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Couverture du roman La face cachée

La face cachée

Certaines personnes projettent une image d'une pureté absolue, agissant tel des êtres célestes aux yeux du monde. Pourtant, derrière ces visages d'anges se dissimule une réalité bien plus sombre et complexe. Entre mystères profonds et sentiments troubles, ce récit explore la dualité de l'âme humaine. Découvrez comment ceux que l'on croit irréprochables parviennent à masquer leurs véritables intentions et à manipuler leur entourage avec une habileté redoutable.
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Chapitre 1

Moi: J’aimerais me rendre à Lagos s’il vous plait.  

Lui: Aujourd’hui ou demain?

Moi: Aujourd’hui!

Lui: Pour quelle heure?

Moi: Le prochain si possible.

Lui: Ça va vous revenir plus cher Monsieur, il fallait réserver en ligne.

Moi: Ce n’est pas un problème.

Lui en s’aidant d’un geste de la main: D’accord! Vous voyez le bus la-bas? Vous le prendrez vu qu’il s’y rend. Vous n’aurez qu’à voir avec le chargeur et revenir ici pour les frais de transports si il reste encore une place pour vous.

Moi: Merci Monsieur. Je me rends dans le bus en direction de Lagos, pour une mission qui m’est plus que chère. Une mission à laquelle je ne peux échouer, ça ne me vient même pas à l’esprit, NON l’échec n’a jamais été dans mon calendrier et ça ne commencera pas aujourd’hui.

Je passe quelques appels pour être sûr de contacter les personnes dont j’ai besoin. C’est une question de vie ou de mort.

Ce matin encore j’ai ressenti une forte migraine, j’ai du faire de gros efforts pour quitter mon lit. Je ne comprends vraiment pas ce qu’il m’est arrivé hier, c’est à peine si je pouvais poser un pied devant l’autre.

Cet endroit... pourquoi m’y suis-je rendu? J’aurais pu y laisser ma vie si je n’avais pas été assez vigilant, j’aurais pu y laisser ma peau. Fort heureusement, j’ai des contacts. Ensemble nous pourrons les arrêter, les empêcher de nuire. Oui nuire.

Ces gens sont trop dangereux, ils pourraient faire encore plus de mal si on ne les arrête pas. Ce sont nos ennemis.

Elle: Bonjour Monsieur!

Moi: ...

Elle: Monsieur?

Que me veut cette dame? Ne voit-elle pas que je suis tourmenté? Je fais mine de regarder le paysage et ne rien entendre, ne lui donnant aucun autre choix que d’avancer et de choisir une autre place.

La route est très longue jusqu'à Lagos, j’ai l’impression qu’on n'arrivera jamais. Pour tuer le temps, je me mets à observer les autres passagers.

Une jeune fille, très jolie mange des chips en écoutant de la musique, elle chantonne comme si la vie seule lui suffisait pour être de bonne humeur. Si seulement elle savait...

Un monsieur d’une cinquantaine d’années est assis à ma droite, la mine renfrognée. Ils se contente de claquer brutalement ses chaussures sur le sol, à croire que ça fera voler le bus.

Deux petites filles jouent aux côtés de leur mère, totalement insouciantes des dangers qui courent les rues.

Que deviendront-elles dans quelques années? Quels choix feront-elles?

Je décide de ne plus trop prêter attention à cela et essaie de trouver le sommeil...sans succès. Alors je continue de regarder le paysage, repensant aux événements de la veille. Jamais de toute mon existence je n’aurais pensé que cela puisse être possible.

J’ai toujours pris mes dispositions afin que rien ne puisse m’atteindre ni me menacer, mais depuis deux jours... La sonnerie de mon portable retentit et la voix de ma tante s’élève à l’autre bout du fil:

Ma tante: Tu es sûr que ça va?

Moi: Oui ma tante, ça va bien.

Ma tante: mais tu pars en catastrophe comme ça, qu’est ce qu’il se passe? Tu as des problèmes?

Moi: On en a déjà parlé, je n'ai aucun problème ma tante, c’est juste que j’ai des responsabilités ailleurs.

Ma tante: tu n’as même pas eu le temps de prendre de la nourriture.

Moi: Ça ira pour moi, j’en prendrai autant que tu voudras la prochaine fois.

Ma tante: Hum Moi: C’est promis.

Ma tante: D’accord! Tu as pu avoir un bus?

Moi: Bien-sûr! Nous sommes entrain de nous rendre à Onitsha.

Ma tante: Je vois, il faut faire attention à toi.

Moi: Ne t'inquiètes donc pas. Ma tante: Je dois m'inquiéter. Tu sais que tu es le seul à être venu me rendre visite depuis le décès de ton oncle. Quand tu pars ainsi, tu me laisses avec qui?

Moi: ...

Ma tante: Dès que tu as du temps il faut revenir rester avec moi.

Moi: Je reviendrai.

Ma tante: Bon je te laisse.

Moi: D’accord!

Je pousse un soupir de soulagement à la fin de ce coup de fil car je sais que ma tante peut-être très curieuse des fois. Elle n’a pas besoin de savoir pourquoi je suis parti aussi vite, c’est beaucoup trop important et personnel pour que je lui en parle. Mais je reviendrai d’ici là, cela ne me pose pas de problèmes. Il faut juste que je finisse ce que j’ai à faire. De quoi s'agit-il? Pourrais-je seulement en parler sans remonter à la source? Pourrais seulement en parler sans passer par la case départ? Je ne pense pas. C’est une longue, une très longue histoire que j’ai à coeur de vous raconter...

_: Nkem!

Je me retourne, essayant de voir si il y a un visage familier dans le bus mais je ne reconnais personne.

Aurais-je rêvé? Cela ne se peut, je suis totalement éveillé. Et qui pourrais bien utiliser ce nom pour m’appeler, la seule capable d’utiliser ce nom est décédée depuis longtemps, enfin à ma connaissance. Mais que ce passe t-il encore?

_: Nkem! Vas-tu encore me trahir?

Moi: QUI ÊTES-VOUS?

J’ai parlé si fort que tous les passagers du bus me dévisagent, se demandant certainement ce qu'il se passe. Nul doute qu’ils me prennent pour un fou à l’heure actuelle. Pourtant j’ai bien entendu mon nom. Je me retourne encore une fois, je me lève et sillonne le bus avant de revenir m’assoir. J’ai du mal entendre. La fatigue et les soucis sûrement. Pensant que tout irait bien, je tente à nouveau de me rendormir, mais une chaleur malveillante s’empare de moi et me met mal à l’aise. La chaleur est si vive et si forte que les autres passagers la ressentent depuis leurs sièges.

Au bout d'un moment, un monsieur s’approche prudemment de moi:

Le Monsieur: Vous allez bien Monsieur?

Moi: Oui oui je vais bien.

Le monsieur: Vous ne ressentiez pas de la fièvre avant de monter?

Moi: Aucunement Monsieur, je vous dis que je vais bien.

Le monsieur: Pourtant vous chauffez beaucoup.

Moi: ce n’est rien je vous assure. Merci beaucoup!

Tu Le Monsieur: J’ai du paracétamol au cas où...

Moi: C’est gentil mais je n’en ai pas besoin.

Et Il me regarde avec insistance avant de reprendre sa place. je sais que tous ont des doutes sur mon état de santé mais j'ignore moi même comment me l'expliquer. Pourvu qu'on arrive rapidement. je n’en peux plus.

Je ressens cette chaleur de plus en plus fort, la trouve de plus en plus insupportable mais je fais mine d'ignorer les regards inquiets des autres passagers. Le conducteur se voit obligé de faire une pause pour voir ce qui ne va pas. Je lui explique que c'est une question de vie ou de mort et que je dois absolument aller à Lagos.

Pris de peur, il me dit qu’il ne peut me laisser qu’à Onitsha afin que je vois au moins un médecin. J’obtempère car de toute façon je m’y rends en escale. Je pourrai trouver un autre bus sur place et faire de même pour arriver à Lagos. Rassuré de cette perspective, je tiens le coup, attendant patiemment ma destination. Mais quelque chose d’inattendu arrive. Nous traversons Umuakpa, dans Owerri, et la chaleur devient si douloureuse que je me vois contraint de mettre les mains sur la tête et de me recroqueviller sur moi même.

Je vois et entends de moins en moins, au point de perdre connaissance... Je disais donc que c’est une longue, une très longue histoire que j’ai à coeur de vous raconter. Si je le fais ce n’est pas parce que j’en ai simplement envie, mais parce que je le dois. Ouvrer grands vos yeux car les apparences son trompeuses, très trompeuses. Je suis là pour vous montrer la partie immergée de l'iceberg.

À suivre..,

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