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Couverture du roman Game Over.

Game Over.

Ambre et sa sœur Jade quittent l'Espagne pour Shreveport, s'installant chez leur mère et son compagnon. Alors que cette nouvelle vie s'annonce sous les meilleurs auspices, la présence du fils de son beau-père vient tout bouleverser. Malgré une hostilité initiale, les deux jeunes gens peinent à rester éloignés l'un de l'autre. Prêt à tout pour obtenir l'aide d'Ambre dans un but précis, il s'engage dans un jeu dangereux, risquant de perdre ce qu'il a de plus cher au monde.
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Chapitre 3

Devinez qui vient me réveiller quinze minutes avant que mon réveil ne sonne ?

Jade évidemment.

Étant donné que nous avions mis nos réveils à la même heure, elle a dû se lever plus tôt, comme elle est déjà douchée et habillée, je dirais qu'elle est debout depuis une petite heure. Elle m'a laissé dormir pendant qu'elle se préparait, c'est déjà bien. Vu le regard de psychopathe qu'elle me lance à m'observer dans mon lit, je vais me lever, ça devient flippant à force. En soufflant, je sors de ma chambre pour aller aux toilettes. Ouais, quand je me lève c'est pipi directement que voulez-vous quand on a des habitudes, c'est tenace. Après être revenu dans mon espace, je souris en voyant Jade toujours devant mon lit. J'embarque mes affaires pour aller à la douche, mais avant de fermer la porte de la salle de bain ma sœur se faufile afin d'y passer la tête.

- Tu veux déjeuner quoi ?

- Euh, une tartine au chocolat s'il te plaît avec un verre de jus d'orange.

- Ça marche.

- Merci, petite sœur.

Elle me fait un clin d'œil puis me laisse me laver tranquillement. Bien sûr je ne traîne pas et une fois habillée, j'attrape mon téléphone resté dans ma chambre puis descends en entendant déjà des voix dans la cuisine. Steve est là en costard et boit son café en parlant avec mà tandis que Jade prépare notre petit-déjeuner. Quand j'arrive, leur attention se porte sur moi. N'oublie pas Ambre, en anglais.

- Bien dormi ? me demande Steve.

- À merveille, je suis en forme.

- Tant mieux, pas trop stressée, Jade ? intervient mà.

Ma sœur finit de tartiner la tranche de pain puis me la donne avant de répondre.

- Un peu, mais c'est plus au niveau de l'anglais que je m'inquiète.

- Pourquoi cela ? Tu parles très bien et avec fluidité, si je comprends tout ce que tu me dis, tout le monde le peut, l'encourage Steve.

Monsieur est pédagogue en plus. Ouais, je l'aime bien. Il marque un bon point et Jade a l'air d'apprécier ses paroles qui sont totalement rassurantes. Nous parlons de nos journées respectives qui sont école et travail, Steve est avocat dans un grand cabinet nommé Harry&Byrd, un peu bizarre le nom, mais bon, il en faut pour tous les goûts. Et mà travaille dans une banque au guichet. Une fois que tout le monde a fini, chacun repart dans sa chambre pour finir de se préparer, Jade qui a juste à se brosser les dents, me suit dans la mienne pendant que je me maquille, je ne mets rien de trop, juste un trait d'eyeliner, du mascara et une crème hydratante sur le visage. Vous vous doutez bien que vu que je viens de Barcelone, le soleil est mon ami, ce qui me fait économiser un max sur les fonds de teint ou poudres, mes cheveux noirs et ondulés sont ma fierté, je les adore avec un reflet brun ça fait trop bien. J'en prends soin, donc je mets régulièrement un spray pour mes boucles afin qu'elles ne se cassent pas et ne deviennent pas sèches ni fourchues. Une petite touche de parfum et je suis prête à affronter cette journée. Nos sacs avec nous, on retourne en bas et nous croisons les deux amoureux, clés en main. Mà me tend les miennes. J'ai le permis depuis mes dix-huit ans, c'est pour cela que Steve et Mà m'ont acheté une voiture, ce qui est super gentil, je vais être apte à déposer et aller chercher Jade quand je le souhaiterais et le week-end on ira faire des balades. J'apprécie vraiment cette attention. Ni une ni deux nous partons chacun de notre côté de la voiture et une fois les portières fermées, Jade inspire et expire essayant d'apaiser son stress. Je démarre et c'est parti, mon kiki. Bien sûr, j'ai mis le GPS pour ne pas me tromper, car moi et l'orientation ça fait dix millions. Je serais même capable de me tromper avec le GPS, enfin, cela m'est déjà arrivé donc je fais très attention. Je vous laisse imaginer mes notes en course d'orientation au collège.

Une catastrophe.

Papa m'a d'ailleurs toujours dit que si je me perdais, il vaudrait mieux que je me construise une cabane pour me protéger en cas d'intempérie, ainsi qu'un feu pour qu'on me repère plus vite. Inutile de chercher la sortie, je risquerais de plus m'éloigner qu'autre chose et au moins le feu attirerait les pompiers. Je ne me suis jamais perdue, grâce à mes coéquipiers donc je n'ai jamais eu à utiliser cette technique. Mais rien que dans les centres commerciaux quand j'étais enfant, je me perdais et au bout de trois fois, mes parents me mettaient un long collier avec une carte où étaient écrits mon prénom et leur numéro. Cela m'a bien aidée durant le temps où je ne savais pas où je devais aller. Bref tout ça pour dire que sans GPS je suis perdue.

Me tournant vers ma sœur, je la vois tripoter ses doigts posés sur ses genoux donc je lui souris en la rassurant.

- Ne t'en fais pas Jade.

- Je n'aime pas les rentrées.

- Au besoin tu peux m'appeler, tu le sais.

Elle hoche la tête et le reste du trajet se fait en chanson. Rien de mieux pour décompresser et passer un bon moment. Je me gare sur le parking, coupe le moteur puis la regarde fixer l'entrée du lycée.

- Tu veux que je vienne ?

Je connais déjà sa réaction, elle se tourne vers moi avec de grands yeux comme si je lui disais que son acteur préféré était mort. Sachant qu'il y a que la rigolade qui fonctionne avec Jade dans ces cas-là. Et ayant l'habitude surtout, je sais exactement quoi dire ou faire pour qu'elle stresse moins.

- Non, mais Ambre, je t'aime, mais me fous pas la honte comme ça. Pas le premier jour.

- Je rigole patate, allez file.

Elle se penche pour embrasser ma joue puis descend de la voiture, me fait un signe de main avant d'entrer dans le bâtiment sous le regard de plusieurs élèves, j'attends dix minutes au cas où je la verrais sortir en courant, mais non. J'attends toujours, depuis qu'elle est rentrée en sixième, quand nous sommes venues la première fois aux USA c'est là qu'elle avait opéré un demi-tour, au bout de trois minutes. Bon, je ne la vois toujours pas donc je peux y aller tranquille. Prenant la direction de la fac avec l'aide de mon ami le GPS, je passe devant un centre commercial qui m'a l'air top et où je compte aller prochainement. J'ai du mal à trouver une place de parking, mais heureusement je ne suis pas en retard, donc j'arrive à me garer puis vais au secrétariat grâce au plan que j'avais imprimé la veille. J'ai l'air un peu de déranger, mais mon cas nécessite dix petites minutes. Une fois les papiers rangés dans mon sac, je fais le tour du campus, toutes les activités et associations ont déposé leur stand pour recruter du monde, élargir leur rang, certains récitent leur tirade, d'autres accostent des étudiants. Je regarde toutes les propositions, discute avec certains en prenant leur flyer. Je reste aux moins deux bonnes heures à discuter, ce qui m'a beaucoup plus. Nous ne parlons pas que de leurs activités, ils ont bien remarqué mon accent et ma peau bronzée, du coup oui je suis nouvelle en ville et j'ai dix-huit ans et bla-bla-bla et bla-bla-bla. J'ai également posé des questions sur le fonctionnement de la fac, les fêtes, quelle filière est la moins en vogue, alors que je m'attendais à ce que ce soit l'option musique, c'est tout le contraire. La fille avec qui je parle - Cassandra - a des étoiles dans les yeux.

- Ne fais pas cette tête, tu verrais les canons qu'il y a là-bas.

Je rigole les bras croisés en imaginant les filles baver devant ces mecs-là et même venir assister à des répétitions avec public s'il y a. Pourtant elle tient un stand de lecture ce qui n'est pas trop en raccord.

- Et tu les connais ?

- Oh non, je ne les connais pas, mais c'est les populaires du campus, tu les remarqueras bien assez vite.

- À mon avis le pôle musique et le droit ne doivent pas se trouver côte à côte.

- Tu as raison, nous sommes à l'oppo…

Elle se stoppe en cours de route, plisse les yeux en me fixant avec attention avant de sautiller sur place.

- Attends, tu viens de dire que tu étais en droit ?

- Exactement, en première année et toi ?

- Aahhh trop bien moi aussi, elle sautille sur place. Bon, j'ai redoublé, mais je suis en première année aussi.

- On se reverra c'est cool.

D'emblée elle me file son numéro, je le rentre dans mon téléphone, je compte bien la rappeler et si nous partageons les mêmes cours ça serait formidable, elle est super sympa, drôle et a l'air d'en savoir beaucoup ici. Pour ne pas lui donner de faux espoir, je lui envoie un message pour qu'elle ait également mon numéro. Nous discutons encore un peu puis je décide d'aller explorer ce fameux campus, terrain, cafétéria, l'infirmerie, la bibliothèque pour aller récupérer mes livres et les différents endroits où j'aurai cours. Je mets bien une bonne heure à tout regarder vu que c'est grand et que je prends mon temps. Voyant que c'est le moment de déjeuner, je vais m'acheter un sandwich dans un distributeur près de la cafétéria, qui est encore fermée. Une fois dans mon sac je prends la direction du parking afin de rentrer à la maison, mais avant d'arriver à ma voiture j'entends siffler, ce qui me stoppe net.

Pardon ?

Ça existe encore des mecs qui accostent des filles en sifflant ? Quand je vais dire ça à Jade, elle ne va pas en croire ses yeux - enfin ses oreilles plutôt - je plains la fille qui se fait siffler comme un chien. Curieuse je l'avoue, je tente un coup d'œil au parking, je suis surprise de ne voir personne. Donc s'il n'y a personne, c'est moi la fille qui se fait siffler ? Oh la merde, j'ai horreur de ça. Puis c'est vulgaire en plus, regardant mieux, je trouve vite un petit groupe de quatre gars la tête tournée vers moi, un cependant à la sienne dans le capot d'une voiture et donc ne fait pas attention à moi, je suis trop loin pour bien les discerner, mais apparemment eux me voient bien, en répondant à leur interpellation, je lève mon bras et tends mon majeur bien en l'air, ce qui les fait rire.

Tontucio.

Abruti.

Cherchant mes clés dans mon sac, je ronchonne en les touchant, mais ne les attrapant pas. En soufflant, je pose ma besace et mes livres sur le capot de ma voiture et entreprenant de grande recherche. En plus, je les entends rire ce qui m'énerve parce qu'ils ne sont pas du tout discrets. Franchement ce sont des porcs pas des garçons. Ah enfin, je trouve mes clés et avant d'ouvrir ma portière un raclement de gorge se fait donc je me retourne. Moi qui croyais qu'ils se contenteraient d'une vision éloignée, j'ai eu tort. Un d'eux me fait face et d'accord même s'il est foutrement bien foutu, qu'il soit grand – ce que j'adore - et qu'il soit brun aux yeux noisette je ne me laisse pas attendrir. Lui aussi me regarde et semble attendre quelque chose de moi. Quoi ? Je n'en sais rien, mais vu qu'il doit comprendre que je ne bougerai pas le petit doigt il commence.

- Tu es nouvelle, je ne t'avais jamais vue ?

Je croyais qu'il allait directement me draguer, il la joue subtil. Ce n'est pas un forceur, je m'estime chanceuse sur ce coup-là.

- Oui, je viens d'arriver.

- Tu étais où avant ?

- À Barcelone.

Ma réponse semble un peu l'étonner, mais il sourit néanmoins. Ouais, il ne cache pas ses yeux baladeurs quand même.

- Jolie, brune, bronzée, je me disais aussi que tu n'étais pas du coin, tu viens faire quoi à Shreveport ?

- M'installer, y vivre.

- Cool, on se verra peut-être.

Je me retiens de rire, mais souris simplement, il croit qu'après m'avoir sifflée, on va devenir potes ? Je veux bien être gentille, mais faut pas pousser le bouchon.

- Désolée, mais les sifflements, ça ne passe pas chez moi.

- Oh, on t'a offensée ? Un rire mesquin sort de sa bouche. Faut te décoincer, ici c'est comme ça quand une belle nana passe.

- Bah vous ne risquez pas d'attirer mon attention.

- Si ma belle, je t'ai bien vue me mater. Tu viendras toute seule.

Levant un sourcil je m'approche afin d'être assez près pour qu'il m'entende même si je chuchotais. Il ne comprend pas et est surpris que je sois aussi près de lui. Mais je ne vais pas lui rouler un patin, ne vous n'inquiétez pas. Même si c'est tentant, je le reconnais.

- Vete a la mierda.

Contente, je recule, balance mes livres et mon sac sur le siège passager et monte dans ma voiture, j'ouvre la fenêtre en le voyant réfléchir puis il sort son téléphone, tape dessus et me regarde les yeux noirs.

- Va te faire foutre aussi.

Il a regardé sur internet pour la traduction, oh le nul ! C'est en riant ouvertement que je pars, évidemment je balance mon majeur une nouvelle fois avant de quitter le parking. Non, mais si tous les mecs sont comme ça ici, je ne risque pas de me trouver un copain dans le coin. Après cette petite mésaventure, je rentre chez Steve. Je ne m'y sens pas encore chez moi, pas maintenant c'est trop nouveau pour dire ma maison ou mon domicile. N'ayant pas besoin d'entrer, je contourne la maison pour aller dans le jardin et m'installe sur le hamac afin de manger tranquillement sous un beau soleil. Je sors mon portable pour voir si j'ai des messages. Oui j'en ai deux, un de Jade qui me dit que les garçons de sa classe sont des cons. Bah tiens, voilà encore la preuve que les mecs de cette ville sont tarés. Je lui réponds que je suis tout à fait d'accord et que moi aussi je vais lui parler de garçons. Jade finit dans une heure donc j'ai largement le temps de manger, de me poser un peu et d'aller la chercher ensuite. Le second message est de mon père qui me demande comment est la fac ici, je lui explique tout, même ma rencontre avec Cassandra en omettant bien sûr le passage du gars dont je ne connais pas le prénom. Bon ce n'est pas comme si j'allais le revoir.

Finissant de manger, je bois un peu. Il y a toujours une bouteille d'eau dans mon sac ayant souvent soif, j'en ai toujours une à proximité. J'ai eu une maladie quand j'étais jeune et les médecins ne pouvaient pas me donner de traitement adéquat, car c'était cher et ceux que je prenais, mes reins ne les supportaient pas, du coup l'eau était ma seule consolation. Je suis guérie, mais j'ai toujours ce réflexe de boire dès que j'en éprouve le besoin. D'où le fait que je vais aux toilettes dès que je me lève, la nuit il m'arrive de boire donc le matin l'envie se fait plus présente. L'heure passe et je vais chercher ma petite sœur au lycée, quand j'arrive elle m'attend déjà donc je m'arrête devant le bâtiment, la laisse monter et je démarre après qu'elle fait un signe de main à deux filles. Dès qu'elle a bouclé sa ceinture et mis son sac bien à ses pieds, je ne me retiens plus.

- Alors, raconte.

- C'était bien, je me suis stressée pour rien encore.

- Je préfère ça à ce que tu y ailles confiante et que tu sois déçue.

- Tu as raison, je suis soulagée.

Jade me raconte, un début classique, l'arrivée dans sa classe, la présentation du professeur principal, aller chercher ses livres durant la récréation, explication de l'emploi du temps par ses nouvelles amies et du règlement, manger et après cours et visite des lieux. Jade était placée à côté d'une fille et s'est directement bien entendu avec elle qui a une autre amie donc jackpot. Elle me raconte ensuite la partie avec les garçons.

- Non, mais ils sont en rut ici, je te jure. Je ne suis pas prude tu le sais hein, mais de là à me faire siffler quoi, ils ont quel âge ses Tontucios ?

Abrutis.

Mon rire attire son attention parce qu'elle est vraiment énervée. Comme moi avant en fait, elle ne comprend pas donc je m'empresse de lui raconter ma mésaventure et nous arrivons devant la maison. Tout aussi choquée que je l'étais, nous sortons de la voiture puis j'ouvre la porte en déclarant.

- Ils n'ont jamais vu d'hispanique, ils doivent se rendre compte que c'est mieux que leurs planches à pain, expliqué-je en théorie

- Mais de là à siffler, on n'est pas des chiennes.

- Que veux-tu, les mecs sont des cons.

- Ambre ?

Entendant mon prénom je tourne la tête et crie en voyant Jules, je lâche mon sac et cours pour le prendre dans mes bras. Mais qu'est-ce qu'il fout ici ? C'est dingue, Jules est un mec que j'ai rencontré cet été, on a le même âge et il était venu en vacances avec ses parents, louant une maison dans le même quartier que moi, je l'ai repéré un peu paumé et ne parlant pas espagnol. Il est super sympa et bien qu'il soit bien gaulé, ce n'est pas trop mon type. Pas comme le con de ce matin.

Pourquoi, je parle de lui moi ?

- Jules, quelle surprise.

- Moi aussi, mais que fais-tu là ?

- Vous vous connaissez ?

Me rendant compte d'une autre présence je tourne la tête et crois avoir une hallucination en reconnaissant le con de ce matin justement. Ouais, jusqu'à ce que je sache comment il s'appelle, je le baptiserai le con. Donc, le con alterne entre moi et Jules toujours dans les bras l'un de l'autre, Jules se recule un peu gêné.

- Je t'en ai parlé, c'est la fille avec qui j'ai passé mes vacances, lui dit Jules.

- Ah, et elle fout quoi chez moi ? Avec une réplique d'elle plus petite ?

- Une réplique, s'offusque Jade.

Elle s'approche du con comme je l'ai fait avant, les mains sur les hanches et les sourcils froncés.

- La réplique a un nom déjà, et nous sommes dans la maison de notre beau-père, vu ?

- C'est bon Jade, respire, la calmé-je.

- Va a cagar, ne peut-elle s'empêcher de dire en s'éloignant.

Aussitôt, il sort son portable pour trouver la traduction le faisant grogner.

- Va chier aussi hein. Bordel, des doubles qui insultent en espagnol, ça va être la joie.

- Et tu es qui au juste ? demandé-je.

Il a dit chez moi avant, donc il vit ici. Mais de tout le week-end, je n'ai pas vu sa poire, pas une seule fois.

- Connor, je suis le fils de Steve.

- Il a un fils ? Première nouvelle, réagit Jade.

- En même temps vu qu'il n'y a aucune photo, on ne pouvait pas deviner, continué-je.

- Bah moi j'espérais que vous resteriez chez vous, râle le con.

Non, pardon Connor, il a un prénom maintenant. Cependant le con, cela lui allait à merveille comme surnom.

- Et je suis son cousin, déclare Jules avec un grand sourire.

Il est mignon à essayer de détendre l'atmosphère. Mais c'est chouette, cela veut dire que nous nous verrons souvent. Cependant une petite discussion s'impose avec nos parents, ils ne nous ont pas parlé de Connor et je ne trouve pas ça normal. La moindre des choses était de nous le dire, pas de le rencontrer directement, mais au moins nous avertir de la présence d'un autre habitant, vu que nous allons devoir cohabiter. Enfin bon, c'est fait et maintenant, nous allons devoir cohabiter. Je n'aime pas les surprises et Jade non plus.

Récapitulons notre journée.

Premier point positif, Jules est là.

Premier point négatif, le fils du copain de ma mère est un gros CON SEXY.

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