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Couverture du roman LA FEMME DE MON FRÈRE, MON ENNEMIE

LA FEMME DE MON FRÈRE, MON ENNEMIE

Après le décès de son père, König s'installe à Cotonou chez son frère aîné pour ses études. Initialement bien accueilli, tout bascule pour lui suite à la perte de sa mère. Sa belle-sœur devient alors son bourreau, le maltraitant au point de le pousser à la fuite. Malgré les tentatives répétées de cette femme pour l'éliminer, König trouve refuge auprès d'un ami fidèle. Soutenu par la foi d'un pasteur dévoué, il parvient à surmonter les épreuves et les pièges de son ennemie.
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Chapitre 3

(Je n'arrivais pas à croire que papa était mort.)

Moi : papa, pourquoi tu nous as laissés ? Oh Seigneur pourquoi nous ?

Alexia : (pleur) König, vas me faire le transfert de crédit pour que j'informe ton frère en même temps.

J'avais pris l'argent chez maman et j'étais parti pour faire le transfert de crédit. Lorsque j'étais arrivé là où on faisait le transfert, la personne même n'était pas là et c'était sa fille que j'avais vue. Cette fille et moi faisions la même classe.

Moi : s'il te plaît, fais-moi le crédit cinq cent francs.

Fille : König, pourquoi tu refuses toujours d'être mon petit ami ?

La façon dont cette fille m'énervait avec ses bêtises, je voulais lui donner une gifle, mais je m'étais ressaisi.

Moi : arrêtes de me dire tes bêtises et fais-moi le transfert vite !

Fille : si tu acceptes d'être mon petit ami, je te fais le transfert sans même prendre un franc.

J'étais fâché et je lui avais donné deux bonnes gifles. Du coup, ses parents étaient venus et je leur avais expliqué les choses. Ils m'avaient demandé pardon et son père m'avait fait le transfert sans prendre l'argent. J'avais couru sur la route et quelques minutes après, j'étais arrivé chez ma mère.

Alexia : ok il faut me composer le numéro de ton frère.

Moi : maman, c'est bon.

 #Alexia

J'avais beaucoup pleuré ce jour comme jamais. J'appelais mon enfant Abel pour lui annoncer la mauvaise nouvelle, mais il ne décrochait pas l'appel.

Moi : il ne décroche pas.

König : je vais encore une fois tenter voir.

Dans un instant, Abel même m'appelait. J'avais décroché l'appel et nous discutions.

Moi : allô mon enfant !

 Abel : maman, pourquoi tu pleures ? Qu'est-ce qu'il ne va pas ?

Moi : c'est ton père. Abel : papa a quoi ?

Moi : ton père n'est plus dans ce monde.

Abel : oh non, maman, il faut me dire que c'est de la pagaille. Qu'est-ce qu'il s'est passé ?

Moi : Abel, ton père n'a rien, c'est seulement ce matin qu'il nous a dits qu'il ne se sente pas bien et quelques minutes après, ton père nous a laissés.

 Abel : oh mon Dieu ! Maman, je vais t'appeler plus tard.

Abel avait raccroché l'appel et je continuais la discussion avec König.

König : il va venir quand ?

Moi : il dit qu'il va m'appeler plus tard.

König : hum papa, donc tu es parti comme ça ?

Moi : je n'arrive pas à croire toujours que mon mari m'a laissé seule dans ce monde.

König : maman, c'est très difficile pour nous d'accepter cette mort, mais on ne peut rien faire encore, car c'est déjà arrivé. Si c'est la volonté de Dieu, qu'il en soit ainsi !

Lorsque König m'avait dit cela, j'avais un peu de courage, mais arrivée à un moment, je m'étais mise à pleurer encore et du coup, König aussi faisait pareil.

 #Abel

J'étais allé au travail dans la région centrale du Bénin et maman m'avait annoncé une mauvaise nouvelle que je ne m'attendais pas. J'étais quitté là-bas pour revenir à Cotonou et je ne faisais que pleurer dans la voiture. J'avais même fait un accident sur la route et j'avais cassé le bras d'un enfant de cinq. Les policiers m'avaient arrêté et lorsque je leur avais expliqué ma situation, ils m'avaient laissé de partir. J'avais donné cent mille francs aux parents de l'enfant et je continuais ma route avec les pleurs toujours. Quelques minutes après, j'étais arrivé à la maison et j'avais appelé Bilal de venir chez moi. Comme nous étions tous dans le même quartier, lui aussi était venu chez moi sans tarder.

Bilal : mon frère, qu'est-ce qu'il ne va pas ?

Moi : prépare-toi, nous devons aller au village ce soir !

Bilal : mais dis-moi ce qui se passe non !

José : chéri, qu'est-ce qu'il ne va pas ?

Avec beaucoup de difficultés, j'avais dit :

Moi : mon père est mort ce matin.

Bilal : quoi ? Mais, ton père est malade depuis et pourquoi tu ne m'as rien dit ?

Moi : c'est ce matin même qu'il a le paludisme et du coup, il est mort.

José : oh mon Dieu, donc moi je ne peux plus connaître mon beau-père ? Hum...

Bilal : si c'est le cas, il faut qu'on aille au village en même temps.

Moi : d'accord !

José : moi aussi je vais vous accompagner.

Moi : non chérie, toi tu vas venir après avec ta sœur Ariane.

José : mais je ne connais pas votre village hein.

Bilal : ne t'inquiètes pas, on va t'indiquer la route, le jour j.

José : d'accord !

Quelques minutes après, Bilal et moi étions partis.

#Joséphine

J'étais vraiment triste pour la mort de mon beau-père ce jour. Lorsque mon mari et Bilal étaient partis, moi aussi j'avais décidé d'aller chez Ariane. Quelques minutes après, j'étais arrivée chez elle.

Ariane : pourquoi tu as trop serré ta mine ce soir ?

Moi : c'est parce que je suis en deuil.

Ariane : qui est mort ?

 Moi : mon beau-père est décédé ce matin.

Ariane : hum mes condoléances à vous ! Il était malade ou quoi ?

Moi : ma sœur, il n'était pas malade hein. C'est seulement ce matin que les choses ont commencé et il est parti comme ça.

Ariane : vraiment, c'est très triste cette nouvelle. Ton mari est où actuellement ?

Moi : il est allé dans leur village avec son frère Bilal.

Ariane : pourquoi toi tu n'es pas allée ?

Moi : je vais aller après, mais je veux que tu m'accompagnes.

Ariane : il n'y a pas de soucis. On va aller ensemble.

Moi : vraiment, merci beaucoup à toi !

Ariane : je t'en prie ma sœur.

#Bilal

Abel et moi étions sur la route et c'était lui qui était au volant. Il ne faisait que pleurer dans la voiture.

Moi : mon frère, je sais ce que tu ressens actuellement, mais je te demande pardon de te concentrer sur la circulation.

Abel : (pleur) j'ai compris frère, ne t'inquiètes pas, ça va aller. Je vois tout...

Moi : ou bien tu veux que moi-même je conduise ?

Abel : non, on est déjà proche à la frontière, donc ce n'est plus la peine.

Quelques minutes après, on avait traversé la frontière et nous étions arrivés dans notre pays. On avait pris la direction de notre village et dans un instant, on avait fait un accident. Heureusement, moi je n'avais aucune blessure, mais comme la vitre avait cassé, une partie avait déchiré la main d'Abel. Nous étions sortis dans la voiture à l'aide de certaines personnes et ils nous avaient conduits à l'hôpital.

Comme c'était Abel seul qui avait eu la blessure, il était allé à l'intérieur de salle d'hôpital et moi je l'attendais au dehors avec nos sauveurs.

#Abel

Moi je n'arrivais pas toujours à croire que papa était mort et lorsque j'étais au volant, je ne faisais que faire des mauvaises idées. J'étais dans la voiture avec mon frère Bilal, mais mon esprit était allé très loin jusqu'à ce qu'on ait fait un accident. Heureusement, c'était moi seul qui avais blessé et certaines personnes nous avaient aidés. J'étais dans la salle d'hôpital avec deux docteurs et du coup, j'avais sommeil.

Moi : papa, c'est vraiment toi.

David : mon enfant, tu vas où ?

Moi : maman m'a informé ce matin que tu es mort, c'est pourquoi je vais au village avec mon ami.

Mon père se mettait à pleurer, mais je ne savais pas, pourquoi il coulait ses larmes.

Moi : papa, dis-moi ce qu'il ne va pas ?

David : Abel, vraiment tu m'as déçu. Lorsque moi, j'étais en vie, je t'avais appelé plusieurs fois de venir pour que je vois au moins ton visage, tu ne venais pas, mais quand tu as appris que je ne suis plus dans ce monde, tu vas au village. Donc, c'est ma mort que tu attendais avant de revenir au village ?

Au moment où je voulais répondre à mon père, je ne l'avais plus vu et je ne savais pas là où il était allé. Du coup, j'avais senti qu'on me piquait et lorsque j'avais ouvert mes yeux, c'était à ce moment, j'avais réalisé que je ne faisais qu'un simple rêve. Je me demandais si ce rêve était un simple comme les autres ou comment ? J'étais toujours sur le lit d'hôpital en pensant et quelques minutes après, les docteurs m'avaient libéré. Je voulais donner de l'argent à ceux qui nous avaient aidés, mais ils avaient refusé.

Moi : merci infiniment à vous pour votre gentillesse !

Bilal : que Dieu vous bénisse abondamment ! Nous allons revenir après pour prendre la voiture.

Nous avions pris un taxi et nous continuions notre route en discutant dans le taxi.

Moi : mon frère, est-ce que tu sais ce qui s'est passé maintenant dans la salle d'hôpital ?

Bilal : non, dis-moi ce qui s'est passé !

J'avais dit tout ce qui s'était passé à Bilal et le chauffeur avait dit :

Chauffeur : mon enfant, tu as la chance que tu n'es pas mort. Ce que tu vas faire maintenant, est qu'une fois allé au village, il faut t'agenouiller devant le corps de ton père pour lui demander pardon.

Moi : chauffeur, merci beaucoup !

Ce qui était bizarre pour moi ce jour, était que je n'arrivais pas à bien regarder le visage du chauffeur. Il était seul devant. Bilal et moi aussi étions au derrière et nous étions trois seulement dans la voiture. J'avais fait tout possible pour bien regarder son visage, mais c'était toujours impossible. Quelques heures après, on était arrivé au village. On avait descendu dans le taxi et nous marchions pour aller à la maison.

Moi : mon frère, moi je n'arrive pas à comprendre ce qui se passe hein.

Bilal : il y a quoi encore ?

Moi : la voix du chauffeur et celle de papa sont les mêmes, mais lorsque je voulais regarder son visage dans le taxi, est-ce que tu peux imaginer que je n'arrivais pas ?

Bilal : hum il faut qu'on prie beaucoup. Mais, il ne faut pas oublier ce qu'il vienne de te dire hein.

Moi : oui mon frère, je ne vais pas oublier.

#König

Ma mère avait appelé mon grand frère Abel depuis le matin, mais on n'avait pas eu sa nouvelle jusqu'au soir. Ma mère et moi étions toujours à côté du corps du papa, du coup, j'avais senti que quelqu'un était venu dans la maison. J'étais sorti dans la chambre pour aller voir la personne qui était venue et c'était mon grand frère accompagné de son ancien ami Bilal.

Moi : soyez les bienvenus !

Abel : König, comment vas-tu ?

Moi : hum Je n'avais pas pu répondre et nous étions allés chez maman dans la chambre.

Abel : donc, c'est toujours vrai ? Oh papa, pourquoi ?

On se mettait tous à pleurer dans la chambre encore et Abel avait dit :

Abel : s'il vous plaît, laissez-moi seul avec papa !

On était sorti dans la chambre et il ne restait que Abel seul.

Quelques mois plus tard.

#Alexia

Depuis que mon mari était mort, c'était König qui était devenu ma compagnie de tous les temps. König m'aidait à faire beaucoup de choses et j'étais très fière de lui. Quelques mois plus tard, König allait commencer son examen du baccalauréat.

Moi : bonne chance à toi ! König : merci beaucoup maman !

Moi : que ton père même soit avec toi durant toute cette période d'examen !

König : Amen ! Maman, ne t'inquiètes pas, la réussite est déjà garantie pour moi.

König était parti et j'étais seule à la maison. Quelques heures plus tard, il était de retour.

König : maman, la manière dont j'ai vu les choses aujourd'hui, moi-même je sais que je vais obligatoire réussir à la fin.

Moi : ok courage, ça va aller.

Quelques semaines plus tard.

#König

Après la mort de mon père, on ne savait plus qu'il avait quelque chose qu'on appelait la joie. Chaque jour, c'était toujours dans la triste qu'on vivait. Le jour de la proclamation des résultats, c'était ce jour que maman et moi avions réjoui pour la première après le décès de mon père.

 Alexia : toutes mes meilleures félicitations à toi !

Moi : merci beaucoup maman ! Si j'ai obtenu mon baccalauréat, c'est grâce à ton aide. Vraiment, merci infiniment ! Moi je ne vais jamais regretter d'avoir une mère comme toi.

Alexia : moi aussi je ne vais jamais regretter d'avoir un enfant comme toi.

 Moi : il faut qu'on informe grand frère en même temps.

Alexia : il faut lui appeler.

J'avais pris mon téléphone que grand frère Abel m'avait acheté et je lui avais appelé.

Moi : allô grand frère !

Abel : König, comment vas-tu et maman ?

Moi : nous allons super bien.

Abel : on dirait que tu es très content aujourd'hui, n'est-ce pas ?

Moi : j'ai bel et bien obtenu mon baccalauréat.

Abel : waouh, quelle magnifique nouvelle ! Prépare-toi pour ton départ !

Moi : merci beaucoup grand frère !

On avait un peu discuté sur le téléphone et j'avais raccroché l'appel.

 À suivre....

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