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Couverture du roman Au nom du temps

Au nom du temps

Nul ne peut maîtriser le cours du temps. Force imprévisible, il sème parfois la rancœur ou, au contraire, le plus pur des bonheurs. Lorsque tout s'effondre durant une période difficile, il devient essentiel de puiser dans ses ressources intérieures pour progresser. Avancer malgré l'adversité reste la seule voie, car l'avenir demeure une énigme totale. Personne ne peut prédire les surprises que la vie nous réserve encore dans cette romance moderne.
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Chapitre 2

Moi : pourquoi j’ai l’impression qu’il y a une touche féminine dans ta décoration?

Lui : je te vois venir.

Moi : non mais je suis sérieuse.

Lui : tu n’as pas laissé ça?

Moi : non il n’y avait pas ce meuble.

Lui : je l’ai depuis 6 mois maintenant.

Moi : j’étais déjà en France.

Je lui tire la langue avant de m’éclipser dans sa chambre.

Alors que je vais dans la salle de bain, je l’entends rentrer avec mes deux valises.

Je prendre une bonne douche tiède plutôt que froide avant de le rejoindre dans la chambre.

Armand Pascal (au téléphone) : la valeur est la même.

Il parle encore de boulot !

J’ouvre une valise et je tire un pyjama (ensemble en soie rose, culotte et top en dentelle).

Alors que je m’apprête à enfiler cette tenue Armand me psss

Moi : je ne suis pas un chien !

Lui (coupant le son sur son téléphone) : tu ne mets pas de string?

Moi (touchant ma fesse droite) : pour que tu le déchires?

Il rigole et :

Lui : je veux être en copie du mail. Je te rappelle demain matin !

Ça y est il monsieur raccroche.

Il me regarde et :

Lui : donc quand tu mets ça tu n’as rien en bas?

Moi (mettant le top) : ça t’intéresse tant?

Lui : plus ou moins.

Je vais vers lui en remuant mes hanches, sourire aux lèvres.

Je sais qu’il veut quelque chose ce soir, je le connais !

Moi (ma bouche près de la sienne) : tu es content de me voir j’espère.

Lui : et comment !

Il me soulève et je profite pour croiser mes jambes autour de sa taille.

Moi : tu sens les 6 kilos en plus?

Lui (ses mains sur mes fesses) : où il faut !

Il m’arrache un sourire avant de m’embrasser.

Ses lèvres contre les miennes, et ses dents qui mordillent mes lèvres me font perdre le nord.

3 minutes plus tard, je décolle mes lèvres des siennes et je le regarde.

Moi : je te laisse te rafraîchir.

Il me fait descendre et va prendre sa douche.

La soirée est jeune, pas besoin de se presser !

Pendant qu’il prend sa douche je vais voir ce que je peux cuisiner rapidement.

J’opte pour des travers de porcs avec des haricots verts à la vapeur, simple et efficace.

Lorsqu’il vient me rejoindre 30 minutes plus tard il est encore au téléphone.

Lui : madame est là.

Je le regarde pour deviner à qui il s’adresse.

Lui (après la réponse de la personne) : pas ce soir !

Il prend une petit bouteille d’eau et ressort de la cuisine.

Je continue ma cuisine seule, sans compagnie.

Lorsque je termine je sors les assiettes et couverts pour faire la table.

En passant je le vois petit pied sur grand devant la télé.

Quelle belle vie il a !

8 minutes plus tard la table est prête alors je vais l’appeler.

Il tire mon bras et me fait tomber sur le canapé.

Moi : amour j’ai faim.

Lui : je sais.

Moi : tu sais et tu me retiens ici?

Lui : oui.

Il me coince entre ses jambes et fait exprès de mettre son bras droit sur mon visage.

Moi : Pascal je vais te mordre !

Lui : oh pardon ! Je sais que vous tuez maintenant les hommes.

Il enlève ses jambes et me laisse me lever.

Lui : on y va.

Ses mains autour de ma taille, il me suit jusqu’à la salle à manger.

Une fois devant la table il prend place et attend que je le serve.

Lui (me regardant) : demain on va bruncher au Radisson.

Moi : d’accord.

Lui : et ta maman?

Moi : je n’ai même pas envie d’en parler.

Ma relation avec ma mère est complexe. On ne se parle depuis quelques mois et à vrai dire je préfère ne pas y penser.

Je ne supporte pas qu’on me rabâche constamment les mêmes choses alors que je tente bien que mal à devenir une meilleure version de moi.

Depuis que je suis avec Armand je suis bien parce que lui ne le juge pas.

Tzs Tzs

Armand : c’est ton téléphone.

Je regarde mon téléphone et j’hésite avant de répondre.

Lui : pourquoi tu ne réponds pas!

Moi : je mange.

Lui : tu peux répondre.

Je prends mon téléphone et je réponds :

Moi : allô?

La personne : bonsoir, c’est Dayane?

Moi : oui c’est qui s’il vous plaît?

La personne : je vous appelle de la part d’une agence qui a déjà sollicité vos services l’an dernier. J’ai une cliente qui souhaite vous rencontrer pour discuter business.

Moi : je peux avoir un mail récapitulatif avec toutes les informations nécessaires? À l’issue de ce mail je vais voir recontacter. Je précise que ce mail doit inclure le cachet, merci bien.

Lui : ok d’accord.

Moi : bonne soirée.

Lui : pareillement !

Je raccroche et je respire un bon coup !

Bienvenue à Libreville !

J’ai peut-être oublié d’émettre que je suis le compte Instagram Gabonais avec le plus d’abonnés !

Pourquoi?

C’est mon passé dont je veux me détacher.

Autrefois le luxe était mon mot d’ordre. Je ne vivais que pour ça, ne parlais que de ça.

Armand Pascal : ça va?

Moi (faux sourire) : oui.

Beaucoup me connaissent comme étant une influence, ce terme qui veut tout et rien dire à la fois.

Il m’est arrivé de poster des photos de moi avec des larmes aux yeux mais avec une caption/légende du tonnerre !

J’ai gagné beaucoup de sous et de visibilité en faisant la femme fatale sur internet.

Aujourd’hui, ça fait des semaines que je ne poste rien car je veux me débarrasser de certaines étiquettes.

Je suis en couple et heureuse.

Je me sens bien avec Armand Pascal et je ne veux pas que ma vie gâche ma relation.

C’est la première relation depuis des années où je veux réellement aller quelque part.

15 minutes plus tard je reçois un mail business et j’hésite avant de l’ouvrir.

Je décide de ne pas le faire ce soir et de m’occuper de mon amour.

Je débarrasse la table avec l’aide de monsieur et je fais la vaisselle le plus rapidement possible.

Une fois la cuisine propre, je vais le rejoindre au salon.

Moi (déposant sa main derrière mon cou) : on est bien là !

Lui : tu veux pas un verre de vin?

Je me redresse pour boire dans son verre et :

Moi : non, je vais boire dans le tiens.

Lui : ok.

Même pas 1h que monsieur somnole.

Mon pauvre, il travaille tellement.

Je dépose ma tête sur son torse et je le sens gémir.

Moi : il est de dormir mon amour.

Lui : je n’ai pas sommeil.

Il se redresse et m’allonge sur le dos. Il profite pour se mettre sur moi et inonder mon visage de bisous.

Moi : on a tout le temps pour le faire.

Lui (me faisant un suçon au cou) : je n’ai plus sommeil.

Je n’ai même pas le temps de placer une autre phrase qu’il glisse sa main droite sur mon téton gauche.

Je le regarde faire et je profite de la belle vue, son visage.

Il me débarrasse par la suite de mon top pour facilement mettre mon sein droit dans sa bouche tandis que sa main descend vers mon maillot.

J’ai le sourire, je sais bien ce qu’il s’apprête à faire, oui !

Une fois sa main dans ma culotte il lève sa tête et :

Lui (souriant) : on dirait que quelqu’une aime ce qui se passe.

Je mouille, bien évidement !

Il remet mon sein dans sa bouche et j’ai un frisson dans le dos à cause de la fraîcheur de sa langue.

Moi (passant ma main gauche sur ma jambe gauche) : Armand Pascal !

Il joue de sa main droite et je sens des papillons dans mon ventre.

En l’espace de quelques secondes je le sens se débarrasser de ma culotte. Je lève mon bassin pour faciliter la tâche et aussitôt la culotte au sol qu’il a sa tête entre mes jambes.

Je suis dans une position inconfortable et je sais qu’il fait exprès pour que je ressente davantage qu’il fait.

Le bassin en haut, je tremble des jambes tandis que monsieur me dévoile ses talents.

Mes yeux se vont dans tous les yeux jusqu’à se fermer.

Quand je sens que je suis prête à perdre les sens je m’agrippe au canapé et je tire mon corps.

Lui (murmurant) : pas si vite.

Je sens comment ça vient, je le sens, j’ai besoin qu’il me chevauche.

Je...

Moi : A-r-m-a-n-d

Il lève mes jambes, les croise et s’introduit rapidement en moi.

Moi : ahhh !

Il ne lui a fallu que quelques allers et retours pour me faire jouir dans une langue inconnue.

Lui (me regardant) : bonne arrivée.

Il se lève et m’aide à me redresser.

Je suis sale, mais heureuse.

Il s’en va en direction de la chambre en chantonnant tandis que je fais tout pour salir le moins de choses possible.

Une chose dans la chambre je vais me nettoyer dans la salle de bain avant de m’en dormir dans ses bras.

Bip bip bip

Moi (gémissant les yeux fermés) : huuuuum

Je le sens arrêter son réveil et venir me serrer dans ses bras.

Moi (contente) : hum.

Je me cambre bien pour être dans une vraie position cuillère.

Ce genre de réveil me fait du bien !

15 minutes plus tard il se détache de moi et quitte le lit.

Lui : brunch dans une heure !

Je fais mine de ne rien entre pour glander au lit.

Il revient après sa douche me sortir du lit en tirant la couette.

Il sait qu’il suffit de faire ça pour que je quitte le lit.

Je ne supporte pas rester sans couette.

Lui : 35 minutes.

Moi : quelqu’un nous attend?

Lui : je veux t’apprendre à être à l’heure.

Moi : la réponse est non?

Lui : 32 minutes.

Moi : la réponse est non.

Lui : 30 minutes madame.

Je me lève et je vais prendre une douche avant qu’il ne me fasse une remarque sur le temps que je perds à me préparer.

Après la douche, je sers juste bien la serviette autour de ma poitrine avant d’enchaîner avec une maquillage rapide.

Je fais mes sourcils, je mets du fond de teint, eye-liner, crayon, mascara et je m’arrête là.

Je le sens passer et repasser, pas possible de faire plus !

Je vais prendre une tenue dans une valise avant de l’enfiler.

Je porte une robe blanche ample attachée au dos (longue), des mules jaune et un sac en paille brun.

Armand porte une chemise blanche Ralph Lauren, bermuda en popeline (mykonos) et des mocassins (daim x mors).

Tout frais, tout beau avec sa clé en main, son portefeuille et ses lunettes de soleil.

Moi : je suis prête.

Il me regarde me fait un sourire.

Je suppose que je suis au top !

Je le suis dehors et ensemble on quitte les lieux en direction du bord de mer.

20 minutes plus tard, alors qu’on entre dans la salle pour le brunch, je me rends compte que plusieurs personnes me reconnaissent.

En passant près des tables j’entends même les gens parler de moi.

Une fois sur une table de deux je dépose mon sac qui ne contient pas grand chose et je vais me servir en même temps que mon chéri.

Je prends des saucisses lorsqu’un monsieur s’arrête devant moi.

Lui : Dayane?

Moi : oui? On se connaît?

Lui : vous ne me connaissez pas mais c’est avec moi que vous avez parlé hier au téléphone.

Moi : ah d’accord !

Lui : d’ailleurs j’attends un retour.

Moi : je m’en charge dans la journée.

Je lui fais un faux sourire et je vais rejoindre Armand sur la table.

Le regard des gens est gênant !

Lui : tu parlais avec qui?

Moi : c’est le monsieur qui m’a contacté hier pour le boulot.

Lui : quel boulot?

Armand ne comprend pas cette histoire d’influencer et je ne suis pas prête à bien le lui expliquer.

Moi : je vais d’abord prendre connaissance de son mail.

Lui : tu n’as aucune idée?

Moi : du tout !

Lui : ok.

Lorsqu’il se lève à nouveau pour se servir je sors mon téléphonie pour lire le mail.

C’est pour un placement de produit ! Le cachet n’est pas mal alors je réponds à ce mail.

Il m’arrive de faire des placements de produits sur mon compte Instagram car bien que d’autres nationalités africaines me suivent, les Gabonais sont présents.

Armand Pascal : dès qu’on rentre je me change et je vais m’occuper en express d’un client.

Moi : tu travailles tous les jours !

Lui : ce client est important bébé.

Je le regarde sans rien rajouter.

*Dans la tête d’Armand Pascal*

Je sens des regards sur nous depuis que nous sommes là.

Je ne sais pas si c’est Dayane ou moi que les gens regardent autant.

Dayane : leur brunch n’est pas mal depuis le temps.

Moi : il y a plus de choix ici surtout.

Elle pique une tranche de bacon dans mon assiette en me faisant un sourire.

Elle : c’est gentil ça.

Je me lève à nouveau et cette fois en passant devant une table de quatre, j’entends une femme dire ceci :

Elle : il doit être riche, est-ce que Dayane peut sortir avec un pauvre.

Sarcastique je vais me servir et je reviens à ma place.

Moi : tu connais les femmes à notre gauche?

Elle (regardant discrètement) : non pourquoi?

Moi : j’ai entendu ton prénom.

Elle : hum

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