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Couverture du roman Jalousie amicale.

Jalousie amicale.

Héritière d'une fortune colossale et dotée d'un physique avantageux, Luna suscite naturellement l'envie autour d'elle. Sa situation se complique davantage lorsque Ray, l'idole masculine du lycée, tombe sous son charme. Face à cette idylle naissante, la loyauté de son entourage vacille. Dona et Yvy, ses deux amies proches, laisseront-elles l'amertume prendre le dessus ? Entre trahisons et faux-semblants, la noirceur de leur jalousie pourrait bien tout détruire.
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Chapitre 3

Le jour suivant, je me suis réveillée peu de temps après que mes parents soient partis de la maison pour le travail et ce à cause d’un appel provenant du téléphone phone. Je n’ai pas hésité à décrocher et à parler avec ma petite voix qui devenait rock à chaque fois que je me réveillais.

— Allô, bonjour! C’est qui à l’appareil s’il vous plaît?

     Alors que je m’attendais à ce que ce soit un adulte qui parle, c’est une petite voix comme la mienne qui a surgi:

— Bonjour, c’est Dona. Je t’appelle avec le numéro de mon père.

— Ah oui, Dona, la fille de la danse classique.

— DONA : Oui c’est moi. Je voulais juste te dire que je suis prête pour que tu m’apprennes ce pas je danse que je ne maîtrise pas.

     J’étais étonnée déjà qu’elle m’appelle puisque quelques heures plutôt, elle n’a même pas répondu à mes salutations. « Mais bon, les gens changent d’avis », j’ai rétorqué dans mon cœur avant de lui dire:

— Okey, ça marche. Je vais en parler avec mes parents et je te rappellerai pour te le confirmer et dans ce cas, c’est toi qui viendras chez moi.

— DONA : Avec plaisir! Merci beaucoup!

— Okay! Au-revoir!

     J’ai voulu raccrocher mais elle a interrompu cet acte en me demandant si Yvy pouvait être là puisque c’est sa meilleure amie.

— C’est comme tu voudras!

— DONA : Merci beaucoup! Papa, tiens ton téléphone…

       Ce sont les derniers mots que j’ai entendus.

     Elle a raccroché par la suite.

Ce jour, j’étais seule à la maison. Oui, je n’avais pas de nounou.

Mes parents avaient décidé de m’en prendre une mais j’ai refusé sous prétexte que mon âge ne signifiait pas que j’étais petite. Ils ont accepté mais, ils ont renforcé la sécurité de la maison en mettant par exemple des boutons à appuyer au cas où quelqu’un essayerait d’entrer dans la maison pour me faire du mal, et plusieurs choses encore.

     Pour ce qui est du repas, ma mère apprêtait toujours tout avant de sortir. Je n’avais qu’à le chauffer pendant quelques minutes dans le micro onde et c’est tout.

     Quand je m’ennuyais, je dansais dans ma chambre, ensuite je chantais puis, je regardais des manga car j’en étais tellement fan.

Après cela, je finissais dans mon lit en train de dormir. C’était comme ça quand je n’avais pas cours.

     Le soir, mes parents sont rentrés et après avoir donné un câlin à chacun, je leur ai fait part de ma conversation avec Dona tout en leur disant qui elle était et pourquoi je lui avais donné le numéro fixe de la maison.

      Oui, ils m’ont dit que j’aurais dû leur en parler avant de prendre la décision de l’aider mais ils ne se sont pas fâchés puisqu’ils avaient assisté à la scène de la veille avec avec moi et à celle où j’ai pris sa place, même si c’était temporaire. Ils ont accepté et lendemain matin, je lui ai fait signe sur le numéro utilisé pour me contacter et lui ai dit qu’elle pouvait venir avec son amie en question : Yvy. Je dois noter que je lui ai aussi balancé l’adresse de la maison. Dès que l’après-midi a sonné, j’ai entendu la sonnerie retentir.

     J’ai jeté un coup d’œil par la fenêtre. Elles étaient là, avec les parents de Dona. J’ai rejoint le salon et j’ai vu que mon père était déjà descendu leur ouvrir la portail.

     Je les ai vu échanger un peu. Je suppose qu’ils se saluaient et se présentaient puis, deux minutes plus tard, ils étaient à l’intérieur. J’ai eu une forte envie de me cacher dans un trou sur le coup.

     En fait des fois quand les invités viennent à la maison, il y a une grande timidité et une grande honte qui nous saisissent. Et dire que j’étais même déjà timide avant cela. Là, c’était deux fois plus.

     Mais j’ai pris mon courage à deux main et j’ai salué chacun avant d’amener les filles dans ma chambre tout en laissant les adultes causer entre eux, au salon.

     La première chose qui est sortie de la bouche de Dona une fois dans ma chambre c’est:

— DONA : Waouh, vous êtes tellement riches!

     Yvy a aussi parlé.

— YVY : Votre maison est super grande et belle! Regarde ta chambre, elle est magnifique!

     Je ne peux citer toutes les éloges de ce jour puisque la liste est tellement longue. J’étais là, tout calme, à les observer et à entendre ce qu’elles disaient et quand elles ont fini, j’ai lancé un sourire forcé puis, pour une raison que j’ignore, j’ai ri. L’une a regardé l’autre avec un air étonné puis, elles ont rétorqué simultanément:

— DONA : Quoi?

— YVY : Qu’y a-t-il?

     Je ne savais pas quoi dire alors, j’ai improvisé quelque chose bien que cela venait de mon cœur.

— Vous êtes toutes mignonnes!

     Et là, ensemble, nous avons éclaté de rire. C’est à ce moment précis qu’est née une amitié.

      J’ai appris ce pas de danse à Dona et quand on a fini, les deux filles se sont bien amusées en se maquillant avec mon maquillage pour enfants, en essayant mes vêtements de déguisement et en faisant pleines d’autres choses. Je trouvais ça tellement marrant mais en même temps ça me plaisir… J’étais tout simplement heureuse à cause de cette amitié qui venant de naître car j’avais passé trois ans de ma vie dans ce pays sans avoir de relation amicale parce que l’adaptation pour moi était difficile et puis, j’étais renfermée.

Mais avec ces deux filles, les choses ont changé au fur et à mesure.

On se voyait de temps en temps pour danser, chanter, regarder des dessins animés puis, des films, se maquiller, bref on se voyait pour faire ce que font les jeunes filles!

Tantôt on se voyait chez lune d’entre nous, tantôt chez l’autre. En fait, on faisait le tour. J’avais remarqué qu’elles étaient différentes de moi financièrement puisqu’elles vivaient chacune dans une maison pas vraiment…

Je ne trouve pas le mot mais cela n’a rien changé dans notre relation car mon amour pour elles ne dépendait pas de leur situation financière.

     Le temps est passé, on a grandi. On est passé de dix ans à onze, de onze as à douze, ainsi de suite jusqu’à l’âge de dix-sept ans.

      Enfin, j’avais dix-sept ans et elles en avaient dix-huit. Je partais en classe de terminale et elle aussi.

Cette année là, j’ai opté pour rejoindre leur lycée car je voulais faire l’expérience d’une école publique au moins une fois dans ma vie en plus, elles étaient là donc, cette envie était encore plus forte.

   Mes parents n’y ont pas trouvé d’inconvénients et puis, j’étais déjà assez grande pour prendre certaines décisions.

     Elles étaient connues là-bas, dans leur lycée puisqu’elles avaient fréquenté de la sixième jusqu’à la terminale qu’elles s’apprêtaient à faire.

     Dona surtout était connue car elle avait la réputation d’être une très bonne danseuse, une fille qui fait fondre certains garçons et aussi une fille qui ne se laisse pas faire. J’avais remarqué la première depuis notre rencontre et la troisième après.

     Dans notre groupe, elle était « la chef ». C’est vrai qu’elle ne se laissait pas faire. Elle avait la tête sur les épaules et quand il y avait des problèmes entre nous, alors que Yvy, la fille douce et gentille cherchait à arranger les choses, elle boudait et ce pendant plusieurs jours, voire même plusieurs semaines.

     Mais bon, tout le monde a des qualités mais aussi, des axes à améliorer que les gens ont tendance à appel « défauts » alors que les « défauts » sont en réalité des qualités très mal exploitées donc, les « défauts » n’existent pas.

Par contre les les qualités mal exploitées ou encore les axes à améliorer si! Mais bon, bref!

     Une semaine avant la rentrée scolaire, nous sommes allées faire les courses dans de très beaux magasins. Ce sont mes parents qui ont tout financé parce que les leurs n’en avaient pas assez. On a acheté des fournitures scolaires, des vêtements, on a même cousu nos tenues et on a fait d’autres choses. C’était magique et on avait hâte que l’école commence vite pour que nous soyons ensemble et pour que tout le monde admire notre Trio.

     Cela est arrivé le jour de la rentrée scolaire même même, quand nous avons franchi la barrière de l’établissement.

     Les regards étaient portées sur nous, ou plutôt sur…. sur… sur moi et ce que j’ignorais, c’est que cela allait porter des fruits très amers.

     À suivre… 

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