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Couverture du roman J'ai dû cohabiter avec Alouqua et Alastor

J'ai dû cohabiter avec Alouqua et Alastor

Plongez au cœur d'une famille recomposée en pleine transition, où la cohabitation avec Alouqua et Alastor devient un défi quotidien. Ce récit explore les méandres des relations humaines, oscillant entre une affection profonde et une hostilité latente. À travers les non-dits et les actes manqués, les personnages affrontent la jalousie, la peur et la souffrance. Une œuvre poignante sur la résilience qui dévoile les multiples visages de l'amour et de la haine.
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Chapitre 2

Il s’avéra que pour sa fille, la curiosité se limitait à tout ce qui me concernait, tout ce qui pouvait interférer avec son père. C’était une jeune fille froide qui, lorsqu’elle s’adressait à son père, était dans la demande personnelle, pas d’échange qui montre un intérêt autre que le sien. Je ne vous ai pas présenté Alouqua qui est un démon femelle, à la fois succube et vampire, qui épuise les hommes et les conduit au suicide. Je viens de vous présenter la mère de ses jeunes enfants. Je crois que cela vous détaille parfaitement le personnage. Je rajouterai castratrice au plus haut point, j’oserai même vous dire que si l’ex-concubin ne laisse pas un, voire deux de ses testicules, dans cette relation, il aura beaucoup de chance. Chance à laquelle le jeune garçon ne dérogea pas. Avec le temps, j’essayais de trouver ma place, ce qui était facile tout au moins la semaine où ils n’étaient pas présents. Lorsqu’ils étaient présents, j’essayais de leur laisser l’espace qu’ils avaient toujours eu, me faisant petite, essayant de ne pas coller leur père, pour leur laisser ce temps-là avec lui, ce qui, je le compris avec le temps, n’était pas non plus la meilleure des solutions. Avec l’expérience, je compris que la meilleure solution aurait été celle de m’imposer tout en les faisant participer à la vie de la maison, tout en nous accordant nos moments personnels à nous. Ce que je ne savais pas à l’époque : il était inimaginable pour Marcelle que son père puisse accorder quoi que ce soit comme temps à une autre personne qu’elle. Les anciennes tentatives de leur père pour refaire sa vie avaient toutes échoué, grâce ou à cause du travail de sabotage des deux démons.

Au fil du temps, il n’y eut plus une semaine où je pus profiter de calme, même pendant leurs absences. Il ne m’eut plus été permis de me sentir tranquille, en sécurité, de souffler ; comme si un plan diabolique s’était mis lentement mais sûrement en place avec le temps, comme pour contrer ma résistance. J’étais l’intruse, la bête à abattre. Je dois dire que le garçon, Alexandro, était totalement réservé, renfermé, s’exprimait peu, voire pas, ce que je mis sur la timidité, du moins les premiers temps. Je compris par la suite que c’était là un total manque de confiance en lui dû à une mère castratrice et une sœur qui faisait soumettre son frère comme le ferait un maître avec son chien. Il pouvait juste certaines fois se montrer en désaccord et se chamailler avec sa sœur, Marcelle, qui, elle, montrait une volonté sans fin à emmerder Alexandro pour un rien. Je me souviens des habitudes qu’elle avait de coincer celui-ci sur le canapé et s’évertuer à lui faire sentir ses pieds ou coller ses crottes de nez sur lui, lui péter au nez. Une vraie princesse.

Déjà, elle annonçait sa détermination à être le centre d’intérêt dans cette famille recomposée. Je dirais même plus, elle s’occupait de tout, même de ce qui ne la concernait pas. De ce que j’avais pu entendre sur Marcelle, celle-ci jalousait tous ceux qui pouvaient se mettre entre son père et elle, donc son frère aussi. Je me suis souvent demandé quelle place Marcelle avait-elle? Du moins, quelle place voulait-elle occuper ? Elle pouvait se comporter avec son père comme une petite fille de huit ans ou comme la femme de la maison, très autoritaire avec son frère, le tout avec une attitude grossière bien souvent, son comportement de rentre dedans, genre grande gueule, mais que de la gueule quoi.

Les premières semaines où je pris soin de ne pas être envahissante, de me montrer bienveillante, sachant que c’était certainement compliqué de partager sa maison, son papa, avec une inconnue, et, surtout, de ne plus être le seul intérêt de son père. Pour cela, je m’occupais exclusivement des tâches de la maison, cuisine, repas, courses, linge, entretien ménager, etc. Je me suis très vite rendu compte que dans cette famille les jeunes adolescents n’apportaient pas beaucoup leur aide, pour ne pas dire aucune aide. Marcelle se montrait très autoritaire dans les échanges avec son père, très sèche tout comme j’avais pu, avec le temps, constater. Les échanges, que leur mère pouvait avoir avec leur père, n’étaient faits que de paroles dénigrantes ou d’ordres, chaque fois qu’elle s’adressait à lui. Marcelle était fainéante pour ce qui était d’apporter son aide, très revendicative. J’appris très vite appris à la connaître : fourbe et fainéante. Celle-ci pouvait par exemple faire rentrer en pleine nuit d’autres jeunes, à l’insu de son père. Elle guettait le départ de celui-ci, pour pouvoir faire ce que bon lui semblait. Certains jeunes pouvaient venir taper à la fenêtre du bas où elle les attendait, pour se faire livrer je ne sais quel produit. Le soir où je partais travailler à plus de vingt-deux heures, où, exceptionnellement, son père ne se trouvait pas au domicile, elle fit venir une jeune fille au domicile de son père, pour faire des échanges, lesquels, je ne saurais dire. Cette fois-là, je passais en voiture et les surprenais. Elle avait toujours des réponses niaises à ses actes, telle une nigaude elle agissait, pour moi c’était tellement énorme, elle se foutait ouvertement de la gueule de son père, le prenant pour un gentil con ! Elle n’avait aucune limite, ce qui se confirma avec le temps, et surtout, elle était menteuse au point de ne jamais reconnaître les faits. Une autre fois, je m’en souviens, elle ne doutait de rien, nous avions écourté notre promenade et rentrions donc plus tôt, celle-ci avait fait venir des personnes dans le jardin et du fait de notre présence, les fit passer par le garage pour éviter que nous les croisions, alors même que le chien sonnait l’alerte. Ce petit groupe d’invités avait juste oublié leurs effets personnels sur la table du séjour. On ne peut pas non plus être maligne…

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