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Couverture du roman AUTRE MONDE - Deux frères unis

AUTRE MONDE - Deux frères unis

Une tempête planétaire et des éclairs bleus ont anéanti la technologie et transformé l'humanité. Dans cette nature sauvage, les adultes amnésiques sont devenus des prédateurs violents traquant les enfants. Noah et Timothée, deux frères unis, doivent naviguer entre merveilles et dangers mortels pour survivre à ce cataclysme. Inspirée de l'univers de Maxime Chattam, cette aventure sombre et sanglante teste les limites du sacrifice fraternel face à un monde devenu cauchemardesque.
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Chapitre 2

Le froid, cette désagréable sensation de ne plus sentir les bouts de ses membres que le corps ne pouvait supporter.

La faible température sortit Noah de son coma.

Il eut du mal à se lever sentant les vents spectral autour de lui, les courants glacials qui caressait sa peau telles des pointes de couteaux se plantant dans le bout de ses membres quand le vent lui effleurait la peau.

Il se réveilla en sursaut.

Le garçon regarda autour de lui, il mit du temps pour s'habituer à l'obscurité, toutes les lumières du dojo étaient éteintes laissant une faible lueur dans la pièce. Son kimono le protégeait à peine du froid qui entrait en dessous de son uniforme, il sentit que ses pieds lui piquait lorsque qu'il fut envahi par la panique et avait oublié qu'il se trouvait pieds nus, il se jeta sur son sac pour se changer et rattraper la chaleur qu'il avait perdu dans son coma.

Il enfila son col roulé, un jean bleu marine et des chaussures montantes, il s'habilla de son manteau bordeaux qui lui tombait jusqu'aux cuisses.

-C'était quoi ce truc qui m'a sauté dessus ? On aurait dit qu'elle cherchait quelque chose.

Noah réfléchissait quelques minutes à ce qu'il devait faire.

Il marcha en direction du couloir où le vent s'engouffrait dedans comme l'air voulant combler un espace vide. A 10 mètres de la sortie, le jeune garçon senti de la neige à ses pieds qui le surprit, il vit la porte fracassée en deux avec une marque de brûlure dessus.

En sortant, il fut étonné par le spectacle qui se dessinait devant lui.

De la neige à perte de vue et des nuages gris foncés assombrissant le ciel avec des milliers de particules blanches qui y tombaient.

-De la neige ? Mais comment ça se peut ? Comment a-t-elle pu apparaître comme ça tout d'un coup ? Elle me monte facilement aux genoux.

Noah se parlait à lui-même voulant se rassurer, c'était une des particularités qu'il avait. Beaucoup le regardaient de travers lorsque le jeune homme le faisait mais il savait qu'il était un garçon très organisé grâce à cet étrange tic.

Le vent était tellement fort à l'entrée du gymnase qu'il ne s'entendait plus penser. En face le jeune homme vit un immeuble d'une vingtaine d'étage, ce fut le choc quand il vit que celui-ci était éventré au niveau du douzième étage laissant apparaître les cuisines et les salons par ce trou béant.

-Qu'est-ce que je fais maintenant ? Je dois rentrer chez moi retrouver Maman et Tim, savoir s'ils vont bien.

Il retourna chercher ses affaires dans la salle du dojo et rangea son kimono dans son sac, prit son katana en bois et le coinça entre la ceinture de son pantalon. Il regarda partout dans la salle presque triste, comme si au fond de lui il savait qu'il n'allait plus jamais la revoir. Il vit un portrait de Jigoro Kano, le créateur du Judo. Instinctivement le jeune homme se mit alors à genoux et fit un salut japonais devant la peinture.

Il ajusta son sac et s'en alla dans le couloir. Arrivé au bout de celui-ci, il aperçut des traces de pas de petite taille, un petit animal s'était faufilé dans le complexe.

-On dirait un chien, dit-il.

Le jeune homme regarda partout autour de lui sauf dans son dos où une porte s'entrouvrit et de là sortit un teckel, aboyant le grognant dessus comme pour défendre son territoire d'une menace.

Le métis manqua de trébucher sur la neige tellement il fut surpris par cette apparition soudaine.

-Oula ! Gentil bonhomme. Répondit-il pour calmer le chien. Je suis juste de passage je m'en vais.

Noah fit un pas en arrière, le chien s'approcha de lui en aboyant et montrant ses crocs blancs.

Le garçon eut le réflexe de sortir son arme d'entraînement de son fourreau factice et le mit en garde devant lui.

-Alors toi tu n'es pas normal ! S'énerva-t-il.

Le chien se jeta sur lui voulant lui mordre la jambe. Au dernier moment Noah esquiva en sautant sur le côté. L'animal se jeta de nouveau sur lui mais l'adolescent l'accueillit d'une attaque avec le revers de son arme. Le flanc du katana en bois cognait si fort contre la gueule du chien que la bête s'envola sur deux mètres et atterrit plus loin inanimé, elle était morte sur le coup.

-Non ! Qu'est-ce que j'ai fait ? Cria-t-il. En regardant l'animal.

Noah s'approcha du petit corps et le piqua de son katana, la bête ne réagissait pas.

Il venait de tuer un chien.

-Il faut vite que je rentre chez moi, il fait trop froid ici.

Il rangea son katana entre sa ceinture et se mit à avancer dans la neige qui lui arrivait aux genoux.

Il prit le chemin le plus rapide qui normalement durait quinze minutes, il en mit quarante pour arriver devant la grille noire de sa résidence. Le portail accueillait toutes les personnes voulant entrer et sortir des appartements. Noah habitait au troisième et dernier étage du grand bâtiment

Il ouvrait les portes magnétiques simplement en les poussant. Les aimants de ces dernières ne fonctionnaient pas.

Une panne de courant, pensa Noah au début.

Il prit l'escalier et monta les marches deux par deux et arriva sur le palier du troisième étage, ces yeux s'habituèrent à l'obscurité dans le grand couloir avec la dizaine de portes fermaient et silencieuses, il cogna à sa porte pour se faire entendre par-dessus le bruit du vent. Un bruit retentit dans les appartements à l'autre bout du palier, un grognement profond dans la gorge d'une chose qui se trouvait derrière celle-ci à 10 mètres de lui.

-Tim ouvre c'est moi Noah ! Dit-il en paniquant.

Rien du tout. Il frappa de nouveau jusqu'à ce que son frère l'ouvre emmitouflé dans un gros manteau à col roulé, accompagné d'un visage exprimant la peur elle-même.

-Vite rentre ! S'écria-t-il. Sinon la bête va nous attendre.

Noah rentra en vitesse, s'en prêter attention à ce que venait de dire son frère.

Tim était terrifié, il l'amena dans sa chambre et alluma plusieurs bougies dont la lumière se propagea dans la petite pièce. Les traits du cadet apparurent sous la lueur des bougies. Le petit métis faisait un mètre cinquante pour treize ans et il n'avait pas fini de grandir pensa son frère. Sous la gravité de la situation il prit son aîné dans ses bras, il était si content de le voir.

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