
Course Contre La Mort
Chapitre 3
#la_course_contre_la_mort
3.
~~Jour-j -14 jours !~~
Le matin je me suis réveillée avec le corps engourdi je n’avais pas dormi de la nuit après ce cauchemar, je me dirigeais à la douche pour prendre mon bain. Je me plaçais devant le miroir j’avais mauvaise mine.
Je me suis aspergée de l’eau sur le visage ça me faisait un bien fou de recevoir en peu de fraîcheur sur mon visage. Je me mis à me brosser les dents et soudain le miroir devint sombre et l’image d’Edith apparue devant moi je sursautais et je reculais, paralysée par la peur.
-Isabelle j’ai peur, s’il te plaît sauves moi mon amie!
-Edith qu’est ce qu’ils t’ont fait ma sœur ?
-Dépêche toi !
L’image disparue, je frappais le miroir de toutes mes forces dans l’espoir de la voir surgir à nouveau, je mis à sangloter.
--Edith ! Non pas toi !
Je pris rapidement mon bain, ensuite je m’habillais, je refermais ma chambre et donna la clef à la récéption, il fallait que je trouve rapidement une solution pour me loger, juste une nuit dans ce motel et je ne le supportais plus, il était assez bas de gamme et situé dans un quartier très dangereux.
Je pris un taxi qui me déposa à l’hôpital. Devant l’hôpital se tenait des journalistes qui se précipitèrent vers moi à ma descente du taxi.
-Mademoiselle Atangana que savez vous sur le présumé vol de corps de Mademoiselle Biloa Edith ? Nous savons que vous étiez de bonnes amies et son médecin traitant.
J’étais abasourdie par ce que je voyais mais quel toupet ! La presse était toujours à l’affût des informations lorsqu’une histoire croustillante faisait les journaux ils étaient sans pitié ils n’avaient rien à cirer de la peine et des dommages qu’ils pouvaient causer à la famille. Je fais mine de les ignorer et j’essayais de me frayer une chemin vers l’intérieur heureusement pour moi les gardiens ne les permettaient pas d’entrée mot d’ordre du directeur
J’entrais dans mon bureau et je m’assieds, ma journée n’avait même pas démarré mais j’étais déjà essoufflée, puis je remarquais une enveloppe posée dessus à l’intérieur duquel il y'avait un mot, je me mis à lire, j’étais troublée et surprise par ce que je lisais.
C’était une lettre signée par le directeur général de l’hôpital qui me suspendait pour une durée indéterminée quel mal ai-je bien pu commettre? Moi qui étais si pointilleuse et travailleuse, l’une des meilleurs médecins du service. Il devait me donner des explications je m’en foutais pas mal que se soit mon supérieur, j’avais des droits et je méritais de connaître l’objet de cette suspension.
Je me dirigeais vers le bureau du boss très en colère, je frappais et il me demanda d’entrer je pris place en face de lui.
-Bonjour Mr le directeur !
-Bonjour Mademoiselle Atangana ! Quel est l’objet de cette visite ?
Je mis la lettre à sa portée il jeta un coup d’œil et sourit, un sourire malsain j’avais envie de le mettre mon point dans le visage, m’empêcher d’exercer mon métier était la chose la plus cruelle qu’on puisse me faire…
--Oh ! Mais tout est clair qu’est ce que vous n’avez pas compris ?
-Tout Mr ! Pour quelle raison me suspendez vous ?
-Vous n’avez pas l’air de mesurer l’ampleur que prend cette affaire, un corps disparaît dans cet hôpital et c’est vous qui est en cause, je ne veux pas mettre en mal l’hôpital, malgré le fait que vous soyez un médecin très brillant l’hôpital peut se passer de vos services pour un certain temps, le temps que l’affaire se tasse…
-Vous plaisantez Mr ? Où est dit que je suis impliquée dans cela, je ne vous crois pas je sais que c’est une autre raison qui se cache derrière tout ceci, ils vous ont payé pour me faire ça ? Dites leur que je ne me laisserai pas faire !
-Hey calmez vous ! Vous savez je ne fais qu’obéir aux ordres, mais nous pouvons nous arrangez d’une autre façon, vous savez que vous êtes une très belle femme, teint clair vous avez un certain charisme il vous suffit juste de me rendre un généreux service de temps à autre et cette lettre n’existera plus vous continuerez d’exercer en toute tranquillité…
--Vous me dégoutez, espèce de vieux porc, vous n’avez pas honte vous pouvez avoir l’âge de mon père !
-Ne prenez pas cette air, vous m’avez toujours plu et je sais que vous ne pourrez pas laisser cette offre.
-Votre offre vous pouvez la mettre où je pense, vieux pervers !
Je m’étais levée et je le regardais avec beaucoup de dégoût, toute estime que j’avais pour lui avait disparu...
-Réfléchissez bien à mon offre ! Mais dès aujourd’hui vous allez en congés, rangez vos affaires et barrez vous de cet hôpital.
J’étais sortie de là avec une rage en moi, mes yeux étaient déjà humides mes larmes ruisselantes, mais pourquoi tout ceci m’arrive?
Mr le directeur avait mis derrière moi son garde de corps pour qu’il se rassure que je range bien mes affaires et me conduit jusqu’à la sortie. Mes collègues et le personnel étaient tous consternés, ils ne pouvaient pas comprendre réellement le fond de ce problème, je quittais l’hôpital avec beaucoup de chagrin, qu’allais-je devenir tout me tombait dessus…
Je pris un taxi course avec mes affaires pour la maison de mes parents, après une heure de trajet il me déposa devant la maison, je pris le temps d’observer chez les Biloa le portail était entrouvert tout était bien calme, je déposais mes affaires devant notre portail je ne sais pas ce qui m’avait pris mais quelque chose me guidait chez eux. Je marchais jusqu’en face une coïncidence ou une chance le gardien n’était pas à son poste, je poussais et entrais à l’intérieur, une atmosphère glaciale s’empara de moi digne d’un film d’horreur, je ne comprenais pas pourquoi la maison était vide même les servantes n’y étaient pas, je me mis à visiter je ne savais même pas ce que je cherchais mais quelque chose m’attirait à l’étage, je montais les escaliers lorsqu’une voix fine se fit entendre <
--Que fais-tu là ?
Je sursautais et me retournais...
-Je suis désolée je n’ai vu personne...
-Sortez maintenant si vous ne voulez pas que J’informe mes patrons et la police vous embarque.
-Calmez vous je suis là voisine, c’est compris je m’en vais !
Ce gardien on aurait dit un to*tem il me faisait froid dans le dos, il me regardait tout en dandinant son cou comme un robot, j’aurai tout vu, Edith tout ceci c’était toi mon amie, hum…
Je pris une tangente même Usain Bolt ne voyait pas mon carreau dans un 100 mètres…
Je sortais de là tout en sueur, j’allais chez nous et sonna tout en prenant mon carton d’affaires…
Ma mère vient d’ouvrir …
-Isabelle tu es tout en sueur ! Mais que fais -tu là de bonne heure !
- Mater pardon laisse moi entrer c’est grave sur ta fille !
--Hum ! Tu nous en diras plus !
J’entrais et plongeais sur le canapé ma mère m’emmena un verre d’eau peu à peu je repris mon souffle .
Mon père fait irruption au salon !
-Isabelle qu’est ce que tu fais là ?
-Papa j’ai été suspendue par mon boss.
-Pourquoi ? S’écriaient-ils
-Pardon ce n’est pas important ! J’ai un autre sujet qui m’emmène ici
-Isabelle mais qu’est de ce qui se passe, j’ai vu aux informations que tu étais impliquée dans la disparition du corps d’Edith est ce vrai ma fille ? Me demanda mon père.
-Papa c’est totalement fou !
-C’est histoire est vraiment rocambolesque, Edith est réellement morte ou vivante ?
Je restais silencieuse face à la question de mon que pouvais-je bien lui dire ? Le vieux sage m’avait formellement interdit de révéler quoi que ce soit.
-Vous deux là vous nous avez toujours montré de tout les couleurs. Moi j’ai espoir qu’Edith sort de nulle part vivante, ça me déchire le cœur de savoir que cette petite est probablement morte j’ai l’impression d’avoir perdu mon enfant.
Je voyais ma mère parlé avec tant d’émotions, mes parent s’inquiétaient pour Edith comme si c’était la leur, ils l’avaient vu grandir à mes côtés, nous étions pas de simples amis mais des sœurs, quand il y’avait à manger chez nous il y’avait également pour Edith, nous partagions tout comme des jumelles.
-Maman, papa qui est grand père Hector ?
Mes parents se regardaient surpris et pris au dépourvus par ma question.
-D’où connais-tu ce prénom ?
-Papa réponds moi s’il te plaît !
-Hum ! C’est une histoire très étrange es-tu sur de vouloir connaître cette histoire ?
-Oui papa !
-Père Hector était mon père c’était un très grand prêtre exor*ciste !
--Prêtre ! Ils n’ont pas le droit de se marier ni de faire des enfants à ce que je sache...
-Ma mère était une jeune fille naïve à l’époque et père Hector était un jeune homme séminariste, il s’était épris d’elle lors de ses vacances dans leur village je suis né de cette idylle, ma mère avait essuyé toutes les moqueries parcequ’elle avait décidé de me garder. Il avait quitté le village et réapparu une dizaine d’années plutard étant prêtre, ma mère me disait qu’il prenait de mes nouvelles et subvenait à mes besoins sans toute fois interférer dans ma vie à cause de son statut de prêtre. Sa renommée avait traversé tout le pays ainsi que les pays voisins car c’était un très grand puissant prêtre exor*ciste, dé*mon sor*cier, quelque soit l’entité maléfique il venait à bout d’eux.
--Pourquoi parles-tu de lui au passé papa ?
-Il y’a quelques années une histoire assez troublante secoua la ville de Sangmélima.
-laquelle ?
-Il se disait qu’un dé*mon était venu à bout de père Hector et qu’il l’avait emmené dans les abîmes et on n’entendait plus parler de lui et puis un an plus tard il resurgit de nulle part et s’isola dans la forêt et on n’entendait plus parler de lui.
-Quelle histoire papa ! Je crois qu’il est encore en vie ?
- Je n’ai aucune idée ma fille ! Je n’ai jamais eu d’attache avec lui, il n’a jamais cherché à me connaître ça ne m’a jamais traversé l’esprit de le chercher.
-Papa tu dis qu’il est probable de le trouver où ?
-En forêt dans la ville de Sangmélima ! Son diocèse si trouve également !
-Ok !
-Pourquoi me poses-tu ces questions ?
-Pour rien papa juste par curiosité !
--Toi tu ne demandes jamais rien pour rien je te connais très bien Isabelle, j’espère que tu ne cherches pas à te mettre dans les problèmes ?
-Non papa ! Juste que j’ai lu un article et son nom y figurait et ce qui m’a intrigué c’est qu’il portait le même nom de famille que nous !
-Ok !
J’avais déjà quelques informations concernant père Hector qui était en réalité mon grand père, il fallait que je le convainc de m’aider dans ma quête !
--Isabelle que feras-tu maintenant que tu es suspendue ?
-maman ne t’en fait pas pour moi je reprendrai le boulot bientôt ! Je vais m’absenter dès demain pour quelques jours !
-Où vas-tu ? Demande-elle
-Il y’a une ONG qui a sollicite mes services dans le Nord du pays !
-Ok sois prudente ! Je ne comprends toujours pas le mystère derrière la disparition d’Edith sais-tu où elle se trouve ?
-Maman tout comme toi je suis choquée et chagrinée je ne connais pas où se trouve Edith encore moins son corps dans la mesure où elle est décédée.
-Pauvre enfant ! Seigneur envoie nous un signe de sa part .
Je passais la nuit chez mes parents ce jour là je ne les avais pas parlé de la partie où mon appartement avait été chamboulé et fouillé je ne voulais surtout pas les faire peur.
~~Jour-j -13 jours~~
Au petit matin, je quittais la maison familiale et alla au motel prendre mes affaires je payais également ma note, je retournais chez moi et fit un sac avec juste quelques habits et mon ordinateur, j’avais commencé à rédiger mon aventure et toutes les étapes que je traversais dans ma quête pour sauver Edith !
J’avais rédigé une lettre que je mis dans une enveloppe et la posa sur mon chevet de lit au cas où je venais à disparaitre mes parents seraient informés de tout, je rédigeais également un petit mot que je laissais sur la table au salon pour les informer que j’étais partie en voyage au Nord comme je leur avais dit la veille.
Je me mis en route je pris le car direction le diocèse de Sangmélima, dans le bus j’avais fait la connaissance d’une jeune de la trentaine il m’avait dit être un journaliste d’investigation et il se rendait également à Sangmélima tout comme moi nous avons échangé nos contacts à l’arrivée.
~~Bienvenue à SANGMELIMA~~
La plaque affichait fière allure, une nouvelle étape venait de commencer on verra où ça me mènera.
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