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Couverture du roman FANTA

FANTA

Découvrez l'histoire de Fanta, une jeune femme dont le parcours a été forgé par l'exemple de sa mère. Cette dernière, parent célibataire, a bravé d'innombrables épreuves et souffrances pour offrir un avenir à sa fille. Aujourd'hui, c'est au tour de Fanta de prendre son envol et de définir sa propre destinée. Suivez dès demain le récit touchant de cette quête personnelle et de cet héritage de courage. Une chronique sincère sur l'ambition et les liens familiaux.
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Chapitre 2

Le jour-j arriva, comme prévu avec Marlise, elle aida maman à se choisir une tenue, je lui avais envoyé l’adresse du restaurant dans son téléphone elle devait m’y rejoindre et Marlise devait rester chez tata Gaby, j’étais tout simplement cachée chez elle attendant patiemment qu’elle sorte pour regagner la maison.

Marlise et moi croisions les doigts pour que ça marche, assisent au salon nous regardions un film…

Trois heures de temps s’étaient écoulées, on frappa à la porte c’était maman j’ouvris, Marlise lui sauta dans les bras.

Marlise : maman !

Mariam : bonsoir mon poussin, tu n’es pas encore couchée ?

Marlise : non Fanta et moi t’attendions, dis Mr Thierry sera notre nouveau papa ?

Maman regarda Marlise l’air interrogateur puis se retourna pour me regarder elle n’était pas fâchée, certainement sa soirée c’était bien déroulée.

Mariam : Fanta dans quoi as-tu embarqué ta sœur ? Tu m’as bien eu.

Fanta(sourit) : haha ! À te voir sourire ça signifie que la soirée s’est bien déroulée, youpi !

Mariam : hum ! Ne criez pas encore victoire trop vite, je prendrai le temps de l’étudier pour ne pas me précipiter. Je m’étais dirigée vers ses bras elle nous embrassa tendrement avec ma sœur, les bras de maman étaient les seuls endroits où je me sentais en sécurité quel que soit le problème que j’avais, jy trouvais toujours du réconfort.

Maman entama une relation avec Mr Thierry, elle se sentait revivre, le bonheur avait enfin frappé à sa porte, ma sœur et moi avions enfin un père.

Quelques mois plus tard il lui fit sa demande en mariage, maman attendait également un heureux évènement, on célébra leur union à la mairie et l’Eglise une simple et belle cérémonie fut organisée, elle fut belle. Un mois après le mariage nous emménagions dans notre nouvelle maison, notre papa venait de finir de la construire, une demeure modeste avec trois chambres une douche un salon un petit jardin où poussaient des fruits entouré d’une clôture avec un petit portillon devant. Elle était belle notre maison !

Dieu n’avait pas oublié ma maman, le bonheur avait enfin frappé à sa porte. Notre beau-père était le meilleur des papas, il nous aimait tellement comme ses propres enfants et nous cajolait, et nous le présentions avec fierté à nos amis.

Maman donna naissance à auguste notre petit frère durant les vacances, un bébé rond et dodu, il était beau, et calme il ne perturbait point et faisait bien ses nuits. Quand auguste eu un an, papa trouva du boulot à maman, un poste de secrétaire de direction dans une entreprise de la place, elle était très heureuse et plus épanouie.

Papa était un guide touristique pour une grosse boite de la place ce qui l’emmenait à voyager parfois, leurs clients étaient principalement des étrangers parmi lesquels des européens, des américains et asiatiques.

Un jour ils devaient faire la visite guidée d’un site touristique à des étrangers, le sentier n’était bien aménagé, tout en racontant ‘histoire du site il les faisait découvrir également tout ce qu’il regorgeait sur le chemin du retour, ils s’étaient tous posés sur l’herbe verdâtre du haut d’une colline pour admirer la ville, papa fut mordu par une vipère qui fila aussitôt, il se tordit de douleur, on lui fit un garrot, l’hôpital était à une heure du site le temps d’y arriver il avait rendu l’âme en cours de route.

La nouvelle nous avait paru comme un choc, j’avais l’impression d’avoir perdu une partie de moi, papa Thierry n’était plus et ma mère en était très affectée lorsqu’elle voyait auguste faire ses premiers pas elle pleurait sans cesse. Quel malheur ! ma mère était-elle poisseuse ? Pourquoi soufrait-elle autant ? Le bonheur n’était que de courte durée dans notre famille. Elle se retrouvait veuve à trente-cinq ans avec trois enfants à sa charge.

Le temps passait mais la douleur était toujours vive, auguste entra à l’école maternelle, Marlise en sixième et moi en terminale. Maman se donnait à fond dans son boulot pour oublier sa peine, le seul bien que son mari lui avait laissé était notre demeure…

Jusqu’au jour où elle rentra plus tôt, j’étais entrain de cuisiner, lorsque Marlise vint me trouver.

Marlise : Fanta, maman vient de rentrer, et elle n’a pas l’air d’aller bien tu ferais mieux d’aller la voir ça m’inquiète

Je pris les propos de Marlise au sérieux, de plus la nourriture était prête je lassai la charge à ma sœur de servir auguste. Je la trouvais au salon tenant sa photo de mariage en main, on pouvait la voir heureuse aux cotés de papa Thierry, ça me fendait le cœur de la voir ainsi. Je m’assis près d’elle essuyant les larmes qui s’écoulaient de ses yeux .

Fanta : maman calme toi tout ira bien je te le promets.

Mariam : je suis fatiguée de lutter, je n’ai plus de force.

Fanta : nous sommes là maman ! Tu as le souffle de vie tu peux toujours lutter pour t’en sortir.

Mariam : Fanta ton père m’a abandonné, celui de Marlise pareil, et Thierry l’homme qui m’a fait reprendre goût à la vie est mort…(pleures). Regarde ceci (Maman me tint une lettre et je la pris) c’est ma lettre de licenciement je n’ai plus de boulot avec quoi vais-je m’occuper de vous, je vais devoir tout recommencer à zéro…Silence…c’est quelle vie triste ça ? Qu’ai-je bien pu faire au bon Dieu ? Mes ancêtres l’ont-ils offensé pour qu’il me fasse payer le prix de leurs erreurs ? (Pleures).

Je pris ma mère dans les bras et je la serrai de toutes mes forces je ressentais le besoin de la protéger. L’entreprise était au bord de la faillite et le directeur général avait dû réduire le personnel et elle en faisait partir. J’avais la rage de vaincre, je devais réussir pour essuyer les larmes de ma mère.

J’obtins mon baccalauréat deux mois plus tard, maman était très fière, mais sa joie redescendit aussitôt, elle m’annonça qu’elle ne pourra pas me payer les études universitaires, qu’allais-je devenir ?

Tata Gaby et sa fille avaient gardé de bonnes relations avec nous, elle avait soutenu ma mère dans cette dure épreuve.

Sandra était ma meilleure amie, nous n’avions aucun secret l’une pour l’autre malgré le fait que je n’aimais pas beaucoup son mode de vie, je ne la jugeais pas pour autant, d’un côté il y’avait la Sandra qui se baladait d’homme à homme pour avoir des objets luxueux et de l’autre celle qui était mon amie et était toujours présente pour moi.

Elle aussi avait obtenu son diplôme, elle ne désirait plus poursuivre ses études…

J’étais couchée dans ma chambre repensant à la conversation avec ma mère où elle m’annonçait qu’elle n’avait pas d’argent pour payer mes études supérieures, mon téléphone sonna, c’était Sandra, je décrochai…

Sandra : salut chérie, tu es où ?

Fanta : à la maison !

Sandra : décidément tu vas te marier avec votre maison là, tchuips quand je t’invite à sortir tu refuses, tu es trop casanière une belle fille comme toi! Comment veux-tu qu’un homme fortuné te remarque si tu es toujours chez vous?

Fanta : hum Sandra je n’ai pas la tête pour des discussions pareilles tchuips, j’ai des problèmes plus sérieux. Avais-je dit sèchement.

Sandra : aka tu as quel problème qu’on ne peut pas résoudre ?

Fanta : tu sais bien que ma mère a été licencié il y’a deux mois, elle m’a dit hier qu’elle n’avait pas suffisamment d’argent pour me payer mes études universitaires, elle pourra uniquement payer ceux de mes frères cette année. Comment vais-je faire je veux aller à l’école.

Sandra : tchuips c’est tout ça ? C’est même d’abord l’école de quoi une femme ne doit pas trop fréquenter, quand je te propose de sortir avec certains de mes amis riches là tu refuses, la sainte Fanta voilà que tu lis l’heure.

Fanta : Sandra tu sais bien que jamais je ne vendrai ma dignité, encore moins pour de l’argent je préfère galérer.

Sandra : hum ! okey ! Tu es mon amie je ne peux pas te laisser tomber, je vais demander autour de moi s’il y’a un boulot même si c’est un an tu pourras économiser pour te payer les études.

Fanta : Sandra un vrai boulot pas ce que tu fais souvent.

Sandra : hum tu me prends pour qui, fanta tu es ma sœur je vais te trouver un boulot reste tranquille ne réfléchis plus, te connaissant comme tu aimes tellement l’école sur que tu as déjà réfléchir à toutes les options jusqu’à te donner les migraines.

Fanta : c’est vrai !

Sandra : je vais t’envoyer un om pardon boit quelque chose avec arrête de réfléchir les gens meurent d’avc tous les jours tu es trop jeune pour partir !

Fanta : merci Sandra !

Sandra : je viendrai en semaine à la maison pour te rendre compte !

Fanta : okey, merci ma best !

Sandra : je t’en prie !

Sandra raccrocha, le sourire se dessina à nouveau sur les lèvres, Sandra tenait toujours ses promesses c’était le genre de fille que lorsqu’elle vous estimait elle était prête à mourir ou aller au front pour vous. Comme promis Sandra vint me trouver à la maison quatre jours plus tard, les bras chargés de cadeaux pour mes petits frères, ils étaient heureux de la voir comme à chaque fois, maman visionnait au salon, elle relooka Sandra de la tête au pied.

Sandra : bonsoir maman !

Mariam : bonsoir ma fille comment tu vas ?

Sandra : très bien et toi ?

Mariam : bien, et ta mère Comment va-elle ?

Sandra : bien maa !

Mariam : pourquoi te laisse-elle t’habiller ainsi ? Tous ses vêtements classes et chics qui te les donne Sandra ?

Sandra : euh…Maa je travaille !

Mariam : c’est quel boulot qui te permets de te payer tous ses vêtements et chaussures luxueux, ma fille le dehors que tu vois là à les dents, nous avons tous fait ça fais attention !

Sandra : d’accord maa !

Mariam : allez-y ! (s’adressant à Sandra et moi)

Je la pris par la main et nous nous déridions dans ma chambre. Nous nous sommes posées sur le lit pour discuter.

Sandra :ta mère est plus qu’un militaire, mince !

Fanta : je suis sur que si tu vivais ici, tu aurais été droite comme une aiguille, elle ne frappe pas mais elle est très stricte sur l’éducation, elle n’a pas besoin de gueuler pour se faire entendre chacun sait ce qu’il a fait.

Sandra : haha ! Mais je l’aime bien ta mère au moins elle a du temps pour vous, elle se consacre à vous, pas comme ma part qui est tout le temps dehors on ne sait même pas ce qu’elle cherche.

Fanta : on ne choisit pas ses parents, on fait avec !

Sandra : si moi on m’avait donné le choix, j’aurais choisi la tienne ! bref par rapport à ce qu’on s’est dit, je t’ai trouvé quelque chose à faire ?

Fanta : quoi ma copine ? Demandai-je toute excitée .

Sandra : j’ai un ami qui m’a dit qu’on recherchait une ménagère chez un de ses amis d’enfance, celui-ci étudie au canada et ses parents vivent dans un quartier huppé dans le centre-ville.

Fanta : hum Sandra, ménagère c’est ta part de travail que tu as vu que tu pouvais me donner là-bas tchuips.

Sandra : regardez-moi sa bouche, jusqu’à elle allonge ça mek mek ! Tu as trouvé mieux ? Mon ami dit qu’ils peuvent bien te rémunérer, au bout d’un certain temps tu pourras suffisamment économiser pour financer tes études supérieures et aider même ta mère dans certaines charges, tu pourras même avoir des bonus. Tu crois que tu vas trop travailler quoi ? Réfléchis bien avant de prendre une décision je vais te laisser j’ai un rendez-vous. Tiens c’est pour toi !

Fanta : Sandra tu en fais trop, tu m’as déjà donné de l’argent il y’a quelques jours.

Sandra déposa la somme sur le lit.

Sandra : tu racontes même quoi, en tout cas donne-moi vite ta réponse des offres comme ça, ça ne court pas les rues bisou ma best.

Sandra partit et je restai longtemps cogiter. Le soir venu j'en parlai avec maman.

Fanta : maman j’aimerai que nous discutions.

Mariam : oui ma fille, je t’écoute !

Fanta : il y’a quelques jours tu m’as annoncé que tu ne pourras pas me payer les études universitaires par faute de moyen, en fait j’ai trouvé un boulot femme de ménage dans le centre ville ça me permettra d’économiser sur toute l’année !

Je n’avais pas dit à maman que c’était Sandra qui me l’avait trouvé de peur qu’elle refuse pensant à des choses louches.

Mariam : c’est super ma fille, toi-même tu sais que ça me brise le cœur cette situation. Tu es déjà ne grande fille de surcroît très mature, tu es l’ainée et tu dois montrer le bonne exemple à tes cadets, j’espère qu’ils te traiteront bien, au moindre problème tu m’en parle ma fille.

Fanta : d’accord maman, ils veulent une ménagère résidente.

Maman réfléchir longuement.

Mariam : quel est le salaire que tu percevras à à fin du mois ?

Fanta : je ne sais pas j’ai rendez vous avec ma patronne dans quelques jours, c’est une famille fortunée, ils me paieront certainement très bien.

Mariam : tu as toutes mes bénédictions ma fille, viens dans mes bras(Mariam serre chaleureusement sa fille dans ses bras) beaucoup de courage.

Fanta : merci maman !

Le lendemain j’appelais Sandra pour lui annoncer la bonne nouvelle, elle était très contente, elle appella aussitôt son ami pour lui faire part de ma décision. Il en fit part aux parents de son ami qui organisèrent un petit entretien prévu dans deux jours. Je stressais et priait dans mon petit cœur pour qu’ils me prennent comme leur femme de ménage j’avais vraiment besoin de ce boulot, je priais du plus profond de mon cœur pour que Dieu exauce mon souhait.

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