
Je me suis mariée avec l’oncle de mon fiancé
Chapitre 3
Dans la vie antérieure, même si Cécile avait eu quelques liens avec Benoit, elle n'avait jamais osé les exposer au grand jour. C'était quelques petites manigances.
Pas étonnant qu'en à peine deux ou trois jours, presque tout le monde soit déjà au courant de leur relation.
Pensant à ma vie passée, mon regard s'est assombri.
Après le mariage avec Benoit, les affaires de son entreprise familiale avaient connu une ascension fulgurante, jusqu'à figurer sur la liste Forbes.
Les membres de la famille Gautier m'appréciaient beaucoup, affirmant que j'étais une femme porte-bonheur.
Même si Benoit m'ignorait complètement, la gentillesse de sa famille m'avait touchée.
Mais j'avais cessé cette boîte, toutes les illusions avaient été dissipées.
La porte s'est ouverte. Ma mère m'a ramenée à la réalité. Elle est venue me dire que Charlie allait rentrer.
Je me suis figée, sans répondre.
Elle voulait ajouter quelque chose, mais a fini par pousser un soupir. Puis, elle est sortie.
Je n'ai jamais cru que dans ma vie antérieure, ma mère ignorait ce qui s'était passé.
Mais elle n'en avait jamais soufflé mot.
La famille de Benoit m'aimait bien, certes, mais sans véritable affection.
Sinon, pourquoi auraient-ils aidé Benoit à me cacher la vérité ?
Le seul qui détonnait dans cette famille, c'était Charlie.
Il s'était installé à l'étranger et ne s'était jamais marié. Je n'en gardais que peu de souvenirs.
Juste qu'il prenait soin de moi. Il réprimandait parfois même Benoit pour qu'il me traite mieux.
C'était pourquoi je l'ai choisi pour cette alliance.
Je me disais que, s'il fallait vraiment se marier, autant choisir quelqu'un comme lui, plutôt qu'un parfait inconnu.
Mais au fond, j'avais peu de confiance.
En tant que véritable chef de la famille Gautier, je doutais qu'il accepte une union aussi précipitée.
Et pourtant, tout s'est bien passé.
D'après ma mère, il était d'accord après un bref silence.
Le lendemain, je me suis rendue tôt au bureau pour finaliser un projet sur lequel je travaillais depuis un moment.
C'était un cadeau de mariage pour Charlie.
Le client de ce projet était Groupe MI, le plus grand fabricant de produits électroniques du pays.
Si on décrochait ce contrat, son entreprise serait dans le top 3 des plus grandes entreprises de la ville.
Ce projet, je l'avais conçu pour Benoit.
Chaque détail avait été pensé en fonction de la situation de son groupe.
Mais maintenant, mon fiancé était Charlie.
Il me fallait donc tout réadapter à sa société.
J'avais veillé plusieurs nuits pour finir ce projet.
Une fois le travail terminé, je massais mes yeux fatigués et est descendue acheter un café.
Mais quand je suis retournée pour peaufiner les derniers détails du contrat, j'ai découvert avec stupeur que le projet avait disparu de mon ordinateur.
Paniquée, j'ai sorti mon téléphone pour consulter les caméras de surveillance.
J'ai vu une personne qui portait masque et casquette, dissimulant entièrement son visage.
Mais la bague à diamant rose trahissait son identité.
Je tremblais de colère et j'ai foncé droit dans le bureau de Cécile.
Une fois entrée, j'ai vu Benoit assis sur le bureau, serrant Cécile dans ses bras.
Quand ils se sont séparés, je pouvais voir la salive sur leurs lèvres.
Sans réfléchir, j'ai saisi le poignet de Cécile et hurlais :
« Cécile, pourquoi tu as touché mon ordinateur sans ma permission ? »
Benoit m'a brutalement repoussée, il a dit d'un ton furieux :
« Jade, as-tu perdu la tête ? »
Cécile, telle une pauvre enfant innocente, s'est réfugiée derrière lui en sanglotant :
« Jade, pardon. Je ne voulais pas le supprimer, crois-moi.
Je suis désolée, je vais me mettre à genoux pour m'excuser. Peux-tu me pardonner ? S'il te plaît. »
Puis elle était prête à s'agenouiller.
En la voyant ainsi, Benoit avait du pincement au cœur. Il l'a prise dans ses bras pour l'empêcher.
« Jade, arrête ta connerie ! »
« C'était un cadeau de mariage pour mon fiancé ! » j'ai crié, ivre de colère.
Benoit a ricané avec mépris :
« Ton fiancé, c'est moi, non ?
D'accord, merci pour ton cadeau. C'est bon maintenant, arrête de faire ton scandale.
Franchement, je ne vois pas pourquoi tu es en colère. »
J'ai baissé la tête et j'ai vu l'écran de l'ordinateur de Cécile.
Elle était en train de remplir un simple tableau.
J'ai pris une tasse d'eau et l'ai versée sur l'ordinateur. Des étincelles jaillissaient, le plastique a grésillé.
Cécile s'est levée d'un bond, s'accrochant au bras de Benoit :
« Benoit ! Mon tableau ! »
J'ai ricané :
« Ce n'est qu'un simple tableau. Franchement, je ne vois pas pourquoi tu es en colère. »
Benoit me dévisageait, il s'est rendu compte que quelque chose clochait.
Alors que je tournais les talons pour partir, il voulait me retenir.
Mais Cécile l'a attrapé par la manche :
« Benoit, je crois que je me suis brûlée avec l'eau chaude, ça fait mal.
C'est ma faute. Tu devrais aller voir Jade. »
Benoit a hésité un instant, il a retiré sa main et s'est tourné vers Cécile :
« Tu n'as rien fait de mal. C'est Jade qui cherche les ennuis. »
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