Suivre
Chapitres
Partager
Couverture du roman Le pacte des trois sœurs (Séduite par le prince du désert)

Le pacte des trois sœurs (Séduite par le prince du désert)

Sefora se retrouve au cœur d'un défi audacieux lancé par ses sœurs, Cristela et Anna. Connue pour son charme irrésistible, elle doit prouver ses talents de séductrice en conquérant le prince de Samara, Qénân ben Ophir Al-Maël. Bien qu'hésitante face à l'ampleur de la tâche, une invitation officielle au palais change la donne. Contrainte d'honorer ce pacte familial, Sefora s'envole vers le désert, déterminée à faire succomber ce souverain à ses atouts naturels.
Chapitres
Partager

Chapitre 2

- Je suis sûr que le Cheikh serait ravi de vous connaître mademoiselle Gomez.

- Je ne vois pas en quoi cela vous regarde monsieur.

- J'ai entendu dire que le Cheikh Qénân était protecteur envers les femmes, dit l'homme à cheval d'une voix traînante ne prêtant même pas attention à sa petite pique.

Sefora était si énervée qu'elle postillonnait.

- Qu'est ce qu'un connard mal élevé tel que vous pouvait bien connaître sur le Cheikh?

- Vous n'êtes pas au Mexique miss Gomez, répondit-il calmement, et bien que je vous trouve très charmante, je ne cautionne pas ce genre d'attitude de la part des étrangers sur ma terre.

Il approcha son cheval, un magnifique bai, plus près d'elle. Il tourna avec une précision millimétrique.

Elle pouvait désormais sentir la chaleur de l'animal, et elle crut également distinguer la chaleur du chevalier.

- Vous ne savez pas qui je suis, déclara-t-il. Ses mots semblaient curieusement distant.

- Non je ne le sais pas, affirma-t-elle.

- Très bien.

- Peut être c'est vous l'escorte qui doit me conduire au palais... mais où est la limousine?

- De quel limousine parlez vous miss Gomez? Demanda le chevalier d'une voix amusée.

Ses dents blanches contrastaient avec sa peau mate. Le sourire lui rappelait celui d'un loup en chasse, une bête qui venait de mettre à terre sa proie.

Quelque part derrière lui, ses hommes riaient, mais ils ne représentaient plus rien pour elle désormais.

- Mais il y a au moin une chose dont j'en suis sûr... c'est que c'est vous que le Cheikh a demandé de m'escorter jusqu'au palais.

- En effet, dit-il d'une voix résonnante comme le tonnerre. Je suis sorti pour rencontrer une femme que je devais escorter et m'assurer qu'elle arrive saine et sauve dans le palais du Cheikh. À la place, j'ai trouvé une fort jolie fille qui me manque du respect en me traitant de connard mal élevé.

Sefora se redressa complètement, consciente d'être rouge d'humiliation.

- Je vous en prie, pardonnez notre fâcheuse rencontre, dit-elle de la voix la plus stable.

- Vous diriez ses excuses au Cheikh quand vous le verrez, déclara-t-il. Il avait un ton amusé, mais également incisif. Vous mettez les pieds dans mon pays, me traite par tous les noms d'oiseaux qui passe dans votre esprit. Maintenant vous me parlez de pardon. Je vais vous dire, miss Gomez, ça ne ressemble en rien à une supplication. Vous devriez faire mieux devant le Cheikh quand vous le demanderez pardon.

Le caractère de Sefora s'enflamma comme une traînée de poudre. Le stress et la peur de la façon dont elle avait été chassé plus tôt refirent surface.

Elle devisageait le chevalier, se cabrant tel un cobra.

- Vous suppliez? Vous pensez que je vais m'agenouiller devant vous et devant votre Cheikh comme une esclave? Cher Monsieur je tiens à vous dire que je ne me laisserai pas parler comme si j'étais un jouet amusant! Si c'est ainsi que vous avez abordé tous les autres visiteurs, j'imagine très bien pourquoi votre pays n'a pas beaucoup de touristes. Si vous continuez à me parler comme ça, si vous ne vous donnez même pas la peine de descendre de votre maudit cheval pour discuter convenablement, je vais retourner toute suite à l'avion pour rentrer à Brooklyn et j'en aurai cure de ce que vous inventeriez au Cheikh sur mon absence!

Elle ignora la voix dans sa tête qui lui disait qu'elle ne devait pas parler à cet homme de cette façon. Elle avait sa fierté, et jamais elle ne ramperait devant quelqu'un.

Encore moins devant cet homme qui se prend pour je ne sais qui!

Pendant un moment, elle regarda ses pieds. Le moment s'éternisa, mais le chevalier y mit fin avec un rire sonore, secouant la tête.

- Bien joué, oui bien joué belle femme. J'ai vu des hommes trembler dans leurs bottes juste en croisant mon regard, et vous avez raison: plus d'un est retourné dans l'avion et repartit en direction de leur pays.

Sefora le regarda suspicieusement.

- Je suis fasciné par votre présentation et j'ai hâte d'en savoir plus sur vous.

- Je ne suis pas une femme impressionnée qui peut être effrayée ou brutalisée, le prévint-elle. Je suis ici parce que j'ai été appelé par le Cheikh et uniquement pour cette raison.

Le sourire qu'il lui adressa était à la fois lent et sensuel. Soudain, c'était comme si ce regard sombre pouvait lire en elle.

Nous verrons, voulait dire ce regard. Mais il se contenta de hausser les épaules.

- Comme vous voulez miss Gomez. Nous aurions pu vous envoyez la voiture, mais nous avons été appelé à chevaucher, donc j'ai pensé à vous accueilli ainsi.

- Merci, dit Sefora se demandant si elle n'aurait pas préfèrer la voiture. J'apprécie la courtoisie, monsieur...

- Ophir suffira pour l'instant. Mais vous êtes trempée, frigorifiée et indignée. Nous devons rentrer à la maison maintenant.

Elle commença à demander si une voiture pouvait être envoyée ou si d'autres arrangements devaient être faits, mais elle se sentit soulver à nouveau.

Cette fois elle fut assise correctement sur le cheval, ses cuisses serrées contre les jambes musclées d'Ophir.

Son portfolio était toujours contre elle, et elle sentit les bras du chevalier l'entourer pour prendre les rennes en mains.

- Mon sac à main! Hurla-t-elle sous l'effet de la panique, ce qui fit rire Ophir.

- Un de mes hommes le ramènera. Maintenant, venez, laissez nous vous montrer le veritable coeur de Samara!

Les cris s'elevèrent lorsqu'Ophir éloigna son bai du hangar, tonitruant dans la nuit avec ses hommes derrière lui.

Dehors, la pluie avait cessée et la lune apparaissait derrière les nuages. Le fond de l'air était froid, mais contre son dos le corps d'Ophir était chaud comme la braise.

La lune argentée créait des ombres noires sur le sable, et soudain, Sefora oublia le stress du vol. Tout ce qu'elle ressentait, c'était le vent du désert contre son visage, le bruit sourd de la respiration du bai, et le corps puissant d'Ophir contre son dos.

Elle regarda en l'air pour voir des taches de ciel parsemées d'étoiles. Lorsqu'elle posa son regard sur les dunes de sables, elle put distinguer les silhouettes dansantes des animaux qui vivaient dans le désert inhospitalier.

Elle n'avait pas réaliser que ses cheveux s'étaient détachés avant qu'il ne vienne battre autour de son visage.

Sefora était trop préoccupé par le portfolio dans ses bras pour les attraper, elle les laissa donc voler au gré du vent.

- Bienvenue à Samara, lui murmura Ophir à l'oreille. Le souffle de sa respiration chatouilla sa peau sensible. Elle aurait dû avoir l'envie de reculer, mais à l'inverse elle voulait se pencher un peu plus près.

- C'est si beau, murmura-t-elle.

À la lumière de la lune, elle ne pouvait distinguer que des couleurs argentées et des silhouettes. Lorsqu'elle regarda sur les côtés, les autres cavaliers ressemblaient à des ombres, comme s'ils étaient des esprits envoyés, pour les guider Ophir et elle sur le terrain.

- Mon peuple a traversé le désert pendant six cents ans, avant que l'on ne trouve l'oasis qui deviendrait Samara, murmura Ophir. Durant six cents ans, nous avons montés nos vives montures et nous étions aussi libres les tempêtes du désert.

- Mais vous avez dû être fatigués? Se surprit à répondre Sefora.

Ophir répondit avec un rire léger.

- Peut etre que nous étions fatigués, mais je ne pense pas. Par une nuit telle que celle-ci, belle femme, un cavalier expérimenté pouvait chevaucher pendant des heures. Un homme vraiment béni, un dont le sang ne fait qu'un avec les sables du désert, celui-ci pourrait monter à tout jamais. Non. Quelque chose d'autre nous a appelé à Samara.

Il était à moitié en train de raconter, et à moitié en train de la séduire. Sefora pouvait le sentir. Elle le sentait à la nature envoûtante de sa voix, et à la façon dont les battements de son coeur reflétaient les siens à travers son propre corps.

- Qu'est ce qui vous a appelé à Samara? Demanda-t-elle doucement.

- Le désir. Le mot avait été murmuré intimement à ses oreilles. C'était la façon dont il lui aurait parlé s'ils avaient été des amants couchés dans un lit, et cette pensée la fit frissonner.

- Le désir?

- Oui. C'est le désir qui a appelé mes ancêtres à l'oasis verte. C'étaient des hommes du désert, des enfants du vent et de la tempête, ils ne pouvaient être stoppés. Ils ne pouvaient être sédentaires. Ils étaient faits pour chevaucher éternellement, mais quand ils ont posé leurs yeux sur la verte Samara, le désir à emprisonner leurs coeurs. Soudain, le temps d'un battement de cils, ils furent changés. Retenus. Ils sont devenus des Samariens et le sont restés depuis ce jour.

Sefora réalisa qu'elle avait retenu sa respiration lorsqu'il parlait. Les bras du chevalier était serré autour d'elle, et elle songea aux hommes qu'il décrivait.

D'un moment à l'autres, ils furent transformés. Ils devinrent autre chose que ce qu'ils étaient, et le résultat de cette histoire d'amour fut l'unes des villes les plus belles et les plus riches du continent.

- Étaient-ils en colère? Se surprit-elle à demander. Sa voix n'était plus qu'un faible murmure. Avaient-ils peur d'être devenus si différents de ce qu'ils avaient été?

Il resta silencieux pendant un long moment. Elle pouvait entendre le vent, le cri d'un oiseau du désert, le souffle régulier du bai, mais Ophir restait muet.

Sefora se sentit anxieuse. Peut être était ce une insulte de mentionner la peur à ce cavalier, de sous entendre que ses ancêtres n'étaient pas si braves.

Elle était prête à s'excuser, mais il se mit à parler.

- Je pense qu'ils l'ont été, dit-il. Ils ne connaissaient que le désert, la tempête et les vents impitoyables. Et là ils se retrouvaient face à quelque chose de différent. Quelque chose d'indulgent, à la végétation luxuriante. Bien sûr qu'ils ont dû être terrifiés. Peut être ont-ils progressé avec leurs cimeterres dégainés et leur chevaux en formation de bataille. Cependant, je pense que ça n'a pas duré longtemps. Finalement, le désir à été plus fort qu'eux. Et maintenant, me voilà, avec tout mon peuple. Nous sommes des Samariens, et nous aurons toujours le meilleur.

La manière dont sa langue avait caressé le dernier mot provoqua une vague de chaleur directement dans le corps de Sefora.

C'était comme s'il l'avait foudroyé au coeur de son échine.

Cet homme est dangereux, pensa-t-elle, consternée. Au même instant, elle pensa j'ai envie de lui.

Elle évacua cette pensée rapidement. Elle se força à se concentrer sur ses mots plutôt que sur la façon dont il était serré contre son dos ou celle dont ses bras puissants enveloppaient son corps.

Vous aimerez aussi

Couverture du roman Abandonnée et mariée à l'héritier sans cœur
9.0
Après trois ans de mépris et de solitude, elle quitte son mari, un héritier glacial qui l'a sacrifiée pour son premier amour. Elle part brisée, emportant un secret vital. Six ans après, devenue une mère protectrice, elle revient en ville pour recommencer à zéro. Pourtant, le destin la confronte de nouveau à son ex-époux. Contraint par son père à un remariage arrangé avec elle, cet homme arrogant ignore que la femme qu'il jugeait autrefois faible a radicalement changé.
Couverture du roman Apprivoiser l’alpha puissant
9.0
À New York, Lyra, 19 ans, vit dans l'ombre des créatures surnaturelles. Son unique espoir est de fuir vers le Canada pour échapper à l'emprise de son beau-père, un dangereux chef de gang. Alors qu'elle lutte pour son indépendance, elle sauve un canidé massif et blessé. Pourtant, derrière le regard envoûtant de cet animal se cache une réalité bien plus sombre. En ouvrant sa porte à cette bête, la jeune femme ignore qu'elle vient d'inviter le prédateur ultime chez elle.
Couverture du roman Douce vengeance: Épouser son pire ennemi
8.9
Enceinte de l'héritier d'un clan marseillais, Kenza voit sa vie basculer quand Hugo, son amant, révèle n'avoir fait que jouer avec elle. Humiliée, séquestrée puis poussée d'une falaise pour une blague macabre, la jeune étudiante survit miraculeusement à cette cruauté. Brisée mais déterminée à se venger de celui qui l'a trahie, elle contacte l'ennemi juré de son bourreau, le redoutable parrain Gaël Santoni. Pour anéantir Hugo, elle est prête à s'allier au diable.
Couverture du roman Du Chantage À L'amour
8.1
Lydia, étudiante en lettres, se lance dans le journalisme pour un projet universitaire. Le hasard lui impose un sujet périlleux qui la plonge dans les profondeurs de la mafia russe. Sa mission : interviewer le redoutable Vladimir Voliakov. Face à cet homme dangereux, la jeune femme s'apprête à vivre une expérience troublante. Elle ignore encore que ce criminel deviendra son mentor impitoyable, prenant le contrôle total de ses désirs les plus secrets.
Couverture du roman Entre Domination et Désir
9.0
Étudiante discrète, ma vie bascule en devenant la colocataire d'Ashley Radcliff. Initiée à un monde de soumission et de plaisirs interdits sous son emprise, je découvre une facette charnelle insoupçonnée. Pourtant, l'invitation de Brock, le capitaine de football que je convoite depuis trois ans, sème le trouble. Ashley décide alors d'inclure Brock dans nos jeux lors d'un dîner transgressif. Entre secrets et rivalités, ce pacte brûlant entre deux hommes menace de tout changer.
Couverture du roman Je te veux Athéna pour la vie
9.3
Afin de convaincre sa mère, la reine Éléonore II, qu'il possède la maturité nécessaire pour régner sur la Grèce, le prince Alex décide de changer radicalement de conduite. Désireux de prouver qu'il peut délaisser son passé de séducteur pour assumer ses responsabilités royales, il choisit de se marier. À la surprise générale, son choix se porte sur Athéna, une simple servante travaillant au palais, bouleversant ainsi le destin de la jeune femme.