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Couverture du roman Le fils du gouverneur

Le fils du gouverneur

Persuadée que le sort s'acharne sur elle à cause de sa pauvreté, Kaabéra bascule dans la délinquance au sein de son lycée. En volant la jeune Maëlla, elle ignore s'en prendre à la fille du gouverneur. Menacée, l'enfant finit pourtant par tout avouer à son frère, Ariel, lors de la remise des prix. Bien décidé à punir celle qui a brutalisé sa sœur, le fils du gouverneur confronte Kaabéra. Mais entre haine et justice, leurs destins s'apprêtent à prendre un tournant romantique inattendu.
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Chapitre 2

     Je l’ai tout de suite reconnu, et ce à travers ses vêtements:

Il avait un t-shirt noir avec un blouson et un pantalon Gucci une chaussure Gucci:

c’était le frère de la petite boboh « fille riche ».

     Je me suis levée et dès lors, nous étions face à face. J’avais 1m69 à l’époque et il devait avoir dans les 1m90 donc, il était assez grand par rapport à moi. N’empêche que j’avais la tête levée et les yeux braqués sur lui comme si j’avais vu un être humain à part, que je n’avais jamais vu auparavant.

— Euh bonjour euh.

— Les mots ne sortent plus?

— Je ne comprends pas. J’ai arraché le goûter de qui et quand?

— De ma soeur, Maëlla! Bref je ne suis pas ici pour faire les longs discours! Suis-moi, et vite!

     Il a parlé tellement fort que tous ceux et celles qui étaient là se sont mis à me regarder.

     Patrick et Jessy ont cherché à savoir ce qui n’allait pas.

— Jessy : Mince c’est encore qui ici? Mec tu veux quoi?

— Patrick : Elle te suit pour aller où?

     Il n’a pas répondu et il a tiré ma main pour m’amener avec lui.

— Tu vas dormir en cellule aujourd’hui et j’espère que ça te servira de leçon!

     Jessy et Patrick étaient derrière nous en train de bavarder. Je ne savais pas trop quoi dire car on a l’habitude de dire : Tout ce que vous direz sera retenu contre vous... Et je ne voulais pas dire des trucs qu’on allait utiliser contre moi plus tard.

    Nous sommes arrivés hors de l’établissement et nous avons traversé la route.

Il y avait là une voiture qui se démarquait des autres: elle était grosse, noire et neuve avec une forme masculine: il y a des voitures que lorsqu’on voit, on sait que c’est pour une femme et vice-versa.

Tout comme il y a des voitures neutres.

     On ne faisait que se rapprocher de la voiture...

— Tu es sérieux que tu vas m’amener dormir en cellule?

— En plus d’arracher le goûter de ma soeur, elle me vouvoie!

     Il a lâché ma main. Il s’est retourné vers moi et il a attrapé mon cou avec sa main droite.

 — Apparemment tu fais fort ici avec le désordre mais laisse-moi te dire qu’avec moi tu vas apprendre les bonnes manières petite! Tu vas apprendre à respecter les gens et tu vas cesser de t’en prendre aux élèves et autres tu as compris?

— Aïe mon cou...

— Ce qu’on va te faire en cellule sera pire que ça!

     Il a enlevé sa main et il a attrapé mon bras pour m’amener dans la voiture en question.

— Ouvre toi-même la portière et entre!

     Je n’ai pas bronché et j’ai obéi.

Il est entré à son tour et il a démarré  la voiture et nous sommes partis.

     En chemin, il a appelé quelqu’un et comme il était au volant, il a activé le Bluetooth pour pouvoir parler sans toucher le téléphone, de peur d’être distrait et faire un accident. J’ai donc tout entendu.

— Tu es où?

— Je suis en train de faire me préparer pour mon stage. Eh viens vite pour qu’on profite avant mon départ...

— D’accord j’arrive...

— Bisou! — Bisou!

     Ah ça! Il était en couple quoi!

En tout cas, le contraire m’aurait étonné car c’était vraiment un bel homme, fils de gouverneur et riche...

— Euh où est votre petite sœur alors? Elle ne peut pas m’accuser comme ça et fuir.

— De quoi tu te mêles?

      J’ai avalé ma salive et je suis restée tranquille.

     Nous sommes allés dans le quartier le plus chic de la ville et il a garé devant une belle villa.

      J’avais déjà vu cette maison auparavant car il nous arrivait, mes potes et moi de marcher de quartier en quartier pour visiter...

— Donne-moi une heure, j’ai des choses à faire.

 — Pardon?

     Il n’a pas répondu.

Il est sorti et il a verrouillé les portières.

     J’avoue que j’ai eu du mal à me comprendre car je ne m’étais jamais laissée faire et malmenée de la sorte.

     Il est parti et je suis restée là, toute seule.

Le soleil est sorti et il a commencé à faire vraiment chaud.

C’est comme ça que j’ai enlevé mon pull pour avoir moins chaud et pour mieux respirer.

     Deux heures plus tard, une voiture est sortie de la maison avec une jeune et belle femme à l’intérieur. J’ai donc supposé que c’était sa fameuse copine.

Quelques minutes plus tard, il est sorti et il est venu me rejoindre.

— Je suis restée ici pendant deux heures au lieu d’une.

— D’accord! Tu vas porter plainte une fois au commissariat c’est bon?

     C’est comme ça que je me suis retrouvée au commissariat quelques instants plus tard...

Il a tiré ma main et il m’amené dans un bureau.

— Bonjour oncle TCHAPÉ.

     Ah, donc c’était son oncle? Le chef du commissariat? Je me suis dit que j’étais finie!

— Comment vas-tu Ariel? Et la famille?

     « Ariel? Waouh, quel beau prénom! » avais-je dit dans mon cœur avant de revenir à la réalité.

— Ça va! Sauf Maëlla qui m’a dit ce matin que cette fille a eu à arracher son goûter plusieurs fois à l’école!

— Je vous avais bien dit de ne pas l’envoyer au lycée!!!!

— C’était son choix! Mais bon, elle va faire la cinquième et les autres classes au collège. Du coup on fait quoi de cette euh… tu t’appelles même comment?

— Je m’appelle euh…

     Mon nom était marqué sur ma tenue alors, il l’a lu!

— Ah oui, Dassi Kabéra!

— Que veux-tu que je fasse Ariel? Tu sais très bien que ce n’est pas comme ça que ça se passe! Il y a plusieurs…

— Oncle?

      Il a regardé son oncle avec un visage sombre et colérique…

— Bon ok! Je vais m’occuper d’elle.

— Merci oncle! Je suis dehors, dès que tu finis tu m’appelles.

     Je voulais parler mais que dire? Il est parti et j’ai commencé à supplier son oncle en pleurant mais il n’a pas compris. Il a sorti une matraque et il m’a bien fouettée sans aucune pitié.

     J’ai crié de douleur comme un enfant mais il n’a pas arrêté. Il a fallu que je fuis pour qu’il me laisse.

     Je suis sortie du portail du commissariat en courant et en pleurant.

     Je l’ai trouvé dehors, dans sa voiture et je me suis rapprochée de lui pour l’insulter malgré mes pleurs.

— Tu es un monstre! Tu te crois tout permis parce que tu es le fils du gouverneur du pays c’est ça?

— Tu me vouvoies?

— Tu me tutoies et je dois te vouvoyer c’est ça? Ah, donc c’est comme ça qu’on traite les pauvres ah oui j’ai compris!! Maintenant, va te faire foutre!!!!

     Il est descendu de la voiture et il s’est approché de moi, tout en colère.

— Ce que tu as fait à ma sœur et aux autres ne te dit rien? C’est moi que tu traites de monstre n’est-ce pas? Et toi alors? Donc tu la fermes Okay? Alors entre ici, je vais te raccompagner!

     J’ai refusé.

Il était hors de question qu’il m’accompagne après ce que j’avais subi.

— Non merci. Au revoir.

     Je pleurais toujours…

— C’est moi qui t’ai amenée ici donc, c’est moi qui vais t’accompagner.

     De toutes les façons, ma maison était très loin de ce quartier et je n’avais même pas 100f sur moi pour prendre la moto ou le taxi.

    Je l’ai quand même bien insulté avant d’entrer  dans la voiture.

     Nous sommes arrivés devant ma maison aux environs de 19h.

— Donc c’est ici que tu vis?

— Bonne soirée!

     J’ai fermé la portière et je suis partie.

     À suivre…

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