
Je me suis mariée avec l’oncle de mon fiancé
Chapitre 2
Ils s'enlaçaient sans se soucier du regard des autres, et ont même commencé à s'embrasser devant tout le monde.
Il la tenait par la taille avec tendresse, tandis qu'elle s'accrochait à son bras naturellement.
Par rapport à eux, on disait que c'était moi la maîtresse.
Ses amis se régalaient de la scène, et certains, bien trop contents de mettre leur grain de sel, se parlaient en chuchotant :
« Si j'étais Jade, je voudrais que la terre m'engloutisse. »
« Son fiancé et sa sœur sont ensemble. Elle peut rester encore là ! »
Je savais qu'ils attendaient de me voir perdre la tête et faire un scandale comme autrefois, juste pour attirer l'attention de Benoit.
À ce moment-là, Benoit me faisait face.
Voyant que je restais impassible, il a ricané, l'air satisfait.
Il s'apprêtait à parler, mais je ne lui en laissais pas le temps.
Je me suis détournée et est sortie directement par la porte.
J'ai appelé le chauffeur. J'allais partir quand une voiture noire s'est arrêtée devant moi.
La vitre s'est abaissée et j'ai vu Benoit.
« Monte. »
Je voulais refuser, mais j'ai vu Cécile assise à l'avant.
Benoit s'est aperçu de mon hésitation, il a dit avec les sourcils froncés :
« Le siège avant n'est pas pour toi. »
Je n'ai pas répondu. Et Cécile s'est mise à parler avec les yeux rougis :
« Jade, Benoit s'inquiète pour moi, donc… Pardon. Je vais descendre tout de suite. »
Mais bien qu'elle dise cela, elle n'a pas bougé du tout.
Benoit lui a pris la main et m'a jeté un regard froid :
« Ne sois pas trop dure avec Cécile. Si tu ne veux pas monter, dégage. »
Je n'ai rien dit. Je me suis dirigée calmement vers la portière arrière.
Voyant que je ne protestais pas, Cécile a caressé sans gêne la joue de Benoit :
« Benoit, que penses-tu de cette crème pour les mains ? Elle sent bon, non ? »
Ses doigts fins glissaient doucement sur son visage.
Je pouvais entendre qu'il a avalé la salive et leurs souffles s'alourdissaient. Ils se regardaient affectueusement.
Au moment où ils allaient s'embrasser, j'ai fait claquer la porte arrière.
Sursauté, Benoit a retourné la tête, mais la banquette arrière était vide.
Il a compris que j'ai refermé la portière avec force.
Il a été irrité et est sorti précipitamment de la voiture. Il m'a demandé :
« Tu vas où ? »
Je le fixais sans rien dire, puis j'ai désigné une autre voiture qui venait d'arriver.
« Pas besoin de me raccompagner. Mon chauffeur est là. »
Benoit devait apercevoir quelque chose d'étrange dans mon attitude, mais, trop sûr de lui, il croyait que ce n'était qu'une énième provocation de ma part.
Il m'a rattrapée et a sorti de sa poche une bague et me l'a glissée dans la main.
« Arrête tes jeux ridicules. Tu es ma femme. Même si ce n'est que sur le papier, ton comportement me fait honte. »
Je le regardais et lui a répondu d'un ton calme :
« Et qui est ta vraie femme ? Cécile ? »
Mes mots l'ont énervé. Mais il a dit avec un air triomphant :
« Ta gueule. Cécile n'est pas comme toi. Elle est douce, gentille et simple. Tu n'es qu'une femme vulgaire.
Si tu oses la dénoncer ou lui faire du mal, tu deviendras la risée de tous lors du mariage. »
À ces mots, je voulais rire.
Il ne voulait pas endosser le rôle du salaud, mais ne pouvait se détacher de Cécile.
Alors il me faisait porter le fardeau de tous leurs péchés.
Je l'ignorais et est montée dans la voiture.
En route, j'ai vu une photo postée par Cécile sur les réseaux sociaux.
Sur la photo, elle portait un diamant rose, luisant dans la pénombre.
J'ai reconnu cette pierre de près de dix carats : elle avait été achetée aux enchères récemment, pour un prix faramineux.
Donc, le mystérieux acheteur était Benoit.
J'ai sorti alors la bague qu'il venait de me donner, un minuscule diamant. J'y regardais de plus près.
C'était un « cadeau » de la maison de vente, offert lors de l'achat du diamant rose.
Quand je rangeais cette bague dans ma poche, mon téléphone a sonné.
J'ai vu le nom sur l'écran et j'ai décroché.
« Benoit, si tu m'épouses, que faire pour Jade ? »
« Cécile, c'est toi que j'aime. Elle ne le mérite pas. »
Le bruit écœurant de leurs baisers m'a frappé le tympan.
J'ai raccroché, dégoûtée.
Puis j'ai reçu un message de Cécile :
« Jade, la maîtresse est celle qui n'est pas aimée.
Tu as été avec Benoit pendant des années. Il est temps de m'offrir ta place. »
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