Suivre
Chapitres
Partager
Couverture du roman Chronique de Tata: Je mérite tous les noms

Chronique de Tata: Je mérite tous les noms

Dans ce récit contemporain teinté de romance, une femme se dévoile sans fard, prête à affronter le jugement des autres. Consciente que ses choix et son parcours pourraient provoquer une profonde aversion, elle accepte d'avance les critiques les plus acerbes. Cette chronique intime explore la complexité humaine à travers une confession audacieuse, où l'héroïne assume pleinement ses torts, s'attendant à ce que vous finissiez par la détester viscéralement.
Chapitres
Partager

Chapitre 3

Salut !

🍁 Qui se ressemble s'assemble 🍁

Pause ⏸

Pah : Sors de chez moi !

Partie 03

Play ▶️

Une semaine plus tard

Hinda : Tu viens avec nous ?

Moi : Non je vais rester dans la classe !

Maïmouna : Allez, c'est juste à la porte.

Sitan : La récré n'est pas faite pour rester en classe. Viens, on va avec elles.

Rokia : Elle n'est pas obligée, vous venez ou pas ? On m'attend !

Hinda : C'est vrai, on nous attend.

Elles ont commencé à partir et Sitan m'a pris la main pour qu'on les suive parce qu'elle voulait à tout prix traîner avec ces filles.

On les a suivi jusqu'à la porte du lycée puis on s'est avancé avec elles un peu plus loin du lycée et là-bas il y avait des gars dans une voiture qui les attendaient.

Ils étaient trois gars, ils sont sortis de la voiture et on s'est tous salués et présentés enfin Sitan et moi on s'est présenté.

Sitan : Sitan !

Moi : Atoumata.

Eux : Ça va ?

Nous : Oui.

On a cru comprendre que l'un de ces gars était le copain de Rokia et ils sont tous aussi potes avec les filles. Ils rigolaient tous et discutaient alors que moi j'étais calme adossée à la voiture.

Un des gars : Elle ne parle pas elle.

Ah oui, ils n'avaient même pas donné leurs noms.

Rokia : Laisse, elle a peur des gens.

Les gars : 😂😂

Maïmouna : Arrêtez, elle est juste timide.

Je savais bien qu'ils parlaient de moi mais je n'ai pas de bouche pour parler. Le gars qui avait parlé en premier est venu tout près de moi, je me suis un peu poussée car il était trop proche.

Lui : Tu as peur ?

Moi : Non.

Lui : Moi je connais ton nom maintenant et tu ne veux pas connaître le mien ?

Moi : ...

Lui : J'ai un très beau prénom tu sais ? Ici au Mali c'est très rare.

Moi : Ok.

Lui : Bon moi c'est Amir !

Moi : Bien.

Lui : Tu vois que c'est beau ?!

Moi : Tu t'appelles vraiment comme ça ?

Lui : Oui ! Attends.

Il a mis sa main dans sa poche puis il a sorti son porte-feuille et m'a montré sa carte d'identité, il s'appelle bien Amir, c'est son deuxième prénom.

Lui : T'as vu ?

Moi : Oui.

Je me suis approchée des filles et je les ai dit qu'il était l'heure pour qu'on rentre car il ne va plus tarder à sonner, cette Rokia était toute énervée contre moi et m'a dit de retourner toute seule, j'ai fini par ne partir qu'avec Sitan, en plus c'est avec elle que je suis dans la même classe en plus de Maïmouna. Maïmouna est l'amie de Hinda et de Rokia, elles étaient dans la même classe l'année dernière mais Maïmouna a redoublé.

Ces filles aiment trop la vie à mon goût, je crois qu'à cet âge c'est inapproprié, on ne doit voir que par nos études pour moi.

Nous sommes retournées en classe et au même moment il a sonné, encore une minute et on serait en retard.

À midi, c'était l'heure de la deuxième pause car on descend à quatorze heures aujourd'hui. On était en pleine conversation avec Sitan quand Maïmouna est venue s'ajouter.

Maï : T'as un téléphone Tata ?

Moi : Non, pourquoi ?

Maï : C'était juste pour savoir.

Moi : Ok.

Maï : Et toi Sitan ?

Sitan : Oui.

Maï : Après tu me passes ton numéro.

Sitan : Pas de problème. Et tes amies ?

Maï : Déjà parties !

Ensuite on a discuté le long de la pause.

....

Des jours passaient puis des mois et ça ne me dérangeaient pas de traîner avec la bande à Hinda sauf que ça ne passait pas trop avec Rokia car pour elle "je suis trop coincée" et elle dit que je fais tache donc j'ai commencé à un peu me lâcher et à ne pas trop les prendre la tête afin qu'on soit sur la même longueur d'onde.

Je suis toujours fidèle à moi-même c'est à dire toujours taciturne mais moins coincée.

Comme maintenant à chaque fois je sors pendant la récré, le surveillant l'a remarqué et l'a dit à mon père. Mais je ne vois pas c'est quoi le problème, je lui ai dit que si je sors c'est pour chercher à manger.

Mais à vrai dire on discute presque toutes les pauses avec les potes à Rokia et une fois même il y'avait un gars très beau parmi eux et en plus il était trop souriant. Et il y avait aussi Amir, depuis la dernière fois il me taquine tout le temps, il dit que je suis sa femme et qu'il aime mon silence.

Aujourd'hui je descends à midi comme toutes les autres et les filles m'ont convaincue de venir avec elle, donc on a été voir le surveillant pour lui dire qu'on a un exposé à préparer chez Sitan et qu'il devait prévenir mon père. J'avais très peur, c'est la première fois que je mentais comme ça et je dois avouer que si elles n'avaient pas passé toute la semaine à me convaincre je ne l'aurais jamais fait.

On a attendu que le surveillant finisse de parler avec mon père au téléphone pour savoir si je pouvais y aller.

Le surveillant : Tu peux y aller mais il vient te chercher à quatorze heures ici au lycée.

Moi : Merci monsieur.

Maïmouna m'a regardée et on s'est éloignée avec Sitan.

Maï : T'es sérieuse ?

Moi : Quoi ?

Maï : Fallait lui dire de venir te chercher à seize heures, je suis sûre que Rokia va encore s'énerver.

Sitan : Seize heures c'est trop.

Maï : Je ne dis plus rien moi ! Allons-y, elles nous attendent.

On est allé les rejoindre et j'ai dit que mon père viendra me chercher à quatorze heures au lycée..

Rokia : Tu te débrouilleras pour venir au lycée à quatorze heures, car nous on ne rentre pas à cette heure.

Moi : Donc si c'est ça je crois que je vais rester.

Hinda : Non viens, on trouvera une solution.

Et me voilà embarquer avec Sitan dans leur histoire de "vie à la bamakoise".

On marchait pour aller vers le goudron afin de prendre un taxi quand Hinda s'approcha de moi de façon à me parler dans les oreilles.

Hinda : Y'a quelqu'un qui a hâte de te voir !

Moi : Je n'ai pas compris.

Hinda : T'inquiète. (en souriant)

_____________________

Continuez à regarder !
L'histoire devient intense ! Passez sur l'application pour continuer la lecture
Débloquer tous les épisodes
Ouvrir le site officiel

Vous aimerez aussi

Couverture du roman Abandonnée à l'autel, j'épouse le milliardaire méprisé
9.2
Abandonnée devant l'autel par Blake pour une autre femme, Anya Vance subit l'humiliation publique face à l'élite new-yorkaise. Trahie par celui qu'elle aimait, elle refuse de rester une victime. Dans un élan de rage et de défi, elle se tourne vers Asher Sterling, le paria handicapé de la famille, et lui propose un mariage immédiat. Ce pacte inattendu transforme son calvaire en une vengeance éclatante, prête à consumer ceux qui ont orchestré sa chute lors de ce jour funeste.
Couverture du roman Anita
9.1
Tout a commencé lors d'une journée ordinaire, baignée d'une apparente sérénité. Pourtant, un seul incident a suffi pour briser mon existence et provoquer un enchaînement de désastres irréversibles. Ma vie, autrefois si tranquille, n'est plus qu'un lointain souvenir face au chaos qui s'est installé. Je m'appelle Anita. Ou du moins, je suis ce qu'il reste de la femme que j'étais avant que mon destin ne bascule ainsi. Qui suis-je réellement aujourd'hui ?
Couverture du roman Aveugle par choix
8.4
Lucas Silva, magnat minier brésilien, ne supporte plus l'hypocrisie des femmes attirées par sa fortune. Pour dénicher l'amour véritable, il simule la cécité et la pauvreté. Son plan fonctionne lorsqu'il rencontre une femme d'une bonté rare, mais son propre piège se referme sur lui. Alors que des sentiments profonds s'installent, le poids de ce mensonge devient insoutenable. Leur relation résistera-t-elle à la révélation de sa véritable identité et de sa richesse ?
Couverture du roman Catherine
7.9
Yvan, entrepreneur audacieux, se consacre pleinement à l'épanouissement de ses proches. Alors qu'il savoure une existence paisible, un événement imprévu vient briser son équilibre familial. Malgré cette épreuve, une rencontre inattendue et une nouvelle chance lui permettent de retrouver la sérénité. À travers ce récit inspiré de faits réels, Claude Grabier dépeint le parcours d'un homme qui se reconstruit pour devenir enfin celui qu'il a toujours rêvé d'incarner.
Couverture du roman Confidence
9.3
Je m'appelle Charbelle ! J'ai perdu mes deux parents dans un accident de voiture alors que je n'avais que 12ans. À leur décès, une amie à maman m'a hébergé chez elle en attendant que mon oncle qui était au Nigéria ne vienne me chercher. Les jours passaient mais ils ne revenait pas. Le mari de ma tutrice n'était pas d'accord de ma présence mais sa femme ne voulait pas me laisser souffrir. Au fil du temps, il finit par accepter que je vive avec eux. Tout allait bien et ils prenaient bien soin de moi. Au fait, ils n'ont pas d'enfant. J'étais comme leur fille et ils ont même voulu faire de moi leur enfant légitime par adoption mais ça n'a pas abouti car la famille de mon père était contre. Le nouvel épisode de mon aventure a commencé le lendemain de mon anniversaire ; je venais de fêter mes 18ans. Mon tuteur ne cessait de me rendre visite dans ma chambre surtout quand il constate que je viens juste de quitter la douche. Souvent, il dit que c'est pour passer mon chargeur. "Ton chargeur charge vite mon téléphone " dit-il. Un jour, il a essayé de m'embrasser mais je l'ai repoussé. Quelques jours plus tard, il me proposa de coucher avec lui en échange d'une moto neuve mais j'ai refusé systématiquement. Avec le temps, son comportement devenait insupportable et je ne savais comment prévenir sa femme. J'ai ensuite raconté ce qui s'est passé à ma meilleure amie puis elle m'a recommandé d'en parler à sa femme. C'était compliqué et je ne savais par où commencer. Aussi, je me demandais si elle va me croire. Avec beaucoup de courage, j'ai fini par informer ma tutrice. Elle ne m'avait pas cru et elle me menaçait sous prétexte que je veux détruire son foyer. C'était le début des hostilités entre elle et moi ; heureusement qu'elle n'a rien dit à son mari. Un jour, elle m'a rappelée pour me demander de lui prouver que son mari essaye vraiment de coucher avec moi. Durant nos échanges, elle m'a proposé de la biper si je remarque qu'il veut recommencer et surtout de le laisser m'embrasser pour qu'elle soit convaincue. Le week-end suivant, alors qu'elle avait demandé la permission à son mari pour aller au salon de coiffure, je me retrouvais seul avec lui au salon. Nous regardions la Tv mais il ne cessait de sourire chaque fois que nos regards se croisèrent. Gênée, je suis partie me coucher dans ma chambre. Quelques minutes plus tard, il vint frapper à ma porte. Sans plus tarder, j'ai bipé ma tutrice avant de l'ouvrir. Je n'avais pas encore embrassée un homme dans ma vie. Assis près de moi sur mon lit, il me tenait pas la hanche en me parlant d'amour jusqu'à me faire coucher sur le dos. J'avais très peur et je regardais l'heure. Tout ce que je voulais, c'est que ça femme vienne vite découvrir vraiment de quoi je parlais. Il commençait par m'embrasser et me caressait avec tendresse puis je me suis laissée emporter.... Il était toujours couché sur moi. Après qu'il eut soulevé ma robe, j'ai senti un corps étranger me pénétrer. J'étais complètement emportée par ses va et viens... Tout à coup, sa femme ouvrit la porte sur nous : "Charbelle ?".
Couverture du roman Cœur brisé.
7.8
La souffrance dépasse parfois le cadre physique pour s'ancrer au plus profond de l'âme. Brenda, une femme d'exception dont les qualités forcent l'admiration, pensait avoir trouvé le bonheur en se mariant par amour. Pourtant, son existence bascule dans un cauchemar quotidien lorsqu'elle devient la victime des maltraitances de son propre époux. Découvrez le récit bouleversant d'un cœur brisé qui tente de survivre au sein d'une union devenue destructrice.