
L'amour, Pluie de Pétales
Chapitre 6
Les messages de Camille continuaient d'affluer sans interruption.
« Au fait, regarde ça. [Photo] C'est mon échographie, je suis enceinte. »
Sophie a zoomé sur l'image et a finalement pu lire clairement la première ligne du rapport.
« Embryon de 8 semaines, menace de fausse couche. »
« Hier, sur le toit, on l'a fait des dizaines de fois, dans toutes les positions possibles. C'était peut-être trop intense, le bébé risque de faire une fausse couche. Ah là là, c'est de sa faute, il disait qu'avec toi à la maison c'était comme avec un poisson mort, sans intérêt. Mais avec moi, il voulait quelque chose de plus excitant. »
« Le médecin a dit que, ce soit pour garder le bébé ou avorter, il faut la signature du père. J'ai dû l'appeler pour qu'il descende. Après tout, entre une gastro-entérite et son enfant, l'enfant est plus important, tu ne crois pas ? »
Sophie a quitté l'hôpital seule, en taxi.
Elle s'est rendue dans un cabinet d'avocats.
« Bonjour, je voudrais que vous m'aidiez à rédiger une convention de divorce. »
Elle n'a rien demandé, et l'avocat est très professionnel.
En une demi-heure, elle a eu entre les mains une convention de divorce complète.
L'avocat lui a expliqué : « Vous n’avez pas besoin de la signature de votre mari. Après deux ans de séparation, cette convention prendra effet automatiquement. »
Au moment où Sophie sortait avec la convention, Martin l'a appelée.
« Sophie, où es-tu ? J'ai cherché dans tout l'hôpital sans te trouver. »
Sophie a répondu : « J'ai attendu longtemps sans te voir, alors je suis rentrée à la maison. »
« D'accord, je suis content que tu sois bien rentrée. Désolé Sophie, il y a vraiment quelque chose d'urgent à l'entreprise qui nécessite ma présence. Je vais devoir partir en déplacement quelques jours. Prends bien soin de toi à la maison. La semaine prochaine, je te promets d'annuler tous mes rendez-vous pour être avec toi. »
Sophie a poussé un profond soupir.
À force de répéter mille fois un mensonge, plus personne n'y croit.
Maintenant, elle ne ressentait plus rien.
« D'accord, vas-y. »
« Ma Sophie est la plus compréhensive. Sois sage, ton mari te ramènera des freesias demain. »
« Compréhensive ? » a demandé Sophie.
« Martin, est-ce que tu préfères les femmes qui minaudent, qui sont collantes et ne te lâchent pas ? Je suis trop compréhensive, alors je suis ennuyeuse, c'est ça ? »
Martin a marqué une pause : « Pas du tout, c'est toi que j'aime le plus. Je t'aime comme tu es. »
« Martin, pourrais-tu tomber amoureux d'une autre femme ? »
« Bien sûr que non. »
« Si tu changes d'avis, je te quitterai pour toujours. »
Martin a ri doucement : « Tu peux toujours essayer de fuir. Je peux bloquer les aéroports et les gares. Tant que tu t'appelleras Sophie, je ne te laisserai jamais me quitter. »
Mais sur mon passeport, je ne m'appelle plus Sophie.
Je m'appelle Céleste.
Sophie a maintenu encore une fois : « Je suis sérieuse. Si j'ai les moyens de te quitter, j'ai les moyens de disparaître. »
Martin a continué de rire doucement, amusé, comme s'il taquinait un chat : « D'accord, alors vas-y, fuis. Je te donne trois jours, puis je viendrai te chercher. Je te l'ai dit, tant que tu t'appelleras Sophie, peu importe où tu iras, je te retrouverai. Tu ne peux pas te débarrasser de moi. »
Je ne peux pas me débarrasser de toi ?
Sophie a souri.
Eh bien, on va voir ça.
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