Couverture du roman D'une femme stérile à la Reine du Don

D'une femme stérile à la Reine du Don

9.3 / 10.0
Alors qu'Ainsley gère les comptes occultes de sa famille, elle découvre l'infidélité de Damien. Son mari finance sa maîtresse et leurs cinq enfants cachés avec la fortune des Dubois, tout en reprochant à Ainsley sa stérilité. Or, il a subi une vasectomie secrète pour la manipuler. Face à cette trahison cruelle et aux années de souffrance imposées, l'héritière de la mafia ne pleure pas. Elle réclame vengeance. D'un simple appel, elle ordonne la ruine totale de celui qu'elle a trop longtemps protégé.

D'une femme stérile à la Reine du Don Chapitre 1

J'étais en train d'examiner les comptes de blanchiment d'argent quand mon mari m'a demandé cent mille euros pour la nounou.

Il m'a fallu trois secondes pour réaliser que la femme qu'il essayait de payer portait mes boucles d'oreilles Chanel vintage disparues.

Damien m'a regardée droit dans les yeux, utilisant sa meilleure voix de médecin.

— Elle est en difficulté, Ainsley. Elle a cinq garçons à nourrir.

Quand Casey est entrée, elle ne portait pas d'uniforme. Elle portait mes bijoux et regardait mon mari avec une familiarité intime.

Au lieu de s'excuser quand je les ai confrontés, Damien l'a protégée. Il m'a regardée avec un mélange de pitié et de dégoût.

— C'est une bonne mère, a-t-il ricané. Quelque chose que tu ne pourrais pas comprendre.

Il a utilisé l'infertilité que j'avais dépensé des millions à essayer de guérir comme une arme contre moi.

Il ne savait pas que je venais de recevoir le dossier de l'enquêteur.

Le dossier qui prouvait que ces cinq garçons étaient les siens.

Le dossier qui prouvait qu'il avait subi une vasectomie secrète six mois avant que nous commencions à essayer d'avoir un bébé.

Il m'avait laissé endurer des années de procédures douloureuses, d'hormones et de honte, tout en finançant sa famille secrète avec l'argent de mon père.

J'ai regardé l'homme que j'avais protégé de la violence de mon monde pour qu'il puisse jouer à Dieu en blouse blanche.

Je n'ai pas crié. Je suis une Dubois. Nous exécutons.

J'ai pris mon téléphone et j'ai appelé mon homme de main.

— Je veux qu'il soit ruiné. Je veux qu'il n'ait plus rien. Je veux qu'il souhaite être mort.

Chapitre 1

Ainsley POV

J'étais en train d'examiner les comptes de blanchiment pour les opérations de la Côte d'Azur quand mon mari m'a demandé cent mille euros pour s'assurer la loyauté d'une femme qui portait déjà mes boucles d'oreilles Chanel disparues.

Il a fallu trois secondes pour que la demande s'imprime dans mon cerveau.

Trois secondes où le seul son dans la salle à manger était le grattement agressif de mon stylo sur le papier épais d'un registre qui n'existait pas techniquement.

J'ai levé les yeux.

Damien se tenait au bout de la table.

Il avait tout du Chef de Chirurgie que j'avais payé des millions pour créer. Son costume était un lainage italien sur mesure ; ses mains étaient impeccables – les mains d'un guérisseur.

Mais ses yeux étaient fuyants, se dirigeant nerveusement vers la porte de la cuisine où Casey écoutait sans aucun doute.

J'ai posé mon stylo. Il a produit un clic sec contre l'acajou.

— Tu veux doubler le salaire de la nounou, ai-je dit.

Ma voix était neutre. C'était le ton précis que mon père utilisait quelques instants avant d'ordonner un contrat.

Damien a ajusté sa cravate, un tic nerveux qu'il avait développé chaque fois qu'il devait me demander de l'argent des comptes de la Famille.

— Elle est en difficulté, Ainsley, a-t-il dit.

Il a pris sa meilleure voix de chevet – le ton solennel et étudié qu'il utilisait pour annoncer aux familles que leurs proches ne passeraient pas la nuit.

— Elle a cinq garçons à nourrir.

Je me suis adossée à ma chaise. Le cuir a grincé sous mon poids.

Je l'ai regardé. Je l'ai vraiment étudié.

J'ai vu l'homme pour qui j'avais défié les Parrains. L'homme que j'avais protégé du sang et de la violence de mon monde pour qu'il puisse jouer à Dieu dans une blouse blanche stérile.

Et puis j'ai regardé la porte de la cuisine.

Casey l'a poussée avec sa hanche.

Elle portait un plateau de café. Elle ne portait pas d'uniforme. À la place, elle portait un pull en cachemire moulant qui tendait sur sa poitrine et un jean qui semblait peint sur elle.

Et là, pendant à ses oreilles, se trouvaient les pendants Chanel vintage que mon père m'avait offerts pour mon vingt-et-unième anniversaire.

Je n'ai pas cillé.

Je n'ai pas crié.

Je suis une Dubois. Nous ne crions pas. Nous exécutons.

J'ai reporté mon regard sur Damien.

— Tu veux donner à une nounou civile un salaire qui rivalise avec celui de mes meilleurs lieutenants, ai-je dit, ma voix dangereusement calme. Et tu veux fournir une couverture médicale complète pour toute sa marmaille par l'intermédiaire de l'hôpital.

Damien a hoché la tête avec empressement.

— C'est la bonne chose à faire, a-t-il dit. Nous avons tellement, Ainsley. Pourquoi es-tu toujours si froide ?

Il s'est approché, posant ses mains sur la table.

— Ce n'est que de l'argent. De l'argent sale, qui plus est.

La température de la pièce a chuté de dix degrés.

Il avait dit tout haut ce qu'il pensait tout bas. Il était heureux de dépenser l'argent du sang, mais il en détestait la source.

Casey a posé le café. Elle s'est attardée.

Elle a posé une main sur l'épaule de Damien, un geste désinvolte et intime qui m'a retourné l'estomac. J'ai vu la façon dont Damien s'est appuyé contre son contact.

C'était léger. Imperceptible pour quiconque n'avait pas passé cinq ans à mémoriser son langage corporel.

Mais je l'ai vu.

J'ai regardé Casey.

— Jolies boucles d'oreilles, ai-je dit.

Elle les a touchées, ses doigts voletant.

— Oh, merci, Madame Moreau. C'est Damien qui me les a données. Il a dit que c'était juste des bijoux fantaisie qui traînaient.

Le silence qui a suivi était assourdissant.

Damien a pâli. Il m'a regardée, la terreur fulgurant dans ses yeux.

Il savait.

Il savait que voler un Dubois était une condamnation à mort. Mais il s'était habitué. Il avait oublié que la femme assise en face de lui n'était pas seulement sa femme ; j'étais la fille du Parrain.

Je me suis levée.

— Virez-la, ai-je dit.

Damien s'est redressé.

— Non.

Le mot est resté en suspens dans l'air.

Il ne m'avait jamais dit non auparavant. Pas quand ça comptait.

— Elle reste, a-t-il dit, sa voix tremblant d'une fausse bravade. Elle a besoin de nous. J'ai besoin de son aide avec la maison. Tu n'es jamais là, Ainsley. Tu es toujours avec ton père. Tu es toujours avec les affaires.

Il projetait. Il essayait de réécrire l'histoire, me peignant comme la méchante pour justifier ses propres péchés.

J'ai contourné la table. Mes talons claquaient en rythme sur le sol en marbre.

Je me suis arrêtée à quelques centimètres de lui.

Je pouvais sentir son parfum bon marché à la vanille sur son col. Il se mélangeait à l'eau de Cologne chère que je lui avais achetée, créant une odeur qui sentait la trahison.

— Est-ce à propos de ses fils ? ai-je demandé.

Ma voix était un murmure.

Damien a tressailli.

— Veux-tu jouer au père pour la lignée d'un autre homme parce que tu ne peux pas donner un héritier à la Famille ?

Son visage s'est vidé de toute couleur.

Il m'a attrapé le bras. Sa prise était dure. Trop dure.

— N'ose pas, a-t-il sifflé. Ne parle pas de ça.

Il a regardé Casey, terrifié qu'elle puisse entendre la vérité sur son corps brisé. Sur la honte qui le tenait éveillé la nuit.

J'ai baissé les yeux sur sa main sur mon bras.

Puis j'ai levé les yeux dans les siens.

— Tu as cinq secondes pour me lâcher, Damien. Ou je te rappellerai exactement quel sang coule dans mes veines.

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Table des matières de D'une femme stérile à la Reine du Don

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