
Le pacte des trois sœurs (Séduite par le prince du désert)
Chapitre 3
- Ces fils du désert, ils ont peut-être été attirés par le désir mais on dirait qu'ils sont restés par amour, fit-elle remarquer. Le désir s'estompe mais l'amour reste.
Le rire d'Ophir semblait ravi. Pendant un instant elle eut l'impression que ses lèvres carressèrent le lobe de son oreille.
Elle n'en était pas sûre, mais cette sensation s'envola avant qu'elle n'ait eut le temps de s'en assurer.
- Vous avez peut être raison. Peut être que leurs yeux ont été conquis, puis leur coeur. Qu'en est-il de votre coeur, alors?
Sefora cilla.
- Mon coeur?
- Hmm. Que faut il pour capturer votre attention? Que faut il pour vous attirer jusqu'à ce que vous regardiez en l'air et songiez que vous avez été changée à tout jamais?
La bouche de Sefora s'ouvrit puis se referma.
- Vous ne pouvez pas me demander ça, déclara t-elle finalement. Vous êtes un employé du Cheikh. Je ne suis pas ici pour vous. Vous ne pouvez pas me demander ce genre de choses.
Le rire d'Ophir se teinta de notes légèrement cruelles. Auparavant, elle était consciente de la force de son corps, maintenant elle ne pouvait y échapper.
Il avait la force de l'acier trempé, et ça l'excitait tout en lui faisant un peu peur.
- Vraiment, belle femme? Je pense que vous vous trompiez. Vous êtes à Samara maintenant, et même si nous allons de l'avant avec le reste du monde, nous gardons ici les vieilles traditions. Sachez que je suis le Cheikh Qénân ben Ophir Al-Maël, descendant directe d'Ahmed de la Tempête. Mes paroles font office de loi à Samara depuis que je suis monté sur le trône il y a neuf ans, et je peux vous demandez tout ce que je veux. Il y a aucune porte qui me soit fermé dans ce pays, et, Sefora vous êtes très loin de Brooklynn.
Alors c'était lui le Cheikh en personne? L'homme qui était venue la chercher?
Oh mon Dieu, non mais qu'est ce que j'ai fait?
Sefora avait cru penser à un simple cavalier, quelqu'un de bas étages sinon elle ne lui aurait pas parler ainsi!
Les mots du Cheikh étaient sinistre, et ils touchèrent une corde sensible au plus profond du coeur de Sefora. Elle aurait dû été terrifiée, et peut être qu'elle l'était, mais au lieu de cela, il y avait autre chose.
Quelque chose dont elle ne pouvait pas examiner de trop près. Il avait raison, elle était loin de Brooklynn, et en chevauchant le long des routes du désert sous la lune argentée, elle savait qu'elle n'avait jamais été aussi loin de chez elle.
Mais peut importe où elle était, elle n'allait pas plier devant cet homme, et elle releva la tête, même si elle tremblait un peu.
- Vous pouvez demander ce que vous voulez, dit-elle avec dignité, mais tant que j'en ai pas envie, je n'y répondrais jamais.
Quénân rit à nouveau, un rire profond et amusé. Un instant, il se mêla aux autres sons du désert. Il en faisait partie, réalisa Sefora, et c'était une partie de lui.
- Vous avez de la chance que je sois un dirigeant qui apprécie ces femmes avec de l'esprit. J'aime qu'une femme puisse me regarder dans les yeux et me dire ce qu'elle a dans la tête, qu'elle me combate jusqu'à ce qu'elle succombe inexorablement à ce que nous voulons tous les deux.
- Ce que vous voulez tous les deux? Vou avez une haute opinion de vous même.
Sefora aurait voulu se modre la langue. Les mots lui avaient échappé, et maintenant elle aurait tout donné pour les retirer.
Heureusement, Qénân chosit de rire.
- Bien sûr. Ici, c'est moi qui gouverne et mes mots font la loi. Vous pouvez pensez ce que vous voulez, belle femme, parce que vous êtes à Samara, et quoi que vous choisissiez de faire ou de dire, je reste le Cheikh.
Ils chevauchèrent sous la lumière de la lune, et bientôt, les lumières de Samara furent visible à l'horizon. Contrairement à l'éclat violent des villes auxquelles Sefora étaient habituée, Samara était illuminé de lampes bleues qui reflétaient la lumière des cieux.
- Je suis fière de ces lumières, mentionna Quénân, elle capture la lumière du soleil la journée et nous en font profiter la nuit.
Sefora regardait la manière dont le palais royal semblait sortir du sable. C'était un bâtiment manifique construit entièrement en pierre blanche.
Le sable du désert l'avait poli, jusqu'à ce qu'il brille de mille feu et les dômes en forme d'oignons qui coiffaient les tours scintillaient à la lumière des étoiles.
Si près du palais, elle se sentit envahie d'une vague de fatigue intense. Elle était debout depuis presques vingt heures, depuis qu'elle était à Brooklynn.
La longue traversée l'avait épuisée. Bien qu'elle essayait de s'asseoir droite, elle s'affalait sur Qénân, laissant sa force la soutenir.
Elle n'en prit conscience que lorsqu'ils s'arrêtèrent dans les étables. Elle savait que Qénân la retenait doucement lorsqu'il descendit du bai et à la façon dont il la porta dans ses bras.
- Je vais l'amener dans sa chambre, l'entendit-elle dire.
Une partie d'elle lui dit qu'elle devrait se méfier de ça, mais l'autre partie, épuisée après un long vol et sa mésaventure dans le désert, prit le dessus.
Déjà ses paupières étaient lourdes, et pendant qu'il la portait le long des murs blancs illuminés de cette même lumière bleue elle sombra dans un sommeil profond.
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