Couverture du roman Il Patto dei Cuori

Il Patto dei Cuori

8.2 / 10.0
Dans Il Patto dei Cuori, Giuliana Mariani doit épouser son ennemi Leonardo Vitale pour unir deux clans rivaux. Entre complots et loyauté, découvrez ce mafia novel intense. Un romance novel captivant où chaque secret peut détruire ce pacte fragile. Lisez ce web novel sur fond de vengeance.
Résumé de Il Patto dei Cuori
À Rome, les clans rivaux Mariani et Vitale s'affrontent violemment. Giuliana, héritière rebelle menant une double vie de photographe, se voit forcée d'épouser le mystérieux Leonardo Vitale pour garantir la paix. Entre calculs et menaces, ce mariage arrangé cache une vengeance ancestrale et un complot majeur. Malgré la haine inculquée par leurs familles, un lien imprévu naît entre eux. Pourront-ils s'aimer et découvrir la vérité dans ce monde où la trahison est reine ?
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Il Patto dei Cuori Chapitre 1

Chapitre 1 – Les murs dorés

La lumière de Rome, douce et dorée, se reflétait sur les murs marbrés du hall d'entrée. La Villa Mariani, une bâtisse imposante, était l'un des derniers témoins de la grandeur passée de la famille. Ses colonnes grecques, ses arcades gigantesques, tout ici semblait conçu pour écraser, pour imposer une présence, une autorité. Et pourtant, à l'intérieur, un air lourd flottait, un silence qui pesait comme un héritage insupportable.

Giuliana Mariani détestait chaque centimètre de ce manoir. Pas la maison en elle-même - elle avait grandi dans ses salons fastueux et ses jardins luxuriants - mais ce qu'elle représentait. Un héritage de pouvoir, de trahisons et de sacrifices. Elle n'avait jamais demandé à être l'héritière de tout cela. Elle n'avait jamais voulu porter ce nom qui sentait la poussière des siècles et la soufre des conflits non résolus.

Elle posa sa tasse de thé sur la table basse, ses doigts frémissant légèrement. Son regard se perdit un instant à travers les vitres qui donnaient sur le jardin intérieur, là où les oliviers centenaires semblaient pleurer sous le poids du passé.

Ce matin-là, elle n'avait pas eu à subir les visages souriants et les conversations faussement légères qui se déroulaient souvent lors des réceptions familiales. Son père avait pris soin de la tenir éloignée de toute activité sociale. Aujourd'hui, il avait des choses à lui dire. Des choses qu'elle n'avait aucune envie d'entendre.

« Giuliana. »

La voix de son père la fit sursauter. Alessandro Mariani se tenait dans l'encadrement de la porte, grand, austère, sa silhouette coupée net par la lumière du matin. Il n'avait pas changé. Le même regard impassible, la même rigidité dans sa posture. Il avait la classe, l'élégance d'un homme qui savait que tout, absolument tout, lui appartenait.

Il entra sans attendre qu'elle lui donne son autorisation, comme toujours. Son regard se posa un instant sur le thé froid devant elle, mais il n'en dit rien.

« Il est temps que nous parlions. »

Giuliana hocha la tête, non par acquiescement, mais par résignation. Elle savait bien que cette conversation était inévitable. Elle s'attendait déjà à la lourde nouvelle qu'il allait lui annoncer. Depuis quelques jours, les rumeurs couraient comme des flammes dans les couloirs de la villa. Il n'était plus question de « quand », mais de « comment ».

« Je suis occupé. » Elle tenta de détourner la conversation, mais Alessandro l'arrêta d'un geste sec de la main.

« Non, tu écoutes maintenant. »

Elle le regarda, ses yeux clairs s'ouvrant à peine sur le dédain qu'elle ressentait. Mais elle savait que résister était inutile. La résistance n'avait jamais existé dans cette famille. Une résistance, c'était se révolter, et une révolte était une forme de trahison. Et en tant qu'héritière des Mariani, elle avait appris à ne jamais trahir.

Il s'assit face à elle, croisant les bras comme s'il s'apprêtait à annoncer une sentence de mort.

« Tu te maries avec Leonardo Vitale. »

Le choc fut brutal. Le monde autour de Giuliana se figea. Leonardo Vitale. Le nom seul suffissait à faire bouillonner son sang de colère. Leonardo... ce fils du diable. Un homme qu'elle n'avait jamais choisi, un homme qu'elle haïssait profondément, non pas pour ce qu'il était, mais pour ce qu'il représentait. Le fils de l'homme qui, avec son propre père, avait façonné la guerre entre leurs familles. Une guerre qui n'en finissait pas de les engloutir.

Elle se leva d'un coup, la chaise tombant lourdement derrière elle.

« Non ! » Sa voix s'éleva dans la pièce, remplie de la rage qu'elle n'avait pas laissée sortir depuis trop longtemps. « C'est hors de question. »

Alessandro resta de marbre, comme une statue, observant sa fille comme une personne qui ne comprend pas encore l'ampleur de ce qui se joue. Puis il prit la parole avec une calme autorité qui ne souffrait aucune réplique.

« Tu n'as pas le choix. »

Les mots s'enfoncèrent en elle comme une lame glacée.

« Le mariage entre les Mariani et les Vitale est la seule chance de préserver l'empire familial. » Il prononça « empire » avec un tel détachement que cela lui paraissait encore plus insupportable. « Tu feras ce sacrifice pour le bien de la famille. »

Giuliana ferma les yeux, son esprit cherchant désespérément une échappatoire, mais aucune n'existait. Elle savait que son père avait déjà pris sa décision. Cette décision qui la détruisait déjà.

« C'est le seul chemin vers la paix, Giuliana. » La voix de son père se radoucit légèrement, mais ce n'était que pour la maintenir sous contrôle. « Et tu n'as pas d'alternative. »

Elle n'eut pas la force de répondre. Elle se tourna, prête à fuir cette conversation, à fuir ce monde dans lequel elle se sentait emprisonnée. Mais avant qu'elle n'atteigne la porte, la voix de son père la rattrapa, tranchante et déterminée.

« Leonardo arrive ce soir. Tu as intérêt à être prête. »

Elle resta là, figée, les doigts tremblants sur la poignée de la porte. Un mariage arrangé. Un destin scellé. Un pacte entre des familles ennemies.

Elle n'avait pas le choix. Mais elle détestait chaque instant de cette décision.

Giuliana se réveilla en sursaut, le son d'une voiture qui freinait brusquement l'ayant tirée de son sommeil. Elle savait qu'il était arrivé.

La lumière du matin, filtrée à travers les rideaux épais de sa chambre, était déjà pâle. Elle avait du mal à respirer, l'air semblait lourd, comme un pressentiment. Elle jeta un coup d'œil à l'heure sur son téléphone : 16h34. Le silence de la villa Mariani était presque oppressant, comme une toile de fond parfaitement ordonnée. Tout était calme, trop calme, avant le coup de tonnerre à venir.

Elle s'habilla rapidement, sans chercher à choisir une tenue avec soin. Ses mains tremblaient légèrement, mais elle n'avait ni le temps ni l'envie de réfléchir à quoi que ce soit. Elle se rendit dans le grand salon, un lieu où elle avait passé la majeure partie de son enfance. Les miroirs en bronze, les tapis orientaux, tout était à sa place, impeccable, mais aucun de ces objets n'arrivait à apaiser son esprit tourmenté.

Le bruit de la porte d'entrée résonna comme un coup de marteau dans son crâne. Leonardo était là.

Elle s'approcha de la porte avec une lenteur calculée, chaque pas résonnant comme un battement de cœur dans l'énorme hall. Lorsqu'elle passa le seuil, il se tenait là. Leonardo Vitale, avec son air détaché et ses yeux perçants, comme s'il avait déjà tout anticipé. Il portait un costume parfaitement coupé, sombre, comme une armure. Il avait l'air d'un homme habitué à être obéi, et tout en lui dégageait une impression de contrôle, de maîtrise totale.

« Giuliana. » Sa voix rauque, basse, glissa sur son nom comme une caresse glacée.

Elle se figea un instant. Ses pensées se brouillaient dans son esprit, mais elle ne laissa rien paraître. Elle se força à regarder dans ses yeux. Ces yeux sombres, froids, qui ne lui avaient jamais inspiré que du mépris. Mais ce jour-là, quelque chose était différent. L'air était chargé de tension, presque palpable, et il y avait un éclair d'ironie dans son regard, comme si tout ce qui se passait n'était qu'un jeu.

« Leonardo. » Elle répondit calmement, son ton aussi glacé que le sien. Mais à l'intérieur, elle bouillonnait. Elle voulait lui crier de quitter cette maison, de se retirer de sa vie, mais elle savait que ce n'était pas possible.

« Nous avons beaucoup à discuter. » Il fit un pas en avant, ses mouvements mesurés, comme s'il occupait chaque espace de la pièce avec une certitude qui la perturbait. Il n'était pas pressé, comme s'il avait tout le temps du monde.

« Je n'ai rien à dire à un Vitale. » La colère la secoua brièvement, et elle sentit ses poings se serrer.

Il la fixa un moment, puis un léger sourire se dessina sur ses lèvres. Un sourire qui n'atteignait jamais ses yeux.

« Tu es l'héritière des Mariani, Giuliana. Un jour, tu apprendras que certains liens sont plus forts que la volonté individuelle. »

Les mots résonnèrent en elle comme un coup de marteau. Elle savait que ces mots n'étaient pas seulement une remarque, mais un avertissement. Leonardo la provoquait, consciemment, sans même le cacher. Il n'avait pas peur d'elle, et il savait qu'elle ne pouvait rien faire contre ce mariage. C'était déjà décidé, scellé, et il en tirait un plaisir étrange, voire sadique.

Elle serra les dents. Il était le dernier homme qu'elle voulait épouser, mais elle n'avait pas d'autre choix. Elle n'avait jamais eu d'autre choix. Le poids de la famille, de l'héritage, de ce maudit pacte entre leurs pères. Elle détourna le regard et fixa la fenêtre, comme si le paysage en bas pouvait l'aider à fuir. Mais rien ne pouvait fuir l'inévitable.

« Quand dois-je être prête ? » demanda-t-elle d'une voix qu'elle espérait impassible.

Il s'avança lentement, comme s'il savourait chaque mot.

« Nous commencerons demain. Le reste de la famille sera là. Tu sais comme ça marche, Giuliana. »

Elle ne répondit pas tout de suite. Un silence s'installa entre eux, lourd et chargé de non-dits. Puis, sans un mot de plus, Leonardo se détourna, et elle entendit ses pas s'éloigner dans le grand hall.

Mais avant qu'il ne disparaisse à l'angle de la porte, il se tourna une dernière fois.

« Giuliana, » dit-il avec une pointe d'amusement, « le pire dans tout cela, c'est que tu ne me connais même pas. Mais tu apprendras à me connaître. Et peut-être que, quelque part, tu t'en réjouiras. »

Elle resta figée, les mots flottant autour d'elle comme une menace voilée. Mais elle n'eut pas le temps de répondre. Le bruit de la porte se ferma derrière lui, et une fois de plus, elle se retrouva seule face à son destin.

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Table des matières de Il Patto dei Cuori

Ch. 1 Ch. 2 Ch. 3
Ch. 4
Ch. 5
Ch. 6
Ch. 7
Ch. 8
Ch. 9
Ch. 10
Ch. 11
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