retour, seulement ma dignité restaurée.

La sonnette avait retenti, stridente. La porte s'était ouverte avec fracas. Mon père, Francis Folliot, visage fermé, suivi de Maëlle Zimmermann, ma belle-mère, et Précilla, qui jouait déjà les victimes, un mouchoir à la main. Ma bulle de sérénité s'était brisée.

"Aveline," avait commencé mon père, sa voix lourde de réprimande. "Nous devons parler. Précilla a besoin de ton laboratoire. Pour sa 'création'. Elle est tellement stressée en ce moment, mon cœur." Précilla avait gémi, se blament elle-même. "Oh, Papa, ce n'est pas grave si Aveline ne veut pas. Je peux bien travailler dans le salon, ce n'est pas un problème..."

Maëlle avait pris le relais, sa voix douce et faussement compatissante. "Voyons, Aveline. Pense à ton père. Le stress n'est pas bon pour sa tension. Et Précilla a besoin de cet espace pour se développer. Elle est si fragile."

Mon père avait renchéri, un regard d'imploration dans les yeux. "Tu sais, Aveline. Tu as toujours été l'aînée, la plus responsable. Tu dois montrer l'exemple à ta sœur. C'est pour le bien de la famille."

J'étais restée silencieuse. Les mots se bousculaient dans ma gorge, mais aucun ne parvenait à franchir mes lèvres. Où était le père que j'avais chéri, celui qui me protégeait ? Il était là, devant moi, mais il ne me voyait pas. La douleur que j'aurais dû ressentir face à cette énième trahison ne venait pas. Une sorte d'engourdissement s'était installée. C'était la dernière pièce du puzzle. La confirmation que je n'avais plus rien à attendre d'eux.

"D'accord," avais-je dit, ma voix étonnamment plate. "Je viderai le laboratoire." Leurs visages s'étaient illuminés. Je savais que c'était la fin de mon ancien monde. Dès que ce serait fait, je serais libre. Ma maison, ce n'était plus un foyer. C'était une prison dont je m'apprêtais à briser les barreaux.

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