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Couverture du roman DOUTES

DOUTES

À 19 ans, une serveuse accumule les retards dans un bar réputé, risquant la colère d'un patron indulgent. Sa vie bascule quand elle percute un client glacial au costume coûteux. Malgré sa maladresse, elle refuse de se laisser intimider par cet inconnu méprisant. Mais l'enjeu dépasse une simple dispute : elle détient sans le savoir un objet convoité par le chef de la mafia italienne. Entre danger et sentiments naissants, cette rencontre fortuite va sceller son destin.
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Chapitre 2

Point de vue d'Alvaro :

Je descendis en quelques enjambées les escaliers pour rejoindre mes hommes dehors.

- Alvaro enfin, c'est quoi le plan ? me demanda Kail en me voyant revenir.

Un plan, je n'en avais pas.

Mais je me suis bien gardé de le faire savoir aux trois hommes en face de moi.

Ils attendaient des ordres

Mes ordres.

Mon esprit était tourmenté, par mes affaires certes , mais surtout par la femme qui se trouvait dans ma villa... Lina.

Bon sang, tout est allé si vite. Je n'ai pas vraiment réfléchi.

J'étais dans cette boite , assis comme à mon habitude à ma table , avec mes hommes .

Je buvais quelques verres. Quand un homme que je connais que trop bien s'est installé tranquillement en face de moi. Un sourire arrogant accroché à son visage.

Parèz. Un gars avec qui j'avais travaillé de nombreuses fois.

Je lui ai demandé ce qu'il voulait et il m'a rapidement expliqué qu'une jeune femme était recherchée.

Apparement elle aurait des informations importantes sur des codes .

Plusieurs mafieux la recherche. Apparement ces informations valent beaucoup d'argent.

Et ça, ça m'a tout de suite plus intéressé.

Pas que j'ai besoin d'argent , loin de la . Mais j'ai toujours besoin de sentir le pouvoir.

Et hors de question de laisser d'autres sans accaparer.

Il m'a ensuite indiqué où se trouvait la jeune femme.

Derrière le bar . Il me fallait ces informations avant les autres . Alors je me suis levé sans réfléchir, pour aller à sa rencontre

Mais c'est sans compter que cette idiote ne regardait pas où elle allait et m'a renversé la moitié des bières sur ma veste.

Elle m'a ensuite répondu.

Son audace m'a surprit . Mais j'ai vite compris après être allés dans le bureau de son patron, qu'elle ne m'avait pas reconnu.

J'ai adoré voir sa réaction quand elle a enfin compris qui j'étais.

Je n'ai pas vraiment réfléchi et je l'ai embarqué dans la voiture. Et bien sûr elle ne s'est pas laissé faire. Ça m'a amusé de l'écouter répondre avec audace. Je savais que dans peu de temps .Cette audace allait être vite remplacé.

Parce que quand je veux quelque chose je l'obtiens toujours.

****

Réveillée par des bruits a l'extérieur, je me suis levé du lit en sursaut . Hier les événements m'avaient exténué et je m'étais rapidement assoupie.

Quelque chose attira mon attention dans le coin de la chambre, sur un siège , Alvaro était assis, il me regarda longuement en fumant une cigarette.

Il paraissait calme. Il tira une derrière taf avant d'écraser le bout dans un cendrier posé sur l'accoudoir du siège noir.

Puis il se leva, marcha lentement jusqu'à moi. Sans me lâcher du regard. Tout en faisait accélérer mon pouls . Si ça continuait mon cœur allait lâcher .

Il s'est assis au bord du lit , à posé ses coudes sur ces genoux et a inspiré profondément avant de re planter son regard dans le mien.

- Dis moi ce que tu sais. a t'il dit d'une froideur intense.

Ce que je sais ? J'en sais des choses . Mais je ne savais pas de quoi il parlait

Il arqua un sourcil face à mon long silence et sembla s'impatienter.

- Ce que je sais ? De quoi parlez vous ? dis-je d'une voix assurée

Sa mâchoire s'est contractée.

-J'ai pas le temps d'attendre, ne fait pas l'innocente et parle de ce que tu sais où je te jure qu-, tonna t'il

- Évitez d'hausser le ton ! Je ne suis pas un de vos hommes à qui vous donnez des ordres ! D'abord vous me kidnapper et vous- répliquai-je rapidement sans réfléchir

Je n'ai pas eu le temps de terminer ma phrase.

A une vitesse effrayante, sa main s'était enroulé autour de mon cou.

Sa poigne était ferme.

Nous étions proches ,il me dépassait largement .

J'ai levé les yeux vers lui Son regard était intense

Ses yeux était noirs ,très sombres . On s'est regardés pendant quelques secondes qui m'ont semblés interminable.

Puis je suis revenu à la réalité quand je n'ai plus senti l'air passer .

J'étouffais . Il l'a sûrement remarqué parce qu'il a desserré sa main de mon cou sans pour autant me lâcher.

-Ose, ose encore me parler sur ce ton et je te garantis que tu vas vite te retrouver avec une balle dans ta putain de tête. gronda t'il d'une voix rauque.

Je l'ai fixé sans pour autant répondre

Il a arqué son sourcil

- Répond moi quand je te parle. continua t'il agacé.

- Oui. soufflais-je doucement.

il a légèrement penché sa tête sur le côté.

- Oui quoi ?

- Oui j'éviterais de vous froisser à l'avenir.

Je ne voudrais pas que des rides sur votre visage viennent avant l'âge. rétorquais-je.

Répondre comme ça était sans doute du suicide.

Mais depuis que mes parents étaient morts . J'avais vécu difficilement en faisait des choix désespérés.

Ce qui m'avait emmené à côtoyer des personnes qui m'avait déjà menacés.

On m'a limite torturé pendant quelques jours.

Alors certes en face de moi se trouvait le chef de la mafia italienne, mais je n'allais surtout pas me laisser faire .

Il m'a regardé, puis il a ricané, un rire nerveux.

Pour me faire comprendre que je n'aurais pas du ouvrir ma bouche de cette manière . Il m'a attrapé le poignet et m'a tiré hors de la chambre. On est descendu les escaliers rapidement. J'ai failli trébucher plusieurs fois à cause de la force avec laquelle il me tirait , mais il avait l'air de s'en foutre complètement.

On est arrivé à la cuisine , les hommes qui étaient avec moi dans la voiture, s'y trouvaient.

-Antonio, Kail, Diego , faites moi le plaisir de lui montrer nos salles du bas . dis Alvaro a ces hommes

Les salles du bas ? J'avais aucune envie de voir ce que c'était.

Celui qui devait s'appeler Diego répondit.

-Les salles du bas patron ?

- J'ai l'air de deconner ou quoi?

- Bien. acquiesça t'il en s'approchant de nous.

Alvaro me lâcha le poignet et Diego me poussa vers les escaliers du bas .

- Attend tu m'emmènes ou? demandais - je paniquée

- Ferme la, à ce que je vois t'as bien énervé le patron pour qu'il t'emmène faire un tour en bas » dit-il en me jetant un regard noir

On est arrivés en bas. Du sang séché sur le sol et une odeur de mort trônait dans ce couloir

J'ai vite, très vite compris que j'étais bien plus dans la merde que je le croyais

Point de vue d'Alvaro

Je suis remonté dans mon bureau en vitesse . Cette fille est insupportable, me manquer de respect comme elle l'a fait est inconcevable.

Elle ne manquait pas de caractère

Même face à moi.

J'ai tué pour moins que ça, mais j'ai encore besoin de cette fille , elle a des informations très importantes qui pourrait aider mon business.

Tout mes ennemis sont sûrement à sa recherche, mais c'est chez moi qu'elle se trouve.

Elle n'a pas l'air de bien comprendre ce qu'elle fout ici

Soit elle est bête soit elle joue très bien son rôle d'innocente

Mais je vais vite obtenir ce que je veux et je la tuerai sur le champ

La petite promenade qu'elle va faire dans les sous-sols vont sûrement lui remettre les idées en place.

Et si elle ne se décide pas à me raconter ce qu'elle sait, je passerais à la manière moins tendre.

Point de vue de Lina

Cela fait dix minutes que Diego m'a enfermé dans une cellule minuscule. L'odeur est nauséabonde.

Le sol est taché de sang et la pièce est à peine éclairée.

J'ai des sueurs froides , et j'ai envie de vomir Mais ce qui m'inquiète le plus c'est que je fais de l'asthme. Et que je n'ai pas d'inhalateur sur moi.

Mes long cheveux sont emmêlés entre eux et je porte toujours ma robe . Je n'ai plus mes talons qui sont sûrement restés dans la voiture avant ma tentative de fuite.

Je tremble , j'ai froid et je commence fortement à angoisser de me retrouver ici, sans savoir pourquoi

« dis moi ce que tu sais »

Ce que je sais ? Au vue de mes nombreuses fréquentations on m'en n'a raconté des choses. Et puis mon travail se terminait souvent très tard et comme je faisais la fermeture il restait les mafieux bourrés qui me racontaient leurs problèmes futiles.

Ils se disaient qu'une fille comme moi ne ferait pas attention à leurs confidences

Mais au contraire, j'écoutais.

Pourquoi?

Pas que je pensais que ça me serait utile après mais simplement ça me divertissait pas mal.

Et ça n'a pas loupé, le chef de la mafia italienne m'a kidnappé pour des informations.

Ça a l'air plutôt important au vue de son énervement de tout à l'heure quand je lui ai dit que je ne comprenais pas de quoi il parlait

Le problème c'est que je ne savais vraiment pas de quoi il parlait , sauf que monsieur n'est pas du genre à expliquer ces attentes et préfère hausser la voix que parler calmement

J'ai eu peur pour la suite

Je pense sincèrement qu'il va me tuer, il ne doit pas être du genre à faire visiter ses sous-sols super accueillant et laisser repartir la personne

De toute manière je n'ai personne qui m'attend chez moi

Mes parents ont été tués a la suite d'un cambriolage qui a mal tourné

Moi je ne m'y trouvais pas à ce moment là

Je suis fille unique, aucune autre famille déclarée

Pas de vrais amis, seulement des fréquentations ou connaissances

Je ne pense pas que quelqu'un va pleurer ma mort

J'ai besoin de fumer

une mauvaise habitude que j'ai depuis peu

A cause de mon dernier petit copain qui ne faisais que me stresser

Depuis je ne m'arrête plus

Et quand je n'ai pas mon cotât de cigarette par journée, je suis encore plus énervé

Et c'est vraiment pas le moment

Des sons et des pleurs proviennent des cellules a côté de moi

Je n'ose même pas regarder dans quel état sont ces gens

Je suis fatigué, je ne sais pas quelle heure il est mais mon manque de sommeil se fait ressentir

Sauf que je lutte , je ne veux pas m'endormir ici, surtout pas

Point de vue de Kail

Je toque à la porte du bureau d'Alvaro.

- Entre

Je passe le pas de la porte et trouve Alvaro assis sur son siège, une cigarette à la main, l'air pensif

- Patron par rapport à- commençais-je

- si c'est par rapport à la fille je m'en fous .

La seule chose qui m'intéresse venant d'elle c'est si elle a craché les infos . Sinon je m'en contre fou » me coupa t'il méchamment

Il est sur les nerfs, compris

- Elle est dans une cellule depuis maintenant 3 heures, on devrait lui donner à manger ou a boire. dis-je

Il me reluqua et émit un rictus

-Je peux savoir d'où te viens cette soudaine envie de t'occuper d'une prisonnière, il y a plusieurs filles en bas et c'est la première fois que tu proposes ça. jugea t'il

- Oui seulement je-

- Ne me dit pas que t'es sous le charme de cette puttana ? ricana Alvaro

Cette fille était indéniablement belle c'est vrai, mais ce n'était pas pour ça

Dès que je l'ai vu elle m'a fait penser à ma petite

Sœur

Mais il faut que je me reprenne vite devant Alvaro, surtout ne pas montrer que cette fille me touche et reprendre son rôle de mafieux

- Non Alvaro cette fille n'est pas attirante , je faisais seulement une proposition, Bien maintenant que faisais nous ? menti-je en attendant ces ordres.

- Je pense qu'on devrait descendre lui rendre une visite. termina Alvaro en se redressant de son siège.

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