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Couverture du roman La Trahison de L'Époux Médecin

La Trahison de L'Époux Médecin

Après un accident brutal, Jeanne, enceinte de neuf mois, lutte pour sa vie aux urgences. Son mari Marc, médecin-chef, l'abandonne pourtant dans sa détresse pour assister sa cousine Sophie. Cruel, il refuse à son épouse une césarienne vitale, la laissant frôler la mort. Sauvée de justesse avec son bébé, Jeanne découvre l'horreur : persuadé de son décès, Marc pillait déjà ses biens pour Sophie. La douleur laisse place à une rage froide. Elle ne pleurera plus ; elle se vengera.
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Chapitre 2

La voiture a dérapé sur la chaussée mouillée, le bruit strident des pneus a déchiré la tranquillité de la nuit pluvieuse, puis il y a eu l'impact violent.

Ma tête a heurté la vitre latérale, et une douleur fulgurante a traversé mon corps entier, se concentrant sur mon ventre, là où ma fille de neuf mois dormait paisiblement. J'ai crié, mais aucun son n'est sorti de ma bouche, seulement une peur glaciale qui m'a envahie.

À l'hôpital, l'odeur d'antiseptique flottait dans l'air, se mélangeant à l'odeur du sang. J'étais allongée sur un brancard, tremblante, les contractions de l'accouchement se mêlant à la douleur de mes blessures.

« Marc ! » ai-je réussi à articuler quand je l'ai vu entrer dans la salle d'urgence.

Mon mari, Marc Fournier, le chirurgien obstétricien le plus réputé de la ville. Il était mon espoir, mon sauveur.

Mais il n'a pas regardé dans ma direction. Ses yeux parcouraient la pièce avec anxiété, cherchant quelqu'un d'autre. Une infirmière s'est approchée de lui.

« Docteur Fournier, votre femme est ici, elle a été dans l'accident. Et votre cousine, Mademoiselle Sophie Dubois, vient d'arriver aussi. Elles sont toutes les deux en travail. »

Le visage de Marc s'est figé. Puis, il s'est tourné vers une autre salle, d'où provenaient les gémissements de Sophie. Son expression a changé, passant de l'anxiété à une tendresse que je ne lui avais pas vue depuis des années.

Il s'est précipité vers la chambre de Sophie, sans même me jeter un regard.

J'ai senti mon cœur se briser. J'étais là, couverte de sang, mon corps brisé, sur le point de donner naissance à notre enfant, et il avait choisi sa cousine. Sophie, sa « lumière de la lune », comme il l'appelait en secret.

Une heure plus tard, un médecin est venu m'examiner. Il avait l'air grave.

« Madame Fournier, vos blessures sont sérieuses. Le bébé est en détresse. Nous devons pratiquer une césarienne d'urgence. »

J'ai hoché la tête, soulagée qu'enfin quelqu'un prenne la situation en main.

« Le Docteur Fournier est le meilleur, il va s'en occuper, n'est-ce pas ? »

Le médecin a eu un air embarrassé. À ce moment-là, Marc est entré dans la pièce, son masque chirurgical déjà en place. Mais il ne me regardait toujours pas. Il s'adressait à l'autre médecin.

« Pas de césarienne. Elle peut accoucher par voie basse. »

Sa voix était froide, clinique.

« Mais Marc, » a protesté l'autre médecin, « ses blessures, le bassin est peut-être touché. C'est trop risqué pour elle et pour le bébé. »

« Je suis le chef de service, » a rétorqué Marc, son ton ne laissant place à aucune discussion. « J'ai évalué la situation. Elle accouchera normalement. Préparez-la. »

Il a signé un papier sur une planchette, un refus formel de pratiquer l'opération. C'était un coup de poignard. Il n'utilisait pas son expertise pour me sauver, mais pour me condamner.

Je ne pouvais pas y croire. La douleur était si intense que je pouvais à peine parler. J'ai tendu la main vers lui, essayant d'attraper sa blouse.

« Marc... s'il te plaît... »

Il a repoussé ma main avec impatience, comme si je le dérangeais.

« Arrête de faire des histoires, Jeanne. »

Ma main est retombée, inerte, sur le drap. J'étais seule, piégée dans mon propre corps, trahie par l'homme qui avait juré de me protéger. Je sentais la vie me quitter, vague après vague de douleur. Je voulais crier, mais ma gorge était nouée.

L'anesthésiste est entré dans la pièce, prêt à me faire une péridurale pour soulager un peu ma souffrance.

Marc l'a arrêté d'un geste sec.

« Non. J'ai besoin de vous dans l'autre salle. Sophie a une crise de panique. Elle a plus besoin de vous que Jeanne. »

Puis il s'est penché vers une infirmière et a ajouté, assez fort pour que je l'entende :

« Après tout, une femme qui accouche, ça a toujours mal. Ce n'est pas une maladie. »

Il est parti, me laissant dans une agonie insupportable, emportant avec lui le seul soulagement possible. J'ai fermé les yeux, sentant les larmes brûler mes joues. Ce n'était pas seulement de la négligence, c'était une cruauté délibérée.

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